Classe Fm désormais en ligne !

Journalistes à la matinale de Classe Fm

Journalistes à la matinale de Classe Fm

La Côte d’Ivoire a désormais sa première web-radio d’information continue. Il s’agit de Classe Fm, un projet impulsé par l’agence de communication E-VOIR. Après le site d’information de proximité Avenue225 et le service de revue de presse Infopress, l’Agence dirigée par Israël Yoroba vient de réussir un autre pari dans le paysage audio-visuel Ivoirien. Un pari fou pour tous ceux et celles qui considèrent qu’une web-radio d’information n’a pas de chance de tenir le cap dans un univers dominé par les web-radios musicales. Classe Fm émet depuis le 15 juillet 2013 depuis ses studios d’Abidjan-Cocody pour le monde. Son programme est exclusivement composé de journaux, de flashs d’information et de magazines. Conçue pour diffuser 24h/24 et 7 jours/7, la radio émet pour le moment chaque jour de 7 h 30 à 20 h. Le programme est caractérisé par deux grands rendez-vous : la matinal baptisée Abidjan Matin et le principal programme de la soirée, Abidjan Soir. Chaque heure est marquée par un journal et chaque demi-heure par un flash. Il s’agit d’un projet innovant qui donne l’opportunité à des jeunes passionnés par la radio de pouvoir réaliser leur rêve. 9 jeunes ont ainsi eu la chance de participer à une formation accélérée de 15 jours qui s’est déroulée dans une atmosphère décontractée. Les fondamentaux du journalisme étaient au menu de la formation. Il s’agit de l’écriture et le langage radiophonique, le montage audio numérique, la maîtrise des outils de reportage et de l’environnement du studio. Après 10 jours d’antenne, de nombreux internautes ont déjà inscrit l’URL de la radio dans leurs favoris. Des rendez-vous et des voix se signalent déjà ! Stéphane Kra s’occupe du journal de l’Economie et partage avec les internautes du monde des informations économiques sur la Côte d’Ivoire. Daouda Coulibaly se spécialise sur les questions touchant au développement technologique à travers le journal du Web. Le sport est l’affaire de Landry Zahouré quand le jeune Jonas Héouman s’illustre à travers l’espace ‘’A votre avis’’. Cette rubrique culte de la chaîne donne l’opportunité aux Ivoiriens de se prononcer sur des questions d’actualité. Déjà diffusé des vox-pop autour des questions « faut-il reconduire le mandat de la CDVR ? », « comment trouvez-vous le nouvel uniforme des FRCI ? », « pour ou contre le mariage pour tous ? »

Retrouvez toutes les émissions et les clouds sur www.classe.fm !

Côte d’Ivoire : La radio un média indétrônable

Il faut renforcer les capacités de la radio en Côte d’Ivoire

Il faut renforcer les capacités de la radio en Côte d’Ivoire

Le 13 février, journée mondiale de la radio, a été célébré à travers le monde. Nous avons mis à profit cette journée pour rencontrer des acteurs de ce média en Côte d’Ivoire qui demeure la source principale d’information pour un nombre important d’habitants.

Relais et émetteurs détruits, stations pillées ou incendiées…voici le triste visage qu’offraient les radios ivoiriennes au lendemain de la crise post-électorale. Les forces en présence n’ont pas fait de cadeau aux stations jugées proches d’un camp ou de l’autre. Pourtant pendant près de 10 ans que la crise politico-militaire a duré, les radios ont été les seuls supports de communication et d’information dans le pays. Mêmes les militaires et les politiques ont eu recours à ce média soit pour véhiculer des messages de paix soit pour la propagande idéologique et ethnique qui a un moment donné ont pris le dessus sur tout. Malgré cette récupération de la radio à des fins purement destructrice par moment, la radio est restée l’outil d’information le plus prisé par les populations Ivoiriennes. Selon la journaliste Marthe Akissi, la radio a « toujours gardé cette importance auprès des populations simplement parce qu’il reste le symbole du média de proximité ». « Dans les hameaux les plus reculés de ce pays vous avez toujours un poste récepteur de radio, même les téléphones portables vous permettent aujourd’hui d’écouter la radio ! Là où les autres médias peinent à se positionner, la radio se fait toujours entendre. Elle informe vite et touche un nombre très important d’Ivoiriens » nous explique la jeune journaliste.

