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Meeting annulé de la JFPI : une entrave à la liberté politique ?

Les bombonnes de gaz lacrymogène, les boucliers et les matraques ont eu raison de l’ardeur des militants

Les bombonnes de gaz lacrymogène, les boucliers et les matraques ont eu raison de l’ardeur des militants

Le giga meeting de la JFPI (Jeunesse du Front Populaire Ivoirien) annoncé pour être la mobilisation pro-gbagbo la plus importante depuis la fin de la crise post-électorale n’a pu avoir lieu. La raison est toute simple : le Ministère de l’Intérieur de Côte d’Ivoire a déployé plusieurs policiers et éléments des FRCI à la place C.P 1 de Yopougon pour empêcher les militants de l’ex-président Ivoirien de se réunir. Le bras de fer entre la jeunesse du Front Populaire Ivoirien et le Gouvernement aura donc tourné à l’avantage de l’Autorité. Les bombonnes de gaz lacrymogène, les boucliers et les matraques ont eu raison de l’ardeur des militants qui malgré l’interdiction du Ministère de l’Intérieur étaient décidé à organiser le meeting. Une rencontre tuée dans l’œuf en plein dialogue politique au grand désarroi des militants pro-gbagbo. « Au temps de Laurent Gbagbo ils se sont exprimés. Ici à la place FICGAYO, le Président Alassane Ouattara a fait un meeting où tous ses partisans étaient réunis. Partout en Côte d’Ivoire où ils voulaient se réunir ils ont eu l’autorisation même au stade Félix Houphouët Boigny ! Pourquoi ne pas laisser les autres s’exprimer et vouloir étouffer la parole ? Ce n’est pas normal ! » estime Amos DION membre des agoras et parlements de Côte d’Ivoire.

La raison qui aura motivé le déploiement de la police pour forcer l’annulation du meeting selon la version officielle c’est que deux autres organisations voulaient également se réunir à la même place C.P1 de Yopougon à la même heure. Il s’agit de l’association des victimes de la crise post-électorale et celle des jeunes associés démobilisé. Le Maire de Yopougon a décidé d’annuler ces meetings pour éviter tout affrontement. Pour ce militant de la JFPI qui a requit l’anonymat, le Maire de la Commune de Yopougon n’est qu’un pion dans le système de répression de la Jeunesse proche de Laurent Gbagbo. « Que peux bien dire le Maire de Yopougon face à un ordre venant du Ministre Hamed Bakayoko ? Il n’est qu’un exécutant, quelqu’un sur qui le pouvoir veut bien jeter la responsabilité de l’annulation de notre meeting » s’indigne le jeune homme.

Cette version des faits qui aimerait bien que l’opinion accepte que le meeting a été annulé pour des questions de sécurité est aussi réfutée par la JFPI. « Rien ne nous a été notifié nous interdisant notre meeting : ni du Préfet de Police, ni du Préfet de Région d’Abidjan, ni du Ministre de l’Intérieur ! Nous étions donc fondé à organiser et à tenir notre meeting » nous explique Justin Koua le secrétaire général par intérim de la JFPI. L’annulation du giga meeting de la JFPI est pour la jeunesse proche de Laurent Gbagbo un acte délibéré du régime visant à asphyxier l’opposition Ivoirienne en plein dialogue politique. On ne peut pas parler de paix et de réconciliation, affirmer que le pouvoir garanti la liberté d’expression et les libertés politiques et s’opposer à l’organisation d’un simple meeting. Une incohérence dans les agissements du pouvoir que dénonce la jeunesse proche de l’ancien Président Ivoirien. « Nous sortons d’une table de négociation avec le Gouvernement et le Gouvernement s’est engagé à veiller au respect des droits des partis politiques de manifester librement sur l’ensemble du territoire national. C’est le Gouvernement qui a pris cet engagement et c’est fort de cet engagement d’ailleurs que nous avons projeté l’organisation de notre meeting. Je dois vous dire que nous sommes surpris par la réponse du pouvoir ! » s’indigne Justin Koua. Notons qu’au terme de nombreux jets de gaz lacrymogène pour disperser la jeunesse du FPI sept personnes ont été interpellé.

SUY Kahofi



Côte d’Ivoire-santé : les syndicats vers la fin de la grève ?

