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Violence de Yopougon : L’APDH charge le régime Ouattara

27/01/2012 un commentaire

 

Eric-Aimée SEMIEN Président de l’APDH (en lunette)

Prendre le temps d’enquêter en long et en large sur des faits afin de ne pas tirer des conclusions trop hâtives, voici la vision qui fonde toute l’action de l’APDH, l’ONG Ivoirienne de défense des droits de l’homme. Action pour la Protection des Droits de l’Homme après avoir mené une enquête suite aux violences de Yopougon a produit une déclaration qui pointe clairement du doigt la responsabilité du gouvernement dans les violences survenues lors du meeting du FPI, le parti de l’ex-président Gbagbo Laurent.

Pour l’APDH les violences de Yopougon sont le résultat incontestable de l’impunité qui règne autour des nombreux actes de vandalisme et de brimade signalés depuis les premières tentatives de l’opposition d’organiser ses meetings. « Deux meetings de l’opposition ont déjà été perturbés dans la commune de Yopougon et nous n’avons pas eu de réaction du gouvernement, le meeting du FPI à Koumassi il y a de cela quelques mois a été maté sans aucune réaction, le meeting du FPI à Bonoua a été maté sans aucune réaction…donc nous faisons la remarque qu’un sentiment d’impunité habite certaines personnes et cela les encourage à semer la violence. L’APDH s’inquiète car s’il n’y a pas de réaction après les violences de l’espace FICGAYO cela risque de se répéter » souligne indigné Eric Aimée SEMIEN le président de l’ONG. Sur le fond de l’affaire (NDLR : violences de l’espace FICGAYO), l’APDH fait remarquer que les perturbateurs sont venus en grand nombre d’autres communes, au moyen de minicars de transport en commun ‘’Gbaka’’, et d’autobus de la Sotra. Avant la manifestation, ces derniers ont infiltré la foule et les environs de la manifestation. Ces personnes se sont réclamées proches du parti au pouvoir, mais la Direction de ce parti a indiqué que ces personnes étaient inconnues de son fichier. A la suite de propos qu’ils ont jugé insultants au cours de la manifestation, ils se sont livrés à des actes de violences sur les manifestants. En riposte, les manifestants du FPI, qui s’étaient préparés en conséquence compte tenu des précédents de perturbations de meeting, ont réagi. La situation a dégénéré…

Fort de ce constat qui constitue une entrave à la liberté d’expression, l’APDH note qu’il s’agit d’actes prémédités en vue de tuer dans l’œuf les velléités d’expression de la contradiction politique. En effet de nombreux Ivoiriens encore sous le choc se demande comment comprendre qu’une manifestation autorisée et encadrée par les forces de l’ordre puisse dégénérer à ce point ? De son côté l’APDH rappelle que la liberté de manifestation et d’opinion est un Droit fondamental de l’Homme, et que la démocratie se nourrit de la contradiction, de la diversité et surtout de la tolérance. La diffusion des images de ces violences à travers le monde entier est de nature à donner une image hideuse de l’évolution démocratique en Côte d’Ivoire, et à saper les fondements de la réconciliation, entreprise déjà ardue. Le leadership de l’action démocratique étant l’affaire du gouvernement Ivoirien dirigé par le Président Alassane Ouattara, l’APDH interpelle les autorités pour une prise de responsabilité immédiate afin que cesse la violence à l’égard de l’opposition. L’ONG tout en condamnant ces actes de violence et s’indigne de la réaction timide des autorités ivoiriennes, surtout qu’il y a eu perte en vie humaine. Elle exige qu’une enquête impartiale puisse faire la lumière sur la répétition de ces actes de violence politique, et que les responsables soient punis officiellement. Elle propose au gouvernement de faire des campagnes d’éducation des populations, en particulier des jeunes, à la Citoyenneté Démocratique et aux Droits de l’Homme.

