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Abidjan : les enlèvements d’enfant se multiplient

Une véritable menace plane sur les enfants

Une véritable menace plane sur les enfants

En Côte d’Ivoire ce n’est pas une exagération de dire que les parents ne dorment plus que d’un œil ! La raison première est la recrudescence des enlèvements d’enfant.

Leur âge varie entre 3 et 11 ans, ces enfants portés disparu et dont le corps de certains ont été retrouvé sans vie. Victimes de rapts, ils sont recherchés dit-on pour des rites mystiques en témoigne les organes prélevés sur ces corps innocents. On y voit en cette année 2015, la marque de politiciens avides de victoires aux prochaines élections, des pseudo guides religieux tirant leur puissance de guérison de rites sataniques mais aussi de brouteurs, ces cybercriminels qui veulent avoir une meilleure assise mystique afin de vider plus de comptes bancaires outre-mer. (suite…)



Un papa, une maman : il n’y a pas mieux pour un enfant !

Docteur Nicolas MADELENAT Di Florio

Docteur Nicolas MADELENAT Di Florio

La loi sur le mariage pour tous est passée en France et c’est le moment pour certains africains de s’interroger sur le temps qui reste pour que l’ancienne puissance colonisatrice « la fasse appliquer par les pays de son pré-carré ». Quel pourrait être l’impact de cette loi dans les relations Afrique-France ? Élément de réponse avec Docteur Nicolas MADELENAT Di Florio, sociologue et maître de conférences, chercheur associé à l’Université d’Aix-Marseille sur les questions d’éthique.

Eburnietoday : la loi sur le mariage pour tous vient d’être adoptée en France : doit-on penser à un vote de celle-ci dans les pays du pré-carré français en Afrique ?

Nicolas MADELENAT : Si je veux être franc envers vous, je dirais tout simplement que je ne sais pas ! La raison est simple : je n’aurais jamais pensé il y a trois ou quatre ans que la France puisse accepter le mariage homosexuel. A partir de là nous sommes obligés de réfléchir sur le fait que les gouvernements ne vont plus forcément écouter la voix du peuple. Si le Gouvernement Hollande avait été franc et honnête, il aurait refusé cette loi et il ne l’aurait pas fait voter en force comme c’est le cas. Il n’y aurait pas eu autant de débordements des deux côtés pour condamner ce texte qui est une aberration juridique et qui a été imposée contre toute la volonté de la population simplement pour faire plaisir au lobby homosexuel qui est quand même minoritaire en France. Les sociétés africaines au sens large ne veulent pas de cette loi qui est complètement décalée des modes de vie et des mentalités. Mais en même temps quand on voit que récemment le Gouvernement du Président Ouattara a fait voter une loi pour modifier le code de la famille en Côte d’Ivoire, je me dis que potentiellement le mariage homosexuel peut un jour arriver en Afrique. Cette situation sera extrêmement problématique !

ET : Cette loi ouvre également le boulevard incontrôlé de la GPA (gestation pour autrui) ?

NM : Oui car à partir de la circulaire Taubira tous les français qui ont recourt à la GPA grâce à des mères porteuses du tiers-monde peuvent prendre ces enfants, les ramener en France et obtenir pour eux des papiers français.

ET : La France institutionnalise donc une traite humaine ?

NM : C’est même pire que la traite humaine parce qu’il n’y a pas seulement le transport des enfants. Il y a une fabrication d’être humain en quelque sorte en louant le ventre de femmes fertiles en Afrique. On propose de l’argent à des personnes qui peuvent procréer puis on leur demande d’abandonner cet enfant à des pères de gens. Deux hommes ou deux femmes qui eux ne peuvent pas faire d’enfant le récupèrent et le ramène en France. C’est un enfant qu’on achète, un ventre qu’on loue ! C’était comme si un fermier avait une vache et que tous les veaux qu’elle mettait au monde lui appartenait de facto. C’est pire que l’époque où l’on venait acheter des esclaves noirs.

ET : La loi sur le mariage pour tous peut-elle être un moyen de pression politique et surtout économique sur les Etats africains ? Une monnaie d’échange qui pourrait conditionner l’aide au développement ?

