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Côte d’Ivoire : recensement général des utilisateurs de téléphone et d’internet

03/05/2012 Aucun commentaire

Cybercafé à Abidjan

Après les assises d’Abidjan de la CEDEAO sur la cybercriminalité, les autorités Ivoiriennes ont décidé d’aller en guerre contre ce fléau qui ternit l’image du pays. En effet la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le premier eldorado de la cybercriminalité en Afrique avec des taux très effrayants d’arnaque en ligne. La mesure mise sur pied pour contrer les cybercriminels communément appelés ‘’brouteurs’’ est l’identification dans un premier temps de tous les utilisateurs de téléphone fixe, mobile et de ligne internet. Le projet d’identification des Ivoiriens pose déjà le problème de respect de la vie privée et de la violation des droits et liberté individuelle. « Je trouve que ce n’est même pas normal ! Pour une simple connexion à internet dans un cyber toutes vos coordonnées se retrouvent chez le gérant ? Qu’est ce qui prouve que celles-ci ne seront pas utilisées à d’autres fins ? » s’interroge Kouassi Oscar un jeune enseignant. « Si c’est réellement pour lutter contre la cybercriminalité je suis d’accord mais si c’est pour surveiller les Ivoiriens, les pister ou les épier je trouve cela dégradant pour chaque Ivoirien ! » souligne Olivier avant de conclure que « ce recensement ressemble à une opération de surveillance à grande échelle dans un contexte social marqué par l’insécurité et des rumeurs de coup d’Etat ». Au-delà du débat sur la violation des droits de l’homme, des gérants de cybercafés craignent pour leur chiffre d’affaire. « Un cybercafé n’est pas une ligne téléphonique ordinaire : c’est quelque chose de commercial. Depuis que nous avons été sommés d’enregistrer nos utilisateurs, nombreux sont nos clients qui préfèrent se rabattre sur d’autres cybers qui n’appliquent pas cette mesure. Nous serons les grands perdants de cette mesure » se lamente KONE Ibrahim propriétaire d’un cybercafé. Des emplois semblent donc menacés par cette mesure de recensement systématique des utilisateurs de téléphone fixe, mobile et de ligne internet.

Une mesure justifiée

Pour Djékou Abraham conseillé technique en charge des TIC à l’ATCI, Agence en charge des Télécom en Côte d’Ivoire, la mission de cette opération est de favoriser une utilisation responsable des lignes téléphoniques et d’Internet. « Il y a de bonnes pratiques sur internet mais il y a aussi de très mauvaises pratiques. Parlons précisément de la cybercriminalité : elle prolifère parce que les criminels sont confortés par l’anonymat ! Décliner les identités permet de réduire cet anonymat et oblige les utilisateurs à ne pas utiliser le Net à de mauvaises fins ». Voici donc une idée louable qui doit contribuer sans nul doute à responsabiliser d’avantage les Ivoiriens face aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le projet de réensemencement garantit d’une part la sécurité du consommateur mais de l’autre relance le débat sur les violations des libertés individuelles. « Tous les cybercriminels de la sous-région ouest-africaine ont élu domicile en Côte d’Ivoire. Dans ce contexte la démarche du Gouvernement est salutaire et louable mais que cette décision ne serve pas à contrôler les activités du citoyen » met en garde Doukoua Godé de la FACCI une association ivoirienne des consommateurs. Sur le volet violation des libertés individuelles le Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH) s’aligne sur la position de la FACCI. « Si nous sommes d’accord avec le Gouvernement qu’il faut lutter efficacement contre les crimes qui sont commis par internet, nous devons aussi attirer l’attention du Gouvernement sur les libertés individuelles. Identifier toutes les personnes de cette manière là est la porte ouverte à notre sens à toutes les dérives possibles d’un Etat qui veut sans doute prendre des libertés certaines avec les droits de l’homme » s’inquiète Maître Doumbia Yacouba président par intérim du MIDH.

Soyez honnêtes et rien ne vous arrivera !