Ambiance de lundi de pâques sur cinq jours dans les hôpitaux

Ambiance de lundi de pâques sur cinq jours dans les hôpitaux

La récente grève des professionnels de la santé a été très largement suivie. Les syndicats du secteur de la santé avancent même le chiffre de 99% au plan national. Ce chiffre est assez réaliste vu que le (pseudo) service minimum n’a même pas été respecté! Le bras de fer entre le Gouvernement du Président Alassane Ouattara et les hommes en blouse a tourné à l’avantage des derniers cités. Pendant cinq jours les Ivoiriens dans le besoin ont été obligés d’aller voir du côté des cliniques pour se faire soigner. Durant la grève, les leaders syndicaux ont eu néanmoins une rencontre avec le Ministre de la Fonction Publique et de la Reforme Administrative. Il s’agissait durant les échanges d’avoir la certitude que les revendications du corps médical soient prises en compte dans un bref délai. « Après la rencontre avec le Ministre Gnamien Konan, nous avons estimé qu’il y a déjà une fenêtre de discussion qui est ouverte. Si dans les deux semaines avenirs il n’y a rien de concret, la grève reprendra sur toute l’étendue du territoire nationale » nous explique Ernest Boka ATTE le secrétaire général du syndicat national des cadres de la santé. S’exprimant lors de la dernière Assemblée Générale des professionnels de la santé, Docteur Ernest Boka ATTE estime que le corps médical ne s’oppose pas au dialogue mais attend que le Gouvernement respecte ses engagements.

Fort de ce premier face à face avec le Ministère de la Fonction Publique et de la Reforme Administrative, les professionnels de la santé ont repris le service ce lundi 11 février 2013. Une décision qui fait le bonheur des patients mais qui ne fait l’unanimité chez certains agents des hôpitaux et centres de santé. « Nous ne nous reconnaissons pas dans cette décision de reprise. Vous savez le slogan est clair : « s’il n’y a rien eu, il n’y aura rien » ! Aux dires du porte-parole des syndicats lors des échanges avec le Gouvernement, aucune avancée n’a été signalée. Il n’y aura donc pas de reprise du service » soutient Docteur KONE, médecin chef d’une formation sanitaire. Le son de cloche est bien différent chez Koffi N’guessan un jeune infirmier gréviste. En effet, bien qu’il aurait voulu que « le mouvement de grève se durcisse », il pense qu’il faut laisser le temps au Gouvernement de concrétiser ses promesses d’où sa volonté de reprendre le travail. Sur les problèmes de fond, les professionnels de la santé estiment que les revendications à caractère financier n’ont pas fait l’objet d’application. L’Etat de Côte d’Ivoire doit donc s’évertuer à payer l’intégralité des indemnités des hommes en blouse ; un acquis qui date de 2009. Le paiement des indices accordés depuis 2007 et le règlement intégral des émoluments hospitaliers sont aussi deux revendications auxquelles le Gouvernement devra faire face.

SUY Kahofi



Revue Ivoirienne du 7 au 12 janvier 2013

Kouadio Ahoussou Jeannot, Ministre d’Etat auprès du Président Ivoirien

Kouadio Ahoussou Jeannot, Ministre d’Etat auprès du Président Ivoirien

La nouvelle semaine d’actualité qui s’achève en Côte d’Ivoire a été marquée par le retour d’un homme politique aux affaires. Il s’agit de l’ancien Premier Ministre Kouadio Ahoussou Jeannot qui revient auprès du Président Ivoirien en qualité de Ministre d’Etat. Qu’on soit de gauche ou de droite cette nomination est diversement interprétée. Si le Nouveau Réveil croit savoir pourquoi Ahoussou Jeannot a été nommé ce 9 janvier, Le Nouveau Courrier estime qu’il s’agit d’une mascarade de nomination. Selon le confrère après avoir humilié publiquement Ahoussou Jeannot, Alassane Ouattara le rappelle sans aucun remord. Notre Voie partage cette analyse sous le titre : retour de Kouadio Ahoussou Jeannot, l’inconséquence du pouvoir !

Loin de la polémique L’Intelligent d’Abidjan se propose de nous parler des nouvelles missions qui seront celles de l’ancien patron de la primature. Si Maître Ahoussou Jeannot est situé sur son sort, il n’en est pas de même pour la CEI qui semble ne plus savoir où donner de la tête dans ce qui serait juste de baptiser le casse-tête des élections locales. Sur la question, c’est Fraternité Matin qui ouvre le bal des analyses avec ce titre : élections municipales 49 dossiers sur 197 et 0 dossier pour les régionales sur les 31 postes à pourvoir. Le quotidien à capitaux publics nous informe que la CEI, la Commission électorale indépendante tourne son regarde vers le Gouvernement Ivoirien qui pourtant a confirmé la date du 24 février 2013 comme celle des municipales et régionales couplées nous indique L’Inter. La CEI dribblé par les candidats affirme un brin ironique Le Patriote quand sur le même sujet Le Nouveau Courrier atteste qu’il s’agit bien d’un camouflé pour le Gouvernement ! Le Nouveau Réveil et L’Expression se demandent en cœur si l’on s’achemine vers un report de ces élections.

