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France 2012 : ce que je retiens du 1er round

23/04/2012 5 commentaires

Des valeurs au-delà du jeu politique

Ce que je retiens du premier tour de la présidentielle française est loin d’être la haine politique plate que certains Ivoiriens, remontés contre Nicolas Sarkozy, badigeonnent sur leur mur facebook. Ce que je retiens chaque fois qu’une élection se déroule dans une Nation policée, c’est cette valeur intrinsèque du respect du jeu démocratique qui prévaut dans l’arène. Pendant que certains prétendus adversaires africains de Sarkozy appelaient je ne sais qui à voter contre Sarkozy avec des mots orduriers, les premiers concernés par le vote se contentaient d’échanger sur l’avenir de leur pays à travers des débats civilisés. L’avenir du pays, le bien-être du citoyen au-delà des chapelles politiques, le respect de la dignité humaine… Voici autant de valeur que certains Ivoiriens oublient quand ils se rendent aux urnes. Pour eux c’est Gbagbo ou le pays brûle ! Si ce n’est pas Ouattara on casse tout ! Hier dimanche avez-vous entendu chers Ivoiriens une chaîne de radio ou de télé françaises annoncer que des militants du PS et de l’UMP se sont affrontés à la machette dans les rues de Paris ? Avez-vous entendu un membre du bureau politique du PS dire de Sarkozy qu’il est une graine acide pour le sol français ? Avez-vous entendu un chargé de communication de Sarkozy dire de François Hollande qu’il est un assassin ou un bandit de grand chemin ? Pourquoi ce que l’occident nous donne comme bon modèle à suivre passe aussi difficilement ? Au lieu de nous époumoner à Abidjan à critiquer la politique française, nous ferions mieux d’apprendre ce que les autres nous enseignent avec humilité. Ce n’est pas la tête de Sarkozy qui doit être le débat mais la capacité que le peuple français a à organiser des élections sans violence et sans contestations. Là où notre CEI met trois jours pour annoncer des résultats, la France le fait en 1 heure ! Ça, c’est une leçon. Là où nous avons des slogans du genre on gagne ou on gagne, on nous propose des slogans rassembleurs. Ça, c’est une leçon ! Là où on pousse certains jeunes à devenir des Maguy le tocard, on éduque la jeunesse française au choix politique responsable. Ça, c’est une leçon ! Là ou on pousse certains à choisir ADO parce qu’il est dioula ou Gbagbo parce qu’il est bété, on se retrouve avec des candidats qui oublient qu’un tels est juif, roumains, breton…pour prôner un idéal celui de la Nation. Ça, c’est une leçon !

Jeune Ivoirien à qui l’on fait croire jour et nuit que quelque chose va changer si un tels ou un tels devient Président de la France, saches que ton esprit est sous le régime des manipulations politiques qui t’ont conduit dans les rues d’Abidjan kalachnikov en main. Quelque soit le Président qui débarque, la France-Afrique sera toujours là ! Quelque soit celui qui s’emmène Gbagbo restera dans le tourment de la justice qu’elle soit nationale ou internationale ! Quelque soit celui qui s’impose, les intérêts de la France seront toujours préservés ! Le chien ne mange pas la viande du chien comme disent les abidjanais. C’est une manière claire de te dire que rien ne changera. Au PS Gbagbo ‘’ne sentait pas bon’’ il y a longtemps : les mêmes socialistes sur lesquels certains comptent pour un revirement de situation à La Haye sont les mêmes qui ont dit de Gbagbo qu’il est infréquentable. Je n’ai jamais aimé la politique de Laurent Gbagbo mais ce jour là j’ai eu pitié pour lui car même à un animal de compagnie dont on ne veut plus on lui évite ce genre de propos. Jeune Ivoirien les minutes que tu uses à te mêler de la politique française qui ne t’apporte rien, dépense le à rechercher des bourses d’étude sur le web. Le temps que tu perds à injurier Sarkozy, tu peux l’utiliser largement pour chercher un emploi. Chacun son pays, chacun sa politique et les urnes sont bien gardées car au demeurant on aura jamais besoin des hélicoptères Ivoiriens pour sortir Sarkozy d’un bunker à l’Elysée mais c’est plutôt le contraire qui peut se produire a tout moment.

