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ABC Innovation : un tremplin pour les porteurs de projets africains

ABC Innovation pour appuyer l’entreprenariat sur le continent africain

ABC Innovation pour appuyer entrepreneuriat sur le continent africain

L’Afrique, selon de nombreux experts du développement demeure un continent d’avenir avec sa jeunesse pleine d’ambition et des porteurs de projets (et d’idées) qui n’attendent que d’être soutenus. ABC Innovation se présente comme cette perche que cherche à saisir de nombreux entrepreneurs.

ABC Innovation est un tremplin de créativité et d’entrepreneuriat qui se présente sous la forme d’un concours. Impulsé en 2009 par l’association African Business Club (ABC), il vise essentiellement à promouvoir l’entrepreneuriat en Afrique ou à destination de l’Afrique. Il s’agit d’une aubaine pour les porteurs de projet sur le continent qui ont une opportunité de mettre en évidence leurs idées et de bénéficier d’un accompagnement. Loin d’être confiné aux seuls entrepreneurs africains (résidant ou non sur le continent), ABC Innovation donne également l’occasion à tout porteur de projet d’implémenter son idée à condition qu’elle puisse accompagner l’Afrique dans son développement socio-économique. Les projets que le concours veut mettre en évidence sont ceux qui répondent en priorité aux problématiques de développement local et ce, à tous les niveaux. Les entrepreneurs pourront à titre d’exemple promouvoir des projets touchant à la structuration des économies locales, les innovations sociales ou technologiques, la création d’emplois, l’épargne ou les activités génératrices de revenus (AGR).

ABC Innovation est ouvert à tout porteur de projet (personne majeure de 18 ans au moins). Les candidats doivent avoir la volonté de réaliser ou de développer un projet entrepreneurial en Afrique dans les domaines suivants : le développement durable (commerce équitable, environnement, énergie), la mode, le conseil (accompagnement et expertise aux entreprises) ou tout autre domaine d’activité. Toutefois, tous les projets sont acceptés et étudiés.
Les candidats doivent néanmoins comprendre que trois principaux critères doivent définir leur projet à la base :

  • avoir un projet ayant une réelle valeur ajoutée pour le développement de l’Afrique
  • présenter un dossier clair et cohérent
  • s’assurer de la viabilité du projet

Le concours ABC Innovation est avant tout une reconnaissance du talent des entrepreneurs intéressés par le continent africain mais au-delà, il se veut un tremplin de forte médiatisation des projets lauréats. Il inclut aussi et surtout un accompagnement à la mise en œuvre des projets sélectionnés et une opportunité de rencontre avec des potentiels investisseurs grâce à la Journée de l’Entrepreneuriat. Cette journée qui prolonge en quelque sorte le concours est organisée tous les ans au mois de Juin. Elle est un cadre propice d’échanges entre le grand public, les candidats et les partenaires.

Pour en savoir plus sur le concours et postuler, rendez-vous sur le site Internet de l’ABC : http://businessclubafrica.org/
ou envoyer votre demande à abcinnovation@businessclubafrica.org



Initiative 4Afrika : Ce que Microsoft promet aux jeunes ivoiriens

Microsoft veut aider la jeunesse ivoirienne

Microsoft veut aider la jeunesse ivoirienne

Le mardi 5 février, à l’occasion de ses 20 ans, Microsoft a lancé l’initiative 4Afrika. Une initiative globale qui permettra à des millions de jeunes d’envisager leur insertion professionnelle sans crainte. Analyse. Depuis deux décennies, la Côte d’Ivoire fait face une crise de l’emploi sans précédent. Selon le Bureau International du Travail (BIT), il existe en Côte d’Ivoire au moins 7 millions de chômeurs. Ce phénomène touche majoritairement les jeunes ivoiriens et les causes sont multiples dont deux majeurs qu’il convient de regarder avec beaucoup d’attention.

