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Radio ISTC Fm « reçoit » la HACA

La Direction de l’ISTC et la délégation de la HACA lors de la visite

La Direction de l’ISTC et la délégation de la HACA lors de la visite

Le président de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) continue sa tournée dans les radios de proximité d’Abidjan « autorisées à émettre ». Ibrahim Sy Savané dans son périple a déjà rendu visite à plusieurs chaînes parmi lesquelles nous citerons entre autre Radio Nostalgie et Radio Fraternité. Ce mercredi 22 janvier, le ministre Sy Savané et ses collaborateurs se sont rendus à l’ISTC (Institut des Sciences et Techniques de la Communication). Il s’agissait pour lui de toucher du doigt les conditions de travail et l’univers de la radio de l’Institut (ISTC Fm). L’autre aspect de la visite était d’amener la radio à respecter le cahier de charges.

Pour Alfred Dan Moussa directeur général de l’ISTC, « il s’agit d’une visite importante » pour lui et ses collaborateurs et elle permettra d’explorer des pistes qui conduiront au développement de Radio ISTC Fm et de l’Institut dans son ensemble. Lors de la séance de travail avec la direction de l’Institut et les premiers responsables de la radio, Ibrahim Sy Savané a affirmé que la radio a « toutes les compétences et les infrastructures » pour assurer son développement.

« Votre radio est la mieux placée pour impulser une meilleure dynamique et une meilleure qualité à la formation. Nous sommes prêts à créer une plateforme pour que ISTC Fm soit une radio de formation des journalistes et animateurs » a-t-il indiqué.

Cette déclaration n’est pas fortuite car ISTC Fm est l’une des rares radios de la capitale ivoirienne à évoluer avec un personnel exclusivement professionnelle ! Journalistes, animateurs et techniciens sont titulaires des diplômes sanctionnant les cycles 1 ou 2 en journalistes ou production audiovisuelle de l’ISTC. La radio fonctionne grâce au professionnalisme quotidien de 11 agents dont 5 journalistes. Créée le 15 octobre 2009, ISTC Fm est logée au sein de l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication et émet en modulation de fréquences sur 103.8 FM. Cette radio qui s’illustre par la qualité de ses productions est le fruit d’un partenariat entre le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et l’ISTC.

Notons qu’avant son arrivée à ISTC Fm, Ibrahim Sy Savané s’est rendu à Radio Téré dans la commune d’Adjamé et au siège de Radio Abidjan 1 (Cocody).

SUY Kahofi



1 milliard pour une fréquence télé en Côte d’Ivoire !

 

Ibrahim SY Savané Président de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle

Les professionnels des médias sont impatients de voir la loi sur l’audiovisuelle de 2004 porter très rapidement ses fruits surtout au niveau du processus de libéralisation de l’espace audiovisuel. Sur ce dossier les choses avancent plutôt bien et la HACA (Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle) est aujourd’hui à même d’avancer certains chiffres liés au processus. A titre d’exemple les dispositions techniques de la Côte d’Ivoire lui permettent d’autoriser 5 nouvelles fréquences pour les télévisions. Il y a six mois environ la caution pour le dossier de demande de fréquence était à 500 millions, aujourd’hui il est passé à 1 milliard de CFA ! Les autorités Ivoiriennes veulent avoir la certitude que les demandeurs réuniront les moyens techniques et financiers pour pouvoir pérenniser la vie des télévisions qui seront créées. Pour le Président de la HACA, la Côte d’Ivoire a besoin de médias performants et concurrentiels capables de soutenir son développement économique et culturel. L’Etat Ivoirien ne veut donc pas se lancer dans une aventure sans lendemain mais bien au contraire il veut se donner tous les moyens de réussir sa libéralisation. « Nous sommes en train de recenser les fréquences ensuite nous allons préparer des dossiers d’appel d’offre et une commission de neuf membres va se réunir pour le dépouillement et l’attribution des fréquences. Les promoteurs seront des entrepreneurs audiovisuels à la tête de sociétés bien structurées capables de produire des émissions en adéquation avec les besoins de la population » nous explique Ibrahim SY Savané Président du HACA.

