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La formation pour relancer le tourisme ivoirien

Les acteurs des médias informés sur les métiers sur les métiers de l’hôtellerie et du tourisme

Les acteurs des médias informés sur les métiers sur les métiers de l’hôtellerie et du tourisme

Jumia Travel et son partenaire l’École Hôtelière de Grand Bassam (EHB) ont marqué la Journée Internationale du Tourisme par une conférence sur l’importance de ce secteur économique pour la Côte d’Ivoire. Une trentaine de professionnels des médias ont participé à l’évènement.

« L’importance de la formation dans le développement du tourisme et de l’hôtellerie en Côte d’Ivoire« , voici le thème retenu par Jumia Travel pour la conférence de ce 27 septembre à École Hôtelière de Grand Bassam. Ce thème cadre en tout point avec les besoins de la Côte d’Ivoire au niveau de la promotion du tourisme. En effet, après une longue décennie de crise, la Côte d’Ivoire renoue depuis 6 ans avec la normalité et une relative stabilité, faisant du pays une nouvelle destination pour les curieux du monde. Il faut donc un secteur du tourisme dynamique pour satisfaire ceux qui choisissent la destination Côte d’Ivoire a indiqué Akim Serhani directeur général de l’École Hôtelière de Grand Bassam (EHB). Le dynamisme de la filière tourisme repose en grande partie sur la formation et c’est la raison pour laquelle l’EHB a été créée. (suite…)



Les journalistes ivoiriens formés sur les ALPC

Les professionnels des médias peuvent aider à la lutte contre les ALPC

Les professionnels des médias peuvent aider à la lutte contre les ALPC

Le réseau des journalistes pour la paix et la sécurité (RJPS) a initié ce 18 mars 2014 un atelier de formation à destination des professionnels des médias sur la problématique des ALPC. Il s’agit d’une initiative soutenue par la COMNAT-ALPC et le GIZ.

La Côte d’Ivoire, comme de nombreux pays en situation post-conflit doit lutter contre les armes légères et de petits calibres qui alimentent encore les poches d’insécurité sur toute l’étendue de son territoire. Cette lutte passe avant tout par la sensibilisation au dépôt volontaire des armes, mais surtout par une meilleure information des populations sur les dangers liés aux ALPC. Dans cette stratégie de lutte, les professionnels des médias se présentent donc comme de puissants vecteurs pour atteindre les populations à la base a indiqué Kora Gouré Bi chargée du projet GIZ à la COMNAT-ALPC. C’est en grande partie ce qui justifie l’atelier de renforcement des capacités des journalistes organisé par le RJPS, la GIZ (Agence de coopération allemande) et la COMNAT-ALPC (Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicites des armes légères et de petit calibre).

Pendant huit heures d’échange, les journalistes télé, radios, web et presse papier ont revisité les instruments nationaux et internationaux de la lutte, leur vocabulaire relatif aux armes, actualisé leurs données relatives à cette problématique. Ils ont aussi  échangé sur les mécanismes pour mieux accompagner le processus de sensibilisation. La présidente du RJPS, Michèle Pépé a félicité les journalistes pour l’engouement autour de cette formation et leur implication dans les travaux de groupe qui ont permis de dégager les défis et les opportunités de la contribution des journalistes aux efforts de contrôle des ALPC par la COMNAT. Ceux-ci ont souhaité une meilleure collaboration entre la COMNAT et le RJPS pour une meilleure synergie d’action. Ils ont pris l’engagement de mettre les plumes, micros et caméras à la disposition de la lutte contre les ALPC par des dossiers, reportages et enquêtes. Un engagement fort apprécié par le commissaire divisionnaire Djokouéhi Léon qui a reconnu que sans l’appui des acteurs des médias il serait bien difficile à la COMNAT de toucher la population.

Le secrétaire chargé de la sous-commission opération sécurité de la COMNAT a profité du temps de la formation pour livrer les derniers chiffres relatifs à la lutte contre la prolifération des ALPC. La Côte d’Ivoire c’est aujourd’hui 2 285 armes collectées par la COMNAT, 1 985 grenades, 402 000 munitions et 6 646 armes collectées par l’ADDR. Il faut ajouter que 6 785 armes obsolètes et 6 336 munitions non explosées ont été détruites quand depuis 2012 la Côte d’Ivoire s’est officiellement séparée de son stock de mines antipersonnel estimé à 1 526 unités.

SUY Kahofi



Média : le journalisme d’investigation au cœur d’un atelier

Les journalistes ouest-africains à la formation d’Abidjan

Les journalistes ouest-africains à la formation d’Abidjan

Du 25 au 27 février 2014, la capitale économique ivoirienne abrite un atelier de formation sur le journalisme d’investigation. Il s’agit d’une initiative de l’URPCI (l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire) et l’IPAO (l’Institut Panos d’Afrique de l’Ouest). L’atelier réunit des journalistes mainstream et ceux des radios de proximité du Bénin, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée. Il s’inscrit dans la droite ligne de l’exécution du projet « femmes et médias partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest ».

