Ouf, le FPI et le CNRD ‘’ENFIN’’ chez le Président !

 

Le FPI et ses partis satellites enfin au Palais Présidentiel

Alassane Ouattara le Président de la République de Côte d’Ivoire l’avait annoncé dès son retour de la 66ème assemblée générale de l’ONU à New York aux USA. Il a émit le vœu de rencontrer l’opposition. Le Chef de l’Etat Ivoirien comme promis, a rencontré ce 29 septembre les leaders de l’opposition réunis au sein du Front Populaire Ivoirien le parti de Laurent Gbagbo et le CNRD la mouvance de petits partis politiques qui gravitaient autour du régime de la refondation. Cette rencontre est à mettre à inscrire dans une logique du Dialogue Républicain entre le pouvoir en place et le régime déchu de la refondation.

Ces échanges entre le Président Ouattara et la délégation ont duré deux heures de temps et ont porté sur quatre points. Il s’agit notamment de la sécurité des personnes et des biens, l’état de droit et le fonctionnement des Institutions, la réconciliation nationale et le jeu électoral. Laurent Akoun était le porte-parole du FPI et du CNRD, il s’est prononcé après cette rencontre. « Il y a une véritable volonté de la part du Président de la République de faire avancer les choses pour que nous puissions retrouver un minimum de quiétude dans notre pays. Evidemment cela va prendre du temps mais sa volonté c’est que nous devons continuer de discuter. Nous irons dans le sens de reconstruire notre pays mais avec toutes les forces et tous les acteurs ». Les préoccupations du FPI et du CNRD ont été consigné dans un document remis au Chef de l’Etat. Ce dernier va les examiner et donner ses conclusions. Miaka Oureto qui occupe le poste de président du FPI depuis l’emprisonnement de Laurent Gbagbo s’est aussi prononcé à la fin de l’audience. « C’est le dialogue républicain qui vient d’être lancé nous espérons ! Le Président de la République a manifesté toute sa disponibilité, nous également nous estimons que dans les jours avenirs nous allons approfondir un peu plus le débat ». Le Ministre de l’Intérieur a pris part à cette rencontre et pour lui il a été demandé aux médias de s’inscrire dans le processus de la réconciliation nationale. « Je crois qu’il faut noter qu’il y avait une ferme volonté d’apaiser le climat politique…Le Président a lancé encore un appel à la presse : il a demandé aux médias de faire en sorte que l’esprit de la réconciliation soit consolidé. C’est une très belle rencontre et j’espère que dans les jours avenirs nous donnerons l’occasion de nous retrouver pour tirer des conclusions » a souligné Hamed Bakayoko. Rien ne dit aujourd’hui que le FPI entend participer aux élections législatives avenirs mais une chose est sûre, la première rencontre entre le FPI et le Président de la République permettra petit à petit un réchauffement du climat politique Ivoirien.

SUY Kahofi

Les bleus sur le front de l’info !

 

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Une presse d’opposition pour une Nation forte !

Enfin pourrait-on dire, les journaux bleus sont de retour dans les bacs pour le plus grand bonheur des lecteurs proches de l’opposition Ivoirienne. Ainsi les quotidiens Le Temps, Le Nouveau Courrier et Notre Voie peuvent être consultés par les Ivoiriens. Ce retour des journaux bleus marque, on pourrait le dire, un retour de l’équilibre dans le traitement de l’information. Désormais il n’y aura pas seulement une actualité vue par les quotidiens pro-ouattara en Côte d’Ivoire et les équipes rédactionnelles des titres pro-gbagbo le montrent déjà. Qui mieux qu’un journal pro-gbagbo pour mettre à nu les tares naissantes ou congénitales des FRCI ? Qui mieux qu’un journal pro-gbagbo pour mettre à nu les mic-macs de la France-Afrique qui se déroulent sous nos yeux ? Qui mieux qu’un journal pro-gbagbo pour démontrer que l’opposition Ivoirienne ne dort pas et qu’elle se mobilise pour les batailles futures ?