SUY Kahofi

Bert Koenders se prononce sur les législatives du 11 décembre

12/12/2011 Aucun commentaire

 

Bert Koenders le patron de l’ONUCI

Au soir du scrutin législatif, le Représentent spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, a estimé dimanche soir que dans l’ensemble, la journée s’était déroulée dans le calme dans les bureaux de vote visités dans le district d’Abidjan et à l’intérieur du pays. Faisant une évaluation d’ensemble de la journée devant la presse, M Koenders, tout en saluant la présence discrète mais efficace du dispositif sécuritaire mis en place par le Gouvernement, et la collaboration avec les éléments de l’ONUCI déployés à travers le pays, a souligné certains incidents sécuritaires. « A Bonon, dans la région de Bouaflé, des individus armés ont dérobé du matériel électoral, dont des urnes » a indiqué le Représentant spécial. « Je tiens à condamner ces actes de violence et d’intimidation avec la plus grande fermeté, Nous attendons à présent un rapport complet de la situation pour connaitre la nature des incidents et en évaluer l’impact sur les opérations de vote », a-t-il ajouté.

Dans la foulée, M Koenders a expliqué le reste du processus, précisant qu’après la fermeture des bureaux de vote, des équipes de la Commission électorale indépendantes (CEI),  du Bureau des services d’appui aux projets des Nations unies (UNOPS), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de l’ONUCI assureraient le retour des procès-verbaux des bureaux de vote jusqu’aux commissions électorales locales.  Selon le Représentant spécial, la consolidation des résultats se ferait au niveau des 300 commissions locales tandis que la publication des résultats préliminaires interviendrait au niveau des 105 commissions de sièges retenues par la CEI. Cette soirée de dépouillement et d’acheminent des résultats est très importante pour l’évaluation finale de ces élections. Dans ce cadre, il a invité la CEI à publier dans des délais raisonnables, et au fur et à mesure de leur mise à disposition, les résultats partiels par circonscription. Tout comme l’avaient fait les observateurs nationaux de la société civile, M. Koenders a vivement exhorté les formations politiques, les candidats dans leur ensemble, ainsi que les médias, à respecter la compétence exclusive de la CEI pour ce qui est de l’annonce des résultats. A ce titre, le représentant spécial a salué l’amélioration du comportement des médias publics et privés au cours de la campagne électorale, les invitant à conserver cette attitude exemplaire dans les jours à venir. Il a rappelé son rôle de certification, soulignant qu’elle interviendrait après l’examen des réclamations par le Conseil Constitutionnel. « Cette certification se fera sur la base des cinq critères agréés par l’ensemble des parties ivoiriennes et validés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, à savoir la paix/sécurité, l’inclusion, les médias d’État, la liste électorale et les résultats », a précisé le Chef de l’ONUCI. « D’ici à la certification, a poursuivi le Représentant spécial, je reste donc à l’écoute des institutions compétentes et invite l’ensemble des acteurs nationaux mais aussi internationaux à la sérénité ».

Côte d’Ivoire : les législatives sous fond d’abstention et de faible taux de participation

11/12/2011 Aucun commentaire

 

Bureau de vote des législatives du 11 décembre à Abidjan

Jusqu’à 14 heures TU moins d’une cinquantaine d’Ivoiriens s’étaient déjà déplacés dans plusieurs bureaux de vote d’Abidjan. Ce dimanche 11 décembre qui marque le jour de vote de l’élection législative a été un dimanche comme les autres avec un nombre important d’habitants de la capitales économique qui sont restés dans leurs maisons évitant ainsi de prendre part au vote. Certains estiment qu’il s’agit d’une parodie électorale pour cautionner le hold-up du RHDP au parlement, d’autres pensent que ce vote ne permettra pas à la Côte d’Ivoire de se réconcilier vu que l’application d’une justice à deux vitesses est déjà visible avec le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI. Une frange importante de ceux qui pratique une abstention volontaire estiment également que c’est par crainte de violence qu’ils ne se sont pas rendu dans l’isoloir.