L’inadéquation formation emploi

Le système éducatif n’a pas encore réussi à faire sa mue pour adapter les contenus de l’enseignement au monde de l’emploi. Les chefs d’entreprises ont d’ailleurs plusieurs fois dénoncé le fait qu’ils avaient du mal à recruter, parce qu’ils avaient à faire à une main d’œuvre dont les compétences étaient en déphasage avec les besoins de l’entreprise. L’un des exemples pour illustrer cette triste réalité, c’est l’enseignement de l’informatique dans les universités et grandes écoles ivoiriennes. Peut-être faut-il rappeler que depuis quelques années, 97% des métiers du monde requièrent la connaissance de l’outil informatique. Or, en Côte d’Ivoire, les formations en informatique dans certaines disciplines restent encore un luxe sans compter le fait que dans d’autres filières le contenu reste lui-même problématique. L’intégration des TIC dans l’enseignement national fait encore débat et malgré les promesses qui sont jusqu’ici abstraites, les jeunes essaient de se former, comme ils peuvent, dans des petits centres privés où il leur est proposé des cours sur des logiciels bureautiques basiques tels que Microsoft Word, Excel ou Internet. En tout état de cause, l’employabilité (capacité à être employable en ayant des compétences de base nécessaires pour servir en entreprise) des jeunes se trouve mise à mal par un système éducatif qui peine à trouver la bonne formule pour opérer l’intégration pédagogique et technologique dans ses enseignements.

L’alternative de l’entreprenariat 

En Côte d’Ivoire, il y a 7 millions de chômeurs dont au moins la moitié est âgée entre 30 et 35 ans. Ce que cache une telle réalité, c’est qu’au moins 3.5 millions de jeunes formés sur la décennie passée sont contraints sinon condamnés à être au chômage. La preuve. En Côte d’Ivoire, le premier pourvoyeur d’emploi, en dehors des entreprises, c’est la fonction publique. Or, la limite d’âge pour accéder à un poste dans l’administration ivoirienne, c’est 35 ans, ce qui élimine déjà une grande partie de la jeunesse, qui de surcroît, n’a jamais eu l’occasion de faire un stage en entreprise et donc d’avoir une expérience professionnelle.

C’est pourquoi, face à la situation préoccupante du chômage des jeunes, le gouvernement ivoirien et le président de la République se sont engagés à créer 200 000 emplois par an. C’est mieux que rien, certes. Mais, sur 5 ans de mandat électoral, on devrait, dans cette perspective caser 1 million de jeunes. Ce qui est peu comparativement aux chiffres du BIT sans oublier le fait que chaque année ce sont des dizaines de milliers de jeunes qui viennent se déverser au lot de diplômés déjà sans emploi. Manifestement, les autorités ne peuvent pas créer de l’emploi pour tout le monde. Il n’y a aucun doute, la réponse à l’emploi des jeunes se trouve dans l’entreprenariat (PME-PMI, innovations, inventions, etc.) comme alternative à leur insertion professionnelle. Mais, ce projet ne peut se réaliser qu’en donnant aux jeunes les moyens de se prendre en charge soit en créant leur propre entreprise soit en leur donnant les formations capables de faciliter leur insertion dans le monde du travail. Ce que Microsoft appelle l’employabilité et qui est un point essentiel de l’initiative 4Africa lancée mardi 5 février 2013.