Sur le fond des déclarations qui auraient jeté l’huile sur le feu et qui s’apparentent à une non-reconnaissance d’Alassane Ouattara comme le Président de la République de Côte d’Ivoire, l’APDH tient à faire cette remarque. « Le FPI est libre de reconnaitre ou de ne pas reconnaitre le Chef de l’Etat mais si dans leur volonté de ne pas reconnaitre l’autorité des actes anti-sociaux et anticonstitutionnels sont posés les leaders de se parti seront poursuivi » soutien Aimée SEMIEN le président de l’ONG non sans prendre le soin de souligner que cette attitude consacre de nouveau « une théâtralisation de la scène politique Ivoirienne ».

SUY Kahofi

Côte d’Ivoire: le corps du journaliste Guy-André Kieffer aurait été retrouvé

06/01/2012 Aucun commentaire

L'image de Guy-André Kieffer sur un visuel Commémoratif

Un squelette a été découvert dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Il pourrait s’agir du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Il avait disparu le 16 avril 2004 à Abidjan.

« Un squelette a été découvert dans la région d’Issia (ouest), en présence du juge français Patrick Ramaël. Les éléments d’enquête donnent à penser qu’il pourrait s’agir du corps de Guy-André Kieffer« , a précisé une source proche du dossier. « Des prélèvements ont été effectués en vue d’analyses ADN« . « Un certain nombre d’éléments laissent penser que cela pourrait être le corps de Kieffer mais il faudra attendre les résultats de tests ADN« , qui vont être faits « le plus rapidement possible« , a déclaré de son côté Maîtree Alexis Gublin, avocat de Bernard Kieffer, frère de Guy-André. Journaliste économique, à Libération, La Tribune et au Monde, Guy-André Kieffer avait disparu le 16 avril 2004 sur un parking de la capitale économique ivoirienne Abidjan alors qu’il enquêtait sur des malversations, notamment dans la filière cacao, dont le pays est le premier producteur mondial. L’enquête menée en France s’est orientée vers des cercles proches du pouvoir de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril 2011 après une crise postélectorale de quatre mois, qui a fait quelque 3.000 morts. Le juge Ramaël est arrivé le 2 janvier à Abidjan pour une nouvelle mission dans le cadre de cette enquête. Au moment de sa disparition, le journaliste travaille pour La Lettre du Continent consacrée à l’Afrique. Il rédige des articles gênants et subit des pressions.

Bert Koenders se prononce sur les législatives du 11 décembre

12/12/2011 Aucun commentaire

 

Bert Koenders le patron de l’ONUCI

Au soir du scrutin législatif, le Représentent spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, a estimé dimanche soir que dans l’ensemble, la journée s’était déroulée dans le calme dans les bureaux de vote visités dans le district d’Abidjan et à l’intérieur du pays. Faisant une évaluation d’ensemble de la journée devant la presse, M Koenders, tout en saluant la présence discrète mais efficace du dispositif sécuritaire mis en place par le Gouvernement, et la collaboration avec les éléments de l’ONUCI déployés à travers le pays, a souligné certains incidents sécuritaires. « A Bonon, dans la région de Bouaflé, des individus armés ont dérobé du matériel électoral, dont des urnes » a indiqué le Représentant spécial. « Je tiens à condamner ces actes de violence et d’intimidation avec la plus grande fermeté, Nous attendons à présent un rapport complet de la situation pour connaitre la nature des incidents et en évaluer l’impact sur les opérations de vote », a-t-il ajouté.

