Revue de la semaine du 13 au 18 janvier 2014

Blé Goudé sera-t-il livré à la CPI ?

Blé Goudé sera-t-il livré à la CPI ?

Charles Blé Goudé, le général de la rue sera-t-il livré à la CPI ? La question mérite d’être posée car les autorités ivoiriennes ont encore demandé un sursis de 3 mois à la Cour pour réfléchir sur la demande de transfèrement du leader des jeunes patriotes nous indique L’Inter. Depuis son arrestation et son extradition du Ghana, le dernier ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo est emprisonner dans un lieu tenu secret se fait fort de rappeler Le Nouveau Réveil. La CPI le réclame entre autre pour crime de guerre et pour sa responsabilité dans la récente crise post-électorale qui aura occasionné près de 3000 morts indique le confrère. Pour Le Temps Charles Blé Goudé, tout comme son père spirituel Laurent Gbagbo est victime d’une machination politique et non d’une réelle volonté de le confronter au droit. Sinon pourquoi serait-il détenu dans le secret se demande le quotidien Le Nouveau Courrier quand de son côté Le Quotidien d’Abidjan donne la parole à l’avocat de Charles Blé Goudé pour se prononcer sur les conditions de détention de son client et le contenu des accusations du procureur de la CPI. Pendant ce temps les leaders du FPI et le Gouvernement ont repris le dialogue direct. Le FPI a toujours réaffirmé son statut particulier au sein de l’opposition ivoirienne, statu qui lui confère un traitement particulier d’où le dialogue direct. Pour le quotidien Le Temps il s’agit d’une rencontre de vérité entre le Front Populaire Ivoirien et le Gouvernement, rencontre qui selon l’analyste du quotidien proche de l’opposition ivoirienne permet une décrispation du climat socio-politique. Selon Notre Voie Ahoussou Jeannot et Affi N’guessan se sont parlé ce 15 janvier, le premier cité étant le ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles et le second le patron du FPI. De quoi ont-ils parlés ? Bien évidemment des conditions d’intégration du parti de Laurent Gbagbo au CPD, le Cadre Permanant de Dialogue pouvoir – opposition nous indique Le Quotidien d’Abidjan. Et sur la question de l’arrivée du FPI au sein du CPD, Affi N’guessan soutient que son parti n’épouse pas les méthodes de ce cadre de dialogue qui mérite d’être reformé sans toutefois s’aventurer à dire si son parti intègrera le CPD après les reformes souhaitée. Pour le Ministre Mabri Toikeuse qui représentait également le Gouvernement à la table de ce dialogue direct, « le FPI ne refuse pas d’être membre du CPD ». « Peut être bien que la dénomination est un problème » a-t-il indiqué mais « il s’agit de petits détails qui peuvent se régler ». Concernant l’atmosphère qui entourait les échanges, Le Nouveau Courrier indique que les discussions ont été âpres ! Discussion âpres ? Peut-être bien mais pour le quotidien Soir Info c’est plutôt Ahoussou Jeannot qui crache ses vérités à Affi. Ces vérités seraient au fond deux préalables ou plutôt exigences imposés par le Gouvernement Ivoirien et dont le quotidien L’Inter s’en fait l’écho. Pascal Affi N’guessan au nom du FPI a indiqué que lors des échanges de ce mercredi 15 janvier il y a eu des avancés notables. « Les discussions se poursuivent » affiche Le Nouveau Réveil, propos extrait de l’intervention du président du FPI qui a souligné que la reprise du dialogue direct est déjà une grande avancée.

Revue de la semaine du 06 au 11 janvier 2014

Affi N’guessan veut-il plomber le dialogue politique ?

Affi N’guessan veut-il plomber le dialogue politique ?