Il n’y a pas le feu au lac rassure pour sa part Djékou Abraham conseillé technique en charge des TIC à l’ATCI cette mesure vise à rendre responsable chaque fauteur de trouble aux yeux de la loi. Les citoyens honnêtes n’ont donc pas de soucis à se faire ! « Le secret des communications que ce soit internet ou téléphoniques est garantie par la loi mais lorsqu’au cours d’une enquête judiciaire et je le souligne très bien, le procureur en fait la demande, l’IP incriminée ou le cyber mis en cause est recherché. Nous nous rapprochons du gérant de cybercafé pour recueillir les informations que l’autorité demande. Si et seulement si ces informations n’existent pas et que le gérant n’a donc pas fait son travail, les sanctions vont tomber. Celles-ci vont jusqu’à la fermeture du cybercafé ! ».

Les arnaqueurs en ligne et autres voleurs par téléphones portables sont donc avertis, ils seront traqués dans les mois qui viennent ! Quant aux Ivoiriens, les nouvelles dispositions du ministère des postes et des nouvelles technologies de l’information et de la communication leur donne jusqu’au 31 octobre délais de rigueur pour se faire identifier.

SUY Kahofi

Le chef de l’ONUCI présentera les chantiers ivoiriens devant le conseil de sécurité

19/01/2012 Aucun commentaire

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, quittera Abidjan le week-end pour New York afin de présenter la situation ivoirienne au Conseil de sécurité. Cette annonce a été faite ce jeudi 19 janvier 2012, par le Porte-parole de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Hamadoun Touré.

S’exprimant lors du point de presse hebdomadaire de la Mission, M Touré a précisé que la présentation serait dominée par le message d’appui et de conseil de l’ONUCI sur la sécurité des populations civiles, la réforme du secteur de la sécurité, la réconciliation à la base par le biais d’une justice équitable, le dialogue national inclusif, le relèvement économique rapide ainsi que le retour tout aussi rapide des services de base. « Pour M. Koenders,  les urgences d’aujourd’hui doivent aller de pair avec une vision pour l’avenir », a indiqué le porte-parole, ajoutant que le Chef de l’ONUCI évoquera aussi la question de l’embargo sur les armes qui, selon lui,  est une demande de plus en plus pressante des autorités ivoiriennes. Sur ce point, M Touré a rappelé les explications du Représentant spécial soulignant qu’il revenait au Gouvernement concerné de suivre la procédure en saisissant directement le Comité des sanctions dont relève exclusivement la décision dans ce domaine. « Il pourrait ensuite se faire l’écho de cette requête en relation avec les avancées éventuelles dans le couple Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Réforme du Secteur de Sécurité (DDR/RSS) », a fait savoir le porte-parole. M Touré a poursuivi pour annoncer que conformément à la politique de décentralisation que compte initier son Chef, l’ONUCI s’est outillée et se prépare à accentuer son déploiement à travers tout le pays. « L’objectif est d’être plus près des populations pour mieux assurer leur protection, mieux connaitre leurs préoccupations et mieux les servir », a-t-il expliqué. C’est dans la suite logique d’un tel engagement, a précisé le porte-parole, qu’il faut placer l’accroissement des patrouilles des casques bleus qui ont atteint la semaine dernière le chiffre de 1516 au niveau terrestre et aérien.

Sur un volet financier, M Touré a annoncé l’octroi d’un financement de trois millions de dollars (3 000 000 $ US) à la Côte d’Ivoire, par le Système des Nations Unies à travers le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix, au titre de la Facilité du décaissement immédiate. « Ce fonds va permettre la remise en état des 13 premiers sites sur les 29 identifiés des bureaux de préfecture, de police et de gendarmerie », a-t-il indiqué, précisant que les travaux allaient débuter le 23 janvier 2012 et dureraient deux mois. Dans un tout autre registre, notamment celui de la sensibilisation destinée aux populations, le porte-parole a annoncé la tenue de la 19e édition des Journées de l’ONUCI (JDO) du 25 au 27 janvier à Bongouanou dans le N’Zi Comoé. Cette édition, la première de 2012 et après le scrutin législatif, vise à renforcer la contribution de la Mission en faveur d’un environnement post-crise apaisé, nécessaire à la relance, au relèvement économique et au rétablissement des fondamentaux du pays.

Autre secteur relais en matière de sensibilisation, le sport, également partie intégrante de la stratégie de communication. Selon le Porte-parole, comme lors des Coupes d’Afrique des Nations de football 2008, 2010 et la dernière coupe du Monde en Afrique du Sud, l’ONUCI va offrir aux populations, des projections publiques de matches de la CAN 2012 qui se joue au Gabon et en Guinée Equatoriale du 21 janvier au 12 février. Outre ces projections publiques, la Mission mettra en ligne sur son site www.onuci.org, une page « Spéciale CAN 2012 » où les internautes retrouveront des messages de paix, les activités menées sur le terrain durant cette compétition, des photos et autres informations. M Touré a réitéré le souhait du Représentant spécial de voir les Eléphants victorieuse de cette CAN.

