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Abdoulaye WADE loin du complexe de la défaite

26/03/2012 Aucun commentaire

 

MACKY SALL le nouvel homme fort de Dakar

Contrairement à certains qui s’accrochent au pouvoir au point de conduire leur peuple à la guerre civile après les élections, Maître Abdoulaye Wade bien que contesté par le Sénégal est sorti non pas par la petite porte mais par la grande. A 85 ans, même s’il a perdu le soutien politique du peuple, il lui reste au moins la lucidité d’un homme sage qui aura fait l’économie de pertes inutiles en vies humaines. « Nous garderons notre maturité politique jusqu’à la fin et contrairement à ce que certains pensent le schéma Ivoirien ne se reproduira pas au Sénégal » m’avait signifié Demba Dia un ressortissant sénégalais lors des élections. Le Sénégal, exemple de démocratie ne recul donc pas bien au contraire. L’esprit d’alternance qui souffle sur le pays depuis Senghor continue de souffler sur le pays avec l’arrivé de Macky Sall aux affaires. En dépit des craintes suscitées par la nouvelle candidature du président Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007, la victoire acceptée de son ancien ministre et Premier ministre qu’il appelait son « apprenti », est le signe de la vitalité démocratique du Sénégal ! « Mes chers compatriotes, à l’issue du second tour de scrutin de dimanche, les résultats en cours indiquent que M. Macky Sall a remporté la victoire », a déclaré le président Wade, selon un communiqué diffusé dans la soirée par la présidence. « Comme je l’avais toujours promis, je l’ai donc appelé dès la soirée du 25 mars au téléphone pour le féliciter », a expliqué le chef de l’Etat sortant. « Vous avez été nombreux (…) à vous rendre aux urnes et à voter librement, dans le calme et la sérénité », et « je vous félicite tous et toutes pour la part déterminante que chacun de vous a jouée dans ce processus », a-t-il ajouté. Dans un premier communiqué, la présidence avait fait état du coup de fil du président Wade à son challenger, confirmant l’information diffusée par les médias publics (agence de presse et télévision). En Côte d’Ivoire, les représentants du PDS que nous avons pu joindre étaient certes déçus mais ont hautement apprécié le geste de Maître WADE.

« Ce (dimanche) soir, un résultat est sorti des urnes, le grand vainqueur reste le peuple sénégalais », a déclaré de son côté M. Sall lors d’une conférence de presse dans la nuit dans un grand hôtel de la capitale. « Je serai le président de tous les Sénégalais », a-t-il promis, remerciant notamment le président Wade pour son appel téléphonique. « Ce soir une ère nouvelle commence pour le Sénégal », s’est félicité le vainqueur du scrutin, qui lui aussi a salué la maturité des électeurs et de la démocratie sénégalaise. « L’ampleur de cette victoire aux allures de plébiscite exprime l’immensité des attentes de la population, j’en prends toute la mesure. Ensemble, nous allons nous atteler au travail », a-t-il conclu. « C’est encore une preuve de la maturité du peuple sénégalais et de la classe politique », a commenté le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargée de superviser le scrutin. Les premiers résultats officiels sont attendus pour mardi ou mercredi, mais les chiffres égrenés depuis la fermeture des bureaux de vote à 18 h 00 GMT par les médias sénégalais et ceux de l’extérieur donnaient M. Sall, 50 ans, en tête dans la plupart d’entre eux. Avant même l’annonce de sa victoire, des milliers de personnes se sont rassemblées devant le siège de campagne à Dakar de Macky Sall, aux cris de « Macky président », « Cette fois ça y est! » ou « On a gagné » et en dansant au son d’une musique rythmée poussée à fond par une puissante sonorisation. Des scènes de liesse similaires ont eu lieu toute la soirée dans plusieurs quartiers de Dakar, y compris au cœur de la ville, Place de l’Indépendance, proche du palais présidentiel. Hormis l’action d’hommes armés qui ont perturbé le vote dans quelques bureaux en Casamance (sud), région en proie à une rébellion indépendantiste depuis trente ans, aucun incident grave n’a été signalé lors du scrutin dans le reste du pays. Le Sénégal est souvent cité comme l’un des rares exemples de démocratie en Afrique, en particulier en Afrique de l’Ouest régulièrement secouée par des violences politico-militaires, comme en témoigne le coup d’Etat qui a renversé jeudi au Mali voisin le président Amadou Toumani Touré. La campagne a donné lieu à quelques incidents entre partisans des deux candidats, sans commune mesure toutefois avec les manifestations et les violences avant le premier tour du 26 février et qui avaient fait entre 6 et 15 morts selon les sources, et au moins 150 blessés. Au total, quelque 300 observateurs étrangers ont surveillé le vote, notamment de l’Union africaine (UA), de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union européenne (UE).