Si le HACA a déjà une idée de ce que doivent être les futures télévisions privées Ivoiriennes, elle n’est toujours pas capable de donner une date précise à laquelle les nouvelles chaînes pourront être visibles sur le petit écran. La raison est toute simple, un certain nombre de décisions administratives qui doivent être prises pour que la libéralisation soit effective n’ont pas totalement abouti. Les décrets ont déjà été signés par le Président de la République mais la commission d’attribution des fréquences n’a pas encore été mise sur pied. « Je ne peux pas vous donner une date précise à laquelle la commission d’attribution des fréquences pourra siéger mais je peux vous garantir que toutes les parties-prenantes dans le processus sont à pied d’œuvre pour que cette commission soit opérationnelle » soutien SY Savané.

Les demandes affluent depuis plusieurs mois au siège de la HACA mais le nombre de ces demandes va certainement s’amenuiser au fur et à mesure que les conditions d’obtention des fréquences seront rendues publiques. Celles qui sont déjà connues sont les suivantes : le demandeur doit être une société de droit Ivoirien, avoir un cautionnement d’un milliard, être capable de payer des redevances annuelles qui avoisinent les 100 millions voir plus…La décision consolidant ces mesures a été déjà prise en Conseil des Ministres et tout promoteur qui frappera désormais à la porte du HACA évoluera en terrain connu. La grogne se fait déjà entendre au sein de la classe des professionnels des médias, certains estiment qu’il s’agit d’une loi faite pour proposer une libéralisation sur papier et vicier l’esprit de libre concurrence qui est sensé prévaloir dans l’univers de la communication.

SUY Kahofi



Les radios privées non commerciales s’impliquent pour la cohésion sociale et le développement local

 

Les animateurs des radios non-commerciales du nord

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a débuté ce mardi 14 février 2012, à Korhogo, à 600 km au Nord d’Abidjan, un séminaire de trois jours, à l’attention de trente cinq (35) radios privées non commerciales, des régions  du Poro, du Tchologo, du Bounkani, de la Bagoué, du Guemon, du Tonkpi, du Haut Sassandra et du Bêré, sur le thème : « La contribution des radios privées non commerciales à la cohésion sociale et au développement local ». Au nom de la délégation de l’ONUCI, Munda Baruti, de la Division de l’Assistance Electorale, a remercié les participants pour leur disponibilité et mobilisation à cette session de formation qui vise non seulement à renforcer les capacités des animateurs et des journalistes des radios locales mais également leurs contributions au processus de réconciliation nationale et au renforcement de la cohésion sociale après la crise postélectorale.

« En devenant des acteurs clefs du maintien et de la consolidation de la cohésion sociale et du développement local, en faisant connaitre les défis du développement local de vos régions respectives, en diffusant des informations fiables et crédibles, vous susciterez l’intérêt des organisations de développement à travailler avec vos stations radios », a-t-il déclaré. Ce séminaire a été marqué par quatre communications suivies d’échanges qui ont porté sur les modules suivants : « Prévention, gestion et règlement des conflits : Principes et dynamiques » ; « Les radios privées non commerciales et le développement local » ; « Les techniques de production radiophonique : Les formats ou genre radio » et « L’écriture radiophonique ». Ces modules ont été  respectivement animés par Eba Tanoh, de la section des Affaires Civiles, Karamoko Bamba, président de l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire (URPCI) et Ladji Sidibé, de l’Unité Développement des Medias de la Division de l’Information Publique. Des échanges, des travaux en plénière et des exercices pratiques permettront aux participants des radios de proximité de comprendre amplement les différents sujets abordés afin d’accomplir aisément leur mission dans ce processus de réconciliation et de reconstruction nationale.



