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Les Etats-Unis appuient un programme novateur de lutte contre la faim

 

Phillip Carter III ambassadeur des USA en Côte d’Ivoire

Le Gouvernement des Etats-Unis, à travers l’Agence pour le Développement International (USAID)  a fait don de 1,6 million de dollars pour lutter contre la faim à Abidjan, la   plus grande ville de Côte d’Ivoire. Le don fait partie des 10,7 millions de dollars d’aide de l’USAID pour promouvoir la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire. En collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’USAID a financé le premier projet en Afrique de l’ouest utilisant  la technologie de la téléphonie mobile pour venir en aide aux  personnes affectées  par la crise postélectorale. Plus de 10 000 ménages issus des communes d’Abobo et de Yopougon, qui sont les deux quartiers d’Abidjan les plus durement  éprouvées par la crise,  ont reçu des cartes SIM qui, lorsqu’elles sont activées, autorisent l’accès à l’argent pour acheter de la nourriture. Le projet pilote de deux mois fournira l’équivalent de 75 $ par mois en aide à  des familles à Abidjan, où la nourriture, quoique disponible, reste le plus souvent hors de prix pour les habitants les plus pauvres.

Pour l’Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Phillip Carter III : « Ce don est un exemple concret de l’engagement des Etats-Unis à soutenir la Côte d’Ivoire qui se remet progressivement de la crise postélectorale ». « Ce projet est un excellent exemple d’utilisation de la technologie à des fins humanitaires en permettant aux populations les plus démunies d’accéder à la nourriture. L’utilisation de la technologie de téléphonie mobile a pour avantage de garantir que  cette aide parvient directement aux plus nécessiteux, » a fait remarquer  l’Ambassadeur Carter. Le Gouvernement des États-Unis apporte environ 178 millions de dollars à la Côte d’Ivoire en aide bilatérale.  Outre l’assistance humanitaire, les États-Unis travaillent en collaboration avec des partenaires afin d’encourager la réconciliation nationale et le respect des droits de l’homme, soutenir la reprise économique, promouvoir l’état de droit, préparer les élections parlementaires à venir et assurer des services de prévention, de soins et des traitements de qualité pour les personnes  infectées et affectées, par le VIH/SIDA.



Ouf, le FPI et le CNRD ‘’ENFIN’’ chez le Président !

 

Le FPI et ses partis satellites enfin au Palais Présidentiel

Alassane Ouattara le Président de la République de Côte d’Ivoire l’avait annoncé dès son retour de la 66ème assemblée générale de l’ONU à New York aux USA. Il a émit le vœu de rencontrer l’opposition. Le Chef de l’Etat Ivoirien comme promis, a rencontré ce 29 septembre les leaders de l’opposition réunis au sein du Front Populaire Ivoirien le parti de Laurent Gbagbo et le CNRD la mouvance de petits partis politiques qui gravitaient autour du régime de la refondation. Cette rencontre est à mettre à inscrire dans une logique du Dialogue Républicain entre le pouvoir en place et le régime déchu de la refondation.

Ces échanges entre le Président Ouattara et la délégation ont duré deux heures de temps et ont porté sur quatre points. Il s’agit notamment de la sécurité des personnes et des biens, l’état de droit et le fonctionnement des Institutions, la réconciliation nationale et le jeu électoral. Laurent Akoun était le porte-parole du FPI et du CNRD, il s’est prononcé après cette rencontre. « Il y a une véritable volonté de la part du Président de la République de faire avancer les choses pour que nous puissions retrouver un minimum de quiétude dans notre pays. Evidemment cela va prendre du temps mais sa volonté c’est que nous devons continuer de discuter. Nous irons dans le sens de reconstruire notre pays mais avec toutes les forces et tous les acteurs ». Les préoccupations du FPI et du CNRD ont été consigné dans un document remis au Chef de l’Etat. Ce dernier va les examiner et donner ses conclusions. Miaka Oureto qui occupe le poste de président du FPI depuis l’emprisonnement de Laurent Gbagbo s’est aussi prononcé à la fin de l’audience. « C’est le dialogue républicain qui vient d’être lancé nous espérons ! Le Président de la République a manifesté toute sa disponibilité, nous également nous estimons que dans les jours avenirs nous allons approfondir un peu plus le débat ». Le Ministre de l’Intérieur a pris part à cette rencontre et pour lui il a été demandé aux médias de s’inscrire dans le processus de la réconciliation nationale. « Je crois qu’il faut noter qu’il y avait une ferme volonté d’apaiser le climat politique…Le Président a lancé encore un appel à la presse : il a demandé aux médias de faire en sorte que l’esprit de la réconciliation soit consolidé. C’est une très belle rencontre et j’espère que dans les jours avenirs nous donnerons l’occasion de nous retrouver pour tirer des conclusions » a souligné Hamed Bakayoko. Rien ne dit aujourd’hui que le FPI entend participer aux élections législatives avenirs mais une chose est sûre, la première rencontre entre le FPI et le Président de la République permettra petit à petit un réchauffement du climat politique Ivoirien.