SUY Kahofi

L’ONUCI forme des hommes en armes et se prépare à la certification

04/02/2012 Aucun commentaire

 

Eléments de la Gendarmerie Ivoirienne

La police des Nations Unies (UNPOL) a procédé,  vendredi 3 février 2012, à la remise d’attestations à 20 officiers et sous officiers du Groupe d’intervention de la Gendarmerie et à 18 agents de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) de la police qui ont suivi des formations assurées par l’UNPOL. Avant de remettre les attestations aux 20 gendarmes au camp de la gendarmerie d’Agban, le Général Constant Prosper Sossou, contrôleur général de police et membre de l’UNPOL, a salué la disponibilité des formateurs. « Vous aviez su en peu de temps renforcer la capacité d’intervention de ce corps d’élite que constitue le groupe d’intervention de la gendarmerie »,  a dit le Gal. Sossou, qui présidait la cérémonie. Il a expliqué que la formation se situait dans la cadre du mandat de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), qui consiste à accompagner les populations ivoiriennes à sortir définitivement de la crise.

Il a demandé aux gendarmes formés d’être des relais capables de restituer la formation reçue. « Vous êtes un corps d’élite. Vous aviez été formés dans les meilleures écoles. Cette formation vous permet de vous rappeler ce que vous saviez déjà. Pour ce qui est de l’ONUCI, nous nous tiendrons toujours à vos côtés pour vous aider à être de bons relais de cette formation », a-t-il indiqué. A l’Ecole Nationale de police, où les attestations ont été décernées aux 18 policiers, le Gal. Sossou a souligné la difficulté de la tâche de la police. « Vous avez le devoir de protéger, à la fois les institutions de la République et les populations. Dans l’accomplissement de cette tache, il peut arriver qu’il y ait des dérapages. Cette formation vous permet d’éviter ces dérapages », a-t-il dit aux agents. Pour le commissaire Caire N’Guessan, porte-parole des stagiaires, cette formation était nécessaire parce qu’elle vient après les événements douloureux qu’a connus la Cote d’Ivoire. « Elle permet de mieux orienter le policier dans son rôle de gardien de l’ordre dans la cite » a-t-il indiqué. Débutées le lundi 30 janvier dernier, les formations avaient pour objectif d’accroître les connaissances techniques et les capacités d’intervention, selon les normes internationales,  de la police et de la gendarmerie.

Au-delà de cette formation l’ONUCI reste active dans sa mission de maintien de la paix et d’appui au retour des Institutions qui régulent la vie politique du pays. L’ONUCI conformément à son mandat va certifier partiellement, la semaine prochaine, les élections législatives sur les décisions arrêtées par le Conseil Constitutionnelle (CC) et la Commission Electorale Indépendante (CEI). Cette annonce a été faite vendredi 3 février 2012 par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, à l’issue d’une réunion tripartite avec les Présidents du CC, Francis Wodié et de la CEI, Youssouf Bakayoko. Selon M. Koenders, cette rencontre a permis d’évoquer tous les éléments relatifs aux élections législatives et qui restent à régler. Le chef de l’ONUCI a précisé que cette certification partielle se ferait dans le souci de faire avancer le processus. « On pourra ainsi avancer avec les autres choses. Il y a une avancée et cela est positif », a-t-il souligné.

La diaspora sénégalaise en Côte d’Ivoire ‘’fiers du vieux’’ WADE !

30/01/2012 Aucun commentaire

 

Maître Abdoulaye Wade, président du Sénégal

Si l’élection présidentielle sénégalaise se tenait ce dimanche 29 janvier, il est clair que malgré les critiques de l’opposition Maître Abdoulaye Wade aurait été plébiscité par la diaspora sénégalaise à Abidjan. Ma tournée dominicale dans les quartiers d’Abidjan m’a permis de constater que nombreux sont les sénégalais vivant en Côte d’Ivoire qui ‘’sont fiers’’ de la politique du Sopi.