Les femmes sont certes sous-représentées dans les instances de prise de décision des pays ouest-africains mais elles doivent avoir leur mot à dire dans les politiques qui orientent la vie de leurs Nations. Et les médias peuvent les appuyer dans cette dynamique. C’est ce qui explique en grande partie l’organisation de cet atelier.

« L’objectif de ce projet est de renforcer les synergies inter-pays entre journalistes et les organisations de la société civile, d’accroître la participation politique des citoyens en particulier des femmes car il a été noté lors de l’élaboration de ce projet qu’il existe un réel déficit de contrôle citoyen sur la gouvernance » nous explique Karamoko Bamba, président de l’URPCI.

Le renforcement des capacités des professionnels de l’information sur le journalisme d’investigation ne sera qu’un outil pour mieux développer les thèmes clée de l’atelier.

« Les thèmes sur lesquels nous allons revenir durant ces trois jours avec les journalistes sont les violences basées sur le genre, la participation des femmes au processus décisionnel (dans les instances de décision) et enfin la prise en compte des préoccupations des femmes dans les budgets locaux et nationaux » soutient Libasse Hane chargé de projet Gouvernance à l’Institut Panos d’Afrique de l’Ouest.

Réunir des journalistes mainstream et ceux des radios de proximité à vocation nationale peut, dans une certaine mesure, être un exercice plutôt difficile. Les angles de traitement diffèrent d’un média à l’autre, les priorités dans le choix de l’information également. Pour Tidiane Kassé journaliste-formateur les deux catégories de journalistes peuvent aider à la promotion de la voix des femmes et de la bonne gouvernance dans un esprit de complémentarité.

« L’information à la base à partir du moment où elle est soulevée par un média communautaire quand celle-ci est reprise, dupliquée, amplifiée par un média mainstream il devient un problème d’ordre national. Mais quoi qu’on dise les changements au niveau communautaire n’ont d’impact que lorsqu’il y a un répondant au niveau national et ce niveau national de l’information se sont les médias mainstream qui l’assurent » indique le formateur.

L’atelier d’Abidjan se présente aussi comme un cadre d’échange d’expérience entre les professionnels de l’information. Le projet « femmes et médias partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest » est exécuté dans cinq pays avec l’appui financier de l’Union Européenne grâce aux partenaires de l’IPAO. Il s’agit du Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE) pour la Guinée, le Ghana Community Radio Network (GCRN) pour le Ghana, l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire (URPCI), Femme, Droit et Développement en Afrique (WILDAF) pour le Bénin, la Mano River Women’s Peace Network (MORWOPNET) et la Society for Democratic Inititiatives (SDI) pour la Sierra Leone.

SUY Kahofi



Femmes et médias, partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest

Les partenaires au projet étaient tous présents à l’étape d’Abidjan

Les partenaires au projet étaient tous présents à l’étape d’Abidjan

L’URPCI (l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire) et son partenaire historique l’IPAO (l’Institue Panos d’Afrique de l’Ouest) viennent de lancer un important projet de promotion de la bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest avec le soutien financier de l’Union Européenne. Ce 05 avril à l’hôtel Ibis-Plateau (Abidjan), les trois entités ont officiellement donné le top départ du projet dénommé « Femmes et médias, partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest ». Il s’agit d’un projet qui sera mis en œuvre dans cinq pays de la sous région sur une période de trois (3) ans. Ainsi les acteurs des médias, les organisations de la société civile (les OSC actives pour les droits et la participation des femmes dans bonne gouvernance) et les femmes du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée et de la Sierra Leone bénéficieront d’un renforcement de capacité pour accroître la participation des citoyens dans le contrôle de l’action publique.

Pour Karamoko Bamba le Président de l’URPCI « ce projet est le bienvenu car il intervient à un moment très important de la vie de la Côte d’Ivoire ». Il s’agit du contexte électoral mais également celui du processus de réconciliation nationale. Voici pourquoi, le Président de l’URPCI n’a pas manqué de remercier l’IPAO pour son engagement aux côtés des médias de la sous région. Il a aussi plaidé pour une synergie des efforts pour que les productions réalisées dans le cadre de ce projet soient mutualisés pour le bien des populations. Sur le contexte et le bienfondé du projet, Mme Pauline Bend Directrice des Programmes de l’IPAO soutient que « le projet « Femmes et médias, partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest » intervient dans un contexte marqué par un déficit de contrôle citoyen, un déficit d’information et un déficit de cadre juridique ». A travers ce projet l’IPAO et ses partenaires dans les cinq pays cibles veulent permettent aux médias de jouer un rôle de veille et d’éveille des consciences sur l’importance des femmes dans la gestion de la chose publique. Pour Mr Sangaré Abdoulaye, le conseiller du Ministre de la Communication représentant la tutelle, un tel projet ne peut que recevoir le soutien du ministère vu son importance. Aussi il a invité les professionnels des médias à œuvrer pour une meilleure vulgarisation des droits de la femme. Il s’est félicité du choix de la Côte d’Ivoire et a souhaité plein succès au projet.

