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Recensement : les Ivoiriens n’arrivent pas à se compter

Combien sont-ils à vivre en Côte d'Ivoire ?

Combien sont-ils à vivre en Côte d’Ivoire ?

Officiellement, le Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2014) devait s’achever le 30 avril dernier en Côte d’Ivoire. L’opération n’étant pas terminée, le ministère du Plan a décidé de la prolonger. Une fois de plus.

Depuis le 17 mars 2014, 31 000 agents recenseurs ont été déployés sur tout le territoire ivoirien. Plus d’un mois après le lancement du RGPH 2014, l’Institut national de la statistique (INS) a pu sillonner 7 800 villages, 80 000 campements, 14 districts et 31 régions de la Côte d’Ivoire avec pour acquis la cartographie de 108 départements. Ces résultats provisoires de l’opération sont certes prometteurs pour Bah Ibrahim, le directeur de l’INS, mais ne voilent en rien l’ombre de l’échec qui plane sur l’opération.

De nombreux Ivoiriens n’ont jamais vu les hommes aux chasubles orange

Le gouvernement a prolongé pour la deuxième fois l’opération et certains Ivoiriens attendent toujours, en vain, les agents recenseurs.

« À la télé, on nous avait dit qu’ils viendraient, mais jusqu’à ce jour ni mes voisins, ni moi n’avons vu débarquer qui que ce soit. Je suis allé au travail et à mon retour j’ai vu des inscriptions sur le portail, mais rien d’autre », soutient Yves Diomand, un riverain du quartier Maroc à Yopougon.

Comme lui, de nombreux Ivoiriens n’ont jamais vu les hommes aux chasubles orange. Certains affirment les avoir vus exclusivement à la télévision lors de l’identification d’Alassane Ouattara et de son épouse ! Ce coup médiatique du président n’a pas pu convaincre tous ses compatriotes.

« Avant de nous recenser, libérez Gbagbo ! »

Dès l’annonce du RGPH 2014, deux camps aux arguments diamétralement opposés vont se former. Rien de bien surprenant au fond puisqu’il s’agit du traditionnel face à face entre le pouvoir des houphouëtistes et une frange de l’opposition menée par le Front populaire ivoirien. Pascal Affi N’guessan, désormais à la barre du navire pro-Gbagbo, ne manque pas d’appeler ses partisans à boycotter le recensement de la population. Le mot d’ordre : « Avant de nous recenser, libérez Gbagbo ! » Pour le FPI, les conditions ne sont pas réunies pour qu’une telle opération puisse se faire dans le climat d’un consensus national. Le parti de Laurent Gbagbo évoque notamment la question des nombreux exilés, la réconciliation en panne, le dialogue politique en dents de scie sans oublier la détention de plusieurs militaires et hommes politiques proches de l’ancien régime.

Une période de sensibilisation bâclée

À cela s’ajoute une mauvaise campagne de sensibilisation menée par le gouvernement. C’est la position d’Eric Aimé Sémien, le président de l’ONG APDH (Action pour la protection des droits de l’homme) : « Dans un État normal, il faut bien qu’on sache combien il y a d’habitants. Il faut un recensement, mais pas à n’importe quel prix. La phase pilote de l’opération a commencé avant même qu’on ne puisse voir des affiches dans la ville d’Abidjan ».

« Il a fallu donc constater la démotivation avant de penser à la sensibilisation« , s’indigne ce membre de la société civile. En effet, le recensement n’est pas une mince affaire. Dans certains pays, les autorités se donnent entre 45 et 60 jours pour boucler le recensement général de la population et de l’habitat. Cette période est précédée de 15 à 30 jours de campagne intensive de sensibilisation. Ce chronogramme n’ayant pas été respecté, les agents recenseurs se sont heurtés au manque d’intérêt des populations, à leur hostilité voire à leurs menaces.

« Lorsque j’ai sonné à la première porte de ma zone de recensement, j’ai été surpris de voir la maîtresse des lieux me dire qu’elle ne savait pas qu’il y avait un recensement ! », affirme Mohamadou Diakité.

« Vous entrez dans un domicile, dès que le chef de famille pose les yeux sur vous il vous demande de sortir si vous ne voulez pas de problème », indique Issouf Ouattara.

Des agents recenseurs mal formés

Formés dans la précipitation, les agents recenseurs ont du mal à utiliser les tablettes et autres smartphones mis à leur disposition. Très vite, le papier, les crayons et les stylos prennent la place des outils numériques. L’argument qui justifie cette situation se passe de commentaire :

« Nous n’avons pas été formés sur le matériel en temps réel« , explique un agent recenseur.

Un détail plutôt surprenant quand on sait que le coût du RGPH 2014 devrait se porter à plus 12 milliards 600 millions de francs CFA.