Ici on présente le vieux comme l’homme providentiel pour le Sénégal, le baptiseur d’un pays qui chaque jour bascule un peu plus vers la modernité. « C’est vrai que Wade c’est un vieux gars mais il a trop fait pour le Sénégal ! Ce qu’il a fait même les Senghor, les Diouf n’ont pas pu faire la moitié. Tout le tohu-bohu autour de sa candidature n’est que pure jalousie et ceux qui racontent que Wade veut instaurer une monarchie en cédant le fauteuil à son fils Karim sont tous des incapables ! Je vous jure que si on leur confie le Sénégal ils ne pourront même pas faire sortir une seule brique de terre » soutien avec force Birahim A. Vieux mais très efficace, voici l’image que la majorité des sénégalais que j’ai croisé à Adjamé, Treichville, Abobo et Yopougon ont de leur Président. A l’image de Birahim, Sek T. soutien l’action de Wade mais préfère jouer la carte de l’unité nationale. « Maître Abdoulaye Wade est un sénégalais comme les autres. Même moi le simple bijoutier j’ai le droit d’être candidat alors je pense qu’il faut laisser chaque sénégalais participer au débat politique ». Kane H. en fervent défenseur du PDS ne botte pas en touche pour soutenir son candidat et se lancer dans une interprétation de la constitution sénégalaise. « Wade mérite son deuxième mandat car c’est seulement au cours du premier qu’il a fait changer cette constitution. Son premier mandat n’est donc pas touché par les nouvelles dispositions de la constitution. Qu’on le laisse finir les grands chantiers qu’il a commencé car je ne vois personne finir tout ce qu’il a commencé ».

Attention au syndrome Ivoirien

Sur le continent africain à chaque fois qu’une élection suscite des contestations chacun se rappelle automatiquement de la bêtise Ivoirienne qui a conduit à la mort de 3000 personnes. Bien que cet exemple parle de lui-même le Gabon et la République Démocratique du Congo ont connu le ridicule de l’unique fauteuil présidentiel convoité par deux candidats. La diaspora sénégalaise témoin du cas Ivoirien appelle la classe politique et le peuple sénégalais à la retenue non sans prendre le soin de souligner qu’un tel scénario est impossible au Sénégal. « La Côte d’Ivoire et le Sénégal sont deux pays très différents. Les sénégalais sont mûrs et ils ne pousseront jamais la bêtise au point de détruire un héritage construit depuis 1960. Au-delà le Sénégal est un pays fortement marqué par les traditions religieuses et lorsque les guides religieux appellent au calme tout le monde suit le mouvement. Il n’y aura pas de violence j’en suis sûr » affirme le vieux O. Tall. Sek T. reconnait certes que le Sénégal a une forte tradition religieuse mais ne cache pas son inquiétude. « Moi je ne dirais pas que la violence ne peux pas s’emparer du Sénégal. Je suis en Côte d’Ivoire depuis plusieurs années et ce que les sénégalais disent aujourd’hui c’est ce que les Ivoire disaient il y a quelques années : ‘’nous sommes matures, il n’y aura jamais la guerre….et la suite on la connait ! Je lance un appel à chaque sénégalais et à chaque sénégalaise : la violence on sait quand elle commence mais on ne sait pas quand elle s’achève ! Je demande à chacun de se calmer, de cultiver le respect de l’autre et en cas de problème de privilégier le dialogue. Si nous agissons ainsi nous pourrons sauvegarder la paix in’cha Allah » !

SUY Kahofi

 

Elections Législatives du 11 décembre 2011 : communique de l’ambassade des Etats-Unis

12/12/2011 Aucun commentaire

 

Philip Carter III Ambassadeur des USA à Abidjan

L’Ambassade des Etats-Unis a déployé 11 équipes d’observateurs chargés de superviser le déroulement du vote dans le cadre des élections législatives en Côte d’Ivoire : Cinq équipes ont été déployées hors d’Abidjan, notamment à San Pedro, Daloa, Gagnoa, Bouaké et Man. Six équipes ont été déployées à Abidjan. Nous félicitons la Commission Electorale Indépendante (CEI) et le Gouvernement de Côte d’Ivoire d’avoir organisé des élections, qui selon les premiers rapports, ont été libres et équitables. Nous félicitons également les partis politiques d’avoir respecté les points de vue divergents et de s’être abstenus de tout acte de violence. Ces élections marquent la fin de la crise postélectorale à travers la mise en place d’une institution qui constitue un pilier important de la démocratie en Côte d’Ivoire. Nous demandons à tous les partis politiques, même aux membres des partis qui ont choisi de ne pas participer à ces élections, de respecter et de soutenir la nouvelle Assemblée Nationale.