L’actualité de la semaine est  dominée par la reprise du dialogue direct entre le pourvoir et l’opposition. Le quotidien Notre Voie indique que le Front Populaire Ivoirien s’est finalement excusé dans l’après midi du jeudi 9 janvier et n’a donc pas assisté à cette rencontre. Evoquant certaines raisons que le ministre d’Etat Jeannot Ahoussou a préféré taire, le parti fidèle à Laurent Gbagbo n’a pas pris part à la première rencontre qui marque le retour des activités du cadre permanent de dialogue, le CPD. Soir Info est de son côté revenu sur les principales revendications des partis d’opposition. Les préoccupations des partis politiques venus à la table du dialogue sont pratiquement identiques à celles soulevées par le Front Populaire Ivoirien et qui sont contenues dans les propositions des Etats Généraux de la République voulu par Pascal Affi N’guessan et exposé depuis plusieurs dans les colonnes du Nouveau Courrier. Ces préoccupations sont principalement le dégel des avoirs des personnalités politiques, la libération des prisonniers politiques, le financement des partis d’opposition et la régularisation de la situation des fonctionnaires en liberté provisoire. A cela s’ajoute deux autres préalables de l’opposition. Il s’agit de la refonte et de réorganisation de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et de la révision de la liste électorale dans l’optique des élections de 2015. Concernant cette dernière préoccupation, Le Patriote souligne que Youssouf Bakayoko le patron de la CEI a souligné que l’institution qu’il dirige est consciente de la nécessité de réviser la liste électorale de 2010 pour inclure les nouvelles personnes en âge de voter et celles qui ont été omises lors de la consolidation des fichiers électoraux. Pour le ministre d’Etat Ahoussou Jeannot l’absence du FPI de cette première rencontre du CPD n’est pas le symbole d’une quelconque panne du dialogue politique mais L’Expression ne voit pas les choses de cet œil. Pour le confrère Affi et sa suite font preuve d’arrogance ! Pour Ahoussou Jeannot le pouvoir d’Abidjan étant quêteurs de paix, il ira vers le parti de Laurent Gbagbo « probablement mardi prochain » pour échanger avec son président mentionne Notre Voie. Et si cette absence trouvait ses origines dans les suites de l’affaire le Front Populaire Ivoirien veut déstabiliser le régime des Houphouétistes ? Plusieurs tabloïdes Ivoiriens ont insisté sur le fait que le FPI serait en train de rechercher des connexions au Tchad après ses premières prétendues connexion djihadistes. Le dernier discours d’Affi N’guessan n’a pas arrangé les choses si bien que le quotidien Le Jour Plus ne passe pas par quatre chemins pour souligner que le FPI est à la tête d’une rébellion. Et le confrère d’expliquer en page intérieure ce que le parti de Laurent Gbagbo attend pour déclencher son offensive. « Si Ouattara ne change pas sa manière de diriger le pays tout risque de se mélanger » prêt-on à l’actuel numéro du FPI, propos qui selon le quotidien Le Temps fait trembler le régime Ivoirien. Avertissement politique ou réelle menace, en tout cas le Gouvernement n’a pas tardé à réagir. Par la voie de son porte-parole il, pour le gouvernement ivoirien, donne sa position officielle sur les propos d’Affi N’guessan. Bruno Nabané Koné le porte-parole du gouvernement affirme donc à la une du Nouveau Réveil que « Affi responsable de ce qu’il dit ! ».

Côte d’Ivoire : reprise du dialogue politique

Les partis politiques se sont réunis à la primature pour amorcer le dialogue

Les partis politiques se sont réunis à la primature pour amorcer le dialogue

Le Front Populaire Ivoirien se sera finalement excusé dans l’après midi du jeudi. Evoquant certaines raisons que le ministre d’Etat Jeannot Ahoussou a préféré taire, le parti fidèle à Laurent Gbagbo n’a pas pris part à la première rencontre qui marque le retour des activités du cadre permanent de dialogue, le CPD.

Cette rencontre opposition-pouvoir en Côte d’Ivoire se tient après plusieurs autres qui auront permis à l’opposition d’exposer ses besoins et ses attentes au pouvoir. Pour l’année 2014, ce nouveau départ marquant la reprise du dialogue politique s’inscrit dans la droite ligne du discours de fin d’année du président Alassane Ouattara. Un discours qui prône une main tendu à l’opposition dans le sens de la recherche de la paix pour aboutir à une Côte d’Ivoire réconciliée.

