Tag : élections

35 jeunes initiés au leadership et à la prévention des conflits

Sophie Konaté invite les jeunes à renoncer à la violence

Sophie Konaté invite les jeunes à renoncer à la violence

Venus des 4 coins de la Côte d’Ivoire, 35 jeunes des partis politiques et de la société civile ont pris part du 12 au 14 août 2015 à la première phase d’un projet sur le leadership et la prévention des conflits. Il s’agit d’une initiative de l’ONG ESD (Centre ouest-africain d’éducation pour une société durable).

Le projet « leadership des jeunes dans la prévention des conflits » est un vaste programme de transformation de la jeunesse impulsé par l’ESD en partenariat avec l’American Jewish World Service. Dans le cadre de l’exécution de ce programme, les jeunes acteurs de la société civile et des partis politiques participent à un premier séminaire de formation sur le thème :  » Le leadership transformationnel dans la conduite du changement social« . (suite…)



Des assises complètement décalées : les « gbês » de tata Simone !

Simone Gbagbo juste avant son grand oral (AFP)

Simone Gbagbo juste avant son grand oral (AFP)

Ils se sont régalés les partisans de l’ex-première dame c’est sûr ! Eux qui ont fait le déplacement pour assister au one woman show de la dame de fer restée silencieuse depuis sa sortie de prison.

Dans le vocabulaire ivoirien, les « gbês » désignent les quatre vérités de quelqu’un. Et depuis le début du procès en assise de la crise postélectorale, de nombreux partisans de Laurent Gbagbo attendaient patiemment la comparution de l’ex-première dame. Comme annoncé, Simone Gbagbo était à la barre ce lundi 23 février 2015 pour son grand oral. Durant 50 minutes elle a ouvertement accusé la France, l’ONU et les troupes fidèles à Alassane Ouattara d’avoir mis la Côte d’Ivoire à feu et à sang. L’ex-première dame ivoirienne dit ignorer ce qu’on lui reproche.  Elle a exposé sa vision de la crise à la cour en faisant un speech digne d’un cours magistral dans un amphithéâtre. Malgré cet exposé, elle a essuyé une salve de questions venant de l’avocat de l’Etat de Côte d’Ivoire pendant plus de deux heures se montrant par moments dure dans ses réponses. (suite…)



Les assises complètement décalées (acte 2) : un héritier de Blaise Pascal à la barre !

L’ambassadeur Gnamien Yao conseiller du président Laurent Gbagbo

L’ambassadeur Gnamien Yao conseiller du président Laurent Gbagbo

Comme le disait ma mère Mohou : « Aller à l’école c’est bien ! » Cela vous permet de savoir lire et écrire, mais surtout d’avoir des diplômes et d’être quelqu’un de bien, de grand et même d’incontournable dans la société. C’est encore plus important d’aller à l’école, car cela vous permet de rendre les choses très simples pour les personnes qui ne vous comprennent pas ou qui font semblant de ne pas vous comprendre. C’est l’exercice auquel s’est livré l’ambassadeur Gnamien Yao conseiller du président Laurent Gbagbo dans un passé récent. Dans le cadre du procès en assise de la crise, le diplomate s’est retrouvé à la barre pour se prononcer sur ses relations avec le président Gbagbo et son implication dans la crise. (suite…)



A chacun son 11 avril…

Le bruit des bombes et le silence des morts est encore présent

Le bruit des bombes et le silence des morts est encore présent

C’est un vendredi comme les autres où les Abidjanais s’apprêtent à vivre à 100 à l’heure le long week-end qui s’offre à eux. Un vendredi en apparence comme les autres sauf que celui-ci marque le 11 avril, jour anniversaire de la chute du régime de la refondation.

Les populations ivoiriennes se souviennent de cette crise marquée par de nombreux morts, les pénuries alimentaires et le bruit des bombes. Un souvenir de la crise diamétralement opposé à celui des politiciens ! Pour mémoire c’est bien un 11 avril 2011 que les hélicoptères de l’armée française et ceux de l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire ont multiplié les tirs sur le Palais présidentiel d’Abidjan-Cocody. Une opération militaire qui a permis la capture de Laurent Gbagbo et d’une poignée de fidèles restés avec lui dans un bunker. Les politiques ont une lecture de cette actualité, bien différente de celle du peuple.