Dans les cinq pays cibles des organisations représentatives de la société civile seront les porteurs du projet. Les partenaires de l’IPAO pour ce projet sont : le Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE) pour la Guinée, le Ghana Community Radio Network (GCRN) pour le Ghana, l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire (URPCI), Femme, Droit et Développement en Afrique (WILDAF) pour le Bénin, la Mano River Women’s Peace Network (MORWOPNET) et la Society for Democratic Inititiatives (SDI) pour la Sierra Leone. Créé en juin 2000, l’IPAO est une organisation régionale africaine non gouvernementale indépendante, qui a pour mission de démocratiser la communication, et consolider des espaces publics pour des sociétés africaines ouvertes, où les opinions des citoyens sont éclairées, et leurs voix amplifiées et entendues. Son siège est à Dakar et l’IPAO mène des actions dans les 15 pays de la CEDEAO et en Mauritanie. Notons qu’au cours de la cérémonie officielle de lancement du projet « Femmes et médias, partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest », les organes de régulation et d’auto-régulation des médias ont été dignement représentés. Nous citerons la Haute Autorité de la Communication Audio-visuelle (HACA), le Conseil National de la Presse (CNP), le Fond de Soutien au Développement de la Presse (FSD)…Du côté des OSC, les organisations féminines les plus représentatives au plan national ont répondu présentes à l’invitation de l’URPCI.

SUY Kahofi



Les médias pour la promotion de la paix en Afrique de l’ouest

Des experts venus des quatre coins du monde ont mutualisé leurs connaissances

Le forum régional sur les médias, la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest s’est tenu les 14 et 15 Juin à Abidjan. Sur initiative de l’ONUWA (bureau des nations unies pour l’Afrique de l’ouest), la CEDEAO, le Gouvernement Ivoirien et l’OIF (organisation internationale de la francophonie) près de 80 participants venus du monde entier se sont réunis à l’Hôtel du Golf pour réfléchir sur le rôle des médias dans la promotion de la paix. Ces professionnels des médias ont été choisis sur une base qualitative et surtout pour leur notoriété. Selon Ugho Sunday de la CEDEAO « plusieurs conflits en Afrique de l’Ouest ont été occasionnés ou amplifiés par les médias ». « Il était donc important de penser à faire des organes de presse, de la radio et des télévisions ouest-africaines des moyens de promotion de la paix » a-t-il souligné. Le forum régional sur les médias organisé en terre Ivoirienne est le troisième d’une série de rencontre organisé sous l’égide de l’ONUWA avec ses partenaires que sont l’OIF, la CEDEAO et l’UA. Les premières assises ont eu lieu à Praia (Cap Vert) et la seconde à Bamako au Mali.

L’exemple type de la radio milles collines du Rwanda est continuellement là pour nous le rappeler : « les médias peuvent être de redoutables outils de propagande politique et de haine entre les peuples vivants dans un même pays ou même au-delà ». Il est donc important selon SAID Djinnit chef du Bureau des nations unies pour l’Afrique de l’ouest de savoir les utiliser pour asseoir un climat de paix dans une région qui a trop souffert des conflits armés. Lors des travaux d’Abidjan plusieurs panélistes ont passé en revue des notions essentielles du journalisme tels que les questions de déontologie, l’accès à l’information en temps de crise, la promotion du dialogue armée – média ou encore la régulation et l’auto-régulation des média. Ces échanges très enrichissants ont permis aux participants de mutualiser leurs expériences et de débattre sur les réalités du moment liés à la marche des médias en Afrique de l’Ouest.

Comme à Praia et à Bamako, les assises d’Abidjan se sont achevées par l’adoption d’une déclaration. La déclaration d’Abidjan qui tient en 34 recommandations est un texte fort qui engage de nouveau les responsabilités des professionnels des médias, de l’armée, de la société civile et des pouvoirs publics en Afrique de l’Ouest pour une meilleure promotion de la paix. Les journalistes doivent constamment se rappeler de leur rôle de faiseurs de paix en utilisant leur plume et leur micro de façon responsable. Pour y arriver les pouvoirs publics doivent leur garantir un minimum de sécurité, leur facilité l’accès à l’information et les appuyer dans le renforcement de leur capacité pour mieux servir la société. Organismes internationaux et régionaux se doivent aussi de penser à des mécanismes pour intégrer dans leur politique des programmes destinés à la formation des journalistes et à la promotion de la paix par les médias. En enfin les armées ouest africaine ont été sollicité pour assurer la protection des journalistes et des acteurs non-étatiques dans leurs activités de recherche d’un climat social apaisé en temps de paix comme en temps de crise. Tidiane DIOH responsable des programmes médias à l’OIF a invité les pouvoirs publics d’Afrique de l’Ouest au respect de la déclaration d’Abidjan et surtout à la mettre en application quand il s’agissait de promouvoir de bonnes relations entre pouvoir publics et médias. Il a surtout insisté auprès des journalistes pour que ceux-ci « s’approprient cette déclaration au même titre que celle de Bamako et Praia et la faire valoir auprès des pouvoirs publics dans leurs pays respectifs ». C’est seulement à cette condition que la déclaration d’Abidjan produira les fruits qui faciliteront l’existence aux professionnels des médias.

SUY Kahofi