Dans l’ensemble les opérations de vote se passent dans le calme et la tranquillité. Les forces de l’ordre veillent au grain par leur présence dissuasive dans les bureaux de vote. Les forces de l’ONUCI qui participent à la sécurisation du scrutin veillent à la bonne marche des opérations de vote à Abidjan avec 63 patrouilles mobiles et près de 360 sur toute l’étendue du territoire national. Bert Koenders le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a salué le sens de civisme du peuple Ivoirien et il a invité au cours de sa tournée de ce dimanche matin les uns et les autres à s’impliquer dans le processus électoral en participant au vote.

Au moment ou nous achevons la rédaction de ce billet et où nous le mettions en ligne (15 heures 15 TU) le nombre de votants augmente timidement dans les bureaux de vote avec la fin des cultes évangéliques. Si le contrôle de la future Assemblée Nationale par le RHDP est une certitude, la grande inconnue demeure le taux de participation pour ces législatives qui officiellement doit mobiliser un peu plus de 5,7 millions d’Ivoiriens.

 

Le représentant spécial visite des bureaux de vote à Abidjan

11/12/2011 Aucun commentaire

Gerard Bert Koenders le patron de l'ONUCI

« Le scrutin se déroule dans une ambiance positive et calme », a constaté dimanche à la mi-journée, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders. Très tôt le matin, M Koenders a entrepris de faire le tour des bureaux de vote  dans plusieurs communes de la ville d’Abidjan en compagnie de membres du corps diplomatique et de Représentants d’institutions sous-régionale et régionale. « Il est très important de regarder ce qui se passe dans les bureaux de vote à travers tout le pays », a estimé le Représentant spécial, précisant qu’une équipe de six cents personnes était déployée sur toute l’étendue du territoire pour voir comment se déroule les élections législatives. Estimant prématurée toute évaluation à ce stade, M Koenders a néanmoins indiqué à la presse que la plupart des bureaux de vote avaient ouvert à temps dans une ambiance calme et positive. Il s’est également dit impressionné par le travail de la Commission électorale indépendante (CEI) ainsi que de la présence discrète des Forces de sécurité.

Interrogé sur l’inclusivité du présent scrutin, le Représentant spécial a souligné la présence de diverses tendances. « Il y a aussi beaucoup de candidatures de différents partis ainsi que beaucoup d’indépendants », a-t-il ajouté. De son côté, le Chef de la Mission de l’Union Africaine pour les élections législatives en côte d’Ivoire, Seini Oumarou, a indiqué que ses premières impressions après les différentes étapes dans les communes du district d’Abidjan, étaient bonnes en attendant le dépouillement. M Oumarou a également estimé que l’organisation du scrutin était impeccable. « Le matériel est arrivé généralement à temps », a constaté le Chef de la Mission de l’UA. Poursuivant, M Oumarou a dit son espoir de voir le taux de participation  évolué. « Ce ne sera pas la grande affluence du scrutin présidentiel, mais le manque d’affluence que nous avons constaté au début est en train de s’améliorer au fur et à mesure », a-t-il fait savoir. Il a, dans la foulée salué le travail de l’ONUCI sur le terrain. « L’ONUCI a fait un excellent travail », a conclu M Oumarou. La délégation onusienne et les membres du corps diplomatique ont sillonné plusieurs bureaux de vote dans différentes communes du district d’Abidjan, notamment à Bingerville, à Yopougon, à Abobo, à Cocody, à Koumassi et à Port-Bouet. Dans chaque centre, M Koenders a chaleureusement discuté avec les électeurs, les représentants des bureaux de vote ainsi que les représentants des candidats. Ceux-ci lui ont expliqué leur rôle et lui ont souvent fait part de leurs préoccupations. Des délégations de haut niveau ainsi que des observateurs internationaux sillonnent également l’intérieur du pays pour suivre le déroulement des opérations électorales.

