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Nouvelles tensions sur le campus universitaire de Cocody

Véhicule incendié à l’Université de Cocody

Véhicule incendié à l’Université de Cocody

Depuis ce week-end, la FESCI (Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire) a lancé un nouveau mot d’ordre de grève. Un blocus sur les activités universitaires qui commencent sur fond de violences.

Ce lundi 18 juillet, les étudiants régulièrement inscrits à l’Université de Cocody ont débuté les cours dans le calme malgré l’appel à la grève de la FESCI. Ce calme ne sera que de courte durée puisse qu’un groupe d’étudiants va investir le campus. Selon les informations recueillies sur place, les étudiants protestent contre la présence de la police sur la cité en violation des franchises universitaires. Au-delà ils demandent l’amélioration des conditions d’études, la réforme du système LMD et le maintien des étudiants dans leurs chambres. En effet, le gouvernement prévoit de libérer la cité universitaire de Cocody afin de loger les athlètes des jeux de la francophonie. (suite…)



Revue de la presse du 04 au 09 mars 2013

La conseillère Afrique de l’Elysée, Hélène Legal,

La conseillère Afrique de l’Elysée, Hélène Legal,

Les Ivoiriens ont consacré le 8 mars à la célébration de la journée internationale de la femme. Une journée marquée par le message officiel du Gouvernement ivoirien lu par la Ministre Anne Ouloto. Fraternité Matin le quotidien à capitaux public relaie ce message qui insiste sur la volonté du Gouvernement de lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce combat l’Etat Ivoirien peut compter sur ses partenaires extérieurs si l’on s’en tient à L’Agence Ivoirienne de Presse. La France par la voix de son ambassadeur a réaffirmé son soutien aux femmes ivoiriennes par les mécanismes d’aide au développement. Toujours au compteur des relations franco-ivoiriennes, la conseillère Afrique de l’Elysée, Hélène Le Gal, s’est prononcé sur la plainte ouverte à Paris contre le président de l’Assemblée nationale Soro Guillaume. Au terme d’une audience à la présidence la diplomate française a affirmé dans les colonnes de L’Expression que l’Elysée n’entendait pas se mêler de ce problème. En effet Michel Gbagbo, le fils français de Laurent Gbagbo, nous apprend Le Nouveau Courrier a instruit une plainte contre le Président de l’Assemblée Nationale pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants ». Cette semaine la CEI, la Commission Electorale Indépendante a enregistré les derniers dossiers pour les élections locales. Sur la question c’est le quotidien Le Jour Plus qui nous apprend que plus de 90% des candidatures ont été rejetées avant de révéler en page intérieure les raisons de ces rejets. Soir Info sans prendre le risque d’avancer des chiffres parle plutôt d’une vive tension ce 06 mars au siège de la Commission Electorale Indépendante, cependant le confrère confirme que plusieurs dossiers ont été invalidés. Fraternité Matin plus sobrement affiche à sa une : Elections couplées du 21 avril fini le dépôt des dossiers et d’ajouter dans la foulée pour les éventuels retardataires cette note d’espoir : la CEI s’en remet au Gouvernement. Seule certitude concernant ces élections avenirs la non-participation du FPI le Front Populaire Ivoirien chose que confirme Notre Voie. Malgré cette situation le confrère nous apprend cependant que le FPI maintient la flamme du dialogue avec le gouvernement puisse que ce 8 mars un tête-à-tête a eu lieu entre le Directoire de ce parti et le Premier Ministre Ivoirien. Les journaux proches de l’opposition ont consacré leur une à la grogne sociale. Les différents points de presse animés par les responsables syndicaux de l’enseignement et du personnel soignant sont largement relayés par nos confrères. Le Nouveau Courrier rapporte à sa une ces propos du Docteur Ernest ATTE Boka du SYNACACI qui affirme que le personnel soignant va boycotter la signature des bons de mutuelle ; Le Quotidien d’Abidjan annonce de son côté que les enseignants menacent encore de paralyser l’école quand LG Info nous apprend aussi que les enseignants du privé laïc entrent en grève le 18 mars prochain.

A la semaine prochaine !



