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Les 300 millions de David Guetta pourraient changer beaucoup de choses

300 millions pour 30 minutes de mix

300 millions pour 30 minutes de mix

Pour souffler sa 20ème bougie, Orange, l’opérateur de téléphonie mobile qui compte certainement le plus grand nombre d’abonnés en Côte d’Ivoire a décidé de s’offrir le DJ français David Guetta. Coût du spectacle : 300 millions…dans un pays où ce montant aurait pu changer beaucoup de choses.

 » La vie change avec Orange  » ! Mais il est clair que pour ce 20ème anniversaire très peu de chose risque de changer réellement avec la tournure que prennent les évènements. Pour nous autres clients de l’entreprise de téléphonie mobile, cette célébration aurait dû être un moment où Orange se rapproche davantage des populations ivoiriennes en mettant en avant son caractère d’entreprise citoyenne. Loin de s’inscrire dans cette logique, les dirigeants s’inscrivent, une nouvelle fois, sous l’angle de l’amusement et de la distraction. Décidément dans ce pays, toutes les entreprises (ou presque) aiment bien dépenser dans des futilités au lieu d’investir sur des projets porteurs de changement. (suite…)



Mondial/Orange : le GEPCI coule des journalistes sportifs !

10 journalistes ivoiriens n’auront pas la chance de couvrir le mondial

10 journalistes ivoiriens n’auront pas la chance de couvrir le mondial

Décidément en Côte d’Ivoire le milieu de presse n’en a pas encore fini avec les magouilles et les messes bases qui n’honorent pas le journalisme. Le comble c’est que ce sont les organisations professionnelles et leurs leaders qui jettent l’opprobre sur la corporation. Ces patrons de presse, ces vieux journalistes qu’on appelle ici « doyens » nagent sans aucun remord dans le bain de corruption et de la mauvaise gestion. Un nouveau scandale vient de salir la presse ivoirienne et au cœur de ce scandale le tout puissant GEPCI, le Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire. Cette organisation gérée par un noyau obscure vient de ruiner les espoirs de 10 journalistes sportifs qui devaient rallier le Brésil pour couvrir le mondial. Je m’en vais vous compter la tentative de vol des patrons du GEPCI qui a conduit à cette situation.

L’opérateur français Orange dans le cadre de sa politique d’appui à la presse a décidé d’accompagner un groupe de journalistes sportifs ivoiriens au Brésil. Une dizaine de confrères choisis sur le mérite et la notoriété de leurs quotidiens. Ce n’est pas la première fois que le Groupe Orange entreprend une telle action. L’opérateur l’a déjà fait pour des éditions précédentes du Mondial ou de la Coupe d’Afrique des Nations. C’est d’ailleurs sur cette bourse d’appui de Orange aux journalistes que le Ministère des sports a voulu aussi aligner sa prise en charge. L’objectif était d’éviter un double emploi pour permettre à un nombre plus important de journalistes de rallier le Brésil. Pour cette édition du Mondial, le Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire, la faitière des grands patrons de la presse ivoirienne, a souhaité gérer le projet de voyage des 10 journalistes. Bonne initiative sauf que les patrons de presse avaient une autre idée derrière la tête ! La prise en charge de chaque journaliste au Brésil s’élève à 8 millions de f CFA. Un petit calcul nous permet de comprendre qu’il s’agit d’un magot de 80 millions ! Un montant trop important pour le déposer dans le porte-monnaie des journalistes sans prélever un éco. Le GEPCI, piqué par le syndrome du vol organisé qui gangrène le journalisme ivoirien a décidé de soutirer 2 millions f CFA sur chacune des prises en charge. Soit 20 millions sur 80 que proposait Orange pour aider les journalistes sportifs. L’opérateur de téléphonie mobile alerté de la manœuvre a décidé d’annuler son aide. Un geste que je regrette certes parce que privant des journalistes d’un évènement sportif majeur mais que je salue. Je pense bien que toute entreprise qui se respecte ne saurait s’accommoder de telle pratique.

La presse ivoirienne se taille de nouveau une réputation d’antre de la gabegie et cette nouvelle situation de corruption et de vol organisé m’amène à me poser deux questions.

  • Que représente le code de déontologie du journalisme pour les responsables des faitières qui au lieu de donner l’exemple sont les apôtres des caisses obscures ?
  • Jusqu’à quand la presse ivoirienne continuera de vivre au rythme de ce type de scandale ?

Après l’UNJCI, le GEPCI…quelle faitière sera la prochaine au cœur d’un autre scandale ?

SUY Kahofi