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Sciences et technologies : la géomatique au cœur d’un salon

Géomatique 2012, carrefour des rencontres et de réflexion

La Côte d’Ivoire abrite depuis ce mercredi 21 novembre son premier salon dédié à la géomatique. Il s’agit d’un salon à vocation internationale qui réunit plusieurs experts de la discipline. Cette première dans l’histoire de la géomatique en Côte d’Ivoire est co-organisée par le Comité National de Télédétection et d’Information Géographique (CNTIG) et la Commission Economique pour l’Afrique de l’ONU (CEA-ONU). Le Centre de Conférence du Ministère des Affaires Etrangères (Abidjan-Plateau) est le lieu d’exposition des entreprises mais également celui où se tient des conférences publiques sur une série très variée de thèmes. La géomatique pour rappel est cette science qui se situe au carrefour de la géographie et de l’informatique. Elle regroupe des disciplines bien connues comme la cartographie, la télédétection, les systèmes d’information géographique ou la topographie. La géomatique c’est aussi la prévision et la prévention des catastrophes naturelles, la surveillance du réchauffement climatique et son impact sur les activités socio-économiques.

La géomatique de par sa définition est donc une science dédiée exclusivement au développement. Malheureusement elle est très peu connu du grand public d’où la nécessité de lui consacrer un salon. « Cet évènement est organisé dans un premier temps pour fédérer les acteurs du secteur de la géomatique qui ont besoin de partager pendant ces 72 heures un espace commun. Il s’agit également de promouvoir ce domaine qui est méconnu du grand public, créer des opportunités d’affaire et d’échange de manière à rapprocher cette science des Ivoiriens » nous explique Doumbia Kaba, Directeur des programmes et des initiatives Institutionnelles à la CNTIG. En sa qualité de président du comité d’organisation du salon Géomatique 2012, il insiste sur la nécessité pour les acteurs du secteur d’œuvrer pour une synergie des actions. Le thème de ce 1er salon leur rappelle d’ailleurs cet impératif. Il est libellé comme suit : « Le rôle de la géomatique dans la bonne gouvernance et le développement d’un pays« . Vu l’importance du thème, les acteurs clés de la géomatique en Côte d’Ivoire ne se sont pas fait prier pour prendre part au salon. Cette mobilisation a été saluée à juste titre par Dr FONH GBEI Edouard secrétaire général de la CNTIG qui a invité les participants « à promouvoir un esprit d’échange pour réellement accompagner la politique du gouvernement ivoirien qui veut faire de la Côte d’Ivoire un pays émergeant d’ici 2020 ».

Le salon Géomatique 2012 qui reçoit des entreprises et experts venus du continent et du reste du monde sera un cadre de réflexion autour de plusieurs thèmes. Nous citerons entre autre « Géomarketing, un atout majeur pour la gestion des entreprises », « Etat de la production cartographique en Côte d’Ivoire de 1960 à nos jours » ou encore « l’impact de l’adressage des rues sur l’économie ivoirienne ». Pour les experts de la géomatique, la discipline dont ils sont les défenseurs n’est pas une vue de l’esprit. Elle a son utilité dans tous les compartiments du développement. La preuve est toute simple : les pays où les données sont disponibles en masse et accessibles à tous sont ceux qui ont un niveau de développement plus élevé ! Le salon de la Géomatique 2012 dans cet esprit de promotion du développement est organisé avec le concours des sponsors que sont : ESRI France, ING France Inter, CCT, l’Ordres des Géomètres Experts, Ordres des urbanistes, les organisations du système des nations unies (FAO, PAM, OCHA) et la Direction du cadastre.

