Bonjour Abidjan, je suis Mokhtar Belmokhtar !

Les djihadistes aux portes d'Abidjan?

Les djihadistes aux portes d’Abidjan?

Qu’il soit vivant ou mort ce n’est pas ce qui inquiète les Ivoiriens. Qu’il menace les ennemis d’Allah encore moins. La crainte véritable c’est quand il décidera de frapper la Côte d’Ivoire. Belmokhtar, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est ressuscité d’entre les morts et il promet désormais le sang et les larmes à tous les chasseurs d’islamistes engagés dans le nord Mali. La Côte d’Ivoire figure sur la liste des potentielles destinations que pourrait prendre Bel’marlboro and CO. 250 soldats Ivoiriens assurant la mission de bataillon logistique au Mali c’est largement suffisant pour faire sauter des véhicules piégés au Plateau ou à Cocody.
Lorsque les menaces fusent, c’est le moment pour les ivoiriens de s’interroger et de cogiter sur les raisons qui ont bien pu pousser le Président Alassane Ouattara à précipiter la Côte d’Ivoire dans une guerre dont l’ennemi à défaut d’avoir un visage a la faculté d’être « omniprésent ». Il est vrai que le terrorisme est une menace pour tous les pays du monde mais faut-il pour autant faire du zèle inutile quand il s’agit de le combattre ? Je parle de zèle inutile dans la mesure où le pays lui-même est en proie à d’énormes défis sécuritaires.

Un engagement mercantile ?

Qu’est ce qui a bien pu pousser le Président Alassane Ouattara à engager une armée en pleine reconstruction dans un conflit aussi important comme celui du Mali ? La première réponse dans les agoras c’est L’ARGENT ! Oui la Côte d’Ivoire est au Mali pour le sou et rien d’autre. Le calcul était clair à l’origine : certains Chefs d’Etat de la sous-région étaient convaincus depuis le début de l’intervention militaire au Mali que l’ONU s’impliquerait directement dans le conflit. Or une mission des Nations Unies c’est une histoire d’argent. Chacun à donc décidé de précipiter ses forces dans la bataille après le nettoyage de la France pour ramasser les dollars de l’ONU. 250 soldats Ivoiriens payés gracieusement par l’ONU c’est terriblement tentant pour un Président qui peine à payer correctement ses hommes. Les exemples sont là pour le montrer : à Abidjan il y a plus d’agressions perpétrés par des éléments FRCI que par des délinquants de profession. Ce que le Gouvernement refuse en salaire, ils le prennent de force aux populations ! Je sais que les Ivoiriens sont altruistes mais pas au point de négliger leur propre sécurité pour traquer des djihadistes.

Un peu de pub’ pour la solution

Quand on est à la tête d’un pays et que la population est foncièrement déçue de votre gestion, la seule manière de briller c’est de se donner de la contenance sur l’échiquier politique international. A ce jeu Alassane Ouattara est très fort ! Il fait la sourde oreille aux lamentations des Ivoiriens et prend le temps de s’émouvoir de la tristesse des autres. Les populations se plaignent de la cherté de la vie, des coupures d’électricité et d’eau, des ordures qui envahissent de nouveau la ville et des salaires qui deviennent de plus en plus insignifiants. Pour seule réponse, la Présidence ne propose que des communiqués de presse et des articles relatant les nombreux voyages du Chef de l’Etat. Le Mali, les djihadistes, la famine dans le sahel, les groupes armées dans le nord Mali…des thématiques qui peuvent faire de la publicité au Président de la CEDEAO alors pourquoi ne pas en profiter ?