Charles Yahovi Djrekpo NDI : « Le bureau de vote ne doit pas être un lieu de tension »

26/11/2011 Aucun commentaire

 

Ambiance studieuse affichées lors de la formation

Les formateurs des représentants des partis politiques dans les bureaux de vote ont été instruits sur leurs missions dans le processus électoral par le NDI, le National Democratic Institue et la CEI, la Commission Electorale Indépendante. L’objectif de ces deux entités en formant les 248 formateurs des représentants des candidats dans les bureaux de vote est d’éviter que ce lieu ne devienne un endroit de conflit et de contestations inutiles susceptibles de mettre à mal le processus électoral. C’est ce vendredi 25 novembre à la salle Office + sis au Vallon les II Plateaux que les deux organisations citée plus haut ont réunit des séminaristes venus apprendre mais surtout partager leurs expériences avec les autres venus de partis politiques et de villes différentes. Les échanges et les formations qui ont duré toute la journée ont porté notamment sur les droits et devoirs du représentant du candidat, le déroulement du vote, le dépouillement, la simulation… Les séminaristes ont été repartis en 5 ateliers avec 6 formateurs pour permettre aux échanges d’être plus faciles.

Mr Charles Yahovi Djrékpo Directeur résident du NDI a souligné que  la formation des formateurs des représentants des candidats dans les bureaux de vote est très importante dans la mesure où elle répond à deux impératifs. « Il s’agit de faire en sorte que chacun en retournant à sa base c’est-à-dire dans son parti politique, puisse avoir des informations pour mieux outiller les autres représentants des candidats dans les bureaux de vote et ainsi rendre le scrutin plus transparent. En second lieu il s’agit pour le NDI et la CEI de mettre tout le monde au même niveau d’information car les supports de formation des représentants des candidats dans les bureaux de vote sont pratiquement les mêmes que ceux des présidents des bureaux de vote ! » Des représentants des candidats bien formés, des présidents de bureau de vote bien formés c’est surtout la garantie d’un scrutin sans violence et d’un processus électoral réussit. Pour Maezan Koffi Noel coordonnateur de la Convention des Leaders Politiques pour la Culture Démocratique et consultant-formateur pour le NDI ce séminaire n’est pas une formation de trop et elle est opportune dans le contexte de sortie de crise Ivoirien. « La Côte d’Ivoire a certes consacré le multipartisme depuis les années 90 et nous avons eu à organiser plusieurs élections. La somme de ces expériences nous permet aisément de dire que nous avons encore le devoir de former les Ivoiriens car non connaissance, la non maîtrise et la non application des textes qui régissent notre système électoral peut conduire à un handicap dans le processus électoral. On ne le dira jamais assez un citoyen mal formé est un danger non seulement pour son parti mais pour tous les autres acteurs engagés dans le scrutin ».

Bamba Youssouf, le vice-président de la Commission Electorale Indépendante et porte-parole de la structure n’a pas manqué de saluer la disponibilité du NDI qui en cette période électorale ne se ménage pas pour accompagner le processus à tous les niveaux. Il a surtout précisé aux séminaristes combien de fois leur rôle est capital dans le processus électoral. « C’est à vous de veiller au bon déroulement du vote pour vos candidats et partis politiques respectifs. A ce titre votre présence dans les bureaux de vote est nécessaire et indispensable. Nous vous donnons une formation que nous avons prévu dispenser avant la Présidentielle mais cela n’a pas été possible et malheureusement nous avons constaté des manquements. C’est pourquoi je vous invite à répercuter cette formation fidèlement auprès de vos agents et vous verrez que tout se passera bien le jour du vote » a argumenté Bamba Youssouf. A la fin de la formation le guide du représentant dans le bureau de vote édité par la CEI a été remis en guise de feuille de route aux séminaristes.

SUY Kahofi

 

L’ONUCI accordera un appui multiforme aux législatives ivoiriennes

05/11/2011 Aucun commentaire

 

Bert Koenders le nouveau patron de l’ONUCI

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, a  donné des assurances sur l’appui de la Mission au Premier Ministre Guillaume Soro qu’il a rencontré, pour la première fois mercredi 2 novembre, a indiqué le Porte-parole de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire, Hamadoun Touré. « Il s’agira d’un appui multiforme portant sur les ressources humaines, le matériel, la logistique et bien sûr la sécurité », a précisé  M Touré lors du point de presse hebdomadaire de la Mission. Il a ajouté que cette visite de M Koenders entrait dans le cadre de ses prises de contact avec les acteurs du processus de paix ivoirien. « Bert Koenders va poursuivre ses consultations avec les membres du gouvernement et d’autres composantes de la société ivoirienne », a fait savoir le porte-parole.