Retour sur le drame de la saint sylvestre au Plateau. Vive émotion ce 9 janvier à l’IVOSEP lors de l’enlèvement des corps écrit Nord-sud quotidien qui annonce dans la foulée la somme de 63 millions pour les familles frappées par le deuil. Sur le même sujet Soir Info précise pour sa part que les frais de conservation des corps ont été pris en charge par l’Etat mais souligne que des parents sont en colère. La raison selon Notre Voie c’est que les parents jugent l’aide de l’Etat Ivoirien insignifiant. Malgré les propos rassurant du Chef de l’Etat et la prise en charge des victimes du drame, de nombreuses familles estiment que des zones d’ombre persistent encore.

Une note d’économie pour finir ; hausse des prix du gaz et du carburant des vendeurs profitent déjà de la situation pour faire grimper les prix au détail regrette Soir-Info, L’Expression de son côté se propose de nous expliquer comment les revendeurs abusent des consommateurs.

A la semaine prochaine !

Suy



Côte d’Ivoire/2013 : quel avenir économique ?

Cette assurance pourra-t-elle résister aux défis économiques ?

Cette assurance pourra-t-elle résister aux défis économiques ?

Le traditionnel discours de l’an du Président Alassane Ouattara au peuple de Côte d’Ivoire a été une adresse marquée par la relance économique et les perspectives de développement que 2013 pourrait offrir au pays. Ce discours porté sur l’économie n’a pas été du goût des opposants notamment le FPI. Le porte-parole du parti, Docteur Kodjo Richard estime que 2013 doit être en priorité l’année de réconciliation. Ce point de vue est partagé par Traoré Wodjo Fini le Président de la COSOPCI (Coalition de la Société Civile pour la Paix et le développement Démocratique). Selon lui la société civile attend du Président Alassane Ouattara un meilleur engagement sur des dossiers clés comme la justice et la promotion des droits de l’homme. Bien que ces questions aient timidement été abordées, une place prépondérante a été consacrée aux questions économiques. S’il est indéniable que la Côte d’Ivoire fait office de poids lourd économique en Afrique sub-saharienne francophone, force est de noter que le pays devra jouer des coudes pour véritablement s’imposer à attirer les investisseurs. Pour un pays qui vient de tourner la page d’une crise post-électorale sanglante il lui faudra convaincre sur plusieurs points pour espérer garder le cap de la reconstruction.

Le bilan économique de la Côte d’Ivoire pour l’année 2012 est plutôt satisfaisant selon les observateurs quand bien même les chiffres qui marquent l’indice de croissance sont diversement interprétés par les analystes. 2012, l’an un après la crise post-électorale a été l’année du repositionnement de la Côte d’Ivoire au plan sous-régional et international ; aussi bien au plan économique, politique que diplomatique. Un projet bien réussit par une forte mobilisation des compétences nationales mais surtout l’application d’une éco-diplomatie qui n’a pas tardé à porter ses fruits à travers le PND, le Programme National de Développement. 2013, l’an deux de la reconstruction sera encore prometteur si l’on s’en tient aux perspectives économiques annoncées mais la Côte d’Ivoire aux yeux du monde change de statut. Le pays en situation post-crise au chevet duquel les puissants de ce monde se pressaient est désormais un pays comme les autres. L’aide sera tout aussi mesuré et calibré et la Côte d’Ivoire devra la mériter. Cela suppose que sur la table des négociations les bailleurs de fonds n’hésiteront pas à poser des conditions qui pour l’instant dérangent terriblement. La première est le refrain sur la bonne gouvernance qui ne semble pas être la tasse de thé favorite des dirigeants Ivoiriens actuels. Gabegie, corruption, népotisme et favoritisme minent plus que jamais l’administration Ivoirienne. Au-delà, c’est l’épineuse question de la justice transparente qu’il faudra résoudre notamment dans la série des procès sur la crise post-électorale qui pour l’instant ne touchent que les pro-Gbagbo. Ajoutons à cela les cas de violations des droits de l’homme et l’insécurité pour lesquels les autorités sont très souvent interpelées et sur lesquels aucune amélioration concrète n’a été notée durant 2012 ! Il faudra plus que le potentiel économique classique de la Côte d’Ivoire au régime des Houphouétistes pour séduire les investisseurs en 2013 car l’heure de la compassion et de l’assistance humanitaire est bien passée. Désormais la Côte d’Ivoire au forum des donateurs devra justifier qu’elle mérite belle et bien l’aide qu’elle demande et que celle-ci ne viendra pas servir les intérêts d’un groupuscule de dirigeants dont le train de vie fait fortement jazzer la population.