Nous félicitons la Mission des Nations Unis en Côte d’Ivoire (ONUCI) pour son rôle en mettant à la disposition de la Côte d’Ivoire des moyens logistiques et sécuritaires lors de ces élections. Nous attendons avec impatience travailler avec le gouvernement et le peuple de Côte d’Ivoire en vue d’assurer un progrès continu et une paix durable à tous les ivoiriens.

 

Evitons que l’histoire ne se répète!

10/12/2011 Aucun commentaire

Violence post-électorale à Abidjan

Depuis la fin de la crise post-électorale, quand on parle d’élection en Côte d’Ivoire le premier réflexe est de penser automatiquement à la guerre ! Si pour certaines personnes les législatives ne sont que des élections locales, pour d’autres il faut jouer la carte de la prudence.

Il ne faut pas se voiler la face : rares sont les Ivoiriens qui au fond sont véritablement emballés par les élections législatives. La raison est toute simple : le traumatisme de la dernière crise liée à des élections n’est pas si loin. En l’espace de quelques mois, les Ivoiriens ont perdu toute confiance en leur classe politique. Chacun souligne sans faux fuyant qu’il n’y a qu’un groupe de personnes qui depuis la mort de Félix Houphouët Boigny ont plongé la Côte d’Ivoire dans la misère et dans les crises à répétition. Le bouquet sur la cerise se sont bien sûr les nombreux morts, déplacés, exilés et prisonniers politiques de l’après 11 avril. Au regard de ce sombre tableau l’Ivoirien se pose une seule question : « pourquoi diantre se rendre dans l’isoloir si c’est pour consacrer une République sur des cadavres et une Assemblée Nationale au cimetière ?« 

« Les résultats sont déjà connus »

Les campagnes pour les législatives se passent dans une timide ambiance. Il n’y pas d’enjeu véritable : la marée sera verte dans la future Assemblée Nationale. Le RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix), coalition qui soutien le Président Ouattara est sûre de rafler la majorité des sièges. Le Front Populaire Ivoirien fidèle à Laurent Gbagbo ne sera pas là ! « Comment voulez-vous voir le FPI à des législatives quand à la veille de cette élection Laurent Gbagbo est embarqué pour la CPI ? Le pouvoir ne veut pas de nous alors nous restons en dehors du processus électoral ! » martèle Laurent Akoun, le secrétaire à l’organisation du FPI. Sans le FPI l’opposition Ivoirienne n’existe pratiquement plus et cela pousse Kobénan Atta, un jeune sympathisant de l’ancien régime à parler de recule de la démocratie. « Pourquoi irais-je voter puisse que les résultats sont déjà connus ? Avec ça certains continuent de chanter sous tous les toits qu’ils sont démocrates. La démocratie est où quand on bâillonne l’opposition, la démocratie est où quand on expédie un leader comme Gbagbo en prison pour mieux contrôler le pays…Arrêtons d’être ridicule aux yeux du monde et sachez que cette mascarade d’élection ne conduira pas ce pays vers la paix mais vers une domination du clan Ouattara sur les hommes du FPI qu’il a défait par les armes« . Pour N’guettia Irène commerçante, ce n’est pas le débat politique qui l’empêche de se retirer dans l’isoloir. C’est plutôt la crainte de la violence et des bruits de bottes qui l’éloigne de l’actualité des législatives. « Nous irons voter et au final on viendra encore nous tuer comme la première fois ? Non, je ne suis pas partante. S’ils veulent s’entretuer cette fois encore qu’ils nous le signifient dès maintenant pour que nous puissions retourner dans les camps de déplacés« . N’guessan David constructeur métallique en quête d’emploi pense qu’il faut positiver. « Les législatives sont des élections locales et elles ne peuvent pas entrainer tout le pays dans le KO. Aussi je demande à chacun de garder son calme et d’aller voter tout en respectant les consignes de non-violence de la CEI« . Pour David l’absence du FPI n’est pas le symbole d’un recule de la démocratie car dans ce pays « chacun est libre de ces choix et il les assume« . Il espère que le FPI comme le RDR en 2002 ne souffrira pas de ce boycotte.

