Tag : maladie

Ebola et ce sentiment anti-guinéen

Ebola met à rude épreuve la solidarité africaine (turner.com)

Ebola met à rude épreuve la solidarité africaine (turner.com)

C’est comme s’ils étaient devenus des pestiférés, ces Guinéens qui en plus de souffrir le martyre à cause d’Ebola sont au cœur d’une poussée subite de haine dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. C’est le cas en Côte d’Ivoire où les populations ont cette nette impression que les Guinéens ont une envie folle de propager la maladie, une volonté de ne pas être le seul pays à être atteint. Les grognons ivoiriens qui regrettent déjà la réouverture des frontières avec le Liberia et surtout la Guinée fondent leur argumentaire sur trois faits. (suite…)



Que cache le corps sans vie de Colombie ?

L’homme est-il décédé à la suite d’une contamination à Ebola ?

L’homme est-il décédé à la suite d’une contamination à Ebola ? Crédit ph. Daouda Coulibaly

La photo d’un mort circule en ce moment sur les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire. Le sort de l’homme décédé dans des conditions troubles commence à inquiéter plus d’un…

C’est grâce à la promptitude du bloggeur et photographe ivoirien Daouda Coulibaly que l’image du corps sans vie débarque sur internet. La photo prise dans le quartier de Colombie montre un homme couvert de vieux morceaux de tissu. Colombie est un quartier précaire de la commune de Cocody et c’est le lieu que Monsieur X a visiblement choisi pour pousser son dernier soupir.

Ce jeudi 02 Octobre 2014, l’homme débarque dans le quartier plutôt mal en point. (suite…)



Ebola : les Etats-Unis encouragent une lutte sous-régionale

Terence Mc Culley l’Ambassadeur des USA à Abidjan face aux journalistes

Terence Mc Culley l’ambassadeur américain à Abidjan face aux journalistes

Un atelier régional de consultation pour le renforcement des plans de préparation et de riposte contre l’épidémie de virus Ebola s’est ouvert ce 22 septembre à Abidjan pour une durée de 48 heures.

La rencontre réunit les représentants de gouvernements et des autorités sanitaires de 6 pays d’Afrique francophone. Il s’agit de la première d’une série d’ateliers sur Ebola initiée par le gouvernement américain, l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international) et le CDC (Centre pour le contrôle et la prévention des maladies-Atlanta). Terence Mc Culley l’ambassadeur des Etats-Unis à Abidjan soutient qu’une « approche régionale forte est cruciale pour contenir l’épidémie parce que les maladies n’ont pas de frontières politiques ». (suite…)



Paludisme : faites obstacle aux moustiques

En attendant un vaccin, la prévention reste l’arme la plus efficace

En attendant un vaccin, la prévention reste l’arme la plus efficace

Le ministère de la santé a lancé ce week-end une campagne de démoustication à Abidjan. Cette opération s’inscrit dans la suite des actions qui marque la journée mondiale de lutte contre le paludisme.

207 millions, voici le nombre de personne touchées chaque année par le paludisme dans le monde (OMS). Sur ce nombre de malade, 627.000 en 2012 ont perdu la vie. Le paludisme demeure la parasitose la plus importante et menace en particulier les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. La Côte d’Ivoire n’est pas épargnée d’où la prise par le Gouvernement d’importantes mesures pour faire reculer la maladie. L’opération de démoustication mobile annoncée par le Ministère de la santé et de la lutte contre le SIDA fait partie de ces mesures de prévention et cadre avec le thème 2014 de la journée mondiale de lutte contre le paludisme. « Pérenniser les avancées, sauver des vies, investir dans la lutte contre le paludisme« , un triptyque que la Côte d’Ivoire veut matérialiser sur le terrain.

Voici donc une nouvelle qui fera sans doute le bonheur des habitants d’Abidjan qui depuis plusieurs jours ont commencé à vivre au rythme de la pluie. Le paludisme, maladie infectieuse due à un parasite du genre plasmodium est occasionnée par la piqûre de l’anophèle femelle (moustique). La lutte contre la maladie commence donc par une lutte contre le vecteur. Un tour dans la capitale économique Ivoirienne nous fait prendre conscience qu’aucune commune d’Abidjan n’est épargnée par le fléau du développement des gîtes larvaires du moustique. Des caniveaux bouchés de Koumassi aux dépotoirs sauvages de Yopougon en passant par les poubelles oubliées de Cocody, les attitudes qui favorisent la prolifération des moustiques sont omniprésents.

« Je pense que l’action du Ministère de la santé viendra aider sérieusement les populations qui vivent avec la menace de cette terrible maladie. Grâce à la démoustication nous pourrons dormir en paix » affirme tout heureux Eudes Koffi, habitant de Yopougon.

Le jeune homme dit espérer « qu’aucun quartier ne soit oublié » et souhaiterait que l’opération se fasse à grande échelle. Comme Eudes Koffi, le vieux N’dri Benjamin aurait souhaité une opération de grande envergure. Le vieil homme se souvient d’une époque bien reculée où dans son Dimbokro natal « la pulvérisation totale de la ville s’est faite par voie aérienne ». L’action du Ministère est certes importante mais pour une frange de la population celle-ci doit être perçue comme un appel, une sensibilisation à maintenir notre cadre de vie toujours propre. Car en effet, ce ne sont pas les agents du ministère de la santé au quotidien qui viendront débarrasser nos quartiers des retenues d’eaux stagnantes. Chaque Ivoirien doit aider à éloigner les moustiques en luttant contre les dépotoirs sauvages où les pneus, ustensiles de cuisine et boîtes de conserves usés qui offrent un point de reproduction aux moustiques. Les méthodes de prévention sont plus que d’actualité puisse le pays enregistre encore de nombreux cas de paludisme. La pathologie est responsable de 43% des états morbides dans les structures de santé publique en Côte d’Ivoire ! Cette situation a obligé le Gouvernement ivoirien à prendre une décision très importante pour contrer la maladie.

« Depuis 2012, les médicaments pour le traitement du paludisme simple, la prévention chez les femmes enceintes et le test de diagnostic rapide sont gratuits et disponibles dans toutes les formations sanitaires de notre pays » indique Raymonde Goudou, la ministre ivoirienne de la santé.

A cette première politique de gratuité de soin s’ajoute la formation des agents de santé. 80% d’entre eux ont vu leurs capacités être renforcées pour une meilleure prise en charge des patients. 1200 autres agents de santé communautaires ont quant à eux reçu la formation adéquate pour assurer la prise en charge à domicile. Ces efforts ont permis de prendre en charge avec succès 3.900.000 de cas de paludisme !

Les chiffres sont donc toujours inquiétants et en attendant un vaccin capable de protéger sur le long terme les populations, la prévention reste l’arme la plus efficace. C’est ce qui justifie comme indiqué plus haut l’opération de démoustication. Cette campagne de démoustication rejoint celle de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action aux femmes enceintes et aux enfants de moins d’un an.

SUY Kahofi



Ebola en Guinée, Abidjan passe en mode vigilance

La situation de la fièvre Ebola en Guinée inquiète les ivoiriens (crédit libération.fr)

La situation de la fièvre Ebola en Guinée inquiète les ivoiriens (crédit libération.fr)

Pour ne pas être surpris par le virus Ebola, les autorités ivoiriennes qui s’inquiètent de la situation de la maladie en Guinée ont décidé de passer en mode vigilance. Au cœur de l’action, la prévention par des mesures d’hygiène et la mise sur pied d’un poste de coordination sanitaire avancée dans la région de l’ouest.

L’épicentre de la poussée du virus ébola en Guinée n’est qu’à 150 km de la Côte d’Ivoire. Les décès dans ce pays limitrophe inquiètes les populations et pour rassurer les ivoiriens notamment ceux de la frontière ouest, un mécanisme d’observation épidémiologique a été mis sur pied par les autorités ivoiriennes. Il s’agit, selon le Professeur Dagnan N’cho Simplice Directeur de l’Institut National de l’hygiène publique, de renforcer dans un premier temps la surveillance épidémiologique dans tout le pays notamment dans les zones de l’ouest. Le mécanisme de veille du Ministère de la santé et de la lutte contre le SIDA ne se limite pas à cette première mesure.

« Il s’agit aussi du renforcement du contrôle sanitaire aux frontières terrestres et aéroportuaires, le renforcement de la vigilance dans les services d’urgence des hôpitaux et au niveau des établissements sanitaires privés, l’organisation de la prise en charge des cas, la création d’un centre de coordination avancée à l’ouest l’organisation de campagne de sensibilisation » précise le Professeur Dagnan N’cho Simplice.

Au moment où le gouvernement ivoirien consolide son action grâce à une cellule interministérielle, il est important de souligner que des mesures sont déjà en vigueur sur le terrain. Il s’agit de la vigilance aux différentes frontières aéroportuaires et terrestres, la mise sur pied d’un poste de coordination avancée à la frontière ivoiro-guinéenne et surtout des mesures d’hygiène pour impliquer les populations dans le programme de prévention. Ces mesures de prévention sont l’interdiction de chasser et de consommer le gibier (chimpanzé, gorille, porc-et-pic, chauve-souris, antilope, gorille…). Eviter de consommer ces animaux et de la manipuler en cas de suspicion. Déclarer tous cas de personne infectée au personnel soignant des centres de santé les plus proches et isoler le malade. Désinfecter tout objet touché par les sécrétions du malade par une solution javellisée, se laver les mains avec de l’eau et du savon fréquemment et soigneusement.

Abidjan étant une importante plate-forme de transite dans la sous-région, les populations de la capitale économique ont commencé à observer ces mesures d’hygiène indiquée par le Ministère de la Santé et de la lutte contre le SIDA.

SUY Kahofi