Dans la veine du processus électoral dans un environnement sécurisé, M Touré a fait cas de la réunion hebdomadaire tripartite des Chefs militaires et de Sécurité, des forces Impartiales et des forces ivoiriennes tenue le mercredi 2 novembre 2011, au siège de l’ONUCI. Il s’agissait, a-t-il expliqué, de faire le point de la situation sécuritaire dans le pays et des préparations des élections législatives. Intervenant sur les activités opérationnelles de la Force sur ce point, le porte-parole a indiqué que les casques bleus avaient effectué 1 324 patrouilles terrestres et aériennes la semaine passée dans le cadre de la reconnaissance des lieux de vote et de la protection des populations. « Ils facilitent aussi les déplacements des populations et assurent la sécurité de plusieurs  organisations humanitaires travaillant en Côte d’Ivoire », a ajouté M Touré. De leur côté, a-t-il poursuivi, les équipes de déminage et de dépollution continuent de nettoyer  les sites où se trouvent des engins dangereux non explosés. M. Touré a également fait un point de l’opération de collecte volontaire d’armes à Attécoubé la semaine dernière. « La Division de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) de l’ONUCI poursuit sa mission et a, à ce titre, collecté la semaine dernière, 39 armes, 25 grenades et 2 700 munitions de 87 ex-combattants », a-t-il annoncé.

Au chapitre des Droits de l’Homme, le porte-parole a rappelé les violations en la matière répertoriées par les experts de l’ONUCI dans ce domaine dans certains villages à l’ouest de la Côte d’Ivoire notamment à Niamayo (55 km de Daloa) et Niazareko (36 km de Divo) où de  violents affrontements ont opposé les FRCI et les dozos (chasseurs traditionnels) aux habitants de ces villages. Des affrontements similaires ont opposé les allochtones (Baoulé, Lobi et Sénoufo) et les allogènes (burkinabé) aux populations autochtones (Bété et Guéré) de Pelezi (98 km de Daloa) et de Bahé Sebon (35 km au nord de Duékoué). Deux personnes ont perdu la vie lors de ces deux incidents. Plusieurs habitations ainsi que des greniers ont été détruits lors de ces violents affrontements, a poursuivi le porte-parole. « L’ONUCI déplore  ces incidents fréquents […] et reste préoccupée par la situation sécuritaire sur certains axes routiers à l’ouest et au nord du pays où les activités de certains groupes armés illégaux ont engendré des violations graves des droits de l’homme », a souligné M. Touré. Sur un autre registre, le porte-parole a fait état de la séance de formation animé par la Division des droits de l’Homme sur le thème : « Droits de l’homme et application de la loi » à l’attention de 19 agents de police, dont 3 femmes, à l’Ecole Nationale de Police à Abidjan. « Les participants ont  été instruits sur la notion des droits de l’homme, les principes relatifs à l’arrestation et à la détention ainsi que ceux relatifs au recours à  la force et à l’usage des armes à feu », a précisé M Touré. Au regard de ce qui précède, le porte-parole a relayé les recommandations de l’ONUCI au Gouvernement ivoirien. Il s’agit notamment de diligenter des enquêtes appropriées sur tous les cas de violations des droits de l’homme, y compris celles perpétrées à Niamayo (55 km de Daloa) et Niazareko ; et traduire en justice leurs auteurs, afin de mettre un terme à l’impunité,

L’ONUCI recommande aussi au Gouvernement de poursuivre ses efforts visant à garantir la sécurité des populations sur l’ensemble du territoire national et à mettre en œuvre sans tarder, le nouveau programme national de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants, y compris des dozos  et des ex-miliciens, conformément à la Résolution 2000 (2011) du Conseil de Sécurité, ainsi que la poursuite de la formation des FRCI aux notions des droits de l’homme, surtout sur les principes de base sur le recours à la force et à l’usage des armes à feu.