Dans la foulée, M Koenders a expliqué le reste du processus, précisant qu’après la fermeture des bureaux de vote, des équipes de la Commission électorale indépendantes (CEI),  du Bureau des services d’appui aux projets des Nations unies (UNOPS), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de l’ONUCI assureraient le retour des procès-verbaux des bureaux de vote jusqu’aux commissions électorales locales.  Selon le Représentant spécial, la consolidation des résultats se ferait au niveau des 300 commissions locales tandis que la publication des résultats préliminaires interviendrait au niveau des 105 commissions de sièges retenues par la CEI. Cette soirée de dépouillement et d’acheminent des résultats est très importante pour l’évaluation finale de ces élections. Dans ce cadre, il a invité la CEI à publier dans des délais raisonnables, et au fur et à mesure de leur mise à disposition, les résultats partiels par circonscription. Tout comme l’avaient fait les observateurs nationaux de la société civile, M. Koenders a vivement exhorté les formations politiques, les candidats dans leur ensemble, ainsi que les médias, à respecter la compétence exclusive de la CEI pour ce qui est de l’annonce des résultats. A ce titre, le représentant spécial a salué l’amélioration du comportement des médias publics et privés au cours de la campagne électorale, les invitant à conserver cette attitude exemplaire dans les jours à venir. Il a rappelé son rôle de certification, soulignant qu’elle interviendrait après l’examen des réclamations par le Conseil Constitutionnel. « Cette certification se fera sur la base des cinq critères agréés par l’ensemble des parties ivoiriennes et validés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, à savoir la paix/sécurité, l’inclusion, les médias d’État, la liste électorale et les résultats », a précisé le Chef de l’ONUCI. « D’ici à la certification, a poursuivi le Représentant spécial, je reste donc à l’écoute des institutions compétentes et invite l’ensemble des acteurs nationaux mais aussi internationaux à la sérénité ».

Côte d’Ivoire : des journalistes de nouveau en prison !

29/11/2011 3 commentaires

 

César Etou Directeur de Publication de Notre Voie

Lors de son investiture à Yamoussoukro la capitale Politique de la Côte d’Ivoire, le Docteur Alassane Ouattara a invité la presse Ivoirienne à jouer un rôle positif dans le processus de réconciliation nationale. Il a solennellement plaidé pour que les journalistes désarment leurs plumes pour le bien du pays. Au cours de cette même cérémonie d’investiture il a pris l’engagement d’appuyer la presse et de garantir la liberté des professionnels des médias. A peine cette profession de foi achevée que les journalistes Ivoiriens sont déjà dans la tourmente et dans le tourbillon du système répressif du régime Ouattara. Après Herman Aboua qui croupis depuis plusieurs mois en prison ; c’est au tour de 3 confrères du quotidien pro-FPI Notre Voie de se retrouver aux mains de la Police Criminelle. César Etou, le Directeur de Publication, Boga Sivori chef du service politique et Didié Depry secrétaire général de la rédaction et chef du service économique sont détenus depuis le jeudi 24 novembre.

Il est reproché a Boga Sivori une « offense au chef de l’Etat » dans un article paru le mardi 22 intitulé : ‘’Pendant que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara s’offre 40 Mercedes à 1.046 milliards de CFA’’. Didié Depry lui est accusé « d’atteinte à l’économie nationale ». Il a signé dans le numéro du mercredi 23 novembre 2011, un papier intitulé : ‘’Le Franc CFA menacé : la dévaluation bel et bien à nos portes’’. Le Procureur Simplice Kouadio s’est auto-saisi et a demandé à la Police Criminelle de les entendre. « Notre code punit tous ceux qui font rependre de fausses informations de nature à faire perdre confiance en la monnaie en cours » à justifié le Procureur. Le CNP (le Conseil National de la Presse), l’UNJCI (Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire) et le GEPCI (Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire) plaide pour la libération des confrères. Le Procureur avait souligné qu’après la détention provisoire de 48 heures pour audition les journalistes seraient libérés mais à la surprise générale ils en sont à leurs 6ème jour derrières les barreaux ! Ceux-ci ont entamé une grève de la faim pour faire pression sur les autorités et obtenir leur relaxe pure et simple puisse que la loi de 2004 dépénalise les délits de presse. Selon certaines indiscrétions relayées par la presse nationale, le Ministre Hamed Bakayoko s’entend lui-même interposé dans la procédure a ordonné le maintien des journalistes en détention. Les confrères ont été déféré devant le procureur ce 29 novembre, leur avocat Essouho Serges avoue ne rien comprendre dans ce ballet juridique et précise que la suite de cette longue audition seraient connu dans les heures qui viennent. Le Comité Ivoirien pour la Défense des Journalistes par la voix de son Président Stéphane Goué a souligné que cette détention est un scandale de trop pour la Côte d’Ivoire et que les droits les plus élémentaires des journalistes n’étaient plus respectés conformément à la nouvelle loi sur la presse adoptée depuis 2004. D’autres organisations au plan national et international telles que la CPJ ou RSF ont appelé à la libération des journalistes détenus.

