Revue Ivoirienne du 29 au 04 mai 2013

Simone Gbagbo l’ex-première Dame est-elle soignée ou à la MACA ?

Simone Gbagbo l’ex-première Dame est-elle soignée ou à la MACA ?

L’ouest de la Côte d’Ivoire région martyre bénéficiera de toutes les attentions pour sa reconstruction dixit Alassane Ouattara le Président Ivoirien dès sa prise de fonction. Pour joindre l’acte à la parole, il effectue sa deuxième visite d’état dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Cette actualité présidentielle a fait la une de nombreux quotidiens Ivoiriens cette semaine. La Matinale, Le Démocrate et Le Patriote soulignent en cœur que le président Alassane Ouattara a été accueilli en sauveur dans la région du Tonkpi.  Le Jour Plus s’attarde de son côté sur les enjeux de cette visite historique au plan social, économique et politique. A ce niveau des actes de développement ont été posé nous dit Le Patriote avec des promesses concernant l’accès à l’eau potable et l’électricité notamment à Biankouma. Parlons toujours politique avec le PDCI, le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire qui a soufflé sa 67ème bougie. L’évènement a été célébré cette année à Abidjan lors d’un dîner gala. Les pionniers ont été à l’honneur titre Fraternité Matin ; occasion mise a profit par le Président du Parti, Henri Konan Bédié pour saluer l’esprit prospectif d’Houphouët Boigny,  père de la nation ivoirienne et fondateur du parti nous dit Le Patriote. Le numéro un du PDCI a présenté son plan d’action pour la jeunesse nous informe Le Mandat. Que s’est-il passé durant cette soirée pour que la presse puisse donner l’alarme ? Henri Konan Bédié a eu un malaise et ce malaise a crée la panique s’alarme Le Mandat quand Le Nouveau Réveil temporise en indiquant que cette situation à vite été gérée, parole du médecin d’Henri Konan Bédié. Aux oiseaux de mauvais augures, Le Démocrate ne botte pas en touche pour rappeler qu’un malaise est un malaise et que personne n’est à l’abri de ce genre de situation. Les travailleurs Ivoiriens comme ceux du monde entier ont célébré le 1er Mai. Ils ont mis ce moment à profit pour dénoncer la montée en puissance du chômage et surtout la vie chère nous apprend Le Jour Plus. Selon le quotidien Aujourd’hui les syndicalistes dénoncent 40% de chômeurs en Côte d’Ivoire, ils dépeignent en fond la situation socio-professionnelle du pays et il s’agit d’un tableau peu reluisant nous indique Fraternité Matin. Notre Voie décide de s’attarder sur la rencontre entre le Premier Ministre Ivoirien et les travailleurs. Ces derniers sont allés crier leur mécontentement et leur misère à Daniel Kablan Duncan. La réponse du patron de l’exécutif se trouve à la une de Fraternité Matin et du quotidien Le Démocrate. « Beaucoup a été fait, beaucoup reste à faire et nous ne baissons pas les bras » rapporte le quotidien à capitaux public. « Nous partageons vos soucis » soutient Daniel Kablan Duncan à la une du quotidien Le Démocrate. Le quotidien revient largement sur les promesses du Gouvernement pour contrer le chômage et améliorer la situation socio-professionnelle des travailleurs. Ces promesse font dire au quotidien Le Patriote que Duncan, le Premier Ministre rassure les travailleurs. Le 1er mai les conducteurs ivoiriens ont reçu également une bonne nouvelle, le prix du super sans plomb baisse nous indique en cœur Le Patriote et Soir Info. Si certains se réjouissent d’autre sont dans l’angoisse. En effet l’ex première dame Simone Gbagbo a été transféré d’Odienné à Abidjan pour des raisons médicales. Notre Voie, Le Nouveau Courrier, Aujourd’hui et Soir Info évoquent longuement cette actualité.

A la semaine prochaine !