SUY Kahofi



Revue de la semaine Ivoirienne du 17 au 22 décembre 2012

Paul Koffi Koffi peine à rassurer les Ivoiriens

Paul Koffi Koffi peine à rassurer les Ivoiriens

Après la grogne des partis d’opposition, le gouvernement ivoirien a décidé de la reprise du dialogue politique. Celui-ci a été marqué par un échange entre le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko et les partis d’opposition. Selon L’Intelligent d’Abidjan ce premier échange jette les bases de la création d’un groupe de travail qui doit faire des propositions au gouvernement pour la réussite des élections couplées municipales et régionales.

Le président du Mouvement national citoyen alternative (MNC alternative), Kabran Appiah, a salué le gouvernement pour avoir prêté une oreille attentive à leurs revendications, mentionne L’Inter. Si le dialogue est de nouveau rétabli entre le gouvernement et l’opposition, il est plutôt absent entre le commando mystérieux et les FRCI.

Une fois de plus, c’est après un discours rassurant du ministre-délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, que les assaillants sont passés à l’acte à Agboville écrit Nord Sud. A la faveur de la trêve observée par le commando mystérieux, les FRCI ont renoué avec leurs mauvaises habitudes que sont l’indiscipline, les brimades et le racket. Pour Hamed Bakayoko, qui s’exprimait dans les colonnes de L’Intelligent d’Abidjan, les attaque contres les positions des FRCI à Agboville « sont des actes lâches menés par des criminels jaloux ».

Lors d’une sortie médiatique, le Professeur Mamadou Koulibaly est revenu sur cette vague d’insécurité et les autres problèmes qui minent le pays. Le numéro un du parti LIDER – dont les propos sont repris par Soir Info – se prononce sur le comportement à la limite irrationnel des FRCI ou de l’armée de façon générale. En effet les FRCI accusent l’ancien patron de l’Assemblée nationale d’être propriétaire d’un champ de cannabis. « Faux ! », riposte Mamadou Koulibaly dans les colonnes de L’Expression avec cette précision : « Le champ ne m’appartient pas ! ». Sur les élections locales, Abidjan 24 écrit que Mamadou Koulibaly annonce le boycott de ce scrutin.

Après 20 ans de stagnation les salaires en Côte d’Ivoire vont-ils augmenter ? Le Patriote en est convaincu. En effet,Yamoussoukro – la capitale politique ivoirienne – a abrité un conseil des ministres au cours duquel le montant de 42 milliard de f CFA a été annoncé. Selon Fraternité Matin, cette somme servira de paie aux fonctionnaires en janvier et le confrère de préciser qu’une nouvelle grille salariale pour les fonctionnaires ivoiriens serait à l’étude par le gouvernement. Toujours sur le point de ce conseil des ministres, Le Nouveau Réveil note que le prix du kilogramme de café à la vente passe de 500 à 620 f CFA.

Dès le début de l’année 2013, la Côte d’Ivoire sera au menu du Conseil de sécurité de l’ONU. Avant ce  rendez-vous prévu en janvier, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Bert Koenders, a été reçu par le Président de la République Alassane Ouattara. Selon le Patron de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) dont les propos sont repris par Abidjan.net, il s’agissait au cours de cette audience de faire le point des activités de l’Onuci et aussi préparer la prochaine réunion du Conseil de sécurité sur la Côte d’Ivoire. A l’en croire, il a abordé avec son hôte les questions liées à la restructuration du système de sécurité, au désarmement, à la justice et aux droits de l’homme.

Achevons cette revue de la semaine avec cette bonne nouvelle pour les pro-Gbagbo : 8 personnalités de l’ancien régime – dont le premier ministre Aké N’gbo – bénéficient d’une liberté provisoire nous indique Kaoci.com. Un cadeau de fin d’année qui marque une volonté de dégèle social de la part du régime des Houphouétistes mentionne Le Patriote. A la semaine prochaine !



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