La notion de proximité demeure l’un des facteurs clé de la réussite de la radio mais la crise aura poussé les populations Ivoiriennes à se tourner vers de nouveaux supports d’information notamment Internet. Certes la radio a été fortement concurrencée par les nouveaux médias mais selon Marie Laure Zakry, instructeur radio à l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC) cette concurrence nouvelle ne saurait faire de l’ombre à la radio. « Quand on parle de concurrence radio – nouveaux médias on a tendance à se focaliser à Abidjan ou aux grandes agglomérations ayant une connexion Internet. Pourtant l’information ou la communication ne se limite pas à nos grandes villes. Il faut aussi compter avec les villages et les hameaux les plus reculés où nos populations doivent être touchées par l’information. C’est dans ce contexte que la radio montre toute sa supériorité » soutient Marie Laure Zakry. Dans ces hameaux où il n’y a ni télévision, ni connexion Internet la radio demeure le seul moyen de s’informer. Raphaël Kinabari, l’ancien Directeur de Radio Côte d’Ivoire et formateur média estime « qu’on ne saurait parler de concurrence entre la radio et Internet car la première citée se sert de la deuxième pour étendre sa notoriété. Même les internautes les plus assidus savent que la radio ne les mobilise pas comme la télé ou les journaux. Ils ont toute la latitude d’écouter la radio par internet à leur bureau tout en exécutant leurs tâches professionnelles ».

On peut sans risque de se tromper dire que la radio tient la route mais elle doit savoir s’adapter aux nouveaux supports de diffusion pour continuer son ascension. Internet bien sûr mais aussi le satellite et la transmission numérique doivent être très rapidement « domptés » par la radio pour qu’aucun autre support média ne puisse lui faire de l’ombre. Cet avenir radieux de la radio passe aussi par un renforcement des capacités des acteurs et des moyens meilleurs pour faire vivre la radio. « La radio a du mal à couvrir tout le territoire national et même dans certains quartier d’Abidjan les Ivoiriens ont du mal à capter la chaîne nationale ! Il faut remédier à tous ces problèmes car la radio c’est aussi et surtout des moyens (humains et matériels). Il faut des hommes et des femmes bien formés mais aussi des relais et des émetteurs pour toucher les Ivoiriens qui vivent loin des studios de la radio » estime  Marie Laure Zakry.

SUY Kahofi

20 ans de TV5 Afrique, les Ivoiriens en parlent !

20ème anniversaire de TV 5 Afrique

Voici 20 ans que le signal Afrique de la Chaîne Francophone TV5 fait partie de la vie de nombreux Ivoiriens. Chaque jour ils sont nombreux à choisir cette chaîne pour des raisons diverses mais la principale reste l’information et le divertissement bien africain qui rapproche les téléspectateurs de la télévision. Le 20ème anniversaire de TV5 Afrique est donc un évènement qui intéresse les Ivoiriens. Certains ont eu la chance de voir cette chaîne naître, grandir et s’adapter aux mutations technologiques. D’autres ont eu la chance de la découvrir et de s’habituer à elle ! « 20 ans déjà ! J’étais loin de m’imaginer que le temps passait aussi vite. Je ne pourrais pas dire que je suis un témoin de la naissance de cette chaine, je pourrais juste dire que je suis un fidèle de la chaîne à cause de son excellent programme notamment les films africains qui sont programmés » nous explique Coulibaly Issa un jeune étudiant. Le jeune homme dit aimer « la politique de valorisation de l’art cinématographique africain mis en place par les responsables de TV5 Afrique ». Le Cinéma sur TV5 Afrique Dame ADOU Hélène l’adore également ! « J’aime beaucoup les fictions africaines surtout ceux réalisés par les burkinabés et les ivoiriens. J’ai mon petit programme sous la main et je sais exactement quand les épisodes de DOU (la famille) sont diffusés, ceux de Class’A, L’avocat des causes perdues…Quand vous regardez TV5 Afrique c’est comme si vous étiez en train de regarder une chaîne nationale africaine mais avec un programme plus élaboré. Vous sentez vraiment l’Afrique au quotidien sur cette chaîne » soutient la mère de famille.

TV5 Afrique n’est pas seulement appréciée pour son programme de divertissement. Il y a ceux qui préfèrent l’information et les magazines. « Contrairement à des chaînes françaises qui font preuve de partialité dans le traitement de l’information touchant à l’Afrique, TV5 Afrique peut être fière de sa neutralité. L’information est objective et il n’y a pas cette volonté macabre de toujours montrer l’Afrique sous le mauvais angle. Les initiatives cultures, économiques et politiques qui font la fierté de notre continent sont mis en lumière et moi j’apprécie cela » affirme avec conviction Mr Kouakou Aristide un enseignant. A côté des rendez-vous de l’information notamment le Journal Afrique, Mr Kouakou Aristide fait parti de la famille des téléspectateurs qui sont passionnés par les documentaires et les magazines. Mémel Jean, un jeune électro-mécanicien suit TV5 Afrique pour les mêmes raisons. « Je suis avec beaucoup d’intérêt des magazines comme Temps Présent, Le Point, Envoyé Spécial…Ils sont bien structurés et très instructifs. Pour moi c’est surtout ça la télé : beaucoup d’informations et très peu de place pour les émissions sans véritable contenu ». A côté des cinéphiles, des amoureux des documentaires et des magazines figurent également la branche des férus des émissions consacrés à l’art, au sport, au spectacle, à la musique et à la mode africaine. « Je dirais que c’est une chaîne complète, un lien avec l’Afrique et le reste du monde. Toujours au parfum des grands évènements, TV5 Afrique se sont des rendez-vous immanquables pour moi. Je veux parler du Tour de France, des Jeux de la Francophonie, des JO…que je suis depuis une dizaine d’années avec beaucoup de passion » soutient Mr SY cadre dans une institution internationale.