Radios Communautaires et paix en Côte d’Ivoire

La radio au service de la paix

A l’occasion de la première journée mondiale de la radio je suis allé à la rencontre des professionnels qui animent l’univers des radios communautaire en Côte d’Ivoire pour savoir ces radios pouvaient contribuer à asseoir un climat de paix en plein processus électoral.

Les radios communautaires sont celles qui sont les plus proches des populations. Elles constituent donc un moyen privilégié pour les autorités locales et nationales de se rapprocher des populations. La Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette règle mais dans le contexte de sortie de crise qui marque l’actualité du pays, les autorités veillent à ce qu’il n’y ait pas de dérives susceptibles de mettre à mal la cohésion sociale. Les craintes de autorités Ivoiriennes sont fondées dans la mesure où certaines radios communautaires ont été utilisées pour relayer des propos haineux lors de la crise post-électorale issue de la présidentielle. D’autres élections, cette fois-ci locales sont programmées pour se tenir avant la fin de l’année et les professionnels des radios communautaires veulent se mettre résolument au service de la paix et de la cohésion sociale pour des élections apaisées.

Les radios communautaires ou de proximité

En Côte d’Ivoire c’est sous l’appellation radio de proximité que les chaînes de radios communautaires sont connues. A la faveur du premier mouvement de libéralisation de l’espace audio-visuel, plusieurs fréquences en FM ont été attribuées à des particuliers, des Mairies, des Conseil Généraux et des Communautés villageoises pour mettre en onde des émissions sensées soutenir le développement socio-économique des localités où les stations rayonnent et surtout promouvoir la cohésion sociale. Konan Konan Sylvain est le Directeur de programme de NOBEL Fm la radio de proximité de la commune de Djébonoua. Il a décidé pour le cas particulier de sa station de promouvoir le dialogue entre jeune pour rapprocher les communautés. Il nous explique comment les radios de proximité peuvent contribuer à consolider la paix. « En véhiculant des messages de paix, en couvrant des activités de règlement de conflit et en donnant la parole à toutes les couches sociales et ethniques d’une cité, la radio peut contribuer à la cohésion sociale. La communication est le fondement des échanges entre les être humain et pour le cas de Nobel Fm nous avons décidé d’utiliser la radio pour regrouper les jeunes qui sont les premiers à être sacrifié sur l’autel de l’orgueil politique. Les jeunes sont eux-mêmes les promoteurs de l’émission qui les rapproche par les ondes ». Les professionnels des radios de proximité sont conscients du rôle qu’ils ont à jouer pour promouvoir la paix mais il arrive que dans un contexte de crise des dérives puissent être signalées. L’évolution des médias aidant, les radios de proximité ont eu le droit de traiter l’information et donc de travailler avec des journalistes professionnels. C’est à ce niveau que le plus souvent les patrons de ces radios de proximité sont interpellés pour des propos ou des émissions qui attisent des haines tribales ou communautaires. La Côte d’Ivoire étant en plein processus électorale après les violences de la présidentielle de novembre 2011, il est important pour ces journalistes de jouer la carte de l’apaisement. Karamoko Bamba est le Président de l’URPCI, l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire il nous explique quelle doit être l’attitude du journaliste en période électorale si celui-ci veut préserver un climat de paix. « Le journaliste doit pouvoir tendre son micro à tous les partis, il doit traiter l’information de façon impartiale, il doit traiter l’information qui lui parvient avec responsabilité car en période électorale les rumeurs sont omniprésentes et il doit vérifier la source de l’information avant de la diffuser. C’est sur ces notions de base que nous insistons auprès de nos collaborateurs ».