Revue Ivoirienne du 04 au 09 février 2013

Cette semaine les salles de classes sont restées vides en Côte d’Ivoire

Cette semaine les salles de classes sont restées vides en Côte d’Ivoire

La semaine Ivoirienne a été marquée par un durcissement des mouvements de grève. Plusieurs corps de métier ont observé un arrêt de travail en commençant par les enseignants et les professionnels de la santé. Notre Voie interpellait à juste titre l’opinion Ivoirienne avec ce titre : école et hôpitaux paralysés, la grève s’aggrave ! Même son de cloche chez nos confrères du quotidien Le Temps qui soutiennent que cette fronde sociale est menée par des enseignants et personnels de santé plus que déterminés. Face à cette détermination, Fraternité Matin le quotidien pro-gouvernemental annonce que le Conseil des Ministres qui s’est tenu le 6 février 2013 a regretté que les procédures n’aient pas été respectées avant le déclanchement de la grève. Dans ce contexte, des décisions seront prises et c’est sans doute ce qui pousse la ministre de la santé à mettre à prix la tête des leaders syndicaux s’indigne le quotidien Notre Voie qui titrait dans sa parution du 7 février : « enseignants et médecins revendiquent leurs droits, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara brandit des sanctions ». Face à toutes ces menaces du Gouvernement Le Nouveau Courrier souligne que le Docteur Ernest ATTE Boka porte-parole de la coordination des syndicats des personnels de santé se veut déterminer : « si l’un de nos membres arrive à être inquiété par le Gouvernement le service minimum sera automatiquement arrêté et la grève sera totale ». Notons dans la foulée que les agents de morgues et de cimetières sont en grève pour des arriérées de salaire qui plafonnent à 18 milliards et que la douane ivoirienne risque de se joindre au mouvement. Pour Le Patriote il n’y pas de doute c’est le FPI qui tire les ficelles. Pour l’UGTCI, l’Union Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire et de la LIDHO la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme il y a nécessité d’aller à la table des négociations. L’autre sujet qui fait tourner le moulin à lettre dans les rédactions cette semaine c’est bien entendu les leçons des législatives partielles du dimanche 3 février. Sur le sujet Soir Info nous apprend qu’après sa débâcle aux partielles une vive tension règne au RDR, le parti présidentiel. Comme preuve de ce malaise, Le Nouveau Réveil rapporte les propos du secrétaire général du Rassemblement des Républicains ; Amadou Soumahoro reconnait et je cite : « le RDR s’est trompé ». En effet sur les quatre sièges à pourvoir, le parti fidèle au Président Alassane Ouattara n’a remporté aucun. Seuls les candidats indépendants qui se sont désolidarisés du parti ont brillé ! Le quotidien Abidjan 24 pour sa part évoque la leçon des militants de base au RHDP, le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix et d’ajouter pourquoi le RDR doit redescendre sur terre. Le Jour Plus annonce qu’après ce fiasco du RDR aux législatives partielles, les têtes de listes pour les prochaines élections risquent de changer et ce pour faire l’unanimité. L’unanimité, l’amnistie demandée par le FPI n’épouse pas ce sentiment. Le Professeur Mamadou Coulibaly le Président du parti LIDER s’oppose à cette loi dans les colonnes de Soir-Info. L’ancien bras droit de Laurent Gbagbo et ex-numéro 2 du FPI estime que plusieurs personnes seraient en vie si après le forum de réconciliation en 2001 une loi d’amnistie n’avait pas été voté. L’Intelligent d’Abidjan abonde dans le même sens et indique de Marcoussis à Ouagadougou, les deux lois d’amnistie n’ont pas empêchées 3000 morts. Pas de morts dans le camp des pro-gbagbo mais c’est plutôt la débandade au Ghana nous dit L’Expression. Le Patriote croit savoir ceux qui se cachent au moment où leur extradition livre des secrets selon L’Inter. Un des derniers extradé, le commandant Ebéhi puisse que c’est de lui qu’il s’agit se prononce sur la tuerie des femmes d’Abobo à la une de Nord-Sud quotidien et affirme : « je n’ai pas donné l’ordre de tirer » !



Seat-in à Abidjan Plateau : Assistants sociaux, cas sociaux !

 

Pancarte de protestation au Plateau

La deuxième grogne sociale de l’aire Ouattara a eu lieu ce 11 janvier à Abidjan-Plateau et elle est le fruit d’un long bras de fer entre les assistants sociaux et la fonction publique Ivoirienne. Ils sont au nombre de 416 assistants sociaux qui réclament leur intégration au sein de la fonction publique Ivoirienne. Ce chiffre représente le cumule des promotions de l’Institut Nationale de Formation Sociale d’Abidjan (INFAS) de 2006 jusqu’à 2011 ! Les assistants sociaux qui sont devenus de vrai cas sociaux tentent de se faire entendre par le gouvernement Ivoirien. La tentative de regroupement devant la présidence ce 11 janvier a été dispersé pacifiquement mais le seat-in s’est poursuivit devant le cabinet du Ministre d’Etat en charge des affaires sociales, Gilbert Kafana Koné. Madame ABO est membre de la coordination du mouvement de cette grogne sociale et elle nous explique ici les raisons profonde de la présence des assistants sociaux et assistants sociaux-adjoints dans les rues du centre des affaires. « Nous ne sommes pas écouté depuis 2006 et c’est pour cette raison que nous sommes dans la rue. Notre destin est incertain car nous sommes des pères et des mères de famille. Moi qui vous parle, je suis mère de trois enfants et je suis de la promotion 2006. Après cette promotion il y a encore deux autres promotions. Après trois ans de formation avec à la clé un diplôme d’Etat je le souligne nous n’avons pas été intégré à la fonction publique » souligne Mme ABO.

Dosso Bouaké secrétaire chargé à l’organisation du collectif pour le recrutement des assistants sociaux à la fonction publique au nom de tous ses camarades posent les revendications des assistants sociaux toujours au chômage. « Qu’il soit mis fin au concours d’entrée à la fonction publique pour les assistants sociaux qui sont les seuls étudiants de l’INFAS à passer un tels concours. Nous demandons une réorganisation de la formation continue afin que les seuls bénéficiaires soient les assistants sociaux et non des personnes hors de notre système de formation ». Les manifestants se sont dispersés autour de 13 h 30 TU en promettant de poursuivre la lutte. En quittant la commune du Plateau il nous a été donnée de voir un ballet du véhicule officiel du Ministre Koné Kafana entre son cabinet et la Présidence. Le Président Alassane Ouattara qui a bien vu les manifestants en se rendant à son bureau a-t-il appelé le Ministre Koné Kafana en consultation ? Dans les jours avenirs on en saura certainement un peu plus sur ce dossier.

SUY Kahofi