Revue Ivoirienne du 22 au 27 avril 2013

Le Chef de l'Etat Ivoirien malmené dans les sondages par ses candidats ministres

Le Chef de l’Etat Ivoirien malmené dans les sondages par ses candidats ministres

L’actualité des élections municipales et régionales a dominé cette semaine les débats. Fait important, ces élections se sont invitées à l’Assemblée Nationale. Le Président de l’Institution lors de son discours à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session ordinaire de l’Assemblée Nationale a interpelé les candidats. « Que le FPI retourne à la table des négociations et que les perdants acceptent le verdict des urnes » dixit le Président de l’Assemblée Nationale Soro Guillaume à la une du quotidien à capitaux publics Fraternité Matin. Guillaume Soro n’est pas passé par quatre chemins pour appeler les candidats débouté par le peuple à une certaine grandeur démocratique nous indique Le Patriote. Dans les colonnes du quotidien Le Mandat cet appel du N°1 de l’hémicycle trouve un large écho par une analyse poussée et surtout ce morceau choisi : « je demande solennellement aux candidats qui ont participé aux élections de dimanche dernier d’accepter le verdict des urnes. Faisons en sorte que quelques sautes d’humeur bien compréhensibles de la part de candidats qui étaient certains de leur victoire mais que le peuple n’a finalement pas retenu, ne retardent la publication des derniers résultats » fin de citation. Le Patriote dans le prolongement de la CEI publie l’intégralité des résultats de cette consultation électorale et précise dans la foulée le nombre de régions et de communes tombées dans l’escarcelle du RDR et du PDCI. Le Nouveau Réveil propose également à ces lecteurs tous les chiffres liés à cette élection et précise que concernant Treichville, Kongasso, Doropo et la Région du Cavally la CEI a adressé un courrier au Président de la République. Le Front Populaire Ivoirien ne reconnait pas ces élections ni les résultats du scrutin cela avait été dit par son secrétaire général, le quotidien Le Temps le rappelle. Le FPI va plus loin et annonce une série de marches et de meetings contre le Président Alassane Ouattara nous indique Notre Voie et cette décision pousse Le Patriote à écrire : « après avoir échoué à boycotter les élections le FPI appelle à la révolte ». Le Gouvernement de son côté condamne toute cette violence et appelle au calme nous indique La Matinale et Le Jour Plus, pour Le Démocrate la famille du RHDP doit éviter le clash des remouds post-électoraux, le confrère souligne que les Présidents Bédié et Alassane Ouattara sont interpelés. A Bouaké au centre du pays se sont les ex-combattants qui menacent encore prévient Le Nouveau Courrier. Sur les raisons de leur mécontentement Fraternité Matin nous dit que ces derniers exigent la libération de leur porte-parole. Tout ce tohu-bohu sécuritaire fait dire au Quotidien d’Abidjan que ça chauffe entre Alassane Ouattara et l’armée de Guillaume Soro. Achevons cette revue de la semaine ivoirienne avec une bonne nouvelle pour la Côte d’Ivoire au plan économique ; un nouveau gisement de pétrole a été découvert nous apprend Le Patriote.

A la semaine prochaine !