Vaincre les peurs pour construire la démocratie

Les ONG de défense des droits de l’homme après le décompte macabre dont ils ont été les témoins ont choisi la méthode de la sensibilisation pour éloigner les démons de la division. Ici à l’OFACI, l’organisation des femmes actives de Côte d’Ivoire, les femmes seront des pèlerins de la paix avant, pendant et après le vote. « Nos militantes ont été formées avec le soutien du PNUD et elles iront dans chaque marché, chaque rue du pays, chaque maison pour dire aux populations que les élections ne rime pas avec la guerre. Elles expliqueront l’importance du parlement, comment voter et surtout comment resté digne dans la victoire ou la défaite » nous explique Namizata Sangaré la président de l’ONG. Pour les ONG Ivoiriennes il est temps pour les populations de tourner le dos à la violence et de comprendre l’impact social d’un scrutin sur la vie de tous les jours. « La Côte d’Ivoire doit avoir un parlement et c’est l’affaire de tous. Si nous voulons construire ce pays et combler notre retard en matière de développement nous devons taire nos petites querelles et penser à l’intérêt du pays. Pas de violence lors des campagnes, pas de violence le jour du vote et c’est la Côte d’Ivoire qui gagne » affirme Traoré Wodjo Fini président de la COSOPCI, la Coalition de la Société Civile pour la Paix et le Développement Démocratique. La stabilité, l’ordre social, la sécurité et la paix ne sont pas seulement l’affaire des dirigeants d’un gouvernement ou d’un Président de la République. Seul l’effort conjugué de toutes les couches peut garantir une paix durable au pays. Les Ivoiriens doivent savoir résister à la violence s’ils aspirent à vivre de nouveau en paix et surtout réconciliés !

SUY Kahofi

 

L’ONUCI – La valse des représentants spéciaux : d’Albert Tévodjéré à Albert Gerard Koenders

25/10/2011 Aucun commentaire

 

Koenders le boss de l'ONUCI Ban Ki Moon le SG dee l'ONU

L’opération des nations unies en Côte d’Ivoire au fil des années de crise qu’a connue le pays aura été dirigée par des hauts fonctionnaires des Nations Unies aux tempéraments et méthodes différents d’un homme à l’autre. Albert Tévodjéré a ouvert le bal tant bien que mal avec une connaissance assez approximative de la sociologie des Ivoiriens qu’il reconnaitra lui-même a demi-mot par la suite. Il a pris les rennes de la mission avec une ferme volonté de trouver lui l’africain une solution à une crise africaine. Les boulangers politiques Ivoiriens, les bandes armées et leurs dirigeants aux exigences et humeurs changeantes ont eu raison du diplomate Togolais qui a rendu son tablier. Pierre Shöri se lance dans la course et devient l’homme du kiproko constitutionnel de 2005 avec les voyages multiples du groupe de contact. Il négocie apparemment un maintient au pouvoir de Laurent Gbagbo et le prolongement du mandat des députés pour éviter le KO. Il se lance sur la voie des négociations pour la tenue des élections présidentielles mais ne restera pas assez longtemps pour les voir. Il a été jugé de personnage trop timide pour une crise chaude que celle qu’a vécu la Côte d’Ivoire.

Son successeur Young Ji Choi est lui aussi timide en apparence sauf réellement il ne l’est pas. Il réussira à accompagner la Côte d’Ivoire aux élections et même faire respecter le choix des urnes. Albert Gerard Koenders né en 1958 et de nationalité néerlandaise qui succède à Young Ji Choi est donc le dauphin d’un homme certes controversé mais qui aura rempli sa mission. Le nouveau Représentant spécial des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire et Chef de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire depuis le 1er septembre 2011 est officiellement à Abidjan depuis ce 24 octobre. Il est fort de plus de 25 ans d’expériences en affaires internationales et il a assuré en 2011 la co-présidence du 4ème forum du Groupe de travail de haut niveau sur l’efficacité de l’aide. De 2007 à 2010, dans le cadre de ses fonctions de ministre néerlandais de la Coopération et du Développement, il a participé à des initiatives de support à la paix en Afghanistan, au Burundi, au Tchad, au Soudan et en République démocratique du Congo. Ses missions seront entre autre l’observation des élections législatives, l’instauration d’un climat de paix et de sécurité dans l’ouest mais surtout rappeler aux autorités Ivoiriennes leurs rôle dans la protection des droits de l’homme. Pour certains Ivoiriens c’est principalement sur ce sujet que les risques d’accro seront possibles entre le diplomate onusien et les autorités Ivoiriennes. Albert Gerard Koenders foule la terre Ivoirienne à l’occasion d’une date symbolique il s’agit de celle du 66ème anniversaire de l’ONU.