SUY Kahofi



Revue de la semaine du 5 novembre au 10 novembre 2012

Le Camp de Nahibly après le passage des assaillants

La semaine d’actualité en Côte d’Ivoire a débuté avec des informations sur l’opération de fouille des fausses communes de l’ouest. Fraternité Matin nous informait que la fouille des 10 présumées fosses communes répertoriées par l’ONUCI n’a pu avoir lieu, malgré la présence du procureur du tribunal de Man, des chefs traditionnels, des FRCI, des Casques bleus, des médecins et des autorités municipales. La raison : le manque de moyens adéquats pour avoir accès au fond des puits trop profonds ! Toujours sur le volet des droits de l’homme, le ministre Gnénéma Coulibaly des droits de l’Homme et celui délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi, ont effectué une visite-surprise dans certains sites militaires dans cette logique de pondre un rapport différent de celui d’AMNESTY nous apprend L’Expression. A la une des quotidiens Le Patriote et Le Nouveau Réveil Gnénéma Coulibaly a tiré cette conclusion « Nous n’avons trouvé nulle part des personnes en piteux état. Nous n’avons pas vu de torturés or nous sommes arrivés par surprise. Certains étaient dans des cellules parfumées d’encens ! » De l’encens dans les cellules de détenus Ivoiriens, une première au goût ironique, une façon de confondre Amnesty international ! Pourtant cette déclaration tranche d’avec la réalité puisse que selon des civils transférés récemment à la MACA, en provenance du camp Génie d’Adjamé sous le commandement de Koné Zakaria, deux civils sont morts sous la torture nous confie Le Nouveau Courrier. Les faits sont visiblement pris au sérieux puisse que Koné Zataria a été relevé de ses fonctions de Commandant de la Police militaire pour une autre affectation. L’Intelligent d’Abidjan nous explique que l’ex-Com’zone de Vavoua est depuis quelques jours, le commandant en second du Bataillon d’artillerie Sol-air (BASA). A travers ces mouvements c’est toute l’armée qui se réorganise, une réorganisation marquée selon Nord-Sud par une armée aux trousses des taupes qui sont en liaison avec l’ennemi. Il le faut car pour Le Jour plus, 2000 mercenaires libériens sont disséminés à travers Abidjan pour une nouvelle tentative de déstabilisation. L’armée veille au grain nous renseigne Le Nouveau Réveil qui souligne que des assaillants sont pris en tenailles à la frontière ivoiro-libérienne par les soldats libériens et leurs homologues Ivoiriens. Et pour montrer que l’armée change, des policiers, gendarmes et militaires seront à la barre du Tribunal militaire d’Abidjan (Tma). Avant le mois de décembre 2012 ils répondront des faits de racket pour lesquels ils sont poursuivis souligne en cœur Soir Info, L’Inter et Le Patriote. Toujours sur le volet sécuritaire L’Inter et L’Expression nous indiquent que les armées de la CEDEAO préparent la reconquête du nord-MALI ! La réunion des chefs d’état-major ouest-africains a eu lieu à Bamako avec une présence très remarquée, celle du général guinéen Sékouba Konaté, ancien chef de l’État guinéen et chef de la Force africaine en attente (FAA), chargé par l’Union africaine (UA) de superviser la préparation de la force de la CEDEAO au Mali confirme Le Nouveau Réveil. Les canards Ivoiriens immortalisé la présidentielle américaine qui consacre la victoire du Président Barack Obama. Ils trouvent à cet évènement une déclinaison locale avec par exemple ce titre un brin provocateur de L’Expression qui écrit : Présidentielle américaine Obama met fin au rêve des LMP entendez l’ex-majorité présidentielle et le confrère d’ajouter que la prophétie de Malachie à encore échoué ! Dans la même foulée le Nouveau Réveil souligne que la malédiction des pro-gbagbo n’a pas eu lieu avec la réélection du Président Américain. Comme toutes les semaines, les échos du palais de justice nous sont parvenus ! Selon Nord-Sud le procès des militaires impliqués dans les récentes attaques contre les positions et les camps des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) débute le 21 novembre au Tribunal militaire d’Abidjan (Tma) au Plateau. L’actualité judiciaire c’est aussi le procès au Ghana de l’ex porte-parole du Président Gbagbo en vue de son extradition. Le Démocrate nous fait remarquer que le procès a encore été reporté et Soir Info de nous donner la date du 20 décembre comme celle de la reprise. Le canard croit savoir les raisons de ce report et selon Le Temps le juge ghanéen en charge du dossier avoue et je cite « je suis fatigué ». Restons dans la sphère juridique avec le rebondissement dans l’affaire des sanctions du gouvernement contre certains magistrats. Selon Soir Info les magistrats en colères dénoncent une violation de la loi. Les juges se révoltent contre Ouattara écrit pour sa part Notre Voie quant L’Expression barre sobrement : suspension de 8 magistrats les juges écrivent au Chef de l’Etat ! Plus rien ne va entre des députés titulaires et leurs suppléants et pour Nord Sud c’est l’argent qui divise les députés. L’audience accordée aux députés par le Médiateur le 30 octobre a révélé la profondeur du malaise qui ronge les couples députés titulaires – députés suppléants sortis des élections législatives du 11 décembre 2011. Un autre malaise visible au sein d’une autre institution, la toute puissante CDVR ! Sous le titre Banny, quitte ou double ? Nord-Sud se fait l’écho de la colère du doyen. « Personne ne pourra me décourager dans la mission qui m’est confiée » martèle Charles Konan Banny. Le président de la CDVR a assuré qu’il veut aller loin dans sa mission. Comme qui a cette ambition ménage sa monture, il se prépare à reprendre certainement son bâton de pèlerin en évitant de prêter une attention particulière aux peaux de banane gracieusement jeté sur son passage par ses détracteurs !

