La BAD revient à Abidjan

La BAD revient à son siège historique d’Abidjan

La BAD revient à son siège historique d’Abidjan

Le retour de la Banque Africaine de Développement (BAD) à son siège historique d’Abidjan-plateau est minutieusement préparé par les autorités Ivoiriennes. Plusieurs chantiers ont été lancés pour créer les conditions d’un bon retour aux fonctionnaires de l’institution bancaire.

La BAD avait été délocalisée d’Abidjan à Tunis en raison du vertige national qui s’est emparé de la Côte d’Ivoire pendant une dizaine d’année. Depuis la fin de la crise le 11 avril 2011, le Gouvernement Ivoirien travail au retour de la Banque qui finance le développement de l’Afrique. Parmi les chantiers de ce retour très attendu figure le renforcement des capacités immobilières de la capitale économique en vue d’offrir des conditions de logement meilleur aux agents et leurs familles. Le projet logement-BAD est un investissement pour sortir de terre 1500 logements de standing avec ou sans option d’achat. Selon Bruno Nabané Koné le ministre des TIC et porte-parole du Gouvernement, « 752 logements sont déjà recensés » mais vu l’urgence les chantiers s’accélèrent sur le terrain. En effet les dirigeants de la BAD regagnent par vague Abidjan. 50 agents sont déjà présents et 500 autres feront le voyage dans les prochaines semaines.

En plus des logements, le porte-parole du Gouvernement ivoirien confirme la livraison du siège de la BAD, la création de nouvelles voies de circulation ainsi que la réhabilitation de plusieurs autres pour faciliter le trafic entre la future cité BAD et la commune du Plateau, centre des affaires où se situe le siège de l’institution. Le volet santé et éducation n’a pas été oublier car ce sont avant tout 3000 familles au bas mot qui regagneront Abidjan ! Sur ces deux points le Ministre délégué auprès du Premier Ministre Nialé Kaba, chargé de l’économie et des finances confirme la réouverture des lycées internationaux (lycée français, lycée et l’école primaire Jacques Prévert, lycée américain). La réhabilitation des services d’urgence des CHU est en cours et sera suivi du renforcement du plateau technique de la PISAM.

Le Chef de l’Etat Alassane Ouattara veille personnellement à l’exécution des travaux liés au retour de la BAD, leur état d’avancé fait l’objet de fréquentes communications lors des différents conseils des ministres. Cette attention du Gouvernement Ivoirien n’est pas fortuite car le retour de la BAD aura des avantages énormes pour le pays. Pour Albert Mabri Toikeuse, le ministre ivoirien du plan et du développement, le retour de la BAD vient couronner les efforts de la Côte d’Ivoire dans la promotion d’un climat des affaires saint. La Côte d’Ivoire pourra désormais défendre directement ses différents dossiers pour financement puisse que les guichets de la BAD seront à sa portée. Au-delà, le retour de la BAD va booster considérablement l’économie de marché et la consommation en Côte d’Ivoire car c’est au bas mot 3000 à 4000 familles qui viendront séjourner sur les bords de la lagune Ebrié.

Là où se trouve la BAD se rencontre chaque jour les grands acteurs du développement africain. Abidjan redevient un lieu où se croiseront en plus grand nombre experts, banquier et homme d’affaire; une réalité qui renforcera le rayonnement économique et diplomatique de la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire est confiante et attend surtout le moment où elle pourra enfin souhaiter le traditionnel Akwaba ou bienvenue à la banque de l’Afrique.

SUY Kahofi

Bienvenu dans la classe du futur !

Les ministres ivoiriens partageant la joie des élèves

Les ministres ivoiriens partageant la joie des élèves

Il serait utopique de penser le développement de l’Afrique en plein 21ème siècle sans avoir recours aux Technologies de l’Information et de la Communication (T.I.C). Et les autorités ivoiriennes l’ont compris si bien qu’ils ont décidé de faire la promotion des T.I.C dans tous les secteurs d’activité et particulièrement l’éducation.

La classe du futur première du genre en Côte d’Ivoire est le fruit d’un partenariat entre l’Etat Ivoirien via le VITIB de Gand Bassam et le Groupe Portugais MGCI Technologies filiale de JP Inspiring  Knowledge. Cet accord signé le 18 septembre 2013 permet à la Côte d’Ivoire de basculer dans le monde des Nations ayant fait le choix de promouvoir l’éducation de base par les NTIC. Pour les donateurs, le ton du e-learning est donné, reste à la Côte d’Ivoire de promouvoir cet outil de vulgarisation du savoir sur toute l’étendue du territoire national.

« Ce don est une preuve de ce que nous voulons réaliser pour la Côte d’Ivoire en matière d’éducation et les nouvelles technologie. Les dirigeants de la Côte d’Ivoire nous ont clairement présenté leur vision du développement des TIC et celle-ci se rapproche de la nôtre. Nous sommes donc convaincu que nous pourrons asseoir les bases d’un partenariat gagnant-gagnant » souligne Georges Sakouto, président directeur général de JP Inspiring  Knowledge.