SUY Kahofi

Le gouvernement Laurent Gbagbo réquisitionne les agences de la BCEAO

26/01/2011 Aucun commentaire

Agence BECEAO Abidjan Plateau

Il y a une vingtaine de jours j’écoutais avec beaucoup d’intérêt un économiste sénégalais sur une chaîne de radio Internationale. Alors que les sanctions économiques s’abattaient sur les caciques du clan déchu, de nombreuses personnes se posaient la question de savoir d’où viendrait l’argent d’un régime qui n’est pas reconnu par la Communauté Internationale, les bailleurs de fond et plusieurs partenaires économiques. Cette même question fut posée à cet économiste sénégalais qui sans détour à sorti cette phrase : « la seule alternative pour le régime de Laurent Gbagbo de survivre c’est d’agir comme des rebelles, contourner les normes classiques et conventionnelles du commerce internationale, forcer le coffre des banques ou s’accaparer des structures financières sous-régionales… ». Je ne sais si cet économiste est devin mais sa prédiction est en train de se réaliser. Le pouvoir financier, le gouvernement Aké N’gbo l’a perdu à Bamako lors 15ème sommet de l’UEMOA : la signature de Laurent Gbagbo ne vaut rien au guichet de la banque ouest africaine. Pour contourner cette décision qui signifie clairement que ses pairs ouest africains ne le reconnaissent plus comme président, le Woody ‘’prend en bri’’* ce qui lui a été arraché. On réquisitionne les agences Ivoiriennes de la BCEAO et le personnel national au nom de la sacro-sainte Constitution Ivoirienne. Ah la Constitution Ivoirienne : toujours elle ! Pour brigander le fauteuil présidentiel c’est elle, falsifier le résultat des élections c’est encore elle, contourner une décision de l’UEMOA c’est toujours elle…Si elle pouvait servir à rendre le pouvoir dans la dignité ce serait mieux !

Dans l’euphorie de la lecture du décret portant réquisition des agences nationales de la BCEAO le ministre de l’économie et des finances Mr Dallo Désiré a certainement oublié de mentionner que cette réquisition englobe également les coffres-forts des agences ! Avant donc d’émettre le franc Ivoire ou le gbagbo Dollars, il faut bien épuiser les juteux CFA de la BCEAO. Attitude ridicule, quasi burlesque pour un régime qui prétend avoir ‘’les riens solides’’ ! Quelle surprise doit-on attendre de ce régime qui s’accroche, s’accroche et s’accroche ? Certainement des agissements à la Pablo Escobar : blanchiment d’argent, fausse planche à billet pour CFA en vue de déstabiliser la zone monétaire, exportation du cacao par des pays limitrophes, casse de banque déguiser en braquage…que sais-je encore ? Le régime déchu de Laurent Gbagbo présente une image négative de la Côte d’Ivoire, le peuple Ivoirien est ridicule à la face du monde et j’en veux pour preuve l’installation à Paris de l’ambassadeur Ali Coulibaly.

L’odyssée du ridicule se poursuit cher amis de La Majorité Présidentielle et je sais que vous êtes très heureux de cette situation. Alors pour faire comme la reine mère du régime et consacrer ses nouveaux slogans je dis à mon tour :

- réquisition des agences de la BCEAO ! oh honte !

- fin des accréditations des ambassadeurs ! oh honte !

- menace de retrait de l’UEMOA ! oh honte !

A tous les Ivoiriens qui savent ce que signifie patriotisme et respect de la volonté du peuple, sachez que la fin de la souffrance, des assassinats, des enlèvements et des camps de réfugiés est proche ! Aussi bien qu’aucune situation de dictature n’est éternelle, le moment viendra et il vient où les sanctions ciblées et les stratégies d’asphyxie économique porteront leurs fruits avec à la clé le grand déballage du sordide plan visant à usurper au peuple Ivoirien SA VICTOIRE.