SUY Kahofi

 

Ouf, le FPI et le CNRD ‘’ENFIN’’ chez le Président !

30/09/2011 un commentaire

 

Le FPI et ses partis satellites enfin au Palais Présidentiel

Alassane Ouattara le Président de la République de Côte d’Ivoire l’avait annoncé dès son retour de la 66ème assemblée générale de l’ONU à New York aux USA. Il a émit le vœu de rencontrer l’opposition. Le Chef de l’Etat Ivoirien comme promis, a rencontré ce 29 septembre les leaders de l’opposition réunis au sein du Front Populaire Ivoirien le parti de Laurent Gbagbo et le CNRD la mouvance de petits partis politiques qui gravitaient autour du régime de la refondation. Cette rencontre est à mettre à inscrire dans une logique du Dialogue Républicain entre le pouvoir en place et le régime déchu de la refondation.

Ces échanges entre le Président Ouattara et la délégation ont duré deux heures de temps et ont porté sur quatre points. Il s’agit notamment de la sécurité des personnes et des biens, l’état de droit et le fonctionnement des Institutions, la réconciliation nationale et le jeu électoral. Laurent Akoun était le porte-parole du FPI et du CNRD, il s’est prononcé après cette rencontre. « Il y a une véritable volonté de la part du Président de la République de faire avancer les choses pour que nous puissions retrouver un minimum de quiétude dans notre pays. Evidemment cela va prendre du temps mais sa volonté c’est que nous devons continuer de discuter. Nous irons dans le sens de reconstruire notre pays mais avec toutes les forces et tous les acteurs ». Les préoccupations du FPI et du CNRD ont été consigné dans un document remis au Chef de l’Etat. Ce dernier va les examiner et donner ses conclusions. Miaka Oureto qui occupe le poste de président du FPI depuis l’emprisonnement de Laurent Gbagbo s’est aussi prononcé à la fin de l’audience. « C’est le dialogue républicain qui vient d’être lancé nous espérons ! Le Président de la République a manifesté toute sa disponibilité, nous également nous estimons que dans les jours avenirs nous allons approfondir un peu plus le débat ». Le Ministre de l’Intérieur a pris part à cette rencontre et pour lui il a été demandé aux médias de s’inscrire dans le processus de la réconciliation nationale. « Je crois qu’il faut noter qu’il y avait une ferme volonté d’apaiser le climat politique…Le Président a lancé encore un appel à la presse : il a demandé aux médias de faire en sorte que l’esprit de la réconciliation soit consolidé. C’est une très belle rencontre et j’espère que dans les jours avenirs nous donnerons l’occasion de nous retrouver pour tirer des conclusions » a souligné Hamed Bakayoko. Rien ne dit aujourd’hui que le FPI entend participer aux élections législatives avenirs mais une chose est sûre, la première rencontre entre le FPI et le Président de la République permettra petit à petit un réchauffement du climat politique Ivoirien.

SUY Kahofi

Une grâce Présidentielle pour Laurent Gbagbo ?

20/08/2011 2 commentaires

 

« La place d’un FRERE ne se trouve pas derrière les barreaux »

Cinq mois après la crise post-électorale Ivoirienne force est de constater que les lignes ont bougé, en tout cas pour ceux qui savent qu’après la guerre il faut faire la paix ! Si certains ont encore la passion de se chicaner sur le net et nettoyer la conscience en rêvant d’un providentiel coup d’Etat contre le Président Alassane Ouattara, certains Ivoiriens pensent qu’il est temps de laisser de côté cette ‘’histoire’’ de justice pour régler le ‘’problème’’ Laurent Gbagbo à l’Ivoirienne. On parle d’abandon de charge, de pétition pour la liberté du Woody ou même de grâce Présidentielle ! Sur ce dernier point les avis sont encore partager.