SUY Kahofi



Côte d’Ivoire: Premier rapport National sur les droits de l’homme

 

Eric SEMIEN Président de l'APDH

L’APDH a osé le faire diraient certains, le premier rapport National sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Pourtant il a fallu de l’abnégation et un certain temps pour qu’enfin une ONG Ivoirienne s’aventure sur un terrain tenu par les organisations Internationales et l’ONUCI. Action pour la Protection des Droits de l’Homme (APDH) vient de rendre public son rapport sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire couvrant la période de la crise post-électorale. L’objectif d’un tel rapport est de présenter à la Communauté Nationale et Internationale le point de vu et la vision d’acteurs nationaux des droits humains sur la question des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

Dès les premières lignes du rapport on se rend compte que l’APDH sans faux-fuyant incrimine formellement les deux protagonistes du conflit. « Les pro-gbagbo avec les FDS et leurs supplétifs mercenaires et miliciens et les pro-ouattara avec les FRCI et leurs groupes armés et supplétifs sont tous coupables de ce qui est arrivé. Des exactions ont été commises de part et d’autre » soutien le Président de l’APDH Eric-Aimé SEMIEN. « Depuis l’arrestation de Monsieur Gbagbo les exactions des FRCI se poursuivent et c’est vraiment dommage pour notre pays » précise Eric-Aimé SEMIEN. Le titre du rapport est Haro sur l’Etat de non droit. La Côte d’Ivoire, malgré les propos rassurants du Président Alassane Ouattara et de son gouvernement est loin du compte en matière de lutte contre l’impunité et de respect des droits de l’homme. Dans un pays où l’on parle de justice et de recherche de la vérité, les services de police judiciaire, les tribunaux et la gendarmerie ne mènent aucune activité ! Dans un Etat de droit la fiabilité d’un système judicaire est la garantie des libertés individuelles, or il n’en est rien en Côte d’Ivoire. « Malgré tous les efforts verbaux que le gouvernement fait il n’y a pas d’impacts réels sur le terrain. Des éléments des FRCI se comportent de façon outrageante et outrageuse envers les populations et personne n’ose lever le petit doit ! » s’indigne le Président de l’APDH. Les autorités ont reçu le rapport par l’entremise du Ministère des droits de l’homme qui s’est réjouis de la démarche d’une ONG Nationale.

Au-delà de ce rapport l’APDH s’indigne de la sortie du Procureur de la République qui face aux caméras de la télévision nationale a semblé légitimer les exactions des FRCI. En temps qu’homme de loi, sensé rechercher la vérité et écrouer les coupables, sa prise de position est ‘’une sortie de route’’ que l’ONG condamne. Le Procureur de la Républiques estime que se serait trop lui demander de juger ceux qu’ils qualifient de sauveurs du pays. Sauveurs du pays ou pas l’APDH estime qu’ils doivent être jugés. « Nous voulons savoir : dans l’acte de sauvetage des FRCI, y a-t-il eu violation des droits de l’homme ou pas ? Ce n’est pas au procureur de dire qu’un tel ou un tel est sauveur de la Côte d’Ivoire. Son attitude laisse planer un doute sérieux sur la volonté des autorités de lutter contre l’impunité » conclu le Président de l’APDH.

SUY Kahofi



Côte d’Ivoire – Justice : Le couple Gbagbo inculpé

 

L'ancien homme fort de Côte d'Ivoire bientôt face aux juges!

C’est désormais officiel Laurent Gbagbo l’ancien Président Ivoirien et son épouse sont officiellement et formellement inculpés par le juge d’instruction. L’annonce a été faite par le Procureur de la République près le tribunal d’Abidjan Kouadio Koffi Simplice. A la stupéfaction générale les Chefs d’accusation retenus contre l’ancien couple présidentiel sont purement d’ordre économique, du moins au plan national. Conformément au réquisitoire introductif d’instance Laurent et Simone Gbagbo pourront être poursuivit pour vol aggravé, détournement de deniers publics, concussion et atteinte à l’économique nationale.