En prélude à l’élection des députés à l’Assemblée nationale annoncée pour le 11 décembre, l’ONUCI intensifie sa campagne de sensibilisation de proximité pour l’engagement et l’adhésion des populations à un environnement électoral apaisé.  Il s’agit notamment d’ateliers de formation et d’information organisés à l’attention des leaders d’opinion des localités de Tengrela (dans la Région des Savanes) et de Blolequin (dans le Moyen Cavally), sur la pratique de la tolérance politique et le respect des droits de l’homme en période électorale ainsi que des activités sportifs. La campagne de proximité dénommée ONUCI Tour fera des haltes à Bin Houyé (18 Montagnes) et dans le District d’Abidjan. Ainsi, la commune de Songon recevra, le 9 novembre, nos équipes pour confirmer son engagement en faveur de notre campagne Zéro violence: avant, pendant et après les législatives, a souligné le porte-parole.

Les Etats-Unis appuient un programme novateur de lutte contre la faim

14/10/2011 Aucun commentaire

 

Phillip Carter III ambassadeur des USA en Côte d’Ivoire

Le Gouvernement des Etats-Unis, à travers l’Agence pour le Développement International (USAID)  a fait don de 1,6 million de dollars pour lutter contre la faim à Abidjan, la   plus grande ville de Côte d’Ivoire. Le don fait partie des 10,7 millions de dollars d’aide de l’USAID pour promouvoir la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire. En collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’USAID a financé le premier projet en Afrique de l’ouest utilisant  la technologie de la téléphonie mobile pour venir en aide aux  personnes affectées  par la crise postélectorale. Plus de 10 000 ménages issus des communes d’Abobo et de Yopougon, qui sont les deux quartiers d’Abidjan les plus durement  éprouvées par la crise,  ont reçu des cartes SIM qui, lorsqu’elles sont activées, autorisent l’accès à l’argent pour acheter de la nourriture. Le projet pilote de deux mois fournira l’équivalent de 75 $ par mois en aide à  des familles à Abidjan, où la nourriture, quoique disponible, reste le plus souvent hors de prix pour les habitants les plus pauvres.

Pour l’Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Phillip Carter III : « Ce don est un exemple concret de l’engagement des Etats-Unis à soutenir la Côte d’Ivoire qui se remet progressivement de la crise postélectorale ». « Ce projet est un excellent exemple d’utilisation de la technologie à des fins humanitaires en permettant aux populations les plus démunies d’accéder à la nourriture. L’utilisation de la technologie de téléphonie mobile a pour avantage de garantir que  cette aide parvient directement aux plus nécessiteux, » a fait remarquer  l’Ambassadeur Carter. Le Gouvernement des États-Unis apporte environ 178 millions de dollars à la Côte d’Ivoire en aide bilatérale.  Outre l’assistance humanitaire, les États-Unis travaillent en collaboration avec des partenaires afin d’encourager la réconciliation nationale et le respect des droits de l’homme, soutenir la reprise économique, promouvoir l’état de droit, préparer les élections parlementaires à venir et assurer des services de prévention, de soins et des traitements de qualité pour les personnes  infectées et affectées, par le VIH/SIDA.

Ouf, le FPI et le CNRD ‘’ENFIN’’ chez le Président !

30/09/2011 un commentaire

 

Le FPI et ses partis satellites enfin au Palais Présidentiel

Alassane Ouattara le Président de la République de Côte d’Ivoire l’avait annoncé dès son retour de la 66ème assemblée générale de l’ONU à New York aux USA. Il a émit le vœu de rencontrer l’opposition. Le Chef de l’Etat Ivoirien comme promis, a rencontré ce 29 septembre les leaders de l’opposition réunis au sein du Front Populaire Ivoirien le parti de Laurent Gbagbo et le CNRD la mouvance de petits partis politiques qui gravitaient autour du régime de la refondation. Cette rencontre est à mettre à inscrire dans une logique du Dialogue Républicain entre le pouvoir en place et le régime déchu de la refondation.