Au terme de la rencontre de ce jeudi, le ministre en charge des affaires présidentielles a souligné que cette première  prise de contact avec l’opposition a permis d’identifier tous les problèmes politiques qui méritent de trouver des solutions. Les préoccupations des partis politiques venus à la table du dialogue sont pratiquement identiques à celles soulevées par le Front Populaire Ivoirien et qui sont contenues dans les propositions des Etats Généraux de la République voulu par Pascal Affi N’guessan. Ces préoccupations sont principalement le dégel des avoirs des personnalités politiques, la libération des prisonniers politiques, le financement des partis d’opposition et la régularisation de la situation des fonctionnaires en liberté provisoire. A cela s’ajoute deux autres préalables de l’opposition. Il s’agit de la refonte et de réorganisation de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et de la révision de la liste électorale dans l’optique des élections de 2015.

Concernant cette dernière préoccupation, Youssouf Bakayoko le patron de la CEI a souligné que l’institution qu’il dirige est consciente de la nécessité de réviser la liste électorale de 2010 pour inclure les nouvelles personnes en âge de voter et celles qui ont été omises lors de la consolidation des fichiers électoraux. L’absence du FPI de cette première rencontre du CPD n’est pas le symbole d’une quelconque panne du dialogue politique ; le ministre d’Etat Ahoussou Jeannot estimant que le pouvoir d’Abidjan étant quêteurs de paix, il ira vers le parti de Laurent Gbagbo « probablement mardi prochain » pour échanger avec son président. Habitués aux constants effets d’annonce des politiciens, les ivoiriens estiment qu’il est temps que la classe politique ivoirienne puisse jouer franc jeu, faire preuve de sincérité afin d’aider à la réconciliation.

SUY Kahofi

Revue de la semaine du 23 au 28 décembre 2013

Le FPI appelle à la libération de ses cadres emprisonnés

Le FPI appelle à la libération de ses cadres emprisonnés

Une année qui s’achève est forcément un moment privilégié pour le faire le bilan et des projections pour l’avenir. C’est à cette tradition que le CEPICI s’est sacrifié cette semaine. Le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire était face à la presse ce 26 décembre nous indique L’Intelligent d’Abidjan. Rencontre au cours de laquelle cette institution a fait le bilan 2013 des investissements en Côte d’Ivoire et les perspectives 2014. Investissement privé en Côte d’Ivoire plus de 2500 entreprises crées en 2013 affichent à l’unisson Fraternité Matin et Nord-Sud quotidien. Si l’investissement privé est à saluer Essis Esmel le patron du CEPICI s’inquiète de la faiblesse de l’investissement public. Le Nouveau Courrier toujours dans cet esprit d’inquiétude barre « l’entreprenariat local recule dangereusement ». Une situation plutôt critique pour un pays qui vise l’émergence à l’horizon 2020. La situation du Général Dogbo Blé pourrait être similaire lui dont le procès est encore reporté en cette fin d’année ! Que se passe-t-il réellement à la Cours Suprême au sujet du cas Dogbo Blé ? Difficile de répondre à cette question mais l’institution judiciaire a décidé de reporter le procès de cet ancien général de l’armée de Laurent Gbagbo au 27 février 2014 nous indique le quotidien Aujourd’hui. Le procès de Dogbo Blé encore reporté s’exclame Le Temps qui propose en page intérieur la réaction des avocats du général. Et à propos de ces réactions, Le Nouveau Courrier se montre un brin optimiste en relayant des propos attribués à maître Dirabou. « La libération de Dogbo Blé est possible » fin de citation, sans plus de précision. Au même titre que ses partisans, le père de la refondation à la CPI n’a n’en pas encore fini avec la justice internationale. L’Inter sur le dossier Laurent Gbagbo contre le Procureur de la Cours Pénal International titre : poursuite contre l’ex-président Laurent Gbagbo, Fatou Ben Souda (du nom du procureur) je ne suis pas prête ! Le confrère propose à ses lecteurs les requêtes du procureur au juge pour « être fin prête ». Cette situation fait dire au quotidien Le Temps qu’il s’agit d’une nouvelle douche froide pour Ben Souda. Parlons à présent politique avec la dernière sortie de Justin Koua, du nom du président de la JFPI. Il annonce entre autre que si d’ici le 31 décembre ses amis en prison ne sont pas libérés, le parti fidèle à Laurent Gbagbo ne contrôlera plus ses actes relaie Le Nouveau Réveil. Il enfonce le cloue en indiquant de le RDR n’est rien d’autre qu’une usine à torture dont la Côte d’Ivoire à malheureusement hérité. Cette fermeté dans les propos de Koua Justin semble être aussi interprétée par Le Jour Plus quand, sans le citer, le quotidien parle de reconquête du pouvoir par le FPI par la force des armes. Le quotidien révèle qu’après les djihadistes, le FPI recherche d’autres connexions obscures à l’extérieure principalement au Tchad. Qu’on ne vienne pas chercher des poux dans les cheveux du FPI les vrai problèmes de la Côte d’Ivoire encore là et on attend les fameuses solutions d’Alassane Ouattara indique le quotidien Aujourd’hui qui barre en manchette : nouvelle année, les travailleurs attendent Ouattara sur la revalorisation des salaires. Merci pour la lecture de la dernière revue de la semaine Ivoirienne, rendez-vous est pris pour 2014 !