Le Procureur de la République près le tribunal d’Abidjan Kouadio Koffi Simplice a étayé chaque chef d’accusation par des exemples précis pour permettre aux Ivoiriens de comprendre une procédure judiciaire souvent complexe. Le cas de vol aggravé est lié aux descentes de l’ancien régime à la BECEAO, à la BICICI et à la Société Général. Les détournements de deniers publics se justifient par l’illégalité du pouvoir de disposer des fonds appartenant à l’Etat de Côte d’Ivoire. La concussion pour les impôts qui n’étaient pas dus et qui ont été perçus. L’atteinte à l’économique nationale pour la campagne en faveur de la création d’une monnaie qui a fait douter du francs CFA et crée une instabilité monétaire. Les crimes de sang ou ceux pouvant s’apparenter à des crimes contre l’humanité seront traités par le CPI. La justice Ivoirienne n’ayant pas de véritable expérience dans ce type de dossier très sensible a jugé bon de ne pas s’aventurer sur ce terrain !

L’inculpation de Laurent Gbagbo fait dire à certains Ivoiriens que la justice marche à l’envers ! L’ancien Président, membre de facto du Conseil Constitutionnel devait bénéficier d’une procédure judiciaire spécial par vote préalable à l’Assemblée Nationale chose qui n’a pas été faite puisse que le gouvernement d’Alassane Ouattara nie toute légitimité à cette institution dont les membres sont en vacance forcée et sans indemnités. Le Procureur a justifié la mise à l’écart de cette procédure par l’article 45 de la loi sur les cas où un Chef d’Etat ou un ancien Chef d’Etat doit répondre de ses actes devant la justice. Serges Gbougnon l’avocat de Laurent Gbagbo s’est dit indigné par la discourtoisie avec laquelle le Procureur a rendu public cette importante décision sans même informer la défense. Au-delà de Laurent et Simone Gbagbo toutes les personnes qui ont fait l’objet de mesure d’assignation à résidence sont désormais sous contrôles judiciaires. A ce titre toutes les visites et tous les actes subséquents qui doivent être posés à l’endroit des prévenus doivent être soumis à l’appréciation du juge d’instruction.

SUY Kahofi



Si c’est ça l’ère Ouattara, les choses commencent mal !

 

eburnietoday.mondoblog.org

Ce n’est pas lui mais son entourage qui pose déjà problème

Je n’ai jamais été autant étonné de voir la Présidence Ivoirienne ! Pas étonné de voir le monde qui s’y trouvait à la prestation de serment du Président Alassane Ouattara mais étonné de la manière dont cette institution est malmenée aujourd’hui. Je dis bien malmenée ! Le symbole du pouvoir d’Etat Ivoirien s’est transformé le temps d’une cérémonie en village où la langue officielle est passée du français au dioula ! Le nom inscrit sur la carte d’identité était un sésame et deux mots bambaras bien placés valaient mieux qu’une accréditation en règle. Les copinages de partis politiques et de familles alliées par ici pendant que les invités poireautent au portail devant des nouveaux protocoles galvaudés d’un zèle hors norme. « Voici les nouveaux hommes forts du pays, impolitesse va les tuer » lance discrètement une femme exacerbée par le comportement quasi injurieux d’un excité d’à peine quarante ans face à des symboles de la monarchie coutumière de notre pays. Même les religieux n’ont pas eu droit à un traitement de faveur, eux dont l’accoutrement était un laissez-passer !

Je n’en veux pas à ces nouveaux arrivés, leur vrai problème c’est leur niveau intellectuel ! A les entendre parler français et ‘’pondre’’ un vocabulaire à vous donner des céphalées, on comprend bien pourquoi ils ne parlent que leur patois même devant des diplomates. Et dans ce tohubohu quand les hommes en arme s’en mêlent c’est le comble ! Les pistoléros du frère Soro font parler plus aisément leurs armes que leurs méninges : j’en ai croisé certains qui savent à peine lire les inscriptions sur une carte de presse ! Quand ils ne jouent pas au muet, ils vous disent « allez voir le chef » et le chef vous dira aussi « allez voir le chef ». Si sur cette ligne vous ne croisez pas un Policier ou un Gendarme (eux lettrés et bien formés) qui a repris le service vous allez certainement cogner le prochain mur ! Imaginez-vous si la Présidence offre un spectacle aussi triste, à quoi ressemblent aujourd’hui nos rues, nos quartiers et notre administration. Si c’est ça l’ère Ouattara, les choses commencent mal et un nettoyage s’impose. Il y a tellement de personnes valables et instruites dans ce pays qu’il faut bien à l’avenir éviter de présenter une telle image de notre belle Côte d’Ivoire. Le pays à perdu beaucoup dans cette crise mais pas tous ces cerveaux ! Le clanisme, le tribalisme, le favoritisme ethnique sont des épines déjà visibles du mandat d’Alassane Ouattara. S’il veut que le peuple de Côte d’Ivoire lui fasse confiance, il va falloir très vite changer de méthode. C’est bien ces plaies qui ont occasionnées la chute des régimes qui l’ont précédé qu’il ne l’oublie pas.

Suy Kahofi