En tout cas, les milieux intellectuels Ivoiriens saluent ce vent de la liberté de la presse qui souffle de nouveau sur la Côte d’Ivoire et espèrent que la sécurité des journalistes et des équipes administratives sera assurée par les nouvelles autorités. Parcourant également la une de ces quotidiens, l’on remarque qu’ils ne se désolidarisent pas de l’esprit de réconciliation prôné par tous les Ivoiriens. Cette position de soutien au peuple de Côte d’Ivoire ne les éloigne pas de leur ligne éditoriale et surtout de leurs convictions. Ils montent déjà au créneau pour fustiger les premiers dérapages de l’ère Ouattara. Ces prises de position, même si elles ne plaisent pas à certains barrons du RHDP qui voient cette presse bleues trop libre de dire ce qu’elle veut, doivent comprendre que la critique est faite pour arranger le Président Ouattara. Avec une presse à sens unique qui caresse le Président dans le sens du poil on ne peut pas bâtir un Etat fort, un Etat de droit, une Nation digne. Il faut bien sur le front de l’information des points de vue différents pour que les autorités puissent faire et bien faire ce pour quoi le peuple les a choisis. Espérons de tout cœur qu’à l’opposé de l’ancien chef d’Etat qui avait souligné lors d’une interview ne lire que deux titres de l’opposition, Alassane Ouattara prendra le soin de lire à la loupe chaque ligne des journaux bleus. Il a vraiment intérêt car c’est seulement sous la plume de l’opposant qu’on voit mieux les failles de son système. A vos journaux bleus et surtout bonne lecture à tous !

Suy Kahofi

Journée Internationale pour la liberté de la presse : le 3 mai en mode sortie de crise

 

eburnietoday.mondoblog.org

La presse ivoirienne doit jouer son rôle dans le processus de sortie de crise

Médias Ivoiriens, nouvelles frontières nouveaux obstacles, c’est autour de ce thème que les journalistes et autres professionnels des médias se sont réunis pour échanger en ce jour du 3 mai qui marque la Journée Internationale pour la liberté de la presse. Le lieu choisi pour la célébration de cet évènement fut le siège du CNP, le Conseil National de la Presse. Dans le contexte de sortie de crise marqué par des craintes dans l’univers de la presse, Eugène Dié Kakou le Président du CNP n’a pas manqué de souligner les difficultés que les journalistes rencontrent au cours de la lecture de la déclaration dite du 03 MAI 2011. Plusieurs d’entre eux vivent encore terrés et ne peuvent malheureusement pas exercer leur métier. Pour donner un nouveau visage à la presse ivoirienne, les organisations professionnelles et les institutions de régulation ont lancé un appel en cinq points :

  1. au journaliste, le collectif demande de faire son introspection (…)
  2. au promoteur de médias, le collectif demande de se résoudre à asseoir un nouvel environnement éditorial et une nouvelle éthique (…)
  3. au public, le collectif demande de faire appel à son esprit de tolérance et de pardon vis-à-vis des médias (…)
  4. au Premier Ministre, chef du gouvernement, le collectif demande de veiller au respect par toutes et par tous de l’appel du chef de l’Etat à la réconciliation (…)
  5. au Président de la République, le collectif demande de veiller au libre exercice du journalisme par toutes les sensibilités éditoriales sur toute l’étendue du territoire national (…)

Le Ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, assurant l’intérim du ministre de la communication, a tenu à inviter la presse à faire son mea culpa et son monitoring en vue de répondre aux exigences de la Côte d’Ivoire nouvelle que veut bâtir le Président Alassane Ouattara. Aux journalistes encore terré et malmenés par la peur il a eu ce message. « J’invite tous ceux qui ont peur à se débarrasser de la peur, j’invite tous ceux qui hésitent à venir au travail. Nous ne venons pas avec un esprit de vengeance et le Président l’a déjà montré ».

A la fin de la cérémonie quelques responsables d’association de journalistes et groupement ont bien voulu nous livrer leurs impressions. Voici celle de Mam Camara de l’UNJCI, Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire. « Les journalistes doivent être responsables dans leurs écrits, être responsable mais surtout la responsabilité pour accompagner le processus de réconciliation et le processus de sortie de crise. Je pense que chacun en utilisant sa plume et son micro de façon responsable pour faire avancer les choses ».

La presse ivoirienne veut jouer son rôle dans le mouvement de sortie de crise et de réconciliation mais elle attend des autorités un soutien sans faille pour mener à bien cette mission.

Suy Kahofi

La presse pro-ouattara de retour dans les kiosques

Face aux menaces, intimidations et le harcèlement policier du régime Laurent Gbagbo par le canal du nouveau CNP (Conseil National de Presse) qui lui est acquis, le collectif des journaux pour la défense des acquis du 28 Novembre 2010 avait décidé de suspendre ses parutions. Après une semaine d’action et surtout les appels des lecteurs à ne pas garder le silence, le collectif signe son retour dans les kiosques ce Lundi 07 mars. La décision a été prise le Samedi 5 mars à l’issue d’une réunion. Ainsi les titres proches de l’opposition ou neutre que sont le Nouveau Réveil, Nord Sud, Le Mandat, Le Démocrate, Le Jour plus, L’intelligent d’Abidjan, L’expression et Le Patriote peuvent être achetés et lus par les lecteurs. Dès l’annonce de la levée de l’arrêt de parution les lecteurs majoritairement du RHDP n’ont pas caché leur grande satisfaction. « S’ils restent silencieux je crois qu’ils ne participent plus au combat et donnent ainsi raison au régime qui les oppresse. Je salue la grandeur d’esprit des différents directeurs de publication et j’invite le gouvernement légitime de Côte d’Ivoire à soutenir ces journalistes qui sont menacés » affirme Mr Soumahoro.