Achi S : « Qui s’excuse s’accuse »

Pourquoi doit-on attendre une grâce Présidentielle ? On n’a pas besoin de la pitié d’Alassane Ouattara ! Ce que nous demandons c’est que les droits de Laurent Gbagbo soient respectés. Le Woody doit rester digne comme il l’a toujours été. Il était dans une logique de victoire et il s’est défendu comme Ouattara lui-même. Si la France était du côté de Gbagbo, certains hypocrites qui rasent aujourd’hui la clôture de Ouattara serait en train de crier ‘’Gbagbo, Gbagbo’’. Ouattara est le vainqueur d’une guerre grâce à l’appui militaire de ses alliés, il a donc le droit de trainer Gbagbo dans la boue mais qu’il n’oublie pas que chacun est appelé à devenir ANCIEN CHEF D’ETAT un jour !

Coulibaly B : « Pourquoi pas ? »

Une grâce Présidentielle ? C’est possible ! Alassane Ouattara a toujours dit que Laurent Gbagbo était son FRERE, alors je ne vois pas pourquoi il ne peut pas faire un geste surtout pour la réconciliation. La prison n’est pas un lieu fait pour accueillir un frère surtout quand il a été ancien Président. Pour l’image même de la Côte d’Ivoire il faut réfléchir avant de poursuivre cette aventure judiciaire qui a des allures de vengeance. Voulons-nous accepter de voir un ancien Président de Côte d’Ivoire livré à des juges comme Taylor, Karadzic ou Bemba ? Pour l’image de notre Nation et pour la postérité, évitons d’écrire notre histoire avec une plume dont l’encre est la vengeance.

Gildas K : « c’est trop facile »

Le départ de Laurent Gbagbo pour La Haye sera un signe fort pour les apprentis dictateurs à la tête des pays africains. A force de piller nos pays ils se prennent pour des petits dieux avec leurs amis véreux qu’ils positionnent à la tête de toutes les entreprises d’Etat. C’est un peu trop facile de lui accorder une grâce Présidentielle car se serait une insulte à la mémoire des 3000 victimes de la crise. Je mets ces 3000 victimes à l’actif de Monsieur Gbagbo car s’il avait eu la sagesse de reconnaitre sa défaite, ces bras valides seraient en train de bâtir ce pays et non être en train de croupir sans obsèques dans des fosses communes. Il faut mettre fin à l’impunité dans ce pays et je pense que ça doit commencer par Laurent Gbagbo.

Prisca K : « Un cercle de vengeance s’installera »

Il n’y a rien de plus beau et parfait que de promouvoir la paix par un pardon sincère. Si Laurent Gbagbo va en prison tous ceux qui ont cru en son combat feront payer un jour les pro-ouattara. Le RDR ne restera pas éternellement au pouvoir et quand demain le parti sera de nouveau dans l’opposition les nouveaux tenants du pouvoir n’auront-ils pas envie de se venger ? Il faut voir l’avenir ! La Côte d’Ivoire a une aptitude réelle à déjouer les calculs politiques et militaires qui ont été programmés sur ce pays. Qui aurait cru en 2002 que Soro serait un matin le premier ministre de Gbagbo ? Alors je pense qu’une grâce présidentielle et même un abandon de charge pour tous les frères Ivoiriens en prison peut consolider la paix.