Suy Kahofi

*prendre de force en nouchi (langage de rue ivoirien)

Laurent Gbagbo joue la carte de l’apaisement

22/12/2010 un commentaire

L’étau des sanctions et de l’isolement se ressert autour du Président sortant

Après un long silence le Président sortant Ivoirien s’est prononcé hier au journal de 20 heures de la RTI sur la situation politique de la Côte d’Ivoire. Une véritable réponse du berger à la bergère ! Lundi 20 le Conseil de Sécurité défiait Laurent Gbagbo en prolongeant le mandat de l’ONUCI de 6 mois ; le mardi 21 c’est Laurent Gbagbo qui répond à la Communauté Internationale en assurant qu’à la lumière de la Constitution Ivoirienne il reste à son poste. En bon historien il a pris le soin de faire la chronologie des évènements d’après crise depuis la proclamation des résultats jusqu’à ce jour. Sa sortie est une surprise mais le discours en lui-même n’a pas fondamentalement changé. C’est le même que chante bon nombre de ses lieutenants à l’exception que Laurent Gbagbo lui évite les propos guerriers. Certainement que l’étau des sanctions et de l’isolement qui se resserre autour du Président sortant commence faire son effet. Là où l’Opération des Nations unies aurait échoué selon son camp, le Président sortant demande la création d’une Commission réunissant un nombre assez impressionnant d’organisations et de pays partant de la CEDEAO jusqu’aux USA en passant par la ligue Arabe ! Une autre Commission pour opérer quel miracle ? Comme si toutes les organisations citées étaient différentes de  l’ONU! Comme si ces organisations n’avaient pas d’observateurs qui eux aussi ont certifié les résultats. Prendre le risque de revenir en Côte d’Ivoire intervenir dans la crise Ivoirienne pour être traité demain d’organisation partisane !?!

Nouveau rebondissement donc dans la crise Ivoirienne avec la déclaration de Laurent Gbagbo que les FAFN et le Gouvernement Soro considèrent déjà comme une stratégie pour gagner du temps et ainsi jeter le trouble dans l’esprit de ceux qui le présentent comme un dictateur. Il invite « tous ceux qui se sont réfugiés à l’Hôtel du Golf à regagner leurs domiciles » car personne ne les a contraints à y être. Laurent Gbagbo ne veut plus « que le sang d’un Ivoirien coule » et pour cela il tend la main au RHDP en précisant qu’il existe une solution au problème Ivoirien par le dialogue. Il a aussi appelé la jeunesse au calme et à la retenu. Au sujet du départ de l’ONUCI il a pris le soin de souligner que la démarche de la Côte d’Ivoire s’inscrit dans une logique diplomatique et que les résultats de cette démarche s’inscriront dans le même ordre.

Le problème Ivoirien est un cas unique dans toute la diplomatie mondiale ! L’élection la plus chère financée par l’ONU non pas à la lecture de la constitution ou pour les beaux yeux des Ivoiriens. Voici la première fois également où le monde entier converge vers une position qu’un groupuscule rejette. Si le LMP analyse bien la situation actuelle c’est un remake d’une situation que la France a eu du mal gérer. Cette fois ci l’ONU et les grandes puissances sont préparées pour la guerre des tranchées diplomatiques.

Suy Kahofi

Crise Ivoirienne : La crédibilité des Nations Unies à l’épreuve

07/12/2010 6 commentaires

L'ONU doit se montrer ferme dans la crise Ivoirienne

Bien trop longtemps l’ONU s’est montrée tendre envers plusieurs dictateurs et usurpateurs de pouvoir qui s’appuyant sur la constitution de leurs pays et sur la charte des Nations Unies se sont agrippés au pouvoir. Des millions de dollars investis dans le règlement des conflits, des vies de milliers de soldats exposées pour au final laisser des hors-la-loi s’imposer en chef à la tête de populations qui les ont vomis ! Si certains analystes s’amusent à exiger que l’ONU soit repensée c’est parce que trop souvent son laissé-faire a été considéré comme une marque faiblesse. Lorsque les conflits éclatent et que les Etats membres sont empêtrés dans les difficultés, que la malnutrition frappe les réfugiés et les enfants, que des rébellions menacent de fondre sur des gouvernements démocratiquement élus, on oublie les constitutions et on se rappelle alors que l’ONU existe. Lorsque la stabilité est de retour, que des élections sont organisées et que les milices sont désarmées on se rappelle alors que nos constitutions existent et que l’ONU « n’a rien à dire dans nos problèmes ».