Ces échanges entre le Président Ouattara et la délégation ont duré deux heures de temps et ont porté sur quatre points. Il s’agit notamment de la sécurité des personnes et des biens, l’état de droit et le fonctionnement des Institutions, la réconciliation nationale et le jeu électoral. Laurent Akoun était le porte-parole du FPI et du CNRD, il s’est prononcé après cette rencontre. « Il y a une véritable volonté de la part du Président de la République de faire avancer les choses pour que nous puissions retrouver un minimum de quiétude dans notre pays. Evidemment cela va prendre du temps mais sa volonté c’est que nous devons continuer de discuter. Nous irons dans le sens de reconstruire notre pays mais avec toutes les forces et tous les acteurs ». Les préoccupations du FPI et du CNRD ont été consigné dans un document remis au Chef de l’Etat. Ce dernier va les examiner et donner ses conclusions. Miaka Oureto qui occupe le poste de président du FPI depuis l’emprisonnement de Laurent Gbagbo s’est aussi prononcé à la fin de l’audience. « C’est le dialogue républicain qui vient d’être lancé nous espérons ! Le Président de la République a manifesté toute sa disponibilité, nous également nous estimons que dans les jours avenirs nous allons approfondir un peu plus le débat ». Le Ministre de l’Intérieur a pris part à cette rencontre et pour lui il a été demandé aux médias de s’inscrire dans le processus de la réconciliation nationale. « Je crois qu’il faut noter qu’il y avait une ferme volonté d’apaiser le climat politique…Le Président a lancé encore un appel à la presse : il a demandé aux médias de faire en sorte que l’esprit de la réconciliation soit consolidé. C’est une très belle rencontre et j’espère que dans les jours avenirs nous donnerons l’occasion de nous retrouver pour tirer des conclusions » a souligné Hamed Bakayoko. Rien ne dit aujourd’hui que le FPI entend participer aux élections législatives avenirs mais une chose est sûre, la première rencontre entre le FPI et le Président de la République permettra petit à petit un réchauffement du climat politique Ivoirien.

SUY Kahofi

Côte d’Ivoire: Premier rapport National sur les droits de l’homme

23/08/2011 3 commentaires

 

Eric SEMIEN Président de l'APDH

L’APDH a osé le faire diraient certains, le premier rapport National sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Pourtant il a fallu de l’abnégation et un certain temps pour qu’enfin une ONG Ivoirienne s’aventure sur un terrain tenu par les organisations Internationales et l’ONUCI. Action pour la Protection des Droits de l’Homme (APDH) vient de rendre public son rapport sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire couvrant la période de la crise post-électorale. L’objectif d’un tel rapport est de présenter à la Communauté Nationale et Internationale le point de vu et la vision d’acteurs nationaux des droits humains sur la question des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

Dès les premières lignes du rapport on se rend compte que l’APDH sans faux-fuyant incrimine formellement les deux protagonistes du conflit. « Les pro-gbagbo avec les FDS et leurs supplétifs mercenaires et miliciens et les pro-ouattara avec les FRCI et leurs groupes armés et supplétifs sont tous coupables de ce qui est arrivé. Des exactions ont été commises de part et d’autre » soutien le Président de l’APDH Eric-Aimé SEMIEN. « Depuis l’arrestation de Monsieur Gbagbo les exactions des FRCI se poursuivent et c’est vraiment dommage pour notre pays » précise Eric-Aimé SEMIEN. Le titre du rapport est Haro sur l’Etat de non droit. La Côte d’Ivoire, malgré les propos rassurants du Président Alassane Ouattara et de son gouvernement est loin du compte en matière de lutte contre l’impunité et de respect des droits de l’homme. Dans un pays où l’on parle de justice et de recherche de la vérité, les services de police judiciaire, les tribunaux et la gendarmerie ne mènent aucune activité ! Dans un Etat de droit la fiabilité d’un système judicaire est la garantie des libertés individuelles, or il n’en est rien en Côte d’Ivoire. « Malgré tous les efforts verbaux que le gouvernement fait il n’y a pas d’impacts réels sur le terrain. Des éléments des FRCI se comportent de façon outrageante et outrageuse envers les populations et personne n’ose lever le petit doit ! » s’indigne le Président de l’APDH. Les autorités ont reçu le rapport par l’entremise du Ministère des droits de l’homme qui s’est réjouis de la démarche d’une ONG Nationale.

