Tag : paix

35 jeunes initiés au leadership et à la prévention des conflits

Sophie Konaté invite les jeunes à renoncer à la violence

Sophie Konaté invite les jeunes à renoncer à la violence

Venus des 4 coins de la Côte d’Ivoire, 35 jeunes des partis politiques et de la société civile ont pris part du 12 au 14 août 2015 à la première phase d’un projet sur le leadership et la prévention des conflits. Il s’agit d’une initiative de l’ONG ESD (Centre ouest-africain d’éducation pour une société durable).

Le projet « leadership des jeunes dans la prévention des conflits » est un vaste programme de transformation de la jeunesse impulsé par l’ESD en partenariat avec l’American Jewish World Service. Dans le cadre de l’exécution de ce programme, les jeunes acteurs de la société civile et des partis politiques participent à un premier séminaire de formation sur le thème :  » Le leadership transformationnel dans la conduite du changement social« . (suite…)



Revue de la semaine ivoirienne du 09 au 14 mars 2015

Alassane Ouattara veut-il modifier la Constitution Ivoirienne ?

Alassane Ouattara veut-il modifier la Constitution Ivoirienne ?

Le changement est désormais consommé à la tête du Conseil Constitutionnel et de la Cours Suprême note Fraternité Matin. Le quotidien à capitaux publics consacre plusieurs colonnes à la prestation de serment de deux proches d’Alassane Ouattara à la tête des deux institutions citées. Koné Mamadou, l’ancien conseiller du numéro un ivoirien prend la tête Conseil Constitutionnel indique L’Inter quand Aphing Kouassi se cale au sommet de la Cours Suprême. Dans son adresse aux nouveaux promus, Alassane Ouattara les invite à œuvrer pour la promotion d’un Etat de droit et la paix sociale à travers une justice équitable et respectée. Pour Notre Voie, Ouattara installe ses hommes pour tout verrouiller dans la perspective des élections d’Octobre 2015. (suite…)



Côte d’Ivoire : reprise du dialogue politique

Les partis politiques se sont réunis à la primature pour amorcer le dialogue

Les partis politiques se sont réunis à la primature pour amorcer le dialogue

Le Front Populaire Ivoirien se sera finalement excusé dans l’après midi du jeudi. Evoquant certaines raisons que le ministre d’Etat Jeannot Ahoussou a préféré taire, le parti fidèle à Laurent Gbagbo n’a pas pris part à la première rencontre qui marque le retour des activités du cadre permanent de dialogue, le CPD.

Cette rencontre opposition-pouvoir en Côte d’Ivoire se tient après plusieurs autres qui auront permis à l’opposition d’exposer ses besoins et ses attentes au pouvoir. Pour l’année 2014, ce nouveau départ marquant la reprise du dialogue politique s’inscrit dans la droite ligne du discours de fin d’année du président Alassane Ouattara. Un discours qui prône une main tendu à l’opposition dans le sens de la recherche de la paix pour aboutir à une Côte d’Ivoire réconciliée.

Au terme de la rencontre de ce jeudi, le ministre en charge des affaires présidentielles a souligné que cette première  prise de contact avec l’opposition a permis d’identifier tous les problèmes politiques qui méritent de trouver des solutions. Les préoccupations des partis politiques venus à la table du dialogue sont pratiquement identiques à celles soulevées par le Front Populaire Ivoirien et qui sont contenues dans les propositions des Etats Généraux de la République voulu par Pascal Affi N’guessan. Ces préoccupations sont principalement le dégel des avoirs des personnalités politiques, la libération des prisonniers politiques, le financement des partis d’opposition et la régularisation de la situation des fonctionnaires en liberté provisoire. A cela s’ajoute deux autres préalables de l’opposition. Il s’agit de la refonte et de réorganisation de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et de la révision de la liste électorale dans l’optique des élections de 2015.