La fermeté de l’ONU en Côte d’Ivoire doit être un exemple pour l’avenir et elle sera un exemple si et seulement si cette fermeté conduit à l’installation du Président démocratiquement élu de la Côte d’Ivoire. Toute négociation, compromis ou tête à tête entre le Président Alassane Ouattara et Monsieur Gbagbo Laurent serait une manière pour l’ONU de cautionner le hold-up électoral du LMP. Soit l’ONU marque des points en assurant une sortie de crise avec toute la fermeté, soit elle perd la face si proche du but en acceptant comme cadeau les nombreuses menaces envers ses fonctionnaires. C’est au Président élu Alassane Ouattara que revient la charge de diriger la Côte d’Ivoire, de nommer les ambassadeurs, de cautionner la formation d’un gouvernement et de parler à l’extérieur au nom de la Côte d’Ivoire en tant que Président. A propos de légitimité et au-delà de l’ONU, c’est toutes les organisations continentales et internationales qui doivent savoir dire NON à tout gouvernement autre que celui du premier Ministre Guillaume Soro. D’ailleurs celui-ci est déjà connu de tous :

1. Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre de la Défense : Guillaume Kigbafori SORO

2. Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux : Me Jeannot Kouadio AHOUSSOU

3. Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République : Amadou Gon COULIBALY

4. Ministre du Plan et du Développement : Albert MABRI TOIKEUSSE

5. Ministre de l’Economie et des Finances : Charles Diby KOFFI

6. Ministre des Affaires Etrangères : Gervais Jean-Baptiste KACOU

7. Ministre de l’Intérieur : Hamed BAKAYOKO

8. Ministre de la Production Animale et des Ressources Halieutiques : Rémi Kouadio ALLAH

9. Ministre des Infrastructures Economiques, Porte-parole du Gouvernement : Patrick ACHI

10. Ministre des Mines et de l’Energie : Adama TOUNGARA

11. Ministre de l’Education Nationale : Kandia CAMARA

12. Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Salubrité Urbaine : Dagobert BANZIO

13. Ministre de la Fonction Publique : Konan GNAMIEN

L’Union Africaine, l’Union Européenne, les Etats Unis, la Grande Bretagne et toutes les Nations qui se respectent doivent ensemble aider la Côte d’Ivoire à retrouver son PRESIDENT.

Suy Kahofi

L’Ambassade des USA a Abidjan exprime le voeux d’élections appaisées

26/11/2010 un commentaire

Les USA soutiennent le processus de paix en Côte d’Ivoire

L’Ambassade des Etats-Unis à Abidjan, comme au premier tour de l’élection présidentielle Ivoirienne a émis un communiqué de presse pour inviter les Ivoiriennes à s’impliquer dans le processus de sortie de crise. Depuis l’annonce de la date des élections, l’ambassade n’a jamais manqué de contribuer par ses programmes à la formation des leaders d’opinion et des différentes couches socio-culturelles. Les Etats-Unis accordent une grande importance à la recherche de la paix et à la consolidation des Etats de droit en Afrique. Voici pourquoi ils accordent une grande importantce aux élections en cours en Côte d’Ivoire.

Abidjan, le 26 novembre 2010 – L’Ambassade  des Etats-Unis se joint à la Communauté Internationale et à tous ceux qui veulent  voir la Côte d’Ivoire réussir l’organisation des élections de dimanche aussi parfaitement que celles du premier tour le mois dernier. Nous encourageons  tous les Ivoiriens remplissant les conditions à  voter. Nous invitons par ailleurs tous les ivoiriens  à apporter leur contribution  à la tenue d’élections pacifiques et transparentes, sans intimidation ni  violence. Nous  leur lançons en outre un appel à accepter les résultats d’élections apaisées et transparentes et à œuvrer de concert pour tourner la page du passé et construire un brillant avenir pour la côte d’Ivoire. Le lundi 29 novembre, le soleil se lèvera à nouveau et la vie reprendra son cours quelque soit celui qui est déclaré vainqueur des élections de ce dimanche. La suite des évènements se trouve entre les mains de tous les Ivoiriens. Le bon déroulement du processus requiert la non-violence, la coopération, la tolérance de toutes les parties et de chaque individu. Cela requiert en outre que tous les leaders adhèrent au code de bonne conduite. De même, le processus requiert des journalistes qu’ils respectent  le code de déontologie de leur profession pendant les élections. Par ailleurs, s’il y a  d’éventuels désaccords, ceux-ci  doivent être pris en charge par les instances appropriées. Enfin,  de même que le vainqueur accepte le verdict gracieusement le perdant lui aussi concède la  victoire à son adversaire, et que toutes les parties prenantes appellent leurs partisans à œuvrer ensemble pacifiquement pour l’avenir. L’Ambassade des Etats-Unis  souhaite à  la Côte d’Ivoire une journée d’élections paisibles et réussies.