Interrogé sur le bilan de l’ONUCI pour l’année 2011, M Touré a dit qu’elle a été une excellente année au plan de l’organisation des élections, avec un taux de participation exceptionnel de plus de 80%. « Il y a eu en revanche une grosse difficulté après la bonne tenue de ces élections entrainant une crise post électorale qui a été très dure pour tous », a-t-il souligné.  Le porte-parole a, dans la même veine, indiqué que la crise ayant été surmontée, le pays est en train de reprendre et des progrès sont en train d’être constatés. « Au cours de toute cette année, l’ONUCI a été aux côtés du peuple ivoirien au niveau de la sécurité, au niveau de l’organisation des élections, au niveau de la certification des élections, au niveau de la protection des civils, et l’ONUCI est fière d’avoir accompli son mandat », a-t-il estimé, ajoutant qu’il ne s’agissait pas seulement d’être fier de 2011, mais qu’il fallait aussi, avec le regard tourné vers 2012, être prêt, encore une fois, à appuyer la Côte d’Ivoire sur les chantiers  qui restent .

Violation des droits de l’homme : chacun devra payer

12/04/2011 Aucun commentaire

 

Il faut des enquêtes pour situer les responsabilités de chacun

Laurent Gbagbo arrêté par les troupes pro-ouattara ce 11 avril 2011, une image inimaginable il y a quelques jours mais la réalité est présente. A peine mis aux arrêts que chacun polémique sur son sort : « il sera jugé avec son épouse » disent les uns, « au nom de la réconciliation il doit aller en exile » disent les autres, « il faut le laisser en Côte d’Ivoire pour qu’il puisse voir ce pays se développer ». Laurent Gbagbo libre vous avez osé dire ? C’est une insulte pour la mémoire de ses victimes et une entorse aux droits les plus élémentaires de la personne. S’il reste dehors même au nom de la réconciliation n’importe quel délinquant politique ou dictateur en Afrique pourra tuer impunément. « C’est trop facile ! On va le laisser comme ça ? Avec toutes ces personnes qu’il a tuées ? Si on veut la paix il doit payer. La réconciliation d’accord mais avec la justice d’abord » affirme Hortense K. habitante de Cocody. La réaction de Carlos Koffi de Treichville est différente. « C’est la première fois qu’un ancien Président est autant humilié ! Je pense que nous devons être humain et le laisser à la justice divine pour que la réconciliation soit totale ». C’est une réalité, Laurent Gbagbo mais surtout son parti, sont des forces politiques ivoiriennes à ne pas ignorer. Reconstruire la Côte d’Ivoire sans le FPI serait utopique. La preuve dans les villes de l’intérieur du pays les autorités politiques appellent à la réconciliation entre les membres du RHDP et du LMP.

Alassane Ouattara a été claire lors de sa campagne présidentielle : il ne vient pas consacrer un Etat d’impunité. Tous ceux qui depuis 10 ans donnent dans le commerce du crime, des violations des droits de l’homme et des assassinats ciblés devront répondre de leurs actes. Dans ce contexte Laurent Gbagbo et son épouse Simone que certains qualifient comme la mère des escadrons de la mort ne seront pas les seuls à passer sur le banc des accusés. Toutes les milices et groupes armés, tous les cadres, tous les leaders d’opinion pro-gbagbo ou pro-ouattara ainsi que toutes autres personnes nettement identifiés comme ayant commis des violations des droits de l’homme doivent être jugés. Personne n’est donc à l’abri de la justice dans ce que la Côte d’Ivoire vient de vivre mais il ne faut pas laisser les émotions dominer sur les enquêtes sérieuses qui doivent situer les responsabilités des uns et des autres. J’ai foi en la capacité des Ivoiriens à surmonter les problèmes et à marcher vers la paix sinon comment expliquer que Guillaume Soro soit devenu le Premier Ministre de Laurent Gbagbo. La Côte d’Ivoire va encore et toujours déjouer les pronostics qui nous situent déjà dans l’aire des difficultés. Laurent Gbagbo sera jugé, ses droits respectés et la Côte d’Ivoire continuera de vivre. Avis aux trouble-fêtes qui seraient donc tentés d’inquiéter les Ivoiriens.