Concernant cette dernière préoccupation, Youssouf Bakayoko le patron de la CEI a souligné que l’institution qu’il dirige est consciente de la nécessité de réviser la liste électorale de 2010 pour inclure les nouvelles personnes en âge de voter et celles qui ont été omises lors de la consolidation des fichiers électoraux. L’absence du FPI de cette première rencontre du CPD n’est pas le symbole d’une quelconque panne du dialogue politique ; le ministre d’Etat Ahoussou Jeannot estimant que le pouvoir d’Abidjan étant quêteurs de paix, il ira vers le parti de Laurent Gbagbo « probablement mardi prochain » pour échanger avec son président. Habitués aux constants effets d’annonce des politiciens, les ivoiriens estiment qu’il est temps que la classe politique ivoirienne puisse jouer franc jeu, faire preuve de sincérité afin d’aider à la réconciliation.

SUY Kahofi



Boigny, la mémoire d’un héritage dilapidé

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Félix Houphouët-Boigny, un nom, un homme, une âme

7 décembre 1993 – 7 décembre 2013, voici 20 ans que Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la République de Côte d’Ivoire s’en est allé. Vingt ans après cette séparation tragique d’avec son peuple que reste-t-il de son héritage ?

Félix Houphouët-Boigny, un nom, un homme, une âme qui restera à jamais liée à l’histoire de l’Afrique et particulièrement à celle de la Côte d’Ivoire. Ce médecin, chef de tribu, homme politique et bâtisseur tel un messie a conduit l’ancienne colonie française qu’était la Côte d’Ivoire à son indépendance. Un combat pour la liberté de l’Ivoirien de toutes les régions esclave du travail forcé. Un combat au risque de sa vie dans un système colonial aux méthodes brutales et spoliatrices qui auront plié plusieurs autres africains.

« Boigny était un libérateur » soupire le vieillard d’Agba Sakiaré*

Tel un père aimant, il a conduit son peuple vers la liberté et plus important il a construit pierre par pierre, route après route, édifice après édifice ce pays beau et prospère qui était et demeure la Côte d’Ivoire. Boigny n’avait pas d’ethnie, de région, de religion ou d’appartenance tribale. Il était tout simplement ivoirien et fier de l’être. Il ne faisait pas de rattrapage, ne pensait pas qu’il était temps que « le pouvoir tourne vers sa région » ou qu’il devait s’entourer d’un groupe ethnique au détriment d’un autre. Son gouvernement était le symbole d’une Côte d’Ivoire unifiée qui avance.

« Boigny était simplement Ivoirien » souligne l’enseignant déçu par la politique des nouveaux venus.

Hélas un 7 décembre 1993, celui qu’on disait omniprésent et qu’on croyait à la limite immortel tire sa révérence. Ayant fait basculer son pays dans l’empire inconnu du multipartisme, il sera conspué en 1990, traité de voleur par une jeunesse excitée acquise à la cause d’aventuriers politiques qui à l’époque promettaient déjà monts et merveilles. Boigny s’en va et à peine son corps rangé* que ceux qui prétendent être ses héritiers commencent à se battre. Dans cette lutte ils finissent par semer la haine et la division entre les Ivoiriens. L’héritage de Boigny commence alors à être dilapidé ! S’en suivront d’autres actes et courants impensables en Côte d’Ivoire du vivant du « vieux. » Pour la première fois, de nombreux Ivoiriens ont entendu le mot étranger là où Boigny disait « nos frères de la sous-région« . L’Ivoirité s’en mêle et la cohésion sociale fini par s’effriter. Les uns se réclamant baoulé avec leurs leaders et partis, les autres bété avec leurs leaders et parti, les autres dioula et oubliés avec leurs frustrations, leurs leaders et leur parti. L’héritage de Boigny fait d’unité, de cohésion sociale et de paix sera laissé aux termites et autres vautours. Chacun défend les intérêts de sa région, de son clan, de sa tribu ou de son parti politique. Plus de paix parce que depuis 1990 les jeunes gens sont désormais des adeptes de la machette ! Pire ils passeront aux armes et se payent le luxe de coups d’Etat jusqu’à ce que « le jeune bouc à la barbe remuante arrive finalement à manger la moitié des ignames du village ».

« Tout le monde se lève et fait ce qu’il veut » soupire un ancien combattant de la guerre 39-45.

