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Côte d’Ivoire : Le conseil de sécurité reconduit l’embargo sur les armes

Siège de l'ONUCI ex-hôtel SEBROKO

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, jeudi 26 avril 2012, la résolution 2045 qui maintient, jusqu’au 30 avril 2013, ses sanctions à l’égard de la fourniture, la vente ou le transfert d’armes à la Côte d’Ivoire ainsi que l’exportation du diamant brut  en provenance du territoire ivoirien.

La résolution comporte des exemptions permettant au Gouvernement ivoirien d’entraîner et d’équiper ses forces de sécurité, et de doter la police et la gendarmerie des armes et munitions nécessaires au maintien de l’ordre. Les exemptions traduisent également un souci de permettre une réponse proportionnée du Gouvernement aux menaces contre la sécurité de la population. La résolution explique les procédures à suivre par le Gouvernement pour bénéficier de certaines de ces exemptions accordées par le Conseil, qui salue les efforts des Ivoiriens pour soutenir la réconciliation nationale et la consolidation de la paix et se félicite de l’amélioration de la coopération que le Gouvernement a accordée au Groupe d’experts sur l’embargo. Les autorités ivoiriennes ont salué la résolution, et la considèrent, selon le Représentant Permanent de la Cote d’Ivoire auprès des Nations Unies, M. Youssoufou Bamba, comme « un encouragement du Conseil de sécurité à la Côte d’Ivoire à poursuivre ses efforts en vue de surmonter les défis importants restants ».

Exemptions : Matériel non-létal, matériel létal RSS…

Au chapitre des exemptions, la résolution stipule que le régime de sanctions ne s’appliqueront plus  ni à la fourniture de services de formation, de conseils et de compétences spécialisées en rapport avec les fonctions de sécurité et militaires, ni à la fourniture de véhicules civils aux forces de sécurité ivoiriennes. La prohibition de la fourniture, la vente ou le transfert d’armes ne s’appliquera pas non plus « aux fournitures destinées exclusivement à l’appui de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et des forces françaises qui la soutiennent, ou à l’utilisation par celles-ci ». Sont également exempts, le « matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire ou à des fins de protection  ainsi que le matériel de police non létal destiné à permettre aux forces de sécurité ivoiriennes d’utiliser une force appropriée et proportionnée afin de maintenir l’ordre. Cependant, dans les deux cas, une notification préalable doit être faite au Comité de sanctions. De même, la prohibition ne s’applique pas « aux armes et autres matériels létaux destinés aux forces de sécurité ivoiriennes dans le seul but d’appuyer le processus de réforme du secteur de la sécurité ou d’être utilisés dans le cadre de ce processus ». Dans ce cas, un accord préalable du Comité est requis. La résolution souligne que les notifications ou demandes préalables doivent être accompagnées de toutes les informations nécessaires, y compris l’utilisation à laquelle le matériel est destiné, l’utilisateur final, les caractéristiques techniques et le nombre d’articles à expédier ainsi que, le cas échéant, le fournisseur, la date envisagée de livraison, le mode de transport et l’itinéraire de transport. Le Conseil exhorte le Gouvernement ivoirien à permettre au Groupe d’experts et à l’ONUCI d’avoir accès aux équipements faisant l’objet de dérogations au moment de l’importation de ces équipements et avant qu’ils ne soient livrés aux utilisateurs et souligne que le Gouvernement devra marquer les armes et les matériels connexes à leur entrée sur le territoire de la Côte d’Ivoire et en tenir un registre.

Préoccupations : DDR, RSS, combattants illégaux, mercenaires…

Par ailleurs, la résolution exprime la préoccupation du Conseil de Sécurité face à l’inachèvement de la Réforme du Secteur de la sécurité (RSS) et du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), et à la circulation des armes, qui font peser une lourde menace sur la stabilité du pays. Toutefois le Conseil « accueille  avec satisfaction la création au sein du Gouvernement d’un groupe de travail sur la RSS et le DDR ainsi que les autres actions menées pour faire résolument face à ces problèmes ». La résolution réitère la ferme condamnation par le Conseil de « toutes violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire en Côte d’Ivoire » et « toutes violences contre les populations civiles, y compris les femmes, les enfants, les personnes déplacées et les étrangers, ainsi que toutes autres exactions ou atteintes aux droits de l’homme ». Elle souligne que les auteurs de tels actes doivent être traduits en justice, que ce soit devant des tribunaux internes ou des tribunaux internationaux, et se félicite de l’étroite coopération du Gouvernement ivoirien avec la Cour pénale internationale dans ce contexte.