SUY Kahofi

Mamadou Coulibaly claque la porte du FPI

12/07/2011 2 commentaires

 

Le Président de l’Assemblée Nationale quitte le FPI

On s’attendait véritablement à une restructuration du FPI pour une opposition forte mais pas à une saignée si prompt du LMP. La nouvelle circulait déjà dans les milieux bien informés de la politique et c’est désormais effectif, le Président Mamadou Coulibaly vient de claquer la porte au FPI et tout le pays commente cette actualité. Les velléités d’indépendance de l’ex-numéro 3 du FPI et ami de Laurent Gbagbo se sont concrétisées à un moment où on le voyait offrir son épaule à un camarade emprisonné et sa sagesse à un parti fragilisé. Hélas ! Mamadou n’a que faire des esprits faibles à un tournant aussi décisif de l’histoire de la Côte d’Ivoire. A défaut d’être écouté par l’aile dure du Parti il décide de créer LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) pour la reconstruction et la réconciliation du pays. Pourquoi part-il à un moment aussi crucial et trois mois jour pour jour après la chute du régime de la refondation ?

Mamadou Coulibaly que certains qualifient déjà de traite ou de suppo d’Alassane Ouattara pour déstabiliser l’opposition quitte le FPI car le déficit de communication était à son paroxysme. Il avait demandé à ces camarades d’organiser une AG pour rendre compte des 10 ans de gestion calamiteuse du FPI aux militants à la base. En guise de réponse, les accros à la drogue baptisée Laurent Gbagbo on tout simplement souligné que ‘’le moment était mal choisi’’. Alors, parce que le woody est en prison la vie du parti s’arrête ? « N’avons-nous pas un devoir d’inventaire vis à vis de nos militants, tirer les leçons et puis continuer notre histoire en construisant un grand parti d’opposition » s’était demandé Mamadou Coulibaly à plusieurs reprises. Oui le FPI ne prêchait pas dans le désert mais à des Ivoiriens et c’est à eux qu’il doit rendre compte. Mamadou est un poids lourd de l’opposition, alors avec son départ une question se pose : qui di FPI l’accompagne ? Personne n’a la réponse mais le Professeur lui-même donne déjà un indice. « Ceux qui veulent pleurnicher et attendre le retour de Gbagbo pourront toujours rester là-bas et attendre » affirme l’ancien membre du FPI.

Au FPI c’est un semblant de tristesse qui habite les uns et les autres. Miaka Oureto se dit déçu du départ de Mamadou Coulibaly mais invite ses partisans à ne pas céder au découragement. « Notre satisfaction c’est qu’il se retrouve dans l’opposition et que nous allons certainement nous retrouver » déclare le secrétaire général du FPI. Au RHDP on salue le départ de Mamadou Coulibaly que l’on voyait comme le seul esprit éclairé dans ce fourre-tout politique et ce club de fanatique à la personne de Laurent Gbagbo qu’est le FPI. D’ailleurs le porte parole du Président Bédié ne cache sa satisfaction et juge même que Mamadou « a mis du temps avant de partir ». Un traitre, un opportuniste, un parasite, un nordiste qui retournent vers ses frères… ? Les noms ne manquent pas pour désigner celui qui dans les moments d’adversité a décidé de tourner le dos à la maison mère. Une chose est sûre, c’est que si Mamadou Coulibaly, homme de conviction reste fidèle à son esprit libéral et ses convictions, il réussira dans son aventure. Il était juste pour certains qu’il parte car le FPI fait office d’épouvantail Ce premier départ annonce ce que tout le monde redoute, l’implosion du FPI. Que restera-t-il d’un parti qui porte la charge du massacre de 3000 ivoiriens ? La question trouvera une réponse dans les mois avenirs.