SUY Kahofi



AIA décrypte la résolution 2062 de l’ONU

La Résolution 2062 est une solution à la crise Ivoirienne

Comme la quasi-totalité des textes de loi ou ceux ayant une portée juridique, les résolutions de l’Organisation des Nations Unies mérite d’être vulgarisées et comprises par tous car comme le dit l’adage nul n’est censé ignorer la loi ! C’est pour donner un sens à cette réflexion que le premier think tank Ivoirien, Audace Institut Afrique (AIA) a réuni ce samedi 8 septembre différents acteurs autour de la Résolution 2062. La salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire a été le cadre d’un séminaire d’échange sur la dernière des résolutions adoptée par le Conseil de Sécurité sur la Côte d’Ivoire. Ont pris part à ce séminaire les ambassades des pays qui siègent au Conseil de Sécurité, les membres de la Société civile, les acteurs politiques, l’Administration (civile, militaire, police, gendarmerie), les ONG internationales, des parlementaires sans oublier les animateurs de la Presse. En dix ans de crise, 40 résolutions sur la Côte d’Ivoire ont été adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies. La crise post électorale est certes terminée mais le conflit reste latent dans un environnement d’insécurité et de division. Pour comprendre donc l’esprit et le contenu de la Résolution 2062, des conférenciers ont été sollicité pour exposer sur quatre thèmes liés à la résolution. Ce sont :

1 – L’analyse du cadre général de la résolution et des deux documents complémentaires (RSSG et SG de l’Onu) animé par Maître Aliou Niangadou, avocat

2 – La Résolution 2062 et la question de la réconciliation, animé par le Docteur Patrick N’gouan ancien coordonnateur de la société civile

3 – La Résolution et la sécurité – Quel traitement des questions sécuritaires dans la résolution 2062 ? animé par Ely Dieng, chef de la Division RSS de l’ONUCI

4 – La Résolution et la problématique des élections futures en Côte d’Ivoire animé par Mohamed Charles, ancien membre permanent de la CEI.

Chacun des exposés a donné lieu à des échanges constructifs entre acteurs présents ponctués par des questions. Il ressort des réflexions que la Résolution 2062 porte dans ses clauses des solutions concrètes à la crise Ivoirienne et qu’il serait judicieux que le gouvernement les applique réellement. Malheureusement un mois et demi après l’adoption de ce texte, les preuves de son application sont à peine visibles sur le terrain. La Résolution 2062, feuille de route devons-nous dire des Nations Unies pour accompagner la Côte d’Ivoire est pour le moment « mis à l’écart » dans les réflexions de sortie crise. Pourtant politiciens et acteurs de la société civile sont convaincus que plusieurs points de la Résolution peuvent aider à répondre à des problématiques clés comme l’insécurité, la liberté d’expression, la réconciliation et surtout l’application d’une justice transversale. Sur les questions de la réconciliation et de la justice, Docteur Patrick N’gouan ancien coordonnateur de la société civile s’est voulu très clair : « il est impossible de parler de réconciliation sans appliquer la justice ». Les routes construites ici et là, les universités rouvertes, les micro-projets financés et les allègements de la dette obtenus ne pourront masquer l’urgent besoin de la population de voir les véritables auteurs de violation des droits de l’homme « payer » pour leurs crimes. Ces crimes selon la Résolution ont été commis par tous les camps et à ce titre la justice doit s’appliquer à tous ! Sur la question du dialogue politique la Résolution l’encourage bien qu’une justice à deux vitesses plombe pour le moment les échanges entre le parti au pouvoir et l’opposition. A propos de la reforme du secteur de la sécurité, les populations Ivoiriennes attendent des efforts supplémentaires au-delà des uniformes neufs et de la création de nouvelles unités. Une réelle crise de confiance existe entre l’armée et le peuple et celle-ci ne s’arrange pas avec les abus imputés aux éléments des FRCI. A tous ces blocables, la Résolution 2062 propose des solutions concrètes. Aussi les participants au séminaire ont exhorté chaque acteur engagé dans l’arène de la résolution de la crise à s’approprier les recommandations des Nations Unies.