Le Conseil se déclare « préoccupé par les constations du Groupe d’experts concernant la mise en place d’un système de taxations illégales, l’aggravation de la criminalité […] et l’insuffisance des moyens humains et matériels affectés au contrôle des frontières ». Le Conseil « exhorte tous les combattants armés illégaux ivoiriens, y compris ceux se trouvant dans des pays voisins, à déposer immédiatement les armes ». Il « encourage l’ONUCI, dans les limites de son mandat, de ses capacités et des secteurs dans lesquels elle est déployée, à continuer d’aider le Gouvernement ivoirien à collecter et à entreposer ces armes et à enregistrer toute information pertinente les concernant ». Et il « demande au Gouvernement ivoirien […] de veiller à ce que ces armes soient neutralisées ou ne soient pas distribuées illégalement ». Le Conseil de sécurité se déclare « profondément préoccupé par la présence en Côte d’Ivoire de mercenaires, venant notamment de pays voisins, et invite les autorités ivoiriennes et libériennes à coordonner leur action pour régler ce problème ». Il encourage l’ONUCI et la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) à continuer, dans les limites de leurs mandats, capacités et zones de déploiement respectifs, à coordonner étroitement l’assistance fournie aux Gouvernements ivoirien et libérien, respectivement, pour la surveillance de leur frontière, en accordant une attention particulière aux mouvements de combattants et aux transferts d’armes.

Libre accès pour le groupe d’experts sur l’embargo

La résolution réitère qu’il est nécessaire que les autorités ivoiriennes assurent le libre accès du Groupe d’experts sur l’embargo, l’ONUCI et la Force Licorne, aux cargaisons des avions et de tout véhicule de transport utilisant les ports, aéroports, terrains d’aviation, bases militaires et postes frontière, ainsi qu’à toutes les armes et munitions et tout matériel connexe de toutes les forces de sécurité armées. Elle « demande aux autorités ivoiriennes de lutter contre les systèmes de taxation illégaux qui perdurent, de prendre les mesures nécessaires pour rétablir et renforcer les institutions concernées, et de continuer à déployer des agents de douane et de police des frontières dans tout le pays … ». Par ailleurs, la résolution engage le Gouvernement ivoirien à ratifier et appliquer la Convention de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes. Un bilan de mi-parcours des mesures contenues dans la résolution devra être réalisé au plus tard le 31 octobre 2012.



Un patron de presse interpelé par la DST Ivoirienne puis relâché

 

La Une incriminée du quotidien Le Patriote

Le Directeur de Publication d’un quotidien pro-ouattara en détention, l’annonce a surpris plus d’un ivoirien mais cette interpellation selon les autorités judiciaires est fondée. Comme le scandale de la filière café-cacao qui a conduit le journaliste Théophile Kouamouo et deux de ses collaborateurs en prison suite à une fuite de document du bureau du procureur, c’est encore une divulgation par voie de presse d’un document officiel qui est au cœur de cette énième arrestation d’un patron de presse. Charles Sanga, Directeur de Publication du quotidien Le Patriote a été arrêté à Abidjan, dans la soirée du 31 janvier 2012 par la Direction de la surveillance du territoire (DST) pour avoir rendu public la décision finale du Conseil Constitutionnel sur les résultats des législatives avant la conférence de presse officielle de l’institution.

L’article au cœur de l’interpellation est signé d’un collaborateur de Sanga, Jean-Claude Coulibaly et celui-ci, le 31 janvier au matin annonçait en exclusivité l’invalidation de 11 sièges au parlement. La DST, reprochent donc au journal Le Patriote la « publication d’informations confidentielles » et exigent que le quotidien révèle ses sources, ce que le Directeur de Publication Charles Sanga refuse conformément à la loi sur la presse de 2004. Pour reporter Sans Frontière « Si Le Patriote a enfreint la loi en publiant des informations avant l’autorité habilitée à le faire, le journal peut être sanctionné, mais certainement pas par une privation de liberté de son responsable ni de l’auteur de l’article. En outre, le fait que la DST veuille contraindre le directeur du quotidien Le Patriote à révéler ses sources viole un principe élémentaire de la liberté de la presse », a tenu à souligner l’organisation de défense des droits des journalistes.

Le Président Alassane à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an à la presse avait pris l’engagement solennel de garanti la liberté de la presse mais trois semaines après cette profession de foi un journaliste se retrouve en détention. La liberté promise est-elle une liberté dans les fers et derrière les barreaux ? Difficile de répondre à cette question comme il est de plus en plus difficile d’être journaliste et d’exercer librement son métier en Côte d’Ivoire.