Bras de fer politique sous fond de boycott, mauvaise campagne de sensibilisation, formation ratée des agents recenseurs… à qui incombe la responsabilité du déroulement de cette opération ? Que peut-on reprocher aux Ivoiriens ? Certainement le manque d’engouement. Que peut-on reprocher à l’opposition et en particulier au FPI ? Certainement son appel au boycott. Que peut-on reprocher à l’INS ? Sans doute son « échec » dans l’exécution technique du projet. Mais au fond, tous ces problèmes sont liés et le gouvernement ivoirien semble en porter la responsabilité.

Alassane Ouattara s’entête à imposer le RGPH 2014 aux Ivoiriens sans tenir compte des observations de l’opposition et du peuple. Cette opération ressemble bien plus à un diktat d’un camp politique sur un autre plutôt qu’une action faite sur la base d’un consensus. À l’allure où vont les choses, les chiffres du RGPH 2014 risquent de ne refléter en rien la véritable topographie de la population ivoirienne.

SUY Kahofi

*Article publié sur le site internet de RNW Afrique.



Réforme de la CEI : il souffle un vent de dictat !

Eric Aimé SEMIEN président de l’APDH

Eric Aimé Semien président de l’APDH

Après le long débat sur la nécessité de la tenue du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2014), la Côte d’Ivoire ouvre un nouveau chapitre du débat sociopolitique : la réforme de la CEI, la Commission électorale indépendante.

De nombreux rapports sur la situation politique de la Côte d’Ivoire à l’image de ceux du NDI (National Democratic Institut) ont pendant longtemps invité le gouvernement ivoirien à se lancer dans une opération de réforme de la CEI. Le gouvernement ivoirien a accédé à cette requête; une décision saluée par la communauté internationale. Mais pour l’opposition et principalement le FPI (Front populaire ivoirien), le projet de loi proposé par le gouvernement ne garantit pas l’indépendance de l’organe en charge des élections. Et pendant que les politiciens s’engagent de nouveau dans un bras de fer, l’APDH (Action pour la protection des droits de l’homme) monte au créneau pour dénoncer la politisation du débat autour de la réforme de la CEI.

Le projet de loi pensé par le ministère de l’Intérieur portant réforme de la Commission électorale indépendante est pour l’APDH un projet de loi qui ne répond pas au principe de base d’indépendance telle que défini par les textes de la Cédéao, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. En effet le protocole de la Cédéao sur la démocratie et la bonne gouvernance en son article 3 stipule que pour les élections, les Etats membres doivent faire la promotion de Commission électorale indépendante, impartiale et non politique. « La configuration proposée à travers ce projet de loi est une proposition dangereuse » indique Eric Aimé Semien président de l’ONG de défense des droits de l’homme qui invite le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko à mettre de l’eau dans son vin. Lors de sa dernière conférence de presse, le ministre a indiqué face aux propositions du FPI « que le gouvernement ne capitulera pas ». Pour l’APDH la question de la réforme de la CEI n’est pas une bataille qui met aux prises le pouvoir et l’opposition. Il s’agit d’une question d’ordre national en face de laquelle les intérêts politiques doivent pouvoir passer en second !

Si la société civile interpelle autant le gouvernement ivoirien qui semble dans une logique d’imposer un projet de loi à l’opposition, c’est parce qu’une trop forte politisation de la CEI risque de replonger le pays dans une nouvelle crise électorale. L’APDH estime entre autres que les avertissements de la société civile n’ont pas pour but de réclamer plus de sièges mais d’avoir une CEI, non pas pléthorique en effectif, mais réellement indépendante. Si le gouvernement d’Alassane Ouattara s’entête à imposer une réforme bancale, il assumera les conséquences de son dictat !

« Qu’attendent-ils de cette commission avec cette configuration qu’ils proposent ? C’est un peu comme si nous n’avons pas tiré des leçons du passé ! L’APDH tient le gouvernement actuel pour responsable des violences qui vont se passer en Côte d’Ivoire si celui-ci continue avec cette réforme déjà contestée » déclare le président de l’ONG.

Notons que le bras de fer politique se poursuit entre le pouvoir et l’opposition sur le nombre de commissaires au sein de la CEI. Face à la proposition de 16 membres souhaités par le FPI, le ministre de l’Intérieur se montre intraitable et maintient le projet de 13 membres avec 3 postes pour la société civile et les religieux.

SUY Kahofi



Revue de la semaine du 13 au 18 janvier 2014

Blé Goudé sera-t-il livré à la CPI ?

Blé Goudé sera-t-il livré à la CPI ?