Affaire Blé Goudé : pression ou requête de la CPI ?

Blé Goudé de la gloire à la déchéance ?

Blé Goudé de la gloire à la déchéance ?

Après le leader de la refondation, la justice internationale est toujours aux trousses des caciques de l’ancien régime en Côte d’Ivoire. Charles Blé Goudé le bouillonnant leader de la galaxie patriotique est de nouveau sur la sellette : la Cour pénale internationale le réclame et cette-fois ci les choses semblent sérieuses puisse qu’un délai pour présenter des observations a été accordé aux autorités d’Abidjan.

Un simple rappel pour les uns, une grosse pression pour les autres. Le communiqué émanant du juge unique de la chambre préliminaire 1 rappelant aux autorités ivoiriennes leur obligation de livrer Charles Blé Goudé fait la Une des quotidiens ivoiriens dans leur grand ensemble et alimente toutes les conversations sur le processus de réconciliation. On croyait l’affaire Blé Goudé rangée aux oubliettes que nenni ! La CPI tient visiblement à ce que l’ancien patron des jeunes patriotes soit livré pour répondre des faits qui lui sont reprochés.

En effet, la CPI a émis un mandat d’arrêt le 21 décembre 2011, mandat d’arrêt qui a été rendu public le 30 septembre dernier et qui a fait grand bruit au sein de la classe politique. Charles Blé Goudé en détention dans un lieu secret aurait selon la CPI engagé sa responsabilité pénale individuelle en tant que coauteur indirect pour quatre chefs de crimes contre l’humanité. Il s’agit de meurtres, de viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et autres actes inhumains qui auraient été perpétrés entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Si dans sa première intention de se voir livrer Charles Blé Goudé le juge n’a fait mention d’aucun délai, il accorde aux autorités ivoiriennes la date buttoir du 13 janvier 2014 pour présenter leurs observations sur le cas Blé Goudé.

Le FPI (Front populaire ivoirien ) s’inquiète du sort du jeune leader qui tout comme Simone Gbagbo est dans le viseur de la CPI. Si les autorités ivoiriennes ont clairement affiché leur intention de ne pas livrer l’ex-première dame, le sort de Blé Goudé est incertain ! Plus actif lors de la crise, le parti refuse d’accepter une autre « déportation », celle de Blé Goudé vers La Haye, un acte qui selon les barrons du parti de Laurent Gbagbo risque de ralentir le processus de réconciliation. Attention à ne pas confondre les cas rétorque le régime Ouattara : le cas Blé Goudé ne saurait être comparé au dossier Simone Gbagbo, dossier pour lequel les autorités judiciaires ivoiriennes se sont dites compétentes pour trancher.

SUY Kahofi