Le Mali pour éviter le problème sécuritaire Ivoirien

La Côte d’Ivoire est une passoire et les nombreuses attaques contre les éléments FRCI sont là pour le montrer. Il ne se passe pas un seul mois dans ce pays sans que le sang ne coule : aussi bien celui des militaires que celui des populations civiles. Comment peut-on bander les muscles au plan international quand on n’arrive même pas à protéger sa population ? C’est fuir ses responsabilités que d’expédier 250 militaires surentrainés par la France au Mali et livrer les Ivoiriens aux bandes armées. Si le Gouvernement Ivoirien était aussi soucieux de la situation sécuritaire du pays il aurait décidé d’en prendre le leadership au lieu de quémander l’assistance des Casques Bleus. A la frontière ivoiro-libérienne les viols, assassinats ciblés, expropriations et incendies de village se poursuivent et aucune réponse. A la frontière ivoiro-ghanéenne, les villes sont toujours attaquées, les paysans effrayés à l’idée de se rendre dans leurs plantations et les commerçants inquiétés par les coupeurs de route. Chaque militaire ivoirien ne pourrait-il pas apporter une solution à ses défis sécuritaires ? Loin d’y penser, nous nous embarquons dans un conflit qui pourrait nous coûter cher.

Avec une armée aussi mal structurée, des services de renseignements prompts à débarquer chez d’innocents journalistes et des querelles de nominations sous fond ethnique, quelle défense peut opposer la Côte d’Ivoire si le djihad est mené sur son sol ? Avons-nous les moyens de nous défendre ? Le Gouvernement Ivoirien semble avoir oublié une chose : s’engager contre le terrorisme dans un autre pays c’est aussi s’engager à recevoir le terrorisme sur son sol. L’exemple du Kenya, du Niger et du Tchad sont là pour le montrer. Celui qui traque le terrorisme est à son tour traqué !

SUY Kahofi

Les maliens de Côte d’Ivoire contribuent à l’effort de guerre

Maliens de Côte d’Ivoire toujours mobilisés

Maliens de Côte d’Ivoire toujours mobilisés

15.000.000 de francs CFA voici la somme réunit ce samedi 2 février à la Maison du Mali (Abidjan-Plateau) lors du lancement de la caravane de mobilisation de fond pour soutenir l’armée malienne qui s’engage aux côtés des forces africaines et de la France pour lutter contre les groupes islamistes du nord-Mali. Cette somme a été rassemblée par les maliens vivants en Côte d’Ivoire, les amis du mali et les autres membres de la grande communauté CEDEAO vivant en Côte d’Ivoire. Selon Dao Ibrahim le responsable à la communication du projet de collecte de fond pour le Mali, 15.000.000 de f CFA levée d’une manière aussi spontanée est un geste encourageant ! « C’est déjà bon signe ! A partir de ce lundi (NDLR : 5 février) les carnets pour l’opération vont commencer à circuler dans tous les quartiers de telle sorte que tous ceux qui peuvent donner quelque chose puissent le faire pour que ces fonds remontent à nous » a-t-il fait savoir. Les femmes maliennes vivants en Côte d’Ivoire sont conscientes que leurs sœurs et leurs enfants payent un lourd tribu dans cette guerre à eux imposé par les islamistes. De ce fait, elles n’entendent pas rester les bras croisés face à cette grande opération de mobilisation de fond pour la patrie. Berthé Madina Diallo la présidente de l’Association des femmes maliennes de Côte d’Ivoire le dit à qui veut l’entendre : « les femmes soutiendront l’effort de guerre ». Elle lance l’appel suivant : « nous invitons tous les ressortissants maliens. Que ce soit 5 f ou 1000 f, qu’ils se mobilisent pour nous venir en aide. Nous avons installé des sous-commissions dans chaque commune et ces sous-commissions sont dirigées de facto par les responsables de commune ». Cette proximité permettra à chaque malien d’apporter quelque chose pour soutenir son armée. Au-delà des communes d’Abidjan, c’est une vaste opération de mobilisation qui va s’ébranler dans toute la Côte d’Ivoire pour toucher les maliens dans les hameaux les plus reculés.