SUY Kahofi

 



La Côte d’Ivoire veut éradiquer les viols d’enfants

 

La direction de l'égalité et de la promotion du genre en conférence de presse

Les cas de violences sexuelles spécifiquement les viols ont évolué ces derniers temps en Côte d’Ivoire pour atteindre une forme pernicieuse qui consiste à violer les enfants et des bébés de moins d’un an ! Cette pratique a connu une expansion aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays et vu sa gravité elle nécessite d’être prise au sérieux. C’est donc pour mettre frein aux agissements de ces adultes à l’esprit plutôt tordu que la Direction de l’Egalité et de la Promotion du Genre du ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance a décidé d’entrer en action pour déclarer la fin de l’impunité autour de cette forme d’agression sexuelle fait aux enfants en bas-âge.

Il est important de noter que les cas de violences faites aux femmes et aux enfants spécifiquement les viols font l’objet de sensibilisations actives et massives en Côte d’Ivoire de la part du gouvernement et des organisations de la société civile avec l’appui des partenaires au développement dans l’optique que la société Ivoirienne puisse vivre mieux. Pourtant de nombreuses personnes semblent ne pas être disposé à entendre les messages de sensibilisation et poussent la bêtise un peu trop loin à l’image de ce jeune homme de 32 qui s’est rendu coupable du viol d’un enfant de deux ans et demi ou de ce vieillard de 62 qui a trouvé utile de s’acharner sur un bébé de six mois ! Ces viols sont-ils mystique comme certains le prétendent ? Difficile de trouver une explication rationnelle à ces actes ! Le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance sonne la fin de récréation en annonçant que les auteurs de tels actes subiront en particulier la rigueur de la loi une fois devant les tribunaux.

Par ailleurs le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance invite les parents à refuser tout arrangement à l’amiable avec les violeurs, à saisir la Police, la gendarmerie ou le Tribunal pour tout cas de viol sur les enfants sans oublié de se rendre dans les Centres de Santé pour que la prise en charge des enfants soient effective. Le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance appelle à la vigilance des différents acteurs : magistrats, officiers de la police et de la gendarmerie, les travailleurs sociaux, défenseurs des droits de l’homme, associations de la société civile ainsi que toutes les forces vives de la nation à prendre leurs responsabilités et ne pas banaliser les réponses à apporter à cette situation de retour en force des viols faits aux enfants.

SUY Kahofi

 



Les gombotiers de midi

Taxis communaux (wôrô-wôrô) dans la commune d’Adjamé/Abidjan

La pige quotidienne des chauffeurs de taxi en attendant des jours meilleurs

Dans l’univers des chauffeurs de taxi abidjanais, la bataille pour la recette fait rage. Pour s’en sortir, il est hors de question de laisser le moteur au repos. Alors quand on est fatigué, on fait appel à ses copilotes pour assurer la relève…

En Côte d’Ivoire, le mot gombo ne désigne pas seulement le légume. Dans le jargon urbain Ivoirien, il désigne aussi un petit boulot. Quel que soit le milieu où l’on se trouve, il y a des gombos ! Celui qui fait un gombo est un gombotier, un gomboïste ou même gomboman selon les appellations et la connotation voulue. En Nouchi (argot ivoirien), toutes les transformations sont possibles. L’univers des chauffeurs de taxi n’échappe pas à la logique du gombo !

Gombotier

Ici, les gombotiers sont des adjoints, souvent des amis, qui n’ont pas encore la chance d’avoir un taxi à ‘’eux-mêmes’’. Certains sont des copains de quartier qui savent conduire mais qui n’ont pas d’emploi. D’autres des mécaniciens qui veulent se faire la main ou même des chauffeurs de taxi qui viennent de perdre leur travail. Tout ce petit monde se côtoie dans les différentes gares routières  d’Abidjan en attendant qu’une place se libère. Wôrô-wôrô ou taxi compteur, les gombotiers sont partout ! « Il y a une certaine solidarité dans notre milieu : on peut laisser le volant à un ami qui a un problème d’argent pour qu’il puisse s’en sortir, certains de nos petits frères du quartier ont besoin de savoir conduire, ainsi de suite. C’est la raison pour laquelle nous acceptons les gombotiers », souligne Isaac, chauffeur de wôrô-wôrô. Ne nous trompons pas, le gombo n’a pas seulement un caractère social, c’est avant tout une histoire de sou ! « Quand tu descends à midi pour te reposer ou le soir avant d’arrêter le taxi, tu peux t’arranger avec un ami pour qu’il roule : tu lui imposes une certaine somme et le surplus lui revient », soutient Souleymane, chauffeur de taxi compteur. A la question de savoir si les gombotiers s’en sortent, voici sa réponse : « Ils sont les seuls à pouvoir te répondre (rires) ».Sur une gare routière on remarque facilement les gombotiers : ils flânent d’un hangar à l’autre et échangent des politesses avec « les chauffeurs titulaires ». Le permis de conduire mis en pochette. « On attend un coup de fil pour prendre la place de quelqu’un pour une heure ou deux. On ne peut pas se plaindre, on s’en sort. Je dirais qu’il est préférable d’avoir 3000 (4,51 €) ou 5000 f CFA (7,75 €) ici que de rester à la maison », déclare Privat, un gombotier.