Suy Kahofi

15 pro-Gbagbo bientôt derrière les barreaux

27/06/2011 3 commentaires

 

Plusieurs proches de Laurent Gbagbo auront rendez-vous avec la justice

« Quinze personnes ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt » a déclaré le procureur d’Abidjan, Simplice Kouadio Koffi. Il s’agit de proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Ces derniers ont été inculpés et écroués pour atteinte à l’autorité de l’Etat et crimes économiques. Voici donc les premières inculpations des figures de prou du régime déchu depuis la fin de la meurtrière crise post-électorale qui aura fait plus de 3000 morts. Ces inculpations interviennent alors que la justice internationale accélère aussi le pas, avec l’arrivée lundi d’une mission de la Cour Pénale Internationale (CPI). Selon M. Kouadio Koffi les 15 personnalités ont été inculpées pour des « infractions contre l`autorité de l’Etat, atteinte à sa souveraineté, constitution de bandes armées » et pour des « infractions contre les biens, commises au préjudice de l’Etat et des institutions financières publiques ou privées ». Ces personnes avaient été placées en résidence surveillée par le gouvernement du président Alassane Ouattara dans un hôtel d’Abidjan, La Pergola après l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril. Voici la liste des quinze personnes écrouées :

1- Gilbert-Marie Aké N`Gbo, ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo.
2- Alcide Djédjé, ex-ministre des Affaires étrangères de Laurent Gbagbo.
3- Désiré Dallo, ex-ministre de l`Économie et des Finances de Laurent Gbagbo.
4- Ettien Amoakon, ex-ministre des Postes, des TIC de Laurent Gbagbo.
5- Christine Adjobi, ex-ministre de la Santé et de la lutte contre le Sida de Laurent Gbagbo.
6- Danielle Boni Claverie, ex-ministre de la Famille, de la Femme et de l`Enfant de Laurent Gbagbo.
7- George Armand Ouégnin, ex-secrétaire d`État chargé de l`Assurance mutuelle universelle (AMU).
8- Philippe Henri Dacoury-Tabley, ancien gouverneur de la BCEAO.
9- Franck Anderson Kouassi, ex-président du Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA).
10- Armand Bohui Komé, ex-journaliste au cabinet de l`ex-Première dame Simone Gbagbo et ex-membre du Conseil national de la presse.
11- Norbert Gnahoua Zibrabi, ex-directeur de publication du journal L’Oeil du peuple et ex-conseil technique de Laurent Gbagbo.
12- Simone Hué Lou, ex-directrice générale adjointe de « La Refondation », société éditrice du journal du FPI Notre Voie.
13- Germain Guézé, ex-cameraman à la RTI détaché à la Présidence.
14- Chantal Leba, ex-membre de la FESCI, présidente d`un mouvement patriotique.
15- Parfait Atsé Acho, ex-chef de cabinet de Ahoua Don Mello au ministère de l`Équipement et des Assainissements.

Les bleus sur le front de l’info !

14/06/2011 un commentaire

 

eburnietoday.mondoblog.org

Une presse d’opposition pour une Nation forte !

Enfin pourrait-on dire, les journaux bleus sont de retour dans les bacs pour le plus grand bonheur des lecteurs proches de l’opposition Ivoirienne. Ainsi les quotidiens Le Temps, Le Nouveau Courrier et Notre Voie peuvent être consultés par les Ivoiriens. Ce retour des journaux bleus marque, on pourrait le dire, un retour de l’équilibre dans le traitement de l’information. Désormais il n’y aura pas seulement une actualité vue par les quotidiens pro-ouattara en Côte d’Ivoire et les équipes rédactionnelles des titres pro-gbagbo le montrent déjà. Qui mieux qu’un journal pro-gbagbo pour mettre à nu les tares naissantes ou congénitales des FRCI ? Qui mieux qu’un journal pro-gbagbo pour mettre à nu les mic-macs de la France-Afrique qui se déroulent sous nos yeux ? Qui mieux qu’un journal pro-gbagbo pour démontrer que l’opposition Ivoirienne ne dort pas et qu’elle se mobilise pour les batailles futures ?