NM : Plus je travaille sur l’aide et plus je découvre tous les côtés abominables qu’elle peut avoir. Donc oui je pense que c’est parfaitement possible qu’il y ait un package d’évolution sur la famille, sur le droit à l’affiliation voir même pour encourager l’adoption d’enfants africains par des couples homosexuels qui ne veulent pas avoir recourt à la gestation pour autrui. C’est parfaitement possible mais ce que je crains d’avantage c’est que la France par exemple exige un assouplissement des mesures de gestation pour autrui ou même de reconnaissance du nouveau né. Même si la gestation pour autrui n’est pas à encourager, on connait tous les réalités de terrain. Si en étant à Abidjan je vais dans un quartier très pauvre dans un tout petit coin de Yopougon par exemple et que je propose 5 millions ou 10 millions à une femme pour qu’elle porte un enfant puis elle l’abandonne et je l’emporte en France ; je suis certain que je trouverais des gens qui acceptent cela. Donc il est possible que la France exige que les maternités soient moins regardantes, que certains hôpitaux privés soient moins regardants notamment sur le nom de la mère. A partir de ce moment il suffit simplement que la personne qui veut l’enfant reconnaisse l’enfant en son nom, la mère biologique ne le reconnait pas, il y a un seul parent inscrit à l’Etat Civil, automatiquement ce nouveau né devient votre enfant même si vous n’en êtes pas le père biologique. Cette situation sera encore plus aberrante parce qu’imaginez-vous un instant un enfant d’Abidjan adopté par un couple homosexuel, qui quand il aura 18 ans voudra retourner dans sa famille en Afrique ; imaginez-vous un seul instant quel sera l’accueil qui lui sera réservé quand il dira qu’il a deux papas ou deux mamans ?

ET : La question reste posée ! Merci Docteur

SUY Kahofi 



La Côte d’Ivoire veut éradiquer les viols d’enfants

 

La direction de l'égalité et de la promotion du genre en conférence de presse

Les cas de violences sexuelles spécifiquement les viols ont évolué ces derniers temps en Côte d’Ivoire pour atteindre une forme pernicieuse qui consiste à violer les enfants et des bébés de moins d’un an ! Cette pratique a connu une expansion aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays et vu sa gravité elle nécessite d’être prise au sérieux. C’est donc pour mettre frein aux agissements de ces adultes à l’esprit plutôt tordu que la Direction de l’Egalité et de la Promotion du Genre du ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance a décidé d’entrer en action pour déclarer la fin de l’impunité autour de cette forme d’agression sexuelle fait aux enfants en bas-âge.

Il est important de noter que les cas de violences faites aux femmes et aux enfants spécifiquement les viols font l’objet de sensibilisations actives et massives en Côte d’Ivoire de la part du gouvernement et des organisations de la société civile avec l’appui des partenaires au développement dans l’optique que la société Ivoirienne puisse vivre mieux. Pourtant de nombreuses personnes semblent ne pas être disposé à entendre les messages de sensibilisation et poussent la bêtise un peu trop loin à l’image de ce jeune homme de 32 qui s’est rendu coupable du viol d’un enfant de deux ans et demi ou de ce vieillard de 62 qui a trouvé utile de s’acharner sur un bébé de six mois ! Ces viols sont-ils mystique comme certains le prétendent ? Difficile de trouver une explication rationnelle à ces actes ! Le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance sonne la fin de récréation en annonçant que les auteurs de tels actes subiront en particulier la rigueur de la loi une fois devant les tribunaux.

Par ailleurs le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance invite les parents à refuser tout arrangement à l’amiable avec les violeurs, à saisir la Police, la gendarmerie ou le Tribunal pour tout cas de viol sur les enfants sans oublié de se rendre dans les Centres de Santé pour que la prise en charge des enfants soient effective. Le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance appelle à la vigilance des différents acteurs : magistrats, officiers de la police et de la gendarmerie, les travailleurs sociaux, défenseurs des droits de l’homme, associations de la société civile ainsi que toutes les forces vives de la nation à prendre leurs responsabilités et ne pas banaliser les réponses à apporter à cette situation de retour en force des viols faits aux enfants.

SUY Kahofi

 



Soûn Tiguê : La rupture du jeûne musulman par les ondes

 

El Hadj Tondossama Yaha, le muezzin des ondes

Dimbokro est une localité située à 242 km d’Abidjan et dans cette ville l’unique radio de proximité essaie de se rapprocher des populations. C’est dans cette optique que le programme s’est enrichi d’une émission consacrée à la rupture du jeûne musulman. Difficile donc pour les habitants de Dimbokro de ne pas entendre la voix du muezzin à l’heure de la rupture du jeûne. Voici un peu plus de quatre ans qu’ils sont habitués à rompre le jeûne grâce à la voix des 89.8 Mhz, qui durant tout le mois de ramadan inondent la région du N’zi Comoé du cri du muezzin. Ce cri mélodieux, attendu par des musulmans (épuisés pour certains, affamés pour d’autres) est une véritable libération quand on l’entend par le canal de Radio la Voix du N’zi via l’émission Soûn Tiguê.