Des radios de proximité citoyennes

Bien qu’étant autorisées à émettre dans un rayon de 100 km à vol d’oiseau, les radios de proximité ont su se faire une place dans l’univers audio-visuel du pays si bien qu’elles sont devenues des moyens de promotion des activités socio-économiques et humanitaires. Pour l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire qui initie des formations pour les hommes de média, les radios de proximité ne doivent pas sous-estimer leur impacte sur la vie social du pays et leur rôle dans l’instauration d’un climat de paix autour du processus électoral. Qu’attend l’ONUCI des radios de proximité pour des élections municipales et régionales apaisées ? Voici l’élément de réponse d’Amadoun Touré, le porte-parole de la mission onusienne. « Nous attendons de ces radios pour les élections avenirs un bon comportement comme à la présidentielle, ne pas annoncer les résultats avant la CEI (Commission Electorale Indépendante), ne pas jeter de l’huile sur le feu, se contenter de faire de l’information citoyenne qui est une information très importante et très noble pour les populations et s’inscrire dans le processus de paix ». Veiller à ce qu’il n’y ait pas de dérives verbales, ethniques ou politiques relayées par les radios de proximité lors des élections avenirs, c’est également l’une des missions de la HACA, la Haute Autorité de la Communication Audio-visuel qui tout en félicitant les radios de proximité pour leur excellente couverture de la Présidentielle et des législatives entend les épauler pour les rendre plus utiles à la Côte d’Ivoire. KONE Siméon est Responsable de la Cellule Juridique de la Haute Autorité de la Communication Audio-visuelle il nous explique comment la HACA entend accompagner les radios de proximité. « Nous allons encadrer ces radios pas seulement attendre des dérives pour aller à la sanction. Leur donner des outils nécessaires par la formation pour qu’elles puissent respecter les textes qui régissent leur existence. Au final c’est surtout les amener à faire de l’information citoyenne et à ne pas donner dans la politique politicienne pour attiser les haines ».

SUY Kahofi



L’ONUCI explore les moyens d’impulser la cohésion sociale avec des journalistes des radios privées non-commerciales

Studio radio

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a organisé du 25 au 27 janvier 2012, un séminaire sur « la contribution des radios privées non commerciales au renforcement de la cohésion sociale », à Kotobi, localité située à huit kilomètres de Bongouanou et à environ 210 km d’Abidjan.

Ce séminaire, organisé dans le cadre des Journées de l’ONUCI (JDO) de Bongouanou, était destiné aux journalistes et animateurs des radios privées non commerciales de huit régions de l’Est du pays: le Gontougo, le Boukani, l’Indenié-Djuablin, les Perles, les Grands Ponts, l’ Iffou, le N’Zi et le Sud Comoé. S’adressant aux participants à l’ouverture du séminaire, le Directeur par intérim du Bureau de l’information publique de l’ONUCI, Hamadoun Touré, a invité les participants à soutenir les autorités locales à relever les trois défis auxquels elles se trouvent confrontées : la sécurité, la cohésion sociale et la réconciliation nationale. Il les a ensuite invités à appliquer, au quotidien, les principes fondateurs du métier de journalisme et à s’approprier les valeurs éthiques et déontologiques de la profession.

Le 26 janvier, les vingt-deux (22) journalistes et animateurs se sont engagés devant les autorités administratives, religieuses, coutumières et la population de Bongouanou à accompagner la réconciliation nationale et la cohésion sociale en étant de véritables instruments de paix dans leurs localités respectives. Ils se sont engagés à permettre un accès égal à leurs antennes à toutes les composantes sociales de leurs régions et à produire des émissions de sensibilisation sur la réconciliation à travers une exploitation professionnelle des techniques de production radiophonique. Les journalistes et animateurs ont souligné qu’ils souhaitent contribuer davantage au développement local et soutenir les acteurs du monde rural, et ils se sont également engagés à combattre la rumeur et à bannir tout propos haineux de leurs antennes. Le séminaire était organisé autour de trois modules : Radio et renforcement de la cohésion sociale, les Techniques de production radiophoniques, les Genres et Formats Radio.