La classe du futur totalement équipée en ordinateurs et technologies adaptée au e-learning permettra aux populations de Grand Bassam et plus largement celle de tout le pays de bénéficier de connaissance sur des supports numériques. Elèves et enseignants pourront ainsi faire reculer les limites de la recherche et explorer d’autres contenus didactiques. Un plus dans la formation des élèves ivoiriens et ils sont les premiers à manifester leur joie face à l’ouverture de la première classe du futur.

« Nous venons de réaliser un exercice sur la chaîne alimentaire grâce à un ordinateur et je suis heureuse d’avoir utilisé cet ordinateur » affirme tout sourire Djé Tania Laurelle en classe de CE 1.

E-santé, e-agri, e-commerce…la Côte d’Ivoire veut réellement impulser son développement grâce aux NTIC. Les projets en ce sens ne manquent pas mais il faut en amont développer auprès des ivoiriens la culture du numérique. Et l’éducation reste un puissant levier de promotion des technologies nouvelles. Pour Bruno Nabané Koné, le Ministre de la Poste et des Télécommunications, le projet de la classe du futur est à saluer car il participera à la promotion des T.I.C, aujourd’hui utile pour tout développement et pour toute Nation qui vise l’émergence.

« Ce projet va aider à la vulgarisation des T.I.C en particulier dans le secteur de l’école. Il a aussi une grosse composante contenu. Des cours sont déjà en ligne et nous pensons que ce genre de contenu va se multiplier. Ce projet surtout adresse les ressources humaines puisse que nous touchons ici au terreau qui est le plus fertile en matière de développement des T.I.C : celui des enfants » indique le ministre.

Au-delà du développement des T.I.C, le don de la classe du futur par le Groupe JP Inspiring  Knowledge symbolise un acte de portée sociale parce que contribuant à l’épanouissement et à la formation des jeunes ivoiriens. Kandia Camara la ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique qui s’est vu offerte cette classe du futur, souligne que l’une des priorités de son ministère, est de faire des T.I.C, une partie intégrante de l’éducation en Côte d’Ivoire.

« Cette innovation majeure affiche l’ambition de conduire ce pays dans le concert des grandes Nations par la voie des technologie de l’information et de la communication. Le don de la classe du futur, entièrement équipée pour faire du e-learning est une action concrète qui traduit bien la volonté du Groupe JP Inspiring  Knowledge. Il ne sera plus possible d’enseigner ni d’apprendre comme si les T.I.C n’existaient pas » soutient la ministre avec conviction.

Il est bon de rappeler que la Côte d’Ivoire dans sa marche vers l’émergence à l’horizon 2020 se donne pour objectif de promouvoir les T.I.C au service du développement et de la bonne gouvernance.

SUY Kahofi

Radio en Côte d’Ivoire : d’énormes avancées qu’il faudra améliorer sans cesse

Les femmes ont leur place dans le développement de la radio

Les femmes ont leur place dans le développement de la radio

La Côte d’Ivoire à l’instar de tous les pays du monde a célébré ce 13 février 2014, la journée mondiale de la radio. Comme chaque année, depuis 3 ans maintenant, le pays marque cet évènement par des activités diverses ou des déclarations fortes. Proclamée au cours de la 36ème conférence générale de l’UNESCO et formellement adoptée à la faveur de la 67ème session  de l’Assemblée Générale de l’ONU, la journée mondiale de la radio vise « à célébrer la radio en tant que média, pour améliorer la coopération internationale entre les radiodiffuseurs et pour encourager les grands réseaux et les radios communautaires à promouvoir à travers les ondes, l’accès à l’information, la liberté d’expression et l’égalité des genres ».

Et concernant la question du genre la ministre de la Communication de Côte d’Ivoire (porte-parole adjoint du gouvernement) a déclaré que « l’Etat de Côte d’Ivoire entend faire de la radio un des outils privilégiés de la lutte pour les droits des femmes ». Affoussiatou Bamba-Lamine a affirmé que beaucoup reste à faire, malgré les avancées notables dans le domaine de la radio, notamment l’implication des femmes comme journalistes, reporters, productrices ou techniciennes, ainsi que le nombre important d’émissions radiophoniques s’adressant à la gent féminine. Le thème de cette célébration mondiale à savoir « l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes » trouve donc tout son sens dans le contexte ivoirien. C’est la raison pour laquelle « le Gouvernement s’engage à travailler avec tous les professionnels des médias, et tout particulièrement avec ceux de la radio (…) avec un accent particulier sur le cas spécifique des femmes journalistes », a indiqué la ministre qui est longuement revenu sur le pouvoir de la radio en tant que puissant outil d’information et d’éducation.