Suy Kahofi

Guiglo : le pillage en règle avant l’assaut des FRCI

26/03/2011 Aucun commentaire

 

Guiglo sous le régime de la terreur

Guiglo, localité située dans l’ouest de la Côte d’Ivoire est en ce moment le théâtre de toutes sortes de violences perpétrées par des miliciens et mercenaires envers les populations civiles. La ville, dans le collimateur des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) est encore sous le contrôle des FDS fidèles à Laurent Gbagbo et ces derniers ont voulu faire croire que les actes de pillages et de violence étaient à mettre à l’actif des éléments des FRCI. Après plusieurs jours de tergiversations et de guerre des communiqués, l’ennemi de l’ombre des populations innocentes de Guiglo a un visage. Les mercenaires libériens et les jeunes miliciens qui suppléent les FDS sont à la base des violences. Au compteur de leurs nombreux viols, actes qu’ils utilisent comme arme de guerre, les mercenaires libériens et les jeunes miliciens sillonnent la campagne pour arracher qui un vélo à un paysan non sans prendre le soin de le brimer, qui des vivres aux villageois qui sont menacés de voir leurs villages incendier, qui de l’argent en échange d’un enfant ou d’une femme enlevé. Plus grave, ils ont décidé de sévir également en pleine ville en s’attaquant aux humanitaires : deux agents de Save The Children ont été violenté et leur véhicule emporté. Ils ont aussi saccagé et pillé l’entrepôt du HCR non sans prendre le soin de repartir avec des véhicules de type 4×4. Toujours dans la région de Guiglo, des rapports font état de la disparition (assassinat ciblé) de 200 ressortissants de l’espace CEDEAO : il s’agit par ordre de Burkinabés, de Maliens, Guinéens, Togolais, Mauritaniens et Béninois.

Devant autant d’actes visant à créer la psychose au sein des populations ont se demande bien que font les FDS qui disent être dans la légalité face des ‘’rebelles’’ qui de leur côté tentent de rassurer les populations. Au demeurant, sachez que le Droit International stipule clairement que « toute force contrôlant de fait ou de facto une aire géographique se doit de protéger les populations se trouvant sous sa tutelle ». Aussi la protection de la ville de Guiglo revient aux FDS fidèles à Laurent Gbagbo et ils ne doivent pas fermer les yeux sur les violences faites aux populations. Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire n’attendent pas rester inactif et projettent même de prendre le contrôle de la ville pour sécuriser les populations c’est du moins le message du Général Gueu Michel, premier responsable du fuseau ouest des FRCI. « Nous avons chaque jour des parents et des amis qui nous appellent pour dénoncer des actes de violences et même des tueries, des témoignages qui font état d’atrocités de la part des miliciens et mercenaires. Il faut que cela cesse et nous attendons les ordres pour agir » a souligné le Général Gueu. Pour Mara Lanciné le porte parole militaire des FAFN à Man « aucun élément des FRCI ne se trouve à Guiglo et donc tout acte de violence est à mettre à l’actif des troupes de Laurent Gbagbo qui en sera le seul comptable devant les juridictions nationales et internationales ».

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


55 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

ARRET SUR IMAGE : apprenti dictateur cherche parrain !

22/03/2011 4 commentaires

De tout son poids le clan Gbagbo étouffe la démocratie en Côte d’Ivoire. Violation des droits de l’homme, atteinte à la liberté de la presse, promotion des médias de la haine…Pourtant on ne pas encore parle de ‘’dictature’’. Il y a certain vieux du syndicat comme Kadhafi qui ont le vent en poupe et ça laisse du temps pour brimer encore plus le peuple et monter une armée de jeunes ultra-nationalistes prêts à mourir pour l’étendard estampillé LMP.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


51 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

Gagner du temps à tout prix !

19/03/2011 Aucun commentaire

La diplomatie pourra-t-elle convaincre Laurent Gbagbo ?