La cérémonie officielle marquant le lancement de la campagne de mobilisation de fond pour le Mali a été rehaussé par la présence du Président de l’Assemblée Nationale Malienne. Younoussou Touré se félicite de la mobilisation de ces compatriotes autour de leur armée et de cette cause noble qu’est la libération de leur pays. « C’est un sentiment de fierté qui m’anime et je dois vous dire que ce que nous avons vu ici est très encourageant. Nous avons vu des maliens enthousiastes rien qu’à l’idée d’apporter leur contribution à l’effort de guerre. Pour cette première levée de fond, ce qui a été collecté est vraiment très important » s’est félicité le Président de l’Assemblée Nationale Malienne. L’Ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire partage le sentiment de joie du Président de l’Assemblée Nationale Malienne. En tant que premier responsable de la communauté malienne vivant en Côte d’Ivoire, Son Excellence Seydou Traoré invite ses frères et sœurs à rester mobilisé pour la libération du Mali mais surtout à continuer de respecter les lois du pays d’accueil qui ne cesse de s’engager aux côtés du Mali pour une issue favorable de la crise. La vaste collecte de fond initiée par la communauté malienne se poursuit jusqu’au 25 février 2013.

SUY Kahofi

Mali/Crise Humanitaire : PLAN International interpelle !

Enfants Maliens réfugiers au Burkina Faso

Enfants Maliens réfugiers au Burkina Faso

Malgré le difficile accès aux zones directement touchées par les combats notamment la ligne de front, PLAN continue de déployer ses équipes en soutien aux déplacés qui désertent le nord-mali pour le sud du pays ou les pays limitrophes. L’organisation fondée depuis plus de 75 ans est l’une des plus anciennes et des plus grandes organisations de développement centrée sur l’enfant dans le monde ! Elle est opérationnelle dans 50 pays en voie de développement à travers l’Afrique (24 pays), l’Asie et les Amériques. PLAN s’investi dans la promotion des droits de l’enfant et contribue à sortir des millions d’enfants de la pauvreté. C’est bien ce leitmotiv, cette mission première qui l’oblige à être en ligne de front des ONG activent au Mali car le conflit qui secoue ce pays de la CEDEAO touche en premier les enfants et leur mères. PLAN a commencé ses activités-terrains au Mali depuis 1976 et elle apporte une assistance d’urgence liée à la crise depuis le début du conflit au Mali (2012). C’est donc en connaissance de cause que PLAN tire sur la sonnette d’alarme et met en garde l’opinion internationale : le Mali est proche d’une crise humanitaire majeure.

Des dizaines de milliers de personnes déplacées ainsi que celles toujours présentes dans les zones de conflit sont laissées en rade. En plus, le conflit empêche les agriculteurs de faire les semis pour la récolte de 2013, et il est à craindre que près de deux millions (2.000.000) de personnes soient affectées par une crise alimentaire cette année. Selon les Nations Unies, depuis que les combats ont commencé le 10 janvier 2013, environ 10.000 personnes ont fui. Près de 376.000 personnes ont été déplacées vers l’intérieur depuis le début de la crise en Mars 2012. A ce total, s’ajoute près d’un quart de million de personnes déplacées internes et d’autres réfugiées dans les pays voisins comme le Niger et le Burkina Faso. Alors que les combats continuent, les agences humanitaires s’attendent à voir le nombre de déplacées internes atteindre près des trois quarts du million durant les mois à venir. « Les personnes déplacées récemment ont besoin de presque tout. Elles ont besoin de nourriture, d’abris, d’eau, d’assainissement et de soutien psychologique. Nous avons besoin de financements conséquents pour être en mesure d’élargir notre réponse au fur et à mesure que le nombre de ces personnes déplacées augmente » nous explique Anthonin Ngarukiye, Responsable de la réponse d’urgence PLAN Mali. Face à cette situation de plus en plus critique, PLAN apporte une réponse humanitaire d’urgence aux besoins des déplacées interne au Mali. Il s’agit principalement de la distribution de vivres et non-vivres à travers les « kits dignité ». Ce kit de base est composé d’articles divers tels que des serviettes, des brosses à dents, du dentifrice, des chaussures en caoutchouc, des comprimés de paracétamol et des moustiquaires. PLAN apporte également un soutien psychologique, une protection et des services éducatifs de base aux enfants affectés par le conflit. Au-delà de la réponse humanitaire immédiate, il faut penser au long terme. Le conflit du nord-mali aura un impact lourd de conséquence sur la production agricole et la disponibilité des denrées sur le marché. Les agriculteurs commencent généralement à préparer leurs champs en Février mais dans le contexte actuel beaucoup d’entre eux ne sont pas en mesure de travailler ! Avant le début de l’action militaire (10 Janvier 2013), plus de deux millions de personnes étaient à risque d’insécurité alimentaire au Mali en particulier dans le Nord. On estime que plus de 660.000 enfants sont exposés à des risques de malnutrition aigüe et environ 1,5 millions de personnes sont à risque d’épidémies dues à un accès limité à l’eau et aux installations sanitaires dans le Nord !