Au-delà de ce rapport l’APDH s’indigne de la sortie du Procureur de la République qui face aux caméras de la télévision nationale a semblé légitimer les exactions des FRCI. En temps qu’homme de loi, sensé rechercher la vérité et écrouer les coupables, sa prise de position est ‘’une sortie de route’’ que l’ONG condamne. Le Procureur de la Républiques estime que se serait trop lui demander de juger ceux qu’ils qualifient de sauveurs du pays. Sauveurs du pays ou pas l’APDH estime qu’ils doivent être jugés. « Nous voulons savoir : dans l’acte de sauvetage des FRCI, y a-t-il eu violation des droits de l’homme ou pas ? Ce n’est pas au procureur de dire qu’un tel ou un tel est sauveur de la Côte d’Ivoire. Son attitude laisse planer un doute sérieux sur la volonté des autorités de lutter contre l’impunité » conclu le Président de l’APDH.

SUY Kahofi

Côte d’Ivoire – Justice : Le couple Gbagbo inculpé

19/08/2011 Aucun commentaire

 

L'ancien homme fort de Côte d'Ivoire bientôt face aux juges!

C’est désormais officiel Laurent Gbagbo l’ancien Président Ivoirien et son épouse sont officiellement et formellement inculpés par le juge d’instruction. L’annonce a été faite par le Procureur de la République près le tribunal d’Abidjan Kouadio Koffi Simplice. A la stupéfaction générale les Chefs d’accusation retenus contre l’ancien couple présidentiel sont purement d’ordre économique, du moins au plan national. Conformément au réquisitoire introductif d’instance Laurent et Simone Gbagbo pourront être poursuivit pour vol aggravé, détournement de deniers publics, concussion et atteinte à l’économique nationale.

Le Procureur de la République près le tribunal d’Abidjan Kouadio Koffi Simplice a étayé chaque chef d’accusation par des exemples précis pour permettre aux Ivoiriens de comprendre une procédure judiciaire souvent complexe. Le cas de vol aggravé est lié aux descentes de l’ancien régime à la BECEAO, à la BICICI et à la Société Général. Les détournements de deniers publics se justifient par l’illégalité du pouvoir de disposer des fonds appartenant à l’Etat de Côte d’Ivoire. La concussion pour les impôts qui n’étaient pas dus et qui ont été perçus. L’atteinte à l’économique nationale pour la campagne en faveur de la création d’une monnaie qui a fait douter du francs CFA et crée une instabilité monétaire. Les crimes de sang ou ceux pouvant s’apparenter à des crimes contre l’humanité seront traités par le CPI. La justice Ivoirienne n’ayant pas de véritable expérience dans ce type de dossier très sensible a jugé bon de ne pas s’aventurer sur ce terrain !

L’inculpation de Laurent Gbagbo fait dire à certains Ivoiriens que la justice marche à l’envers ! L’ancien Président, membre de facto du Conseil Constitutionnel devait bénéficier d’une procédure judiciaire spécial par vote préalable à l’Assemblée Nationale chose qui n’a pas été faite puisse que le gouvernement d’Alassane Ouattara nie toute légitimité à cette institution dont les membres sont en vacance forcée et sans indemnités. Le Procureur a justifié la mise à l’écart de cette procédure par l’article 45 de la loi sur les cas où un Chef d’Etat ou un ancien Chef d’Etat doit répondre de ses actes devant la justice. Serges Gbougnon l’avocat de Laurent Gbagbo s’est dit indigné par la discourtoisie avec laquelle le Procureur a rendu public cette importante décision sans même informer la défense. Au-delà de Laurent et Simone Gbagbo toutes les personnes qui ont fait l’objet de mesure d’assignation à résidence sont désormais sous contrôles judiciaires. A ce titre toutes les visites et tous les actes subséquents qui doivent être posés à l’endroit des prévenus doivent être soumis à l’appréciation du juge d’instruction.

SUY Kahofi