La cour de justice de la CEDEAO interdit tout usage de la force en Côte d’Ivoire. Voici également une position que la ligue Arabe défendait dans le dossier libyen espérant que Kadhafi allait retenir ses chiens de chasse pour qu’ils arrêtent de jeter missiles et obus sur les insurgés. Malheureusement le recours aux juridictions internationales et aux organisations sous-régionales par des régimes aux aboies nous donne toujours la preuve qu’il s’agit d’une stratégie de répit pour mieux organiser l’offensive. Menacé par l’OTAN de frappe chirurgicale pour neutraliser sa DCA et clouer ses avions au sol, le dictateur libyen a vite fait d’annoncer le cessez-le-feu. Kadhafi qui annonçait hier un cessez-le-feu continue de bombarder Benghazi aujourd’hui.

Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire utilise cette même stratégie : il a déjà réussit à endormir l’opinion africaine en faisant passer le dossier du règlement de la crise post-électorale de la CEDEAO à l’Union Africaine. Craignant que l’ECOMOG vienne le déloger sans ménagement et réduire à néant ses forces militaires, il a vite fait de demander la mise sur pied d’un comité d’évaluation des élections ; chose que l’UA fait par le canal du panel. Pendant que ce panel travaillait à la résolution de la crise, les FDS continuaient de massacrer les populations à Abobo et les miliciens de traquer l’étranger. Le drame humanitaire que cache la querelle politique entre ADO et Gbagbo semble être oublié par les instances de la CEDEAO. La ligue arabe qui hier refusait de cautionner toute intervention militaire s’est résignée à donner son OK à l’OTAN vu les morts qui ne cessent de se compter en Lybie. Après une succession de revers diplomatiques, l’annonce de la CEDEAO d’écarter la violence pèse donc en faveur du président sortant Laurent Gbagbo et lui permet de gagner du temps. Pourtant le 24 février dernier, Goodluck Jonathan président de l’Etat nigérian et président en exercice de la CEDEAO avait en effet indiqué que toute action militaire devrait être placée sous l’égide de l’ONU. Si les dirigeants de la CEDEAO ne se décident pas à adopter une position plus ferme c’est sûr que bon nombre des ressortissants ouest-africains résidants en Côte d’Ivoire perdront aussi la vie comme les Ivoiriens qui meurent chaque jour.

Une simple résolution du conseil de sécurité a fait plier Kadhafi et s’il faut qu’un vent de frappe militaire ou d’intervention armée souffle sur le régime de Laurent Gbagbo pour qu’il cède, je crois bien qu’il est temps de l’activer au lieu de condamner les tueries et promettre l’enfer à ceux qui violent les droits de l’homme.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Message de soutien et d’encouragement à nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) arbitrairement détenus à la MACA pour atteinte à la sureté de l’Etat.

En ce 48ème jour de détention nous ne les oublions pas et nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

Et les droits de l’homme dans tout ça ?

18/03/2011 Aucun commentaire

 

Une balle a perforé la mâchoire inférieure de ce civil pour ressortir_sous l œil

Chaque jour qui passe depuis la mi-décembre est un jour de deuil pour une famille en Côte d’Ivoire. Il ne se passe pas un jour sans qu’un enfant, une femme ou un civil innocent ne perde la vie dans les combats opposant insurgés du commando invisible et éléments des FDS. L’offensive des FDS est militairement justifiée. D’ailleurs il est normal pour l’armée ivoirienne de vouloir se débarrasser des insurgés puisse que ceux-ci empiètent sur leur territoire. Le seul hic c’est qu’à voir la stratégie utilisée par les FDS pour traquer l’ennemis on ne peut que se poser des questions sur les réelles motivations des hommes en uniforme. Que vont-ils véritablement faire à Abobo : traquer des insurgés ou tuer des civils ? La question mérite d’être posée car depuis une semaine que dure l’offensive seuls des civils sont tués dans les bombardements des FDS.

