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35 jeunes initiés au leadership et à la prévention des conflits

Sophie Konaté invite les jeunes à renoncer à la violence

Sophie Konaté invite les jeunes à renoncer à la violence

Venus des 4 coins de la Côte d’Ivoire, 35 jeunes des partis politiques et de la société civile ont pris part du 12 au 14 août 2015 à la première phase d’un projet sur le leadership et la prévention des conflits. Il s’agit d’une initiative de l’ONG ESD (Centre ouest-africain d’éducation pour une société durable).

Le projet « leadership des jeunes dans la prévention des conflits » est un vaste programme de transformation de la jeunesse impulsé par l’ESD en partenariat avec l’American Jewish World Service. Dans le cadre de l’exécution de ce programme, les jeunes acteurs de la société civile et des partis politiques participent à un premier séminaire de formation sur le thème :  » Le leadership transformationnel dans la conduite du changement social« . (suite…)



Redécouvrir l’humanitaire en 24 heures

Visite d’un stand du village humanitaire

Visite d’un stand du village humanitaire

La 3ème édition du village humanitaire s’est tenue ce samedi 27 septembre 2014 dans le quartier de Williamsville. Il s’agit d’une initiative du RASALAO, de la COMNAT-ALPC et du Comité National de Secourisme Humanitaire. Le village humanitaire est une rencontre nationale organisée pendant 24 heures sur un site transformé en espace d’exposition et de découverte de l’action humanitaire en Côte d’Ivoire. (suite…)



Présidentielle de 2015 : la CEI pose déjà problème

Eric Aimée Semien le président de l’APDH

Eric Aimée Semien, président de l’APDH

L’ONG APDH, Action pour la Protection des Droits de l’Homme était face à la presse ce vendredi 18 juillet 2014. L’organisation milite en faveur d’une révision du nouveau texte de loi portant réforme de la CEI, la Commission Electorale Indépendante.

A peine adoptée que la loi portant réforme de la Commission Electorale Indépendante est fortement critiquée par une frange de la classe politique mais aussi par la société civile. En effet les Commissions Centrales, Communales, sous-préfectorales et préfectorales de la CEI sont dominées à plus de 90% par les acteurs politiques et administratifs qui sont loin d’être neutres. (suite…)



La Côte d’Ivoire pays le plus corrompu de l’UEMOA

Corruption : la Côte d’Ivoire, mouton noir de l’UEMOA

Corruption : la Côte d’Ivoire, mouton noir de l’UEMOA

La bonne gouvernance semble ne pas être la tasse de thé des nouvelles autorités Ivoiriennes. Cette expression que le Sieur Alassane Ouattara et ses sbires chantent en cœur dans chacun de leur discours est bien loin d’être une réalité. La corruption gangrène encore et toujours le système socio-économique Ivoirien et les preuves qui le montrent parlent d’elles-mêmes. En effet selon l’indicateur Mo Ibrahim de l’année 2012, l’administration publique ivoirienne est classée parmi les administrations les plus corrompues en Afrique et caracole en tête du classement dans l’espace UEMOA ! Une véritable contradiction d’avec le discours officiel du Chef de l’Etat qui « prétend » lutter contre la corruption.

La Fondation Mo Ibrahim consolide et diffuse chaque année des données sur la bonne gouvernance en Afrique. L’Institution tient compte de plusieurs critères pour évaluer chaque pays. Ainsi avec un score de 28,6 points sur un total de 100, l’administration ivoirienne occupe au plan national, le 32ème rang sur 52 pays classés. Dans l’espace CEDEAO, l’administration Ivoirienne occupe la 11ème place sur les 15 pays concernés et a réalisé un score de 28,6. Dans l’espace UEMOA, l’administration publique a obtenu 28,6 et occupe l’avant dernière place sur 8 pays en lice ! Ce classement n’est pas un constat isolé : d’autres organisations et non des moindre dressent le même bilan au sujet de la corruption en Côte d’Ivoire. Nous citerons à titre indicatif l’ONG Transparency International. Les indicateurs de l’ONG sur la corruption en Côte d’Ivoire sont alarmants. Le pays occupe le 130ème rang sur 176 pays classés dans le monde. Dans l’espace CEDEAO, l’indicateur de Transparency classe la Côte d’Ivoire 12ème sur 15 États avec un total de points de 29 sur 100. Dans l’espace UEMOA, la Côte d’Ivoire est le pays le plus corrompu selon la même étude avec 29 points et un rang déshonorable 8ème sur 8 pays.

Ce triste constat interpelle chaque Ivoirien et en premier le Chef de l’Etat qui dans sa politique de normalisation de la vie publique a décidé de mettre sur pied des structures de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance. Nous citerons le Secrétariat National à la Gouvernance et au Renforcement des Capacités (SNGRC) qui a lancé une campagne de sensibilisation sur les méfaits de la corruption. Celle-ci se matérialise par une campagne d’affichage et des spots diffusés en boucle à télé et à la radio. Visiblement il faut plus pour déraciner un mal qui gangrène le pays depuis plusieurs années et qui s’est accentué avec les dix (10) ans de crise que le pays. Corrompus et corrupteurs doivent comprendre qu’ils font du mal à leur propre pays et contribue à éloigner les potentiels investisseurs d’un système qu’on sait désormais miné par la corruption. L’heure est aussi venue d’appliquer les textes de loi qui pénalisent la corruption en Côte d’Ivoire et ce sans tenir compte du grade, du rang, de la distinction ou du corps auquel appartient « le hors la loi ». La lutte contre la corruption ne doit pas être une histoire de discours politiquement orientés mais plutôt d’actions de sensibilisation doublée d’une forte volonté judiciaire.



Côte d’Ivoire : les besoins humanitaires estimés à 82 millions US

Des besoins humanitaires résiduels persistent malgré la fin de la crise

Des besoins humanitaires résiduels persistent malgré la fin de la crise

« Côte d’Ivoire 2013 : Besoins humanitaires en phase de transition » voici le document qui a été présenté à la Communauté Humanitaire ce 11 mars à la salle de Conférence du Goethe Institut Abidjan-Cocody. Ce document, fruit d’une étude concertée des acteurs humanitaires pointe clairement les besoins auxquels la Côte d’Ivoire doit faire face pour soulager les populations affectées par la récente crise que le pays a vécue. Sur appel du Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire SEM N’dolamb Ngokwey et le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, les acteurs humanitaires sont venus prendre connaissance du document. Contrairement au CAP pour l’année 2011 et l’Appel Consolidé pour 2012, l’action humanitaire pour l’année 2013 en Côte d’Ivoire sera marquée par une stratégie de réévaluation des besoins humanitaires en période post-crise. Cette réévaluation des besoins humanitaire s’impose car selon Marie Noëlle KOYARA la représentante de la FAO pour la Côte d’Ivoire « des poches résiduelles de besoins humanitaires sont encore présents dans tous le pays notamment les régions nord et ouest ». S’adressant à l’assemblée au nom du Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire, elle a souhaité un engagement de tous les humanitaires pour mettre un frein définitif à la crise humanitaire. Une crise humanitaire matérialisée par la présence de 86.000 réfugiés ivoiriens en Afrique de l’ouest, 20.050 cas de malnutrition sévère, 300.000 enfants de 6 à 23 mois ayant des besoins de suppléments nutritionnels ou encore 3,13 millions de personnes ayant besoin d’un accès à l’eau potable.

Ces besoins humanitaires résiduels confinés dans le document « Côte d’Ivoire 2013 : Besoins humanitaires en phase de transition » ne font pas l’objet d’un appel comme en 2011 ou en 2012. Selon Mme Ute Kollies, Chef du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, les besoins pour 2013 sont chiffrés à 82 millions de dollar et sont répartis sur un total de 85 activités. Concernant les zones encore touchées par la crise Mme Ute Kollies précise « qu’il y encore des poches de vulnérabilité au nord avec des tensions sur les ressources alimentaires et des cas de malnutrition aigüe sévère ! A l’ouest, au-delà de la nutrition nous aidons les populations à avoir un accès aux services de base. Cela est très important car si l’on ne peut pas se soigner, si l’on ne peut pas avoir un abri cela peut être la source de mécontentement et c’est la raison pour laquelle nous allons nous engager ». S’engager pour enrayer définitivement la crise humanitaire mais avec le soutien de l’Etat Ivoirien et surtout celui des bailleurs de fond parmi lesquels figure en pôle position l’Union Européenne. Ivan Ille Debrun le représentant du bureau humanitaire de la commission Européenne, Délégation de l’Union Européenne pour la Côte d’Ivoire soutien que « pour l’année 2013 l’Union Européenne pour répondre aux besoins humanitaires résiduels de la Côte d’Ivoire engagera une enveloppe de 10 millions d’euro ». Notons qu’à ce jour seul 18% du budget estimé 82 millions de dollars américains a été financé. Il y a donc une véritable nécessité d’engager un plaidoyer auprès des bailleurs pour une réponse plus efficace sur le terrain. C’est d’ailleurs pour interpeller les donateurs que du haut de la tribune des Nations Unies à Genève, SEM N’dolamb Ngokwey le Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire a lancé cet appel : « pour consolider les progrès réalisés à ce jour, une réponse adéquate aux besoins résiduels identifiés est essentielle, faute de quoi les populations les plus vulnérables risquent de retomber en situation de crise d’un point de vue humanitaire ». Cet appel est aussi valable pour l’Etat de Côte d’Ivoire qui se doit de conserver par des actions concrètes sur le terrain le leadership de l’action humanitaire.

SUY Kahofi