20 ans, c’est largement l’âge de la maturité mais pour de nombreux téléspectateurs TV5 Afrique peut aller encore plus loin et surtout faire mieux. « La chaîne a très peu d’émissions participatives. A part des programmes comme L’Invité, Afrique Presse où des spécialistes parlent ; il n’y a pas d’émissions où les téléspectateurs peuvent intervenir ! Je pense à un programme comme Appel sur l’Actualité de Juan Gomez à RFI. C’est vrai qu’à la télévision les choses sont différentes mais on peut penser à des émissions où la parole est donnée réellement aux téléspectateurs » soutient Tidiane un bijoutier. Pour Guehi Christiane l’esprit du participatif doit se cultiver par la proximité. « Je trouve que la chaîne peut encore se rapprocher des téléspectateurs en initiant des semaines dans les villes africaines. TV5 Afrique le fait pour certains grands évènements comme le Sommet de la Francophonie en RDC mais c’est insuffisant. Il ne faut pas attendre des évènements particuliers pour faire de la décentralisation » estime la jeune femme. Une semaine TV5 Afrique à Bamako, Abidjan, Lomé ou Dakar avec des émissions produites depuis ces villes peut aider à fidéliser les téléspectateurs.

20 ans de passion sont déjà passés, 20 autres années s’annoncent encore plus agréables avec TV5 Afrique via Internet ou le Satellite !

SUY Kahofi

Les urgentistes bientôt à l’assaut de l’information

 

Urgence-ci.net : l’info santé en un clic !

Le site Ivoirien consacré à la santé urgences-ci.net vient de lancer un concours de recrutement. Ce concours se donne pour mission de voir émerger un journalisme de proximité au service des populations. Un journalisme citoyen à travers lequel chacun aurait son mot à dire par l’information et par l’écoute de la population. Les ‘’urgentistes’’ (rédacteurs web du site de santé urgences-ci.net) relateront le quotidien sanitaire de leur communauté. Le projet urgences s’étendra à tout le continent Africain à travers la plateforme du Burkina Faso qui sera lancé prochainement. Le projet d’Abidjan aura pour mission première de recruter des correspondants dans chacune des communes de la capitale économique Ivoirienne. Le projet Urgences-ci a pour but d’offrir la possibilité à tous les internautes ivoiriens d’avoir dans un premier temps des informations sanitaires qu’ils vivent au quotidien. La plate forme pourra aussi mettre à la disposition des internautes des renseignements utiles sur les établissements sanitaires et les différents services disponibles dans ces établissements.

Ce projet permet de réduire les barrières qui existent entre les services sanitaires et la population. Ainsi toute personne disposant d’une connexion internet à la possibilité d’avoir les informations sanitaires du pays et de bénéficier des différents services offerts en ligne. Né en 2007, le projet Urgences entend apporter une aide, sous toutes ses formes selon les besoins et ses possibilités, aux membres économiquement faible dans la prise en charge de leur besoin sanitaire. Ceci pour encourager la population à briser toutes barrières entre le monde de la santé et elle. Longtemps resté dans l’ombre parce qu’étant très incompris, notre soucis est à travers ce concours de permettre à des jeunes ivoiriens de raconter le quotidien sanitaire de l’ivoirien.

Dossier sur le recrutement de correspondants à Abidjan

Les correspondants, issus des différentes communes d’Abidjan, auront pour mission de soumettre régulièrement des articles et des photos sur tous les sujets qui ont trait à la santé et celui de leur communauté entre Février 2012 et décembre 2012. Ce concours est ouvert à des jeunes qui résident en Côte d’Ivoire, motivés et âgés entre 18 et 30 ans.

Après le concours les correspondants (urgentistes) sélectionnés bénéficieront :

1. D’une formation :

Les candidats sélectionnés recevront une formation sur les techniques d’écriture web adapté au domaine de la santé, la prise d’images et la publication sur Internet à Abidjan. Ils bénéficieront d’un encadrement éditorial pendant toute la durée de la collaboration.