C’est à l’unanimité que les participants ont félicité l’initiative d’Audace Institut Afrique (AIA) dans la mesure où depuis les premières Résolutions datant de 2002 rares sont les initiatives qui ont été prise pour vulgariser les résolutions de l’ONU. Gisèle DUTHEUIL Directrice d’AIA a pour sa part souligné que chaque Ivoirien peut aider à l’application effective de la Résolution 2062. Aussi elle a invité les uns et les autres à partager les acquis du séminaire.

SUY Kahofi



Appelez-moi l’exécuteur ou Yaya le boucher de Banjul !

Yaya le boucher de Banjul !

Etes-vous à la recherche d’un homme capable de faire fusiller ses semblables sans aucun remord ? Etes-vous à la recherche d’un homme capable de jeter des restes humains aux crocodiles de son palais ? Etes-vous à la recherche d’un boucher qui a du sang frais sur les doigts au quotidien ? Si vous avez du mal à dénicher le meilleur des serials killers appelez mon pote Yaya, l’EXECUTEUR ! L’homme en blanc qui règne en gourou, monarque et despote à la tête de la Gambie vient de s’illustrer de nouveau avec des exécutions de prisonniers condamnés à mort. Après la première tasse, il veut en boire encore et malgré les appels de la communauté internationale, l’homme qu’on dit amoureux des pratiques occultes sur l’espèce humaine, n’entend pas s’arrêter. Violation des droits de l’homme ? Le mot n’existe pas chez Yaya le Boucher de Banjul. L’homme a ouvertement souligné que dans son pays « les acteurs des droits de l’homme ne sont pas en sécurité » pire, ces derniers « pourraient disparaitre un matin ». Alors à beau battre le pavé à Dakar ou ailleurs, rien ne fera changer l’homme !

Yaya est un dur à cuir, ne le rôti pas qui veut ! Il faut plus pour qu’il puisse céder (chose qui n’est jamais arrivé depuis qu’il a prit le pouvoir). Il est, de tous les chefs d’Etat ouest-africain le seul qui n’écoute ni la CEDEAO, ni l’Union Africain, ni l’ONU ! Il est Yaya, le grand et personne ne doit lui faire la moral. Le comble c’est que le jeune boucher qui trimbale l’odeur de la charogne humaine semble ne pas indisposer ses ainés. Yaya toujours vêtus en blanc comme pour cacher la noirceur de son cœur et surtout de son âme se promène là où il veut. Avec Yaya, plus blanc est le boubou, plus noir est la nature de son régime ! Malheureusement on lui délie le tapis rouge au siège de l’ONU et lors des rencontres internationales. Comment pourrait-on dire qu’un tels homme est une menace pour la liberté des droits de l’homme ? La voix des ONG ne pourra en rien le faire changer : il faut plus ! Des sanctions politiques ciblées, des mesures restrictives pour son régime, des sanctions économiques…pourront mieux l’interpeller. Tant que les Chefs d’Etat du monde et ceux d’Afrique de l’ouest continueront de pactiser avec cet homme, il sera toujours plus fort. Chaque Président qui lui sert la main, chaque homme politique qui le congratule, chaque président d’institution qui lui apporte une caution morale est un soutien passif à la barbarie qu’il orchestre en Gambie. Yaya se moque des droits de l’homme et il a certainement fait brûler toutes les copies de la déclaration universelle des droits de l’homme dans son pays sinon comment comprendre qu’il éprouve autant de joie à voir le sang humain couler ?