Revue Ivoirienne du 25 au 30 mars 2013

L’ONUCI renforce ses patrouilles à la frontière Ivoiro-libérienne

L’ONUCI renforce ses patrouilles à la frontière Ivoiro-libérienne

L’actualité de la semaine Ivoirienne a été marquée par une relance de la coopération entre la Côte d’Ivoire et Haïti. Coopération Côte d’Ivoire Haïti, le Premier Ministre Haïtien a séjourné en Côte d’Ivoire du mercredi 27 au vendredi 29 mars 2013. Dès sa descente d’avion il a affirmé et je cite : « je viens m’inspirer de l’expérience ivoirienne » et ces propos sont rapportés par Fraternité Matin le quotidien pro-gouvernemental. Le Démocrate pour plonger ces lecteurs dans le bain de cette visite nous a proposé dans sa parution du 28 mars l’agenda de Laurent Lamote en Côte d’Ivoire. Cet agenda nous fait savoir Le Patriote a été marqué par des rencontres avec les opérateurs économiques réunis au sein du CEPICI, un tête-à-tête avec le Premier Ministre Cablan Duncan, une visite au Port Autonome d’Abidjan et la signature de deux accords de coopération. En Côte d’Ivoire le besoin de logement est réel en témoigne la manchette de Fraternité Matin du 29 mars. En écho au lancement de l’opération de préinscription pour l’accès aux logements sociaux, les ivoiriens se bousculent déjà ! Nord-Sud quotidien et L’Expression en cœur parlent de populations ivoiriennes qui envahissent le siège de la SICOGI, Le Mandat relève des guichets de traitement de dossier pris d’assaut par les acquéreurs après avoir indiqué les modalités de payement. Seule information financière liée à cette opération et connue pour le moment, les frais de dossier sont fixés à 30.000 f CFA nous indique L’Inter. L’Inter qui dans un tout autre registre, parlant bien sûr des tentatives de déstabilisation de la Côte d’Ivoire alerte sur les scénarios qui guettent le pays. Attaques répétées à l’ouest de la Côte d’Ivoire le Porte-parole du Gouvernement ivoirien se veut rassurant une semaine après le passage des éléments d’un commando invisible à Petit-Guiglo. C’est le quotidien Le Patriote qui rapporte les propos du Ministre Bruno Nabané Koné qui affirme et je cite : « ces attaques n’iront nulle part, elles n’ont aucune portée politique, les problèmes fonciers seront résolus ». Au-delà de la porté politique et socio-économique des attaques mais aussi du point de vue officiel du Gouvernement, L’Intelligent d’Abidjan nous fait également un large écho du volet sécuritaire de ces attaques et annonce dans la foulée que les éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire et leurs homologues de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire sont en alerte maximal. Cette information émane du Ministre délégué à la défense Paul Koffi Koffi qui cette semaine a eu un entretien avec Bert Koenders le numéro un de l’ONUCI. A l’ordre du jour de ce tête-à-tête la sécurisation de l’ouest Ivoirien et celle des élections locales du 21 avril.

A la semaine prochaine !

Le NDI prône un monitoring citoyen pour des élections locales apaisées

La représentante pays du NDI encadrée par les acteurs de la société civile

La représentante pays du NDI encadrée par les acteurs de la société civile

Les élections locales approchent à grand pas et c’est le moment choisi par le NDI, le National Democratic Institut for International Affairs pour lancer le monitoring du code de bonne conduite des partis politiques. Le Code de bonne conduite des partis politiques, groupements, forces politiques et des candidats aux élections en Côte d’Ivoire est un outil de promotion des valeurs démocratiques. Signé par les acteurs politiques en présence du Secrétaire Général des Nations Unis sous l’impulsion du NDI, ce code de 20 articles sera utilisé par l’Observatoire des Elections pour un monitoring citoyen des prochaines élections locales. L’Observatoire des Elections Ivoiriennes exclusivement composé d’Organisation de la Société Civile est opérationnel depuis les élections présidentielles et législatives et aura pour mission de sensibiliser les populations et les acteurs politiques pour des élections locales apaisées, transparentes et pacifiques. Sur le bien-fondé de l’utilisation du code de bonne conduite des partis politiques comme support de sensibilisation Mme DIEUDONNE Dominique représentante pays du NDI soutient qu’il s’agit « d’un document qui représente et met en évidence les principes démocratiques fondamentaux qui doivent guider le processus électoral ». Il y a donc une véritable nécessité pour chaque Ivoirien, pour chaque acteur politique « de respecter et de faire respecter ce code afin que ces élections prochaines soient une expérience précieuse et réussie pour toutes les parties prenantes » a-t-elle souligné. L’objectif affiché par le monitoring de l’Observatoire est donc de contribuer à consolider la cohésion sociale dans les localités ciblées à travers des élections régionales et municipales apaisées.