L’histoire d’une émission

Soûn Tiguê (rupture du jeûne en malinké) est une émission qui nait d’une volonté de la Direction de Radio la Voix du N’zi d’éduquer les musulmans de la ville de Dimbokro au respect du mois du ramadan. Cette émission affectueusement désignée par les animateurs de ladite station comme étend ‘’l’émission par excellence’’ de la chaîne a un taux d’audience élevé à cause d’une forte communauté musulmane présente dans la ville. Elle est animée par El Hadj Tondossama Yaya qui a en charge toutes les émissions à caractère Islamique de la radio. Il façonne l’émission pour la rendre plus interactive : la rupture du jeûne se fait chaque soir en directe du domicile d’une famille musulmane. « Chaque soir nous rendons visite à une famille et nous échangeons sur des questions touchant à la culture islamique. On partage ensuite le repas de la rupture du jeûne et les auditeurs vivent l’ambiance de la famille en live » précise El Hadj Tondossama Yaya. Le découpage mécanique de l’émission est le suivant : lecture du coran traduit en français, écoute de chants des chorales islamiques, le hazane (cri du muezzin) à l’heure de la rupture suivi du zikre enfin la rupture du jeûne au domicile d’une famille.

Un concept adopté par les familles

Depuis sa création l’émission Soûn Tiguê a été adoptée par tous les musulmans de la cité du bonheur partagé (Dimbokro). Ainsi les familles Cisse Ali, N’diaye, Ouédraogo Issiaka, Tiégbè, Berté Aboubakar reconnues comme des grandes familles musulmanes de la cité ont reçu l’équipe de production. Chaque année le mois du ramadan est donc rythmé par cette production de Radio la Voix du N’zi. Moussa sow, couturier spécialiste du bassin à Dimbokro et membre d’une famille de griot disait ceci à propos de l’émission : « le ramadan est un mois où tout semble s’arrêter pour le musulman. Soûn Tiguê est le genre d’émission qui nous fait oublier le caractère pénible du jeûne pour présenter l’aspect partage et bonheur de la foi islamique ».

Suy Kahofi



L’hospitalité des Abidjanais à l’épreuve de la crise

 

Des milliers d'habitants quittent Abobo

Les combats font rage chaque jour ou presque à Abobo. Des milliers d’habitants quittent le quartier le plus peuplé d’Abidjan pour trouver refuge auprès de parents et amis dans d’autres quartiers. Difficile de rester insensible devant autant de souffrance, de familles qui ont pu à peine manger depuis ces trois derniers jours, d’enfants malades et traumatisés par le bruit d’arme à feu, de jeunes gens inquiets d’être pris pour cible par les groupes armés… Ils quittent Abobo destination Adjamé, Yopougon, Koumassi, Marcory pour éviter les balles qui atterrissent de plus en plus dans les concessions et percent la toiture des maisons. Quand bien même à Abidjan on se demande s’il existe une seule zone encore sécurisée, nombreux sont ceux qui soutiennent qu’il est préférable de quitter le pire pour le moins touché !

« Mon frère ça chauffe là bas ! Abobo est gâté ! On peut plus tenir, ça fait deux jours que nous sommes dans la maison. C’est ce matin avec les nombreux déplacés qui sortaient que je suis sorti avec ma famille. Sur la route que des chars, des chars et des chars ! » souligne un habitant les paupières alourdies par la longue veille de la nuit. Une fois hors du quartier il faut trouver un point de chute et compter avec la disponibilité et surtout l’hospitalité des parents. Sonia habite Cocody Riviera II et depuis 5 jours elle héberge quatre de ses frères venus d’Abobo. Voici un an que la jeune fille après avoir décroché un poste d’assistante de direction et a décidé de vivre seule. « Mes parents n’étaient pas d’accord pour que je quitte le quartier (Abobo) mais je pense que j’ai fais un bon choix » affirme Sonia. Le petit studio est plein ! Cheik l’un des frères de Sonia souligne pourquoi il a quitté le quartier. « Nos parents sont âgés et ils ont refusé de quitter la maison familiale. Nous sommes sortis parce qu’en cas de vaste offensive les civiles peuvent être touchés ». Dans la maison devenu étroite, on s’organise comme on peut pour manger et rallier l’école pour certains, le lieu de travail pour d’autres.

Atmosphère quasi identique chez la famille Fofana à Treichville sauf qu’ici le nombre de personnes est plus élevé. « Tous les parent d’Abobo, quelque chose comme 18 personnes sont ici dans cette cours qu’on appelle la grande cours. On a transformé les salons en dortoirs la nuit et on fait ce qu’on peut pour manger » souligne le patriarche de la famille. L’un de ses fils du doyen Fofana, bijoutier de son état nous explique comment la famille se sert les coudes pour s’en sortir. « On rationne le riz et les quelques condiments pour faire manger tout le monde. Chaque femme se débrouille le matin avec son petit commerce et nourrit un nombre précis d’enfants » nous explique Aziz. A la question de savoir si ces nouvelles bouches à remplir pose un problème voici la réponse du jeune homme. « Entre partager un peu de riz avec ton frère et le laisser à la merci des balles à Abobo, tu choisi quoi ? C’est vrai que c’est dur mais rien ne vaut la vie d’un membre de la famille ».

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 29 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas !

Suy Kahofi