Charles Blé Goudé, le général de la rue sera-t-il livré à la CPI ? La question mérite d’être posée car les autorités ivoiriennes ont encore demandé un sursis de 3 mois à la Cour pour réfléchir sur la demande de transfèrement du leader des jeunes patriotes nous indique L’Inter. Depuis son arrestation et son extradition du Ghana, le dernier ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo est emprisonner dans un lieu tenu secret se fait fort de rappeler Le Nouveau Réveil. La CPI le réclame entre autre pour crime de guerre et pour sa responsabilité dans la récente crise post-électorale qui aura occasionné près de 3000 morts indique le confrère. Pour Le Temps Charles Blé Goudé, tout comme son père spirituel Laurent Gbagbo est victime d’une machination politique et non d’une réelle volonté de le confronter au droit. Sinon pourquoi serait-il détenu dans le secret se demande le quotidien Le Nouveau Courrier quand de son côté Le Quotidien d’Abidjan donne la parole à l’avocat de Charles Blé Goudé pour se prononcer sur les conditions de détention de son client et le contenu des accusations du procureur de la CPI. Pendant ce temps les leaders du FPI et le Gouvernement ont repris le dialogue direct. Le FPI a toujours réaffirmé son statut particulier au sein de l’opposition ivoirienne, statu qui lui confère un traitement particulier d’où le dialogue direct. Pour le quotidien Le Temps il s’agit d’une rencontre de vérité entre le Front Populaire Ivoirien et le Gouvernement, rencontre qui selon l’analyste du quotidien proche de l’opposition ivoirienne permet une décrispation du climat socio-politique. Selon Notre Voie Ahoussou Jeannot et Affi N’guessan se sont parlé ce 15 janvier, le premier cité étant le ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles et le second le patron du FPI. De quoi ont-ils parlés ? Bien évidemment des conditions d’intégration du parti de Laurent Gbagbo au CPD, le Cadre Permanant de Dialogue pouvoir – opposition nous indique Le Quotidien d’Abidjan. Et sur la question de l’arrivée du FPI au sein du CPD, Affi N’guessan soutient que son parti n’épouse pas les méthodes de ce cadre de dialogue qui mérite d’être reformé sans toutefois s’aventurer à dire si son parti intègrera le CPD après les reformes souhaitée. Pour le Ministre Mabri Toikeuse qui représentait également le Gouvernement à la table de ce dialogue direct, « le FPI ne refuse pas d’être membre du CPD ». « Peut être bien que la dénomination est un problème » a-t-il indiqué mais « il s’agit de petits détails qui peuvent se régler ». Concernant l’atmosphère qui entourait les échanges, Le Nouveau Courrier indique que les discussions ont été âpres ! Discussion âpres ? Peut-être bien mais pour le quotidien Soir Info c’est plutôt Ahoussou Jeannot qui crache ses vérités à Affi. Ces vérités seraient au fond deux préalables ou plutôt exigences imposés par le Gouvernement Ivoirien et dont le quotidien L’Inter s’en fait l’écho. Pascal Affi N’guessan au nom du FPI a indiqué que lors des échanges de ce mercredi 15 janvier il y a eu des avancés notables. « Les discussions se poursuivent » affiche Le Nouveau Réveil, propos extrait de l’intervention du président du FPI qui a souligné que la reprise du dialogue direct est déjà une grande avancée.



Revue de la semaine du 06 au 11 janvier 2014

Affi N’guessan veut-il plomber le dialogue politique ?

Affi N’guessan veut-il plomber le dialogue politique ?