Pour le FPI (Front populaire ivoirien) et ses partis satellites, ce 11 avril sonne la commémoration d’une mort, celle de la démocratie en Côte d’Ivoire. Avec l’aide de l’ancienne puissance colonisatrice, l’Etat de droit, la bonne gouvernance et la justice ont été enterrés pour promouvoir l’arrivée d’un homme au pouvoir. Il s’agit d’Alassane Ouattara, l’ancien patron du FMI (Fonds monétaire international) que le FPI depuis toujours a tenu responsable de la déstabilisation politique et sociale de la Côte d’Ivoire. Ce 11 avril le FPI se souvient aussi et surtout de ses nombreux militants en détention, de son charismatique leader à la CPI  (Cour pénale internationale) et des difficultés que traverse le parti après dix années d’abondance à la tête du pays. Pour le RDR l’heure est aussi au souvenir, une pensée aux victimes de la crise mais un 11 avril pour savourer l’effort de reconstruction. Alassane Ouattara est crédité d’un bilan économique positif salué par de nombreux analystes? mais ce bilan ne peut en aucun cas faire de l’ombre au processus de justice transitionnel à deux vitesses donc bâclé, la réconciliation nationale qui peine à prendre forme, le risque de surendettement après l’atteinte de l’initiative PPTE, une ethnicisassion de l’administration ivoirienne et un esprit de mauvaise gouvernance qui souffle en permanence sur le pays.

A cela s’ajoute de nombreuses promesses non matérialisées comme la lutte contre la vie chère et l’emploi des jeunes, deux épineux dossiers qui fondent la grogne du peuple face à un leader qui avait suscité de l’espoir.



Revue Ivoirienne du 22 au 27 avril 2013

Le Chef de l'Etat Ivoirien malmené dans les sondages par ses candidats ministres

Le Chef de l’Etat Ivoirien malmené dans les sondages par ses candidats ministres

L’actualité des élections municipales et régionales a dominé cette semaine les débats. Fait important, ces élections se sont invitées à l’Assemblée Nationale. Le Président de l’Institution lors de son discours à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session ordinaire de l’Assemblée Nationale a interpelé les candidats. « Que le FPI retourne à la table des négociations et que les perdants acceptent le verdict des urnes » dixit le Président de l’Assemblée Nationale Soro Guillaume à la une du quotidien à capitaux publics Fraternité Matin. Guillaume Soro n’est pas passé par quatre chemins pour appeler les candidats débouté par le peuple à une certaine grandeur démocratique nous indique Le Patriote. Dans les colonnes du quotidien Le Mandat cet appel du N°1 de l’hémicycle trouve un large écho par une analyse poussée et surtout ce morceau choisi : « je demande solennellement aux candidats qui ont participé aux élections de dimanche dernier d’accepter le verdict des urnes. Faisons en sorte que quelques sautes d’humeur bien compréhensibles de la part de candidats qui étaient certains de leur victoire mais que le peuple n’a finalement pas retenu, ne retardent la publication des derniers résultats » fin de citation. Le Patriote dans le prolongement de la CEI publie l’intégralité des résultats de cette consultation électorale et précise dans la foulée le nombre de régions et de communes tombées dans l’escarcelle du RDR et du PDCI. Le Nouveau Réveil propose également à ces lecteurs tous les chiffres liés à cette élection et précise que concernant Treichville, Kongasso, Doropo et la Région du Cavally la CEI a adressé un courrier au Président de la République. Le Front Populaire Ivoirien ne reconnait pas ces élections ni les résultats du scrutin cela avait été dit par son secrétaire général, le quotidien Le Temps le rappelle. Le FPI va plus loin et annonce une série de marches et de meetings contre le Président Alassane Ouattara nous indique Notre Voie et cette décision pousse Le Patriote à écrire : « après avoir échoué à boycotter les élections le FPI appelle à la révolte ». Le Gouvernement de son côté condamne toute cette violence et appelle au calme nous indique La Matinale et Le Jour Plus, pour Le Démocrate la famille du RHDP doit éviter le clash des remouds post-électoraux, le confrère souligne que les Présidents Bédié et Alassane Ouattara sont interpelés. A Bouaké au centre du pays se sont les ex-combattants qui menacent encore prévient Le Nouveau Courrier. Sur les raisons de leur mécontentement Fraternité Matin nous dit que ces derniers exigent la libération de leur porte-parole. Tout ce tohu-bohu sécuritaire fait dire au Quotidien d’Abidjan que ça chauffe entre Alassane Ouattara et l’armée de Guillaume Soro. Achevons cette revue de la semaine ivoirienne avec une bonne nouvelle pour la Côte d’Ivoire au plan économique ; un nouveau gisement de pétrole a été découvert nous apprend Le Patriote.

A la semaine prochaine !