Microsoft 4Afrika, comme une perche tendue

Microsoft a annoncé 3 initiatives à savoir : 1. mettre des dizaines de millions de terminaux intelligents (tablettes, Smartphones, ordinateurs) entre les mains de la jeunesse africaine. 2. mettre en ligne 1 million de PME africaines. 3. former 200 000 personnes parmi lesquels 100 000 seront les jeunes diplômés. Que peut bien signifier ces engagements, notamment les deux derniers pour la jeunesse africaine ? C’est le lieu de préciser que Microsoft est actif en Côte d’Ivoire à travers d’importants projets comme a eu à le souligner l’Ambassadeur des Etats-Unis, SEM Philip Carter III, en ces termes : « Toujours à la pointe, Microsoft a été l’une des premières entreprises majeures spécialisées dans la technologie à s’être engagées à long terme auprès de la Côte d’Ivoire après la crise. En Février de l’année dernière, Microsoft a ouvert son nouveau bureau régional à Abidjan afin de tenir compte de son personnel qui augmente et développer les services pour le pays et pour l’Afrique de l’Ouest. Cette action n’est pas le fait du hasard; mais il s’agissait plutôt d’une démonstration claire au peuple de Côte d’Ivoire que Microsoft croyait à la croissance et la stabilité futures de ce pays. Depuis, Microsoft est en partenariat avec le gouvernement pour aider à combler le fossé numérique. A travers le programme « un ordinateur, une famille », le gouvernement et Microsoft travaillent ensemble pour faire en sorte que les Ivoiriens, de Tiapoum à Odienné et de Bouna à Tabou, aient accès à des ordinateurs et à l’Internet. Microsoft travaille également en partenariat avec les écoles pour mettre en œuvre un programme scolaire numérique et des programmes de formation des enseignants qui permettront d’améliorer la qualité et l’efficacité de l’enseignement. Enfin, à travers ses centaines de partenaires d’affaires dans le pays, Microsoft donne aux entreprises de petite et moyenne tailles spécialisées dans la technologie, les outils dont elles ont besoin pour grandir et devenir de grandes entreprises qui mèneront l’économie ivoirienne dans l’avenir.»
L’initiative 4Afrika vient donc comme une consolidation des actions déjà engagées par Microsoft en Côte d’Ivoire. Les jeunes devraient saisir l’opportunité de cette initiative 4Afrika pour entrer dans « la nouvelle ère. »

Selon Andrea Li-Sai Chimento, Microsoft For Africa Plan (Academy Dean): « Nous nous engageons à améliorer les compétences de 100 000 jeunes diplômés africains, et à aider environ 75% d’entre eux à trouver un emploi (…) ces jeunes diplômés bénéficieront d’une formation supplémentaire sur les produits Microsoft et ses plateformes, sur les fondamentaux de la gestion des affaires, pour ceux qui cherchent à démarrer leur propre entreprise, ainsi que sur les compétences non techniques comme la négociation, la communication dont les techniques et outils pour mieux parler en public, la gestion des conflits, pour ne citer que quelques exemples. » Par ailleurs, créer une PME-PMI ou l’intégrer, c’est disposer d’un certain nombre de ressources indispensables que Microsoft a justement pris l’engagement de mettre à disposition. En effet, en prenant l’initiative de mettre en ligne 1 million de PME africaines, Microsoft projette de lancer un nouveau centre de ressources en ligne qui permettra aux petites entreprises d’accéder gratuitement aux services qui peuvent contribuer à leur développement. Aussi, est-il prévu, en Côte d’Ivoire et dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest francophone, la « Partner Academy », qui ciblera les entreprises partenaires de Microsoft qui sont aussi créatrices d’emploi. Cette initiative va développer les compétences aussi bien techniques sur les produits Microsoft et ses plateformes, que les compétences d’ingénierie et de gestion de projets, les compétences commerciales dont le savoir-faire et les expériences de ventes de solutions informatiques et de participations à des appels d’offre provenant d’institutions internationales comme la Banque Mondiale ou la Banque Africaine de développement.

En définitive, le lancement de l’initiative 4Afrika a eu lieu simultanément au Caire, à Abidjan, à Johannesburg, à Nairobi et à Lagos. L’initiative 4Afrika se présente comme un projet pensé pour les jeunes qui constitue majoritairement la population de la Côte d’Ivoire. Sous formés ou mal formés, les jeunes ivoiriens doivent s’approprier l’initiative 4Afrika, car elle correspond en tout point de vue à leurs besoins aussi bien en termes de renforcement de leurs compétences que de création d’entreprise.

Plus d’infos : www.microsoft.com/4afrika

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