L’actualité de la semaine est  dominée par la reprise du dialogue direct entre le pourvoir et l’opposition. Le quotidien Notre Voie indique que le Front Populaire Ivoirien s’est finalement excusé dans l’après midi du jeudi 9 janvier et n’a donc pas assisté à cette rencontre. Evoquant certaines raisons que le ministre d’Etat Jeannot Ahoussou a préféré taire, le parti fidèle à Laurent Gbagbo n’a pas pris part à la première rencontre qui marque le retour des activités du cadre permanent de dialogue, le CPD. Soir Info est de son côté revenu sur les principales revendications des partis d’opposition. Les préoccupations des partis politiques venus à la table du dialogue sont pratiquement identiques à celles soulevées par le Front Populaire Ivoirien et qui sont contenues dans les propositions des Etats Généraux de la République voulu par Pascal Affi N’guessan et exposé depuis plusieurs dans les colonnes du Nouveau Courrier. Ces préoccupations sont principalement le dégel des avoirs des personnalités politiques, la libération des prisonniers politiques, le financement des partis d’opposition et la régularisation de la situation des fonctionnaires en liberté provisoire. A cela s’ajoute deux autres préalables de l’opposition. Il s’agit de la refonte et de réorganisation de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et de la révision de la liste électorale dans l’optique des élections de 2015. Concernant cette dernière préoccupation, Le Patriote souligne que Youssouf Bakayoko le patron de la CEI a souligné que l’institution qu’il dirige est consciente de la nécessité de réviser la liste électorale de 2010 pour inclure les nouvelles personnes en âge de voter et celles qui ont été omises lors de la consolidation des fichiers électoraux. Pour le ministre d’Etat Ahoussou Jeannot l’absence du FPI de cette première rencontre du CPD n’est pas le symbole d’une quelconque panne du dialogue politique mais L’Expression ne voit pas les choses de cet œil. Pour le confrère Affi et sa suite font preuve d’arrogance ! Pour Ahoussou Jeannot le pouvoir d’Abidjan étant quêteurs de paix, il ira vers le parti de Laurent Gbagbo « probablement mardi prochain » pour échanger avec son président mentionne Notre Voie. Et si cette absence trouvait ses origines dans les suites de l’affaire le Front Populaire Ivoirien veut déstabiliser le régime des Houphouétistes ? Plusieurs tabloïdes Ivoiriens ont insisté sur le fait que le FPI serait en train de rechercher des connexions au Tchad après ses premières prétendues connexion djihadistes. Le dernier discours d’Affi N’guessan n’a pas arrangé les choses si bien que le quotidien Le Jour Plus ne passe pas par quatre chemins pour souligner que le FPI est à la tête d’une rébellion. Et le confrère d’expliquer en page intérieure ce que le parti de Laurent Gbagbo attend pour déclencher son offensive. « Si Ouattara ne change pas sa manière de diriger le pays tout risque de se mélanger » prêt-on à l’actuel numéro du FPI, propos qui selon le quotidien Le Temps fait trembler le régime Ivoirien. Avertissement politique ou réelle menace, en tout cas le Gouvernement n’a pas tardé à réagir. Par la voie de son porte-parole il, pour le gouvernement ivoirien, donne sa position officielle sur les propos d’Affi N’guessan. Bruno Nabané Koné le porte-parole du gouvernement affirme donc à la une du Nouveau Réveil que « Affi responsable de ce qu’il dit ! ».



Côte d’Ivoire : reprise du dialogue politique

Les partis politiques se sont réunis à la primature pour amorcer le dialogue

Les partis politiques se sont réunis à la primature pour amorcer le dialogue

Le Front Populaire Ivoirien se sera finalement excusé dans l’après midi du jeudi. Evoquant certaines raisons que le ministre d’Etat Jeannot Ahoussou a préféré taire, le parti fidèle à Laurent Gbagbo n’a pas pris part à la première rencontre qui marque le retour des activités du cadre permanent de dialogue, le CPD.

Cette rencontre opposition-pouvoir en Côte d’Ivoire se tient après plusieurs autres qui auront permis à l’opposition d’exposer ses besoins et ses attentes au pouvoir. Pour l’année 2014, ce nouveau départ marquant la reprise du dialogue politique s’inscrit dans la droite ligne du discours de fin d’année du président Alassane Ouattara. Un discours qui prône une main tendu à l’opposition dans le sens de la recherche de la paix pour aboutir à une Côte d’Ivoire réconciliée.

Au terme de la rencontre de ce jeudi, le ministre en charge des affaires présidentielles a souligné que cette première  prise de contact avec l’opposition a permis d’identifier tous les problèmes politiques qui méritent de trouver des solutions. Les préoccupations des partis politiques venus à la table du dialogue sont pratiquement identiques à celles soulevées par le Front Populaire Ivoirien et qui sont contenues dans les propositions des Etats Généraux de la République voulu par Pascal Affi N’guessan. Ces préoccupations sont principalement le dégel des avoirs des personnalités politiques, la libération des prisonniers politiques, le financement des partis d’opposition et la régularisation de la situation des fonctionnaires en liberté provisoire. A cela s’ajoute deux autres préalables de l’opposition. Il s’agit de la refonte et de réorganisation de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et de la révision de la liste électorale dans l’optique des élections de 2015.

Concernant cette dernière préoccupation, Youssouf Bakayoko le patron de la CEI a souligné que l’institution qu’il dirige est consciente de la nécessité de réviser la liste électorale de 2010 pour inclure les nouvelles personnes en âge de voter et celles qui ont été omises lors de la consolidation des fichiers électoraux. L’absence du FPI de cette première rencontre du CPD n’est pas le symbole d’une quelconque panne du dialogue politique ; le ministre d’Etat Ahoussou Jeannot estimant que le pouvoir d’Abidjan étant quêteurs de paix, il ira vers le parti de Laurent Gbagbo « probablement mardi prochain » pour échanger avec son président. Habitués aux constants effets d’annonce des politiciens, les ivoiriens estiment qu’il est temps que la classe politique ivoirienne puisse jouer franc jeu, faire preuve de sincérité afin d’aider à la réconciliation.

SUY Kahofi