Que reste-t-il de Boigny ? RIEN ! Rien de ce qu’il avait fait pour la Côte d’Ivoire n’est resté en l’état. Pire son héritage économique a été une fois de plus englouti. Les entreprises d’Etat quand elles ne sont pas offertes à des amis sont privatisées à tour de bras dans des conditions troubles. Les querelles politiques s’enchaînent et le peuple tant chéri par le Bélier de Yamoussoukro devient l’esclave de la classe dirigeante. C’était donc ça les promesses de lendemain meilleur prêché par les boucs excités qui ne voyaient que le luxe du palais présidentiel ? Ils nous ont tous menti…sans exception ! Tous mauvais, mauvais politiciens, mauvais économistes, mauvais bâtisseurs, mauvais dirigeants…

« Après Boigny qui a fait quoi ? L’Etat travaille pour vous ! N’importe quoi » s’indigne la jeune secrétaire.

Tout en Côte d’Ivoire est en ruine ! Route, hôpitaux, université, édifices religieux…tout ce que le Vieux a construit a été laissé à l’abandon. Personne n’a eu la force ou l’intelligence de poursuivre son action parce que tous sont préoccupés par autre chose. Les uns par l’Ivoirité, certains par la gabegie et l’arrogance quand d’autres préfèrent le rattrapage. Ah, comme dirait le sage « Boigny est vraiment mort ».

SUY Kahofi

*Expression traduite du baoulé pour dire ensevelir

*Village du centre de la Côte d’Ivoire



Revue de la semaine du 18 au 23 novembre 2013

Lutter contre la vie chère pour le bonheur de chaque ivoirien

Lutter contre la vie chère pour le bonheur de chaque ivoirien

Une semaine d’actualité s’achève en Côte d’Ivoire sur un air de réconciliation nationale avec la présence au palais présidentiel de Charles Konan Banny et de tous les membres de la CDVR, la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation. Sur le sujet Fraternité Matin titre : réconciliation, les recommandations de Charles Konan Banny. Selon L’Inter, l’ancien patron de la BCEAO estime que les arrestations compliquent la réconciliation nationale. Autre révélation cette fois ci à la une de L’Intelligent d’Abidjan, toujours à mettre à l’actif du président de la commission : « il y a eu des entrave à la mission de la CDVR ». Le rapport de la CDVR qui marque la fin de deux ans d’activité pousse Le Nouveau Réveil est souligné que la mission de Banny n’est ni un échec ni une réussite. Pourtant, tient à rappeler La Matinale, son travail a été bien apprécié par le président Alassane Ouattara. Le Démocrate va plus loin et barre sa une avec ce titre : « Ouattara félicite Banny ». Des félicitations également pour le Gouvernement, cette fois ci de la part des syndicats, qui cette semaine ont bien accueilli le décret portant revalorisation du smig. Bonne nouvelle pour les travailleurs, le smig passe à 60.000 f CFA barre à sa tribune Fraternité Matin. Le quotidien à capitaux publics nous indique que le gouvernement satisfait une revendication vieille de 6 ans ! Les syndicats dans l’ensemble apprécient cette revalorisation du smig car selon Le Jour plus le gouvernement donne espoir aux travailleurs. Sur le sujet Le Démocrate est à la limite jubilatoire ! Augmentation généralisée des salaires, le smig passe du simple au double, 60.000 F CFA le plus petit salaire exulte le confrère. Pour être précis sur les chiffres, rendez-vous dans les colonnes de La Matinale qui précise que l’ancien smig était de 36.607 f contre 60.000 aujourd’hui. Toujours dans l’analyse de cette décision qui transforme la vie des travailleurs, Abidjan 24 souligne que le smig dans le secteur privé augmente lui aussi. Toujours au chapitre société mais dans la rubrique cherté de la vie, c’est Jean Louis Billon le ministre du commerce et des PME qui s’est livré à un exercice vérité face aux populations lors des rendez-vous du Gouvernement. Cherté de la vie, le ministre Jean Louis Billon accuse les populations titre Soir Info. Pour Fraternité Matin il ne s’agit pas d’accusation mais de propositions. En effet dans un contexte de libéralisation des prix, il est important pour les populations de veiller à l’affichage et faire le bon choix quand, selon Le Nouveau Réveil, on sait que la Côte d’Ivoire reste pour le moment un pays où tout semble cher. L’Inter estime donc que pour une amélioration du commerce intérieur Billon propose ses solutions.