En tout cas, les milieux intellectuels Ivoiriens saluent ce vent de la liberté de la presse qui souffle de nouveau sur la Côte d’Ivoire et espèrent que la sécurité des journalistes et des équipes administratives sera assurée par les nouvelles autorités. Parcourant également la une de ces quotidiens, l’on remarque qu’ils ne se désolidarisent pas de l’esprit de réconciliation prôné par tous les Ivoiriens. Cette position de soutien au peuple de Côte d’Ivoire ne les éloigne pas de leur ligne éditoriale et surtout de leurs convictions. Ils montent déjà au créneau pour fustiger les premiers dérapages de l’ère Ouattara. Ces prises de position, même si elles ne plaisent pas à certains barrons du RHDP qui voient cette presse bleues trop libre de dire ce qu’elle veut, doivent comprendre que la critique est faite pour arranger le Président Ouattara. Avec une presse à sens unique qui caresse le Président dans le sens du poil on ne peut pas bâtir un Etat fort, un Etat de droit, une Nation digne. Il faut bien sur le front de l’information des points de vue différents pour que les autorités puissent faire et bien faire ce pour quoi le peuple les a choisis. Espérons de tout cœur qu’à l’opposé de l’ancien chef d’Etat qui avait souligné lors d’une interview ne lire que deux titres de l’opposition, Alassane Ouattara prendra le soin de lire à la loupe chaque ligne des journaux bleus. Il a vraiment intérêt car c’est seulement sous la plume de l’opposant qu’on voit mieux les failles de son système. A vos journaux bleus et surtout bonne lecture à tous !

Suy Kahofi

La Côte d’Ivoire a son nouveau Gouvernement

02/06/2011 3 commentaires

 

Amadou Gon Coulibaly annonce les 36 membres du nouveau gouvernement

Depuis ce mercredi soir, la Côte d’Ivoire a désormais son nouveau Gouvernement. Après deux semaines de tractation politique le Premier Ministre Guillaume Soro a choisi les hommes qui forment le gouvernement de large ouverture qui doit réussir le difficile pari de la réconciliation et de la reconstruction du pays. Ce gouvernement est fort de trente six (36) membres dont cinq (5) ministères d’Etat et cinq (5) ministères dirigés par des femmes. Ce gouvernement est largement dominé par les membres du RHDP, la formation politique qui a porté Alassane Ouattara à la magistrature suprême, cinq (5) ministres sont issus des rangs des Forces Nouvelles et les autres porte-feuilles ont été repartis entre des petits partis qui ont animé ou non l’élection présidentielle d’Octobre 2010. Le premier constat qu’on peut faire c’est bien l’absence du FPI de ce gouvernement. Cette absence surprend dans la mesure où certains Ivoiriens s’attendaient à un revirement de situation et un retour du FPI aux affaires. Hélas ! Le parti de l’ancien Président Ivoirien aura donc tenu sa promesse de ne pas participer au nouveau gouvernement. Deuxième constat c’est la sortie du Ministre des affaires étrangères Jean Marie Kakou Gervais qui cède son fauteuil à l’ancien Premier Ministre Daniel Kablan Daucan. Voici la photo sonore de la nomenclature de la nouvelle team de Guillaume Soro ; la voix est celle de Amadou Gon Coulibaly secrétaire général de la Présidence.

CIV nouveau gouvernement by kingsuy

Premières réactions des Ivoiriens

A peine formé que le nouveau gouvernement alimente déjà les conversations. Pour Thierry Koffi jeune cadre dans une entreprise de construction le nouveau gouvernement « a trop de ministres !». « 36 ministres dans un gouvernement au moment où le pays traverse d’importantes difficultés je pense que c’est trop. Je m’attendais à une équipe serrée de 26 personnes tout au plus mais je constate qu’il y a dix ministères en plus et cela ne contribue pas à alléger le train de vie de l’Etat ». A côté de ce nombre pléthorique de ministres il y a ce que certains ivoiriens appellent déjà Les Ministères de reconnaissance politique. « Il y a des nouveaux ministères qui viennent de je ne sais où et qui ressemblent à des postes crées pour satisfaire des ‘’copains’’ du quartier ! » affirme cet étudiant qui a requit l’anonymat. Enfin certains estiment que les femmes sont trop peu représentées dans ce gouvernement : seulement 5 sur 36 membres !

Suy Kahofi