Il faut impérativement se focaliser sur la réponse humanitaire au Mali car selon Dr Unni Krishnan, Directeur de la préparation et de la réponse aux urgences au PLAN « chaque minute compte dans la réponse à la crise humanitaire au Mali ». En effet, les personnes déplacées, en particulier les enfants, sont touchés à la fois physiquement et psychologiquement. Il faut donc prévoir une politique de secours émotionnels et des activités récréatives pour les enfants en accompagnement des mesures de distribution d’eau et de nourriture. Pour répondre efficacement aux besoins des populations à risque dans les six prochains mois, PLAN estime ses besoins à 3,2 millions de dollars US.

SUY Kahofi (source PLAN International – PLAN Mali)

Revue de la Presse Ivoirienne du 14 au 19 janvier 2013

Les soldats français ont précédé ceux de la CEDEAO

Les soldats français ont précédé ceux de la CEDEAO

Cette semaine les journaux sont largement revenus sur l’arrestation de Charles Blé Goudé le leader de la Galaxie Patriotique pro-gbagbo au Ghana. En exile depuis près de deux ans écrit Fraternité Matin, Blé Goudé arrêté ce jeudi 17 janvier au Ghana par INTERPOL. Comment a-t-il été arrêté ? Le Patriote se propose de répondre à cette question et le confrère précise dans son analyse que ses proches craignent qu’il soit transféré à La Haye. En bonus, le journal nous offre le parcours du plus célèbre des activistes pro-gbagbo sous forme de biographie. Blé Goudé en route pour Abidjan ou La Haye se demande Le Nouveau Réveil quand L’intelligent d’Abidjan nous présente ce que Blé Goudé risque face à la justice. Chez les bleus l’analyse est différente. Charles Blé Goudé échappe à un enlèvement titre Le Temps qui précise, la police ghanéenne déjoue le complot. En difficulté Ouattara distrait l’opinion ! Même son de cloche dans les colonnes du Nouveau Courrier qui souligne : Blé Goudé échappe à Alassane Ouattara. Les journaux Ivoiriens sont revenus sur la visite de travail que le Président Alassane Ouattara a entrepris en Allemagne. Pour la chancelière allemande Engela Merkel le Président Alassane Ouattara est un gage d’assurance et de confiance pour les investisseurs allemands écrit Fraternité Matin. Le quotidien pro-gouvernemental affiche en manchette un extrait des propos de la chancelière allemande Engela Merkel qui s’adressait au Chef de l’Etat Ivoirien en ces termes et je cite : « vous constituez la confiance que nous attendions ». L’autre volet des échanges entre la chancelière allemande Engela Merkel et le Président Alassane Ouattara relayé largement par la presse Ivoirienne est la crise malienne. Sujet incontournable puisse que Berlin analyse l’aide qu’il pourrait apporter aux troupes engagées sur le terrain. Le Président en exercice de la CEDEAO s’est donc fait le porte-parole de son organisation. Selon Le Patriote et L’Intelligent d’Abidjan Ouattara a obtenu deux avions de type Transal pour le compte de la CEDEAO avec Merkel. Ces deux avions si l’on s’en tient aux analyse de nos confrères permettront le transport des troupes des capitales ouest-africaines vers Bamako et Nord-Sud quotidien de conclure Ouattara convint Merkel ! Toujours sur ce sujet et comme pour prendre le contre pied de ces journaux Le Quotidien d’Abidjan affiche : énième voyage du Chef de l’Etat, maigre moisson pour Magelan. Le confrère souligne que les déclarations tapageuses du Chef de l’Etat Ivoirien après ses nombreuses visites sont absentes pour son périple allemand. Ouattara n’a pas encore annoncé combien de milliards les allemands lui ont remis ! Laissons la diplomatie pour ouvrir le chapitre de la politique intérieur notamment le chapitre des élections locales. Les journaux dans leur ensemble continuent de relayer l’interview que Miaka Ouréto, le président par intérim du Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo, a accordée à la radio de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire. Municipales et régionales le FPI propose 2014 affiche Soir Info qui accorde la parole à Youssouf Fofana du RDR, le Rassemblement Des Républicains d’Alassane Ouattara qui déclare et je cite : « il ne faut pas rêver ». Dans la même logique Le Jour Plus écrit : demande de report des élections en 2014, le Front Populaire Ivoirien veut entraîner les Ivoiriens dans ses rêves. Justice, Laurent Akoun le procès encore reporté affiche Notre Voie. Pour savoir quand s’ouvrira le débat judicaire autour du dossier Laurent Akoun, prenons rendez-vous dans les colonnes du quotidien Le Temps qui nous fait savoir que c’est seulement à partir du 30 janvier 2013 que ce proche de Laurent Gbagbo et homme influent du FPI sera situé sur son sort. Sur les raisons de ce report les lecteurs trouveront matière à cogiter dans les pages de L’Intelligent d’Abidjan. Toujours au chapitre judiciaire Soir Info nous apprend que Koné Katinan un autre pro-gbagbo sera face au juge ghanéen d’ici la fin de ce moi. Parlons foot pour finir, après un moment de préparation physique à Abu-Dhabi les éléphants de Côte d’Ivoire débarquent à Rustenburg s’exclame le quotidien L’Inter !