Les cibles de ce projet porté par le NDI et ces partenaires sont la Commission Electorale Indépendante (CEI), les Organisations de la Société Civile, les partis politiques, les candidats aux municipales et régionales sans oublier les populations. Lors du lancement du projet de monitoring citoyen ce 28 mars au siège du NDI (Abidjan-II Plateau), les représentants de la société civile Ivoirienne ont présenté une série d’activités pour réussir leur mission. Il s’agit selon Bamba SINDOU le coordonateur général du Regroupement des Acteurs Ivoiriens des Droits de l’Homme (RAIDH) d’activités de formation et de sensibilisation. « Il y aura dans un premier temps une étape de renforcement des capacités des acteurs politiques et de la société civile sur le code de bonne conduite. Cette étape sera suivi de la mise en place des Observatoires locaux puis une campagne de vulgarisation du code de bonne conduite sera effectuée » a indiqué Bamba SINDOU. Ces deux étapes achevées, les Observatoires locaux s’attèleront au monitoring du code de bonne conduite puis achemineront un rapport à l’Observatoire National à Abidjan. Chaque semaine une synthèse des différents rapports sera réalisée puis transmis à la CEI. Cette synthèse sera aussi ventilée par voie de presse. Pour éviter de faire un double emploi des efforts de sensibilisation des populations et des acteurs politiques, le NDI et l’Observatoire des élections cibleront les villes de Man, Daloa, Divo, Séguéla, Bouaké et Korhogo. Les organisations de la société civile qui sont impliquées dans le monitoring citoyen des élections locales d’avril 2013 sont la COSOPCI (Coalition de la Société Civile pour la Paix et le développement Démocratique), la COFEM-CI, le FOSCAO (WASCSAF-Forum Ouest-Africain de la Société Civile), le RAIDH (Regroupement des Acteurs Ivoiriens des Droits de l’Homme) et le WANEP-CI (Réseau Ouest Africain pour l’Édification de la Paix, Côte d’Ivoire).

SUY Kahofi

Les enjeux du 42ème sommet de la CEDEAO

Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO à Yamoussoukro

Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO à Yamoussoukro

Yamoussoukro, la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire abrite depuis ce 27 février 2013 le sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Une rencontre qui s’annonce capitale, car devant décider de la conduite à tenir pour faire face à la menace terroriste et surtout au redéploiement de soldats dans le Nord Mali.

Les journées du 27 et 28 février seront décisives pour les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Ceux-ci devront étudier les stratégies à mettre en place sur le long terme pour que le continent ne soit plus miné par les groupes jihadistes dont la seule présence suffit à terroriser non seulement les populations, mais aussi les touristes et surtout les investisseurs qui redoutent d’être pris en otage. La présence des jihadistes du MUJAO, d’An çar dine et d’AQMI au Mali et de Boko Haram au Nigéria constituent un souci majeur pour les armées de la sous-région et du continent. Ils sont à eux seuls le symbole d’une insécurité transfrontière marquée par des enlèvements, le trafic d’arme, de cigarette et de drogue mais aussi d’êtres humains. Au sommet de Yamoussoukro, les chefs d’Etat et de gouvernement auront donc la tâche de décider de l’avenir de la sous-région mais aussi du continent, sur la base d’engagements fermes pouvant épargner la vie de millions de personnes. Le sommet de la CEDEAO en terre ivoirienne sera donc l’occasion pour les chefs d’Etat d’harmoniser leurs positions dans la lutte contre le fléau des islamistes. A ce propos, ils se pencheront principalement sur la crise au Mali, et feront le bilan des opérations militaires en cours dans ce pays dans le cadre de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA). Au-delà de la déclaration commune qui doit sanctionner le sommet, il sera également question de réussir la mobilisation des fonds nécessaires pour achever la campagne militaire dans le sahel, une campagne soutenu par la France, les Etats Unis et plusieurs autres pays Européens. Cette approche financière dans les débats de Yamoussoukro est indispensable car la guerre contre le terrorisme a un coût. En prélude au sommet de la CEDEAO et en marge des travaux du conseil de paix et de médiation de l’organisation, le ministre d’Etat, ministre ivoirien des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby a estimé les besoins de la crise malienne à 950 millions de dollars soit plus de 475 milliards de FCFA. Les questions liées au retour de l’ordre démocratique avec les élections prochaines au Mali et l’examen du processus parlementaire en Guinée-Bissau seront également à l’ordre du jour. Yamoussoukro sera le rendez-vous pour adopter la feuille de route pour la tenue d’élections libres et transparentes.

SUY Kahofi