Au terme de sa réunion du samedi 05 le collectif souligne avoir fait un bilan positif de la suspension de parution. Les Responsables dudit collectif n’ont pas manqué de remercier les lecteurs, la communauté nationale, les organisations socioprofessionnelles locales et internationales, ainsi toutes les institutions et structures qui leur ont apporté un encouragement et exprimé leur solidarité. Les lecteurs retrouvent donc une information équilibrée après une semaine passée sous le dictat éditorial des quotidiens pro-gbagbo.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 37 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières et de l’ONUCI.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

Pourquoi Laurent Gbagbo ne lâche pas l’affaire ?

 

Pourquoi Laurent Gbagbo ne lâche pas l’affaire?

Que personne ne soit tenté de se voiler la face, la présence du panel des chefs d’Etats africains à Abidjan ne fera pas un miracle car humainement toutes les cartes pouvant conduire à une sortie pacifique de la crise ont été jetées. Le miracle que les Ivoiriens attendent est plutôt d’origine divine car voir un Laurent Gbagbo ouvrir le feu sur une population qu’il prétend gouverner grâce à un choix librement exprimé par les urnes, on se demande bien qui pourra le convaincre de céder son fauteuil. Laurent Gbagbo ne veut pas partir et son clan qui le pousse à s’accrocher sait pourquoi le départ du woody sera fatal pour le clan de pilleurs que représente la refondation. A la lumière de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire on peut facilement comprendre que les caciques du régime sortant auront du mal à justifier leurs nombreux détournements de fonds, les crimes contre l’humanité dont ils pourraient être accusés et écroués par le TPI, les assassinats ciblés dont ils sont accusés et l’ouverture de nombreux comptes fictifs au nom de l’Etat de Côte d’Ivoire. Les africains ne veulent plus des clans de voleurs à la tête de leurs pays et ils entendent déposséder les ex-voleurs de la République des fonds publics. Qui dans l’entourage de Laurent Gbagbo n’a pas peur que la loi Duvalier s’applique à sa petite fortune surtout quand on sait que l’ancien banquier qu’est le Docteur Alassane Ouattara n’aura aucun mal à dénicher les comptes les plus cachés.

Un nombre important d’ivoiriens sont convaincus que si Laurent Gbagbo ne cède pas, c’est parce qu’il est lui-même l’otage de son propre clan. En cédant pacifiquement le pouvoir son statut d’ancien chef d’Etat le protège avec sa famille or cela n’est pas le cas pour les 400 brouteurs et nouveaux riches à sa solde. Alors chaque matin les mêmes conseillers qui ont conduit le Président Henri Konan Bédié à la chute, viennent bercer Gbagbo du chant du nationalisme, du panafricanisme et surtout de la nouvelle formule de l’ivoirité qui commence à faire son effet sur les populations acquises à la cause de la haine de l’étranger. Laurent Gbagbo s’accroche visiblement pour protéger ses amis car il est difficile de comprendre comment un homme qui s’est toujours présenté comme un pacifiste notoire puisse être aussi sourd à l’appel de la communauté international et insensible aux nombreux morts de la crise post-électorale. A voir le système répressif qu’il a mis sur pied, on se demande si le schéma dans lequel Laurent Gbagbo s’inscrit n’est pas celui de la Lybie de Mouammar Kadhafi. Face au mécontentement des populations, il leurs sert sur un plateau d’argent des bombes lacrymogène et des balles de kalachnikov en réponse à l’appel au respect du vote du peuple. A force d’être un dictateur à la tête d’un Etat comme Ben Ali ou Moubarak on fini au soir de son règne par développer un minimum de valeurs démocratiques. On fini par comprendre que tôt ou tard la démocratie s’impose. Face à la rue qui grouille de monde, le peu de dignité qui vous reste vous oblige à partir ! Or ce n’est visiblement pas le cas pour Kadhafi et son admirateur de frère Laurent Gbagbo.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 24 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas !

Suy Kahofi