A la semaine Prochaine.

L’embargo sur le diamant Ivoirien sera-t-il levé ?

Dreaming of diamonds par Swamibu via Flickr, CC

Dreaming of diamonds par Swamibu via Flickr, CC

L’embargo sur le diamant ivoirien sera-t-il levé ? La question mérite d’être posée puisque que les autorités ivoiriennes viennent d’accepter un point de contrôle périodique du processus de Kimberley dans le pays. L’évaluation des capacités du pays dans son programme de lutte contre le trafic illicite des diamants (s’il est positif) devra permettre la levée de l’embargo et une modernisation plus accrue des méthodes d’exploitation minière.

C’est le 15 décembre 2005 que le Conseil de Sécurité des Nations Unies a frappé la Côte d’Ivoire d’un embargo sur son exploitation de diamants. Cette décision faisait suite à une exploitation des mines par les chefs de guerre dans le nord du pays. L’argent issue de ce trafic qui transitait par le Burkina Faso et la Guinée servait à financer les nombreux groupes armés qui régnaient en maître dans le nord-ivoirien.

Malgré la fin de la crise et le retour à l’ordre politique, la Côte d’Ivoire continue d’être sous cet embargo qui l’empêche d’industrialiser sa production de diamants. Les mines sont encore exploitées de façon artisanale= et cette production ne bénéficie qu’à un groupuscule de chercheurs et de trafiquants. L’Etat ivoirien ne tire ainsi aucun profit de tout ses diamants ! C’est pour mettre fin à cette situation que la Côte d’Ivoire se propose d’accueillir fin février 2013 un groupe d’évaluation du Processus de Kimberley. Ce groupe, qui comprendra également des experts des Nations Unies, aura pour mission d’évaluer le pays sur ses progrès réalisés dans la lutte contre le trafic des pierres.

Cette étude permettra aux entreprises qui ont pignon sur rue d’investir en Côte d’Ivoire car contrairement aux idées reçues, les strates kimberlites de la Côte d’Ivoire sont encore fournies en pierres de qualité, malgré une exploitation artisanale qui fait perdre des millions de dollars au pays chaque année. En s’inscrivant dans le processus de Kimberley, la Côte d’Ivoire a accepté un projet de bonne gouvernance minier et entend en tirer profit. La Côte d’Ivoire est donc dans l’attente d’une évaluation qui mettra définitivement fin à toutes les spéculations sur les mouvements des pierres exploitées dans le pays, et autorisera de nouveau une traçabilité du diamant Ivoirien.

SUY Kahofi