Les gros dangers du gombo

Le gombo au volant, n’est pas sans risque. Ni pour le chauffeur titulaire, ni pour le gombotier lui-même. En effet, tous n’ont pas le permis de conduire. Sur le bitume, ils multiplient les incivilités et refusent généralement d’obtempérer face à la Police. Conduire sans permis est un délit passible de 3 à 5 mois d’emprisonnement ferme. Le chauffeur titulaire quant à lui,  peut être écroué pour complicité ou négligence. « Moi personnellement je laisse mon véhicule seulement à quelqu’un qui a le permis, les autres c’est trop dangereux », souligne Brice Clément, chauffeur de taxi. « Si vous faites un tour au tribunal ou à la police, c’est sûr que vous allez voir qu’un nombre important de jeunes ont été pris sans permis et les arrestations sont importantes au niveau du radar », souligne Norbert, un bénévole souvent commis au point radar

SUY Kahofi



Côte d’Ivoire : des journalistes de nouveau en prison !

 

César Etou Directeur de Publication de Notre Voie

Lors de son investiture à Yamoussoukro la capitale Politique de la Côte d’Ivoire, le Docteur Alassane Ouattara a invité la presse Ivoirienne à jouer un rôle positif dans le processus de réconciliation nationale. Il a solennellement plaidé pour que les journalistes désarment leurs plumes pour le bien du pays. Au cours de cette même cérémonie d’investiture il a pris l’engagement d’appuyer la presse et de garantir la liberté des professionnels des médias. A peine cette profession de foi achevée que les journalistes Ivoiriens sont déjà dans la tourmente et dans le tourbillon du système répressif du régime Ouattara. Après Herman Aboua qui croupis depuis plusieurs mois en prison ; c’est au tour de 3 confrères du quotidien pro-FPI Notre Voie de se retrouver aux mains de la Police Criminelle. César Etou, le Directeur de Publication, Boga Sivori chef du service politique et Didié Depry secrétaire général de la rédaction et chef du service économique sont détenus depuis le jeudi 24 novembre.

Il est reproché a Boga Sivori une « offense au chef de l’Etat » dans un article paru le mardi 22 intitulé : ‘’Pendant que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara s’offre 40 Mercedes à 1.046 milliards de CFA’’. Didié Depry lui est accusé « d’atteinte à l’économie nationale ». Il a signé dans le numéro du mercredi 23 novembre 2011, un papier intitulé : ‘’Le Franc CFA menacé : la dévaluation bel et bien à nos portes’’. Le Procureur Simplice Kouadio s’est auto-saisi et a demandé à la Police Criminelle de les entendre. « Notre code punit tous ceux qui font rependre de fausses informations de nature à faire perdre confiance en la monnaie en cours » à justifié le Procureur. Le CNP (le Conseil National de la Presse), l’UNJCI (Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire) et le GEPCI (Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire) plaide pour la libération des confrères. Le Procureur avait souligné qu’après la détention provisoire de 48 heures pour audition les journalistes seraient libérés mais à la surprise générale ils en sont à leurs 6ème jour derrières les barreaux ! Ceux-ci ont entamé une grève de la faim pour faire pression sur les autorités et obtenir leur relaxe pure et simple puisse que la loi de 2004 dépénalise les délits de presse. Selon certaines indiscrétions relayées par la presse nationale, le Ministre Hamed Bakayoko s’entend lui-même interposé dans la procédure a ordonné le maintien des journalistes en détention. Les confrères ont été déféré devant le procureur ce 29 novembre, leur avocat Essouho Serges avoue ne rien comprendre dans ce ballet juridique et précise que la suite de cette longue audition seraient connu dans les heures qui viennent. Le Comité Ivoirien pour la Défense des Journalistes par la voix de son Président Stéphane Goué a souligné que cette détention est un scandale de trop pour la Côte d’Ivoire et que les droits les plus élémentaires des journalistes n’étaient plus respectés conformément à la nouvelle loi sur la presse adoptée depuis 2004. D’autres organisations au plan national et international telles que la CPJ ou RSF ont appelé à la libération des journalistes détenus.

SUY Kahofi