Face au boucher de Banjul la lutte semble perdue d’avance pourtant il n’y a pas matière à ce décourager. L’histoire de l’Afrique est un témoignage de ce que les despotes et les tyrans tôt ou tard finissent par tomber. Yaya ne sera pas une exception mais faut-il atteindre que le destin le réduise au silence ? NON, il faut se mobiliser contre ce régime, soutenir les opposants gambiens en exil et aider les ONG de défense des droits de l’homme à continuer le combat. Le combat ne consiste pas à donner de la voix seulement lorsqu’il y a des exécutions mais en un harcèlement quotidien de ce régime jusqu’à ce qu’il arrête ces actes de barbarie dignes d’un autre âge.

SUY Kahofi



Côte d’Ivoire : éducation en péril dans l’ouest – la faim sévit au nord

La crise menace l’éducation et la vie de nombreux enfants

La crise humanitaire dans l’ouest de la Côte d’Ivoire ne se fait pas seulement sentir au niveau du manque de nourriture pour les déplacés ou l’absence de sécurité dans les hameaux disséminés le long de la frontière Ivoiro-libérienne. Un des secteurs les plus touché par la crise humanitaire de l’ouest est l’éducation. En effet l’instabilité de la situation sécuritaire dans l’ouest de la Côte d’Ivoire a eu un impact  sur la scolarisation des enfants résidents dans les localités affectées. Les 16 écoles des Inspections d’Enseignement Primaire (IEP) de Tabou et Taï ont été affectées. Plus de 2.320 élèves ont dû interrompre leur scolarité. Le groupe scolaire Grabo (Tabou) est occupée par 400 éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) avec comme conséquence l’arrêt brusque des cours pour les élèves de ce groupe scolaire. Sous l’impulsion de l’UNICEF, un plaidoyer mené par le cluster éducation est en cours pour la libération des salles de classe. À Sakre (axe Taï-Para), un centre d’examen du certificat d’étude primaire élémentaire (CEPE) demeure par ailleurs fermé. Ce sont 150 candidats à l’entrée en classe de sixième qui ont été installés dans de nouveaux centres. Cette situation a eu pour conséquence de réduire le nombre de candidats qui passeront les examens à cause des dépenses relatives à cette disposition. Une campagne menée conjointement par les sous cluster Education et Protection du GAP Humanitaire a permis à 2.464 enfants, dont 1.118 filles, de l’ouest du pays de bénéficier d’un document d’enregistrement de naissance. Grâce à cette attestation administrative d’identité scolaire, ces élèves pourront désormais se présenter au concours d’entrée en 6ème. Il faut rappeler que de nombreux enfants n’avaient pas été déclarés à l’état civil depuis la crise de 2002. Le financement du Fond central d’urgence (CERF) alloué pour l’action humanitaire en Côte d’Ivoire en janvier dernier a permis d’ouvrir 20 classes passerelles afin que 1.000 enfants du site de Nahibly soient encadrés par 20 enseignants titulaires et bénévoles. Parmi les enseignants, 11 sont des femmes ayant bénéficié d’un renforcement de capacités pour assurer les enseignements de ces classes jusqu’en octobre 2012. Environ 1.400 enfants non scolarisés et déscolarisés des régions de l’ouest (Tonpki, Guemon et Cavally) bénéficient d’un programme d’apprentissage accéléré mis en œuvre par Save the Children qui leur permettra de réintégrer le système formel lorsque la situation sécuritaire sera totalement de retour.

La faim menace le nord

Une mission d’évaluation nutritionnelle rapide a été réalisée par le Programme National de Nutrition (PNN) et Save the Children du 9 au 20 juin dernier dans les districts sanitaires de Korhogo et Ouangolodougou, au nord du pays. Cette évaluation a révélé de nombreuses poches de malnutrition aiguë, avec certaines localités dépassant le seuil critique de 15 pour cent de malnutrition aiguë globale. Bien que n’étant pas représentatifs à grande échelle, ces résultats témoignent d’une situation nutritionnelle préoccupante qui pourrait très probablement s’aggraver pendant la période de soudure. Ces résultats s’ajoutent à ceux de la récente évaluation des besoins en sécurité alimentaire (menée par le Ministère de l’Agriculture, le Programme Alimentaire Mondial et le Fonds des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation) pour décrire une probable détérioration de la situation alimentaire et nutritionnelle dans le nord du pays. Cette tendance est à confirmer par le biais de l’enquête nutritionnelle annuelle, basée sur la méthodologie SMART, qui est programmée du 16 juillet au 3 août.

 SUY Kahofi



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