2. D’un soutien matériel :
Les correspondants (urgentistes) sélectionnés recevront :

  • un appareil photo numérique au départ du projet
  • un ordinateur portable au bout d’un an (pour les trois premiers d’entre eux qui se seront distingué par la publication régulière et la qualité des articles durant 12 mois)

3. D’un défraiement

Le projet est basé sur du bénévolat. Ainsi les candidats sélectionnés ne recevront pas de salaire. Néanmoins un défraiement forfaitaire leur sera versé en guise au départ du projet d’encouragement.

4. D’un stage

Tous les correspondants bénéficieront d’un stage dans une rédaction (Radio, presse écrite et web) à Abidjan et/ ou dans la sous-région où urgences est aussi implanté.

Les Dossiers de candidature :

  • Un formulaire de candidature rempli (disponible sur le site www.urgences-ci.net )
  • Un article de 2500 signe maximum accompagné d’une photo se rapportant à un sujet de la vie quotidienne dans votre environnement, votre quartier, dans votre commune ou ville.
  • Un curriculum vitae
  • Une copie de la pièce d’identité (CNI, passeport, permis de conduire, carte d’étudiant etc.)

Les candidatures doivent être envoyées avant le 15 avril 2012 par mail à l’adresse info@afriktek.com

Les articles envoyés doivent êtres originaux et les candidats doivent certifier en être les auteurs.

Sources Urgence-ci.net

Cybercriminalité : la marche vers une juridiction commune pour l’Afrique

 

L’Afrique doit avoir des textes de loi sur la cybercriminalité

Trois jours ont permis aux experts africains de réfléchir sur la mise en place d’un texte commun de lutte contre la cybercriminalité. L’atelier qui a débuté à Abidjan le 20 février et s’est achevé le 22 février avec la rédaction d’un projet. Ce texte qui se présente sous la forme d’une convention a été rédigé après un atelier à Abidjan et celui-ci doit faire l’objet d’étude dans chaque pays africain en vue de son adoption par l’Union Africaine. Il servira alors de support de lutte contre la cybercriminalité pour tous les Etats Africains signataires. Le choix d’Abidjan pour abriter cet atelier n’est pas fortuit, la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le premier eldorado de la cybercriminalité en Afrique et l’expérience de la lutte contre ce fléau dans le pays peut bien servir à toute l’Afrique.

L’harmonisation des législations en matière de lutte contre cybercriminalité a été au cœur de cet atelier pan-africain qui vient de s’achever à Abidjan. L’objectif des délégués venus de tout le continent est de mettre sur pied une politique juridique commune pour contrer cette nouvelle forme de criminalité. « Au niveau de la CEDEAO nous avions déjà un cadre communautaire sur la cybersécurité et l’Union Africaine a estimé que cette initiative devait être élargit à tout le continent Africain. Je dois vous signifier que le cybercriminel n’est pas dans l’impunité, il est sous l’empire du droit pénal en attendant l’intégration de nouvelles infractions qui vont encore le punir plus sévèrement » nous explique Sévérin Guibésongui président de l’atelier de réflexion d’Abidjan.

En matière de politique nationale de lutte contre la cybercriminalité, l’exemple de lutte et de répression de la Côte d’Ivoire a été salué par les experts africains. L’expérience Ivoirienne et les méthodes utilisées n’ont pas manqué d’orienter les experts sur les politiques possibles à ficeler pour asseoir un système de lutte commun à l’échelle Africaine. Abraham DJEKOU coordonnateur national Côte d’Ivoire pour la lutte contre la cybercriminalité fait le point de l’expérience Ivoirienne. « Depuis 2009 jusqu’à aujourd’hui il y a plus de 155 cyberescrocs qui ont été jeté en prison et je dois reconnaitre que les peines privatives de liberté ne sont pas suffisamment fortes parce que l’infraction est qualifiée comme escroquerie via Internet. Avec la nouvelle loi qui entrera en vigueur les sanctions seront plus fortes ». Au terme de l’atelier d’Abidjan un projet de convention africaine sur la lutte contre la cybercriminalité a été remis aux experts. Son adoption après étude sera un grand pas pour l’Afrique dans sa politique global de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. « Aujourd’hui, le principal problème de la cybercriminalité c’est l’impunité ! Vous volez à quelqu’un ses données sur une clé USB, vous escroquer quelqu’un en ligne, vous avez des personnes qui s’attaquent à des systèmes d’information, on peut par exemple pirater un compte bancaire…mais imaginez-vous que vous soyez dans un Etat où il n’y a pas de texte ? Je soutiens donc que cette convention permettra aux Etats d’avoir des textes juridiques sur lesquels ils pourront s’appuyer pour lutter contre ce fléau » affirme le Professeur Cissé ABDOULAH, chargé du projet de convention.

SUY Kahofi