Appliquons le droit International Humanitaire

Ce jeudi 17 mars, entre 25 et 30 personnes ont encore été tuées à Abobo venant alourdir le bilan de 410 tués officiellement recensés par l’ONUCI. Il faut également souligner que 40 et 60 blessés ont été enregistrés. Des grenades et des obus qui atterrissent encore et toujours sur des maisons ou des marchés occupées par des civils. Sur les 1.500.000 habitants que compte le quartier d’Abobo (quartier le plus peuplé d’Abidjan), les ONG ont pu enregistrer le départ de 300.000 personnes dont certaines, malgré l’offensive ont regagné leurs domiciles. Abobo n’est pas un quartier vide en homme et aussi bien qu’il abrite des pro-ouattara, des pro-gbagbo y sont encore et même des ivoiriens qui ont choisi de ne pas faire la politique. A ce titre les stratégies militaires applicables sur une ligne de front ne peuvent l’être dans une zone urbaine aussi densément peuplée. Il est temps que des principes les plus élémentaires du respect des droits de l’homme soient appliqués par les deux camps et en premier lieu par les FDS qui opèrent sur le terrain en tant que force soumise aux conventions de Genève. Ces conventions et leurs accords additionnels stipulent clairement que toute personne n’étant pas en possession d’une arme à feu, ne participant pas (ou plus) aux combats ne doit être traité comme un combattant. Les civils pris au piège des combats doivent être épargnés et l’utilisation d’arme de guerre en zone urbaine doit être proscrite. FDS et commando invisible ont la charge de protéger les civils car toute population occupant une zone soumise de fait ou de facto à une force militaire doit être protégé par celle-ci. On ne peut pas prétendre rechercher la paix et vouloir gouverner un peuple quand on pose des actes pour l’exterminer. En ce 21ème siècle soyons sûr que rares sont ceux qui ont violé les droits de l’homme ou appelé à la violence durant un conflit et qui se promènent en toute impunité. Les cas Charles Taylor, Saddam Hussein, Milosevic, Radovan Karadzic sont bien là pour le confirmer et même ceux qui courent encore seront rattrapés tôt ou tard. Il faut que les tueries aveugles de civils cessent ! La vie est sacrée et nul n’a le droit de l’ôter à son semblable.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Message de soutien et d’encouragement à nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) arbitrairement détenus à la MACA pour atteinte à la sureté de l’Etat.

En ce 47ème jour de détention nous ne les oublions pas et nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

Une arme prohibée sur la ligne de front

12/03/2011 3 commentaires

 

Voici l'Orgue de Staline

« Même la guerre a des limites ». Ce refrain humanitaire nous indique combien de fois au-delà de nos frustrations et des raisons pour lesquelles nous faisons la guerre, la vie humaine doit avoir de l’importance à nos yeux. Les accords de Genève et leurs nombreuses conventions annexes, stipulent clairement que les armes considérées comme dangereuses pour leur caractère destructeur sur les populations civiles à l’image des mines ne doivent pas être utilisées lors des conflits. Or c’est mal connaître certains hommes politiques et militaires, qui habités par un esprit machiavélique et une volonté manifeste de violer les droits de l’homme, ne se privent pas d’inviter sur les champs de bataille des armes interdites. C’est le cas en Côte d’Ivoire où après la violente bataille de Toulepleu un orgue de Staline a été retrouvé, détruit et abandonné par des miliciens et mercenaires mis en déroute les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire.

L’orgue de Staline parlons-en ! Il s’agit du plus nocif des lances roquettes à canons multiples jamais conçu par l’homme. Il est la version améliorée du Katucha, plus petit et de portée limitée. Ses roquettes une fois lancées émettent un sifflement si assourdissant qu’elles démoralisent les hommes au combat et jettent un véritable climat de peur. L’orgue de Staline ou B21 a été présenté par les troupes du Führer comme la hantise des lignes de front. Alors que les troupes allemandes étaient prises au piège dans Stalingrad, Joukov, le célèbre stratège russe utilisa cette arme pour les anéantir. Voici où cette engin de la mort est doublement dangereux : ce bruit étrange qu’il émet couvre le point le point de chute du projectile. Imaginez-vous un seul instant que ce type d’arme soit utilisé aux abords d’une ville : où iront les populations pour ce protéger ? Cette arme de fabrication Russe est interdite depuis 1945 (fin de la deuxième guerre mondiale) mais on l’a vu en action dans des pays en conflit comme l’Angola, le Tchad et la Somalie. L’arme totalement prohibée et convoyée en Côte d’Ivoire avec la bénédiction de la refondation devait servir à défendre un régime aux aboies. Elle aurait fait plus de victimes civiles que de combattants sur le front. Le Premier Ministre Soro Guillaume en tournée dans l’ouest du pays a invité le TPI, les organisations internationales et l’ONU à reverser cette preuve au dossier des nombreuses violations des droits de l’homme du régime sortant.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


41ème Jour de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de TVNP (Télévision Notre Patrie) accusés sans preuves d’activités terroristes.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas. Nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi