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Revue de la semaine du 02 au 07 novembre 2013

Une nouvelle attaque à Yopougon

Une nouvelle attaque à Yopougon

Une semaine d’actualité s’achève en Côte d’Ivoire sous fond de querelle politique entre le pouvoir et l’opposition. La raison de cette nouvelle guéguerre de la classe politique est le dernier rapport de l’ONU qui souligne que le régime d’Alassane Ouattara a versé une substantielle quantité de dollar à des mercenaires pour financier des assassinats et enlèvement de partisans pro-gbagbo au Libéria et au Togo nous apprend L’Expression. La sortie médiatique de Pascal Affi N’guessan le patron du FPI a été l’occasion pour lui de se prononcer sur ce rapport. A la une du quotidien Le Temps il juge scandaleux l’attitude du Gouvernement à l’encontre du FPI. Le leader fraîchement sorti de prison s’offusque dans les colonnes de Notre Voie qu’en lieu et place du dialogue le RDR ne propose que la violence. Vous avez dit rapport accablant envers le régime ivoirien ? Pour le président Alassane Ouattara qui se prononce sur ce document indexant son appareil sécuritaire et politique il s’agit simplement d’un rapport « abjecte, irresponsable et mensonger » s’indigne le numéro un ivoirien à la une Nord Sud Quotidien. Le Président Ivoirien face à ce qu’il qualifie de mensonge à saisi Ban Ki Moon. Pendant que le régime se débat, le FPI lorgne déjà sur la présidentielle de 2015 et appelle à l’organisation des Etat Généraux pour booster la réconciliation. Présidentielle de 2015, le FPI ne dit pas non souligne Fraternité Matin qui se fait fort de rappeler dans son analyse les conditions posées par le parti de Laurent Gbagbo pour prendre part à ce scrutin avenir. Le Nouveau Réveil a une autre analyse des propos d’Affi N’guessan et affiche un ton plutôt catégorique et radical : pas de réconciliation, pas d’élection en 2015. Pour Affi N’guessan la clé du succès du processus de réconciliation nationale réside dans la tenue des Etats Généraux qui reste la seule option pour sauver Alassane Ouattara indique Le Quotidien d’Abidjan. Voici donc ce qui fait dire à Notre Voie que « Ouattara doit choisir entre la CPI et les Etats Généraux ». Aujourd’hui dans la même veine ne dit pas autre chose quand sur la tenue des Etat Généraux rejeté par le Président Ouattara le quotidien barre sa tribune avec ce titre « Ouattara joue avec le feu ». Du feu il y en a eu lors de l’attaque armée du 16ème arrondissement dans le quartier de Yopougon. Les populations ont vécu une grosse frayeur car pendant près d’une heure des tirs nourris ont été entendu dans le secteur de la paroisse Saint André nous indique L’Inter. Soir Info toujours au sujet de cette attaque fait état d’un commando armé qui mélange Yopougon après une opération visant à démanteler un fumoir. Au-delà d’une simple expédition punitive face au FRCI, Le Nouveau Courrier croit avoir déjà descellé des zones d’ombre dans cette affaire. Terminons cette revue de la semaine avec une date et un souvenir. 07 décembre 1993 – 07 décembre 2013 voici 20 ans que Houphouët Boigny s’en est allé, Fraternité Matin, Le Nouveau Réveil et plusieurs autres canards rendent un vibrant hommage au Bélier de Yamoussoukro.



Revue de la semaine Ivoirienne du 23 au 28 septembre 2013

L’homme aux solutions aux pupitre de l’ONU

L’homme aux solutions au pupitre de l’ONU

La semaine d’actualité en Côte d’Ivoire a été marquée par la présence du président Ivoirien à New York. Son discours à la tribune de l’ONU à l’occasion de la 68ème Assemblée Générale de l’Organisation est un plaidoyer en faveur de l’Afrique croit savoir Le Démocrate. Selon Fraternité Matin le chef de l’Etat Ivoirien à la tribune de l’ONU ce 25 septembre a indiqué les grandes lignes des défis futurs, les grands enjeux de demain. Le Président Ivoirien profite même de l’opportunité qui lui est offerte pour faire un point sur les OMD et affirme que de nombreux pays africains sont en retard et seront en retard par rapport à l’échéance fixée rapporte L’Intelligent d’Abidjan. Pendant qu’il prêche l’unité et la paix à New York les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire attendent Alassane Ouattara. La colère monte dans le camp des ex-combattants selon L’Inter et la raison est le non-transfèrement de Simone Gbagbo à la CPI. Il s’agit pour les ex-combattants d’un acte de haute trahison car comme le père Gbagbo, la mère du régime mérite amplement une cellule VIP en Hollande. Toujours la colère, cette fois ci dans le camp des magistrats et des dozo nous indique en cœur Soir Info et L’Inter, le dernier confrère cité nous indiquant que la Côte d’Ivoire à beaucoup à craindre de cette confrérie que certains qualifient de milice pro-ouattara. Un autre problème qui menace aussi le pays, c’est la malnutrition qui sévit au nord selon un rapport des agences onusiennes et près d’un million de personnes sont concernées nous révèle Le Nouveau Courrier qui se désole de l’attitude d’Alassane Ouattara qui avait fait du nord son fond de commerce. Ouvrons la page politique nationale et celle-ci est marquée par le congrès avenir du PDCI et le dialogue pouvoir opposition. Sur le premier sujet L’Inter nous informe que rien ne semble empêcher KKB dans sa marche vers la présidence du PDCI. L’intraitable président de la jeunesse du parti doyen a pu payer les 18 millions de caution pour sa candidature ! Qui se cache derrière ce financement ? Difficile de répondre à cette question. Une chose est sûre Henri Konan Bédié aura des candidats sérieux en face de lui car en plus de KKB et Mady, il faudra compter avec Charles Konan Banny nous apprend Le Nouveau Réveil qui nous indique pourquoi Banny veut casser le PDCI. Le dialogue pouvoir-opposition est toujours à l’ordre du jour. Pour le quotidien Le Temps après avoir défié l’opposition, le régime est désormais à genoux devant le FPI. Une posture de soumission qui lui donne désormais des droits, chose qui pousse Le Quotidien d’Abidjan à indiquer que le président François Hollande demande que parmi les 3000 prisonniers qui seront libérés puisse figurer des pro-gbagbo. Notre Voie se demande plutôt si Ahoussou Jeannot est l’homme de la situation dans ce dialogue FPI-Gouvernement ? En effet l’ancien premier ministre revient aux affaires pour tenter d’apporter des solutions en vue de réchauffer le climat politique.



Revue de presse Ivoirienne du 8 au 13 juillet 2013

Qui doit demander pardon aux Ivoiriens?

Qui doit demander pardon aux Ivoiriens?

Qui doit demander pardon aux Ivoiriens pour les affres de la crise post-électorale ? Pour le Président Alassane Ouattara qui cette semaine achevait sa visite dans le nord, c’est le FPI de Laurent Gbagbo qui doit le faire. Selon Le Patriote le chef de l’Etat a appelé l’ancien parti au pouvoir à se ressaisir, à faire preuve d’humilité et à accepter de faire son mea-culpa. Chez nos confrères du quotidien Le Mandat, l’appel d’Alassane Ouattara trouve également un écho favorable puisse qu’il est relayé avec ce titre : « le FPI doit demander pardon ». Pardon ? Et pour quoi ? se demande Notre Voie qui fait rappeler au Président Alassane Ouattara que ce sont ses hommes (entendez les FRCI) qui depuis leur rébellion au nord ont mis le pays à feu et à sang. C’est donc à Alassane Ouattara et ses suppos du RDR de demander pardon aux Ivoiriens martèle Le Temps. Pendant que les partis politique se chicanent pour savoir qui doit endosser la responsabilité de la crise, les anciens barrons de la filière café-cacao tombent en disgrâce dans le procès qui les opposent à l’Etat de Côte d’Ivoire qui s’est porté partie civile. Le procureur de la République, Fernand Oulaye a rendu le mercredi 10 juillet 2013 ses réquisitions relatives aux 5 infractions de ‘’détournement de fonds, abus de confiance, abus de biens sociaux, escroquerie, faux et usage de faux en écriture privée de banque ou commerce’’ constatées dans la gestion des ex-barons de la filière café-cacao indique L’Intelligent d’Abidjan. Ainsi, le procureur a requis 20 ans de prison ferme contre Henri Kassi Amouzou (président de l’ex-Fdpcc) et chacun de ses lieutenants précise Le Jour Plus. Le Mandat et Nord-Sud quotidien dans leur parution du 11 juillet égrainent le nom de ces hommes et de ces femmes qui hier faisaient la pluie et le beau temps dans la filière. Sale temps également pour les compagnons de lutte de Laurent Gbagbo. En effet la justice Ivoirienne vient de trancher nous indique L’Inter. Dans le cadre de la gestion des dossiers relatifs à la crise post-électorale la justice confirme les charges contre Simone Gbagbo, Affi N’guessan, Aké N’gbo ou encore Michel Gbagbo. Le Nouveau Réveil confirme cette décision de justice mais précise comme pour décrisper l’atmosphère sociale que Simone Gbagbo et Blé Goudé ne seront pas transférer à la CPI. Les principaux détenus pro-gbagbo au nombre de 84 seront donc jugés en cours d’assise. Quant à Laurent Gbagbo sa mise en liberté provisoire a été de nouveau refusé par la CPI soutient Le Nouveau Courrier. Enfin pour finir, la 39ème session de l’Association des parlementaires francophones s’est ouverte en Côte d’Ivoire le 8 juillet en présence de plusieurs hautes personnalités Ivoiriennes et mondiales. L’actualité de cette rencontre a alimenté les colonnes du quotidien pro-gouvernemental Fraternité Matin tout au long de cette semaine.

A la semaine prochaine !



Abidjan : cette plaie appelée insécurité !

Qui sont les vrais auteurs des agressions?

Qui sont les vrais auteurs des agressions?

Dimanche 29 juin 2013, je sirote une bière avec un ami à Cocody à quelques pas de La Maison du Parti (PDCI). Nous discutions tranquillement quand des coups de feu se font entendre non loin des tours Sainte Marie. Un officier de police nous fait signe de rester à l’abri dans le maquis.

« Nous traquons 2 braqueurs qui viennent d’attaquer un domicile à la kalachnikov. Le premier vient d’être abattu le second se cache certainement dans une des ruelles du quartier. Restez là où vous êtes au risque de prendre une balle » nous ordonne l’homme, un Beretta 9 mn en main.

Ce type de scène digne des polars américains sont désormais monnaie courante à Abidjan si bien qu’elles ne surprennent plus personne. La preuve lors des échanges de coup de feu ce dimanche entre les éléments de PJ et les braqueurs, des gamins et leurs parents sont sortis pour « apprécier le spectacle ». Diantre ! Dans quel pays sommes nous ? Abidjan avec des braquages en plein midi, des gangs qui égorgent à la machette, d’autres qui se spécialisent dans les viols sans oublier les coupeurs de route qui signent leur grand retour…L’insécurité est totale pourtant lors de son dernier passage sur les antennes de la RTI, le Ministre Ivoirien de l’Intérieur (Hamed Bakayoko) a précisé que tout va bien au plan sécuritaire. Ces propos sont proches (ou plutôt semblables) à ceux du Général Talla Niang porte-parole des trois forces militaires présentes en Côte d’Ivoire (FRCI, Licorne, ONUCI). L’officier supérieur des Nations Unies affirmait lors du dernier conclave des forces militaires que « la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire est sous contrôle ». De quelle Côte d’Ivoire parle le Général Talla Niang ? Comment peut-on affirmer que la situation sécuritaire est sous contrôle quand chaque jour les journaux relatent en cœur des situations d’agressions violentes avec mort d’homme ? Les domiciles, services publics, PME et commerces sont visités par des voleurs qui semblent éprouver un macabre plaisir à tuer de sang froid ! Entre temps les unités paramilitaires se créent à longueur de journée mais elles peinent à rassurer les Ivoiriens !

« C’est triste : on ne peut pas chanter à la télé que tout va bien et abandonner les Ivoiriens et les Ivoiriennes à la merci des braqueurs. Il faut des mesures concrètes pour rassurer les populations au lieu de donner des réponses politiques pour attirer les investisseurs » s’indigne Guy Roger un étudiant vivant à Yopougon.

Un nombre insoupçonné d’armes légères continuent de circuler en toute impunité dans le pays malgré les opérations de DDR. Pour Sylvanus K., électricien, il faut également chercher du côté des démobilisés mécontents du régime Ouattara qui « se payent » en attaquant les domiciles. Il va plus loin en soulignant qu’il reste convaincu « que des hommes en uniforme sont eux-mêmes auteurs de certaines agressions ». Sur ce point il est difficile de ne pas croire en ces révélations car depuis la fin de la crise de nombreux militaires ont été radié de l’armée et jetés en prison pour des agissements contraire à l’étique de l’uniforme.

« Il y a quelques années lorsque vous voyez un militaire vous êtes rassuré mais aujourd’hui c’est le contraire ! Avec une armée infestée d’anciens détenus comment voulez-vous être rassuré ? » s’interroge Mr Koffi Ekissi G. un enseignant à la retraite.

Qui pourra sauver Abidjan de son insécurité chronique ? Entre ceux qui réclament un changement de la législation sur la détention des armes à feu et ceux qui veulent la levée de l’embargo sur les armes, certains optent pour des solutions plus immédiates et qui selon eux peuvent être « appliquées rapidement ».

« Il faut commencer par nettoyer l’armée elle-même des brebis galeuses ! Si l’armée n’est pas propre comment peut-elle contribuer à asseoir un climat sécuritaire digne du nom ? La guerre fait parti de notre passé alors comment pouvons-nous encore accepter que des illettrés et des évadés de la MACA soient encore en uniforme ? Il faut que cela change ! » nous explique Yao Jacques un gérant de cabine téléphonique.

Un grand nettoyage de l’armée OUI mais pour certaines ONG il faut dans l’immédiat réussir l’opération du DDR : Démobilisation Désarmement Réinsertion. Difficile de calmer des hommes qui ont faim ! Si ceux qui ont pris les armes hier ne retournent pas à la vie civile, il sera bien difficile de lutter contre l’insécurité. A ce niveau la mauvaise fois des démobilisés est aussi à souligner.

« Ils ne déposent que de petites armes et des caisses de munitions juste pour de l’argent mais Dieu seul sait l’arsenal qu’ils cachent ! Les mêmes têtes se retrouvent dans toutes les opérations de DDR toujours avec des armes » nous explique un journaliste.

La Côte d’Ivoire est dans un cercle vicieux où la seule solution qui s’offre à elle est de faire fusionner le DDR, l’insertion des ex-combattants et le toilettage de l’armée pour réussir d’ici 10 ans – minimum – son programme de lutte contre l’insécurité.

SUY Kahofi



Bonjour Abidjan, je suis Mokhtar Belmokhtar !

Les djihadistes aux portes d'Abidjan?

Les djihadistes aux portes d’Abidjan?

Qu’il soit vivant ou mort ce n’est pas ce qui inquiète les Ivoiriens. Qu’il menace les ennemis d’Allah encore moins. La crainte véritable c’est quand il décidera de frapper la Côte d’Ivoire. Belmokhtar, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est ressuscité d’entre les morts et il promet désormais le sang et les larmes à tous les chasseurs d’islamistes engagés dans le nord Mali. La Côte d’Ivoire figure sur la liste des potentielles destinations que pourrait prendre Bel’marlboro and CO. 250 soldats Ivoiriens assurant la mission de bataillon logistique au Mali c’est largement suffisant pour faire sauter des véhicules piégés au Plateau ou à Cocody.
Lorsque les menaces fusent, c’est le moment pour les ivoiriens de s’interroger et de cogiter sur les raisons qui ont bien pu pousser le Président Alassane Ouattara à précipiter la Côte d’Ivoire dans une guerre dont l’ennemi à défaut d’avoir un visage a la faculté d’être « omniprésent ». Il est vrai que le terrorisme est une menace pour tous les pays du monde mais faut-il pour autant faire du zèle inutile quand il s’agit de le combattre ? Je parle de zèle inutile dans la mesure où le pays lui-même est en proie à d’énormes défis sécuritaires.

Un engagement mercantile ?

Qu’est ce qui a bien pu pousser le Président Alassane Ouattara à engager une armée en pleine reconstruction dans un conflit aussi important comme celui du Mali ? La première réponse dans les agoras c’est L’ARGENT ! Oui la Côte d’Ivoire est au Mali pour le sou et rien d’autre. Le calcul était clair à l’origine : certains Chefs d’Etat de la sous-région étaient convaincus depuis le début de l’intervention militaire au Mali que l’ONU s’impliquerait directement dans le conflit. Or une mission des Nations Unies c’est une histoire d’argent. Chacun à donc décidé de précipiter ses forces dans la bataille après le nettoyage de la France pour ramasser les dollars de l’ONU. 250 soldats Ivoiriens payés gracieusement par l’ONU c’est terriblement tentant pour un Président qui peine à payer correctement ses hommes. Les exemples sont là pour le montrer : à Abidjan il y a plus d’agressions perpétrés par des éléments FRCI que par des délinquants de profession. Ce que le Gouvernement refuse en salaire, ils le prennent de force aux populations ! Je sais que les Ivoiriens sont altruistes mais pas au point de négliger leur propre sécurité pour traquer des djihadistes.

Un peu de pub’ pour la solution

Quand on est à la tête d’un pays et que la population est foncièrement déçue de votre gestion, la seule manière de briller c’est de se donner de la contenance sur l’échiquier politique international. A ce jeu Alassane Ouattara est très fort ! Il fait la sourde oreille aux lamentations des Ivoiriens et prend le temps de s’émouvoir de la tristesse des autres. Les populations se plaignent de la cherté de la vie, des coupures d’électricité et d’eau, des ordures qui envahissent de nouveau la ville et des salaires qui deviennent de plus en plus insignifiants. Pour seule réponse, la Présidence ne propose que des communiqués de presse et des articles relatant les nombreux voyages du Chef de l’Etat. Le Mali, les djihadistes, la famine dans le sahel, les groupes armées dans le nord Mali…des thématiques qui peuvent faire de la publicité au Président de la CEDEAO alors pourquoi ne pas en profiter ?

Le Mali pour éviter le problème sécuritaire Ivoirien

La Côte d’Ivoire est une passoire et les nombreuses attaques contre les éléments FRCI sont là pour le montrer. Il ne se passe pas un seul mois dans ce pays sans que le sang ne coule : aussi bien celui des militaires que celui des populations civiles. Comment peut-on bander les muscles au plan international quand on n’arrive même pas à protéger sa population ? C’est fuir ses responsabilités que d’expédier 250 militaires surentrainés par la France au Mali et livrer les Ivoiriens aux bandes armées. Si le Gouvernement Ivoirien était aussi soucieux de la situation sécuritaire du pays il aurait décidé d’en prendre le leadership au lieu de quémander l’assistance des Casques Bleus. A la frontière ivoiro-libérienne les viols, assassinats ciblés, expropriations et incendies de village se poursuivent et aucune réponse. A la frontière ivoiro-ghanéenne, les villes sont toujours attaquées, les paysans effrayés à l’idée de se rendre dans leurs plantations et les commerçants inquiétés par les coupeurs de route. Chaque militaire ivoirien ne pourrait-il pas apporter une solution à ses défis sécuritaires ? Loin d’y penser, nous nous embarquons dans un conflit qui pourrait nous coûter cher.

Avec une armée aussi mal structurée, des services de renseignements prompts à débarquer chez d’innocents journalistes et des querelles de nominations sous fond ethnique, quelle défense peut opposer la Côte d’Ivoire si le djihad est mené sur son sol ? Avons-nous les moyens de nous défendre ? Le Gouvernement Ivoirien semble avoir oublié une chose : s’engager contre le terrorisme dans un autre pays c’est aussi s’engager à recevoir le terrorisme sur son sol. L’exemple du Kenya, du Niger et du Tchad sont là pour le montrer. Celui qui traque le terrorisme est à son tour traqué !

SUY Kahofi