Il est certes bien de parler de l’implication des femmes dans le développement de la radio mais il est important de jeter un regard sur les conditions d’existence et de travail de ces journalistes, techniciens de son et animateurs qui chaque jour œuvrent à la survie des stations. A ce niveau d’important efforts restent à consentir estime le Syndicat National des Agents de la Presse Privée de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI). En effet 90 % des animateurs (hommes, femmes, animateurs, journalistes, techniciens, etc.) d’un peu plus 130 stations de radiodiffusion que compte notre pays vivent hélas dans la précarité totale. Salaires de misère, conditions difficiles de vie et de travail, pas d’assurance  maladie, ni d’assistance en cas de maladie ou de sinistre, quasi inexistence de contrat de travail, etc. Les plus chanceux restent encore ceux d’entre – eux qui travaillent dans les radios des collectivités locales où ils ont le rang d’agents de mairie ou d’animateurs culturels. Dans cet environnement de précarité généralisé les animateurs des chaînes publiques ont une relative garantie mensuelle, le temps des reformes et des licenciements trop souvent abusifs.

Il y a donc une véritable nécessité d’améliorer les conditions de travail et surtout de vie de ces hommes et femmes qui chaque jour consacre leur temps à sensibiliser, éduquer et former les populations. C’est ceux à quoi s’attèle les organisations inter-professionnelles du secteur mais la tâche n’est pas du tout aisée.

SUY Kahofi

Un projet de développement des RH pour la région du Gbêkè

Revaloriser les RH pour développer les Régions Centre et Nord

Revaloriser les RH pour développer les Régions Centre et Nord

La revalorisation des ressources humaines dans un contexte de reconstruction demeure une priorité pour l’État Ivoirien. Pour y arriver, une réelle politique de renforcement des capacités de l’administration locale s’impose surtout dans les régions éprouvées par la crise.

Le Gouvernement ivoirien et le Japon ont décidé de mettre en place un projet de développement des Ressources Humaines. Le projet est baptisé « Projet de développement des Ressources humaines (RH) pour le renforcement de l’administration locale des zones centre et nord de la Côte d’Ivoire« . Six entités s’engagent pour sa mise en œuvre. Il s’agit du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, celui en charge des Infrastructures économiques, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement technique, la Préfecture de police de Bouaké, l’Ambassade du Japon et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Ces partenaires se réunissent ce jeudi 30 janvier 2014 à la Direction générale de la Décentralisation et du Développement local (Abidjan-Plateau) pour approuver le contenu du plan d’opération dudit projet.

Les structures impliquées dans l’exécution du projet organisent donc la première concertation du Comité Conjoint de Coordination (CCC). Cette rencontre intervient deux mois après le démarrage à Bouaké du projet qui doit se dérouler sur une période de trois ans. L’objectif du projet est le renforcement des capacités de l’administration locale et la fourniture de services de base dans les localités affectées par le dernier conflit que la Côte d’Ivoire a vécu. Plusieurs résultats sont attendus à la fin de ce projet. Il s’agit entre autre du développement des mécanismes de coordination pour améliorer le système de fourniture de services de base dans la région du Gbêkè et du partage de modèles de développement entre les organismes du gouvernement central et ceux de l’administration locale. Au-delà, le projet aura pour mission d’amélioration les compétences des officiers du gouvernement et responsables de la fourniture de services dans les secteurs de l’éducation, de l’alimentation en eau potable en milieu rural dans les cinq districts cibles. A cela s’ajoute l’accroissement des mécanismes de coopération et de coordination efficaces entre les communautés à travers la mise en œuvre de projets pilotes dans la région du Gbêkè.

Rappelons que le Ministère ivoirien de l’Intérieur et de la Sécurité (MIS), la Préfecture de Bouaké et la JICA avaient organisé le 5 décembre 2013 dans la capitale du Gbêkè, la première séance conjointe du « Projet de développement des ressources humaines pour le renforcement de l’administration locale en zones centre et nord de la Côte d’Ivoire« . La JICA depuis son retour en Côte d’Ivoire initie des projets de développement en vue d’apporter une contribution significative au processus de relance économique et de reconstruction du pays.

SUY Kahofi source JICA

Les jeunes avocats s’engagent pour le développement de l’Afrique

Maître WADE et ses filleuls de la FA-UJA

Maître Wade et ses filleuls de la FA-UJA

La Fédération africaine des associations et Unions des jeunes avocats (FA-UJA) se réunit à Abidjan pour son 2e congrès ordinaire. Plus de 200 participants venus des quatre coins du continent participent à cet évènement dont le thème est : « Le rôle du jeune avocat africain dans le développement de l’Afrique ».

Placée sous le patronage du président Alassane Ouattara et le parrainage de l’ancien président sénégalais Maître Abdoulaye Wade, cette rencontre donne l’occasion aux jeunes avocats de réfléchir sur leur engagement dans le processus de développement de leur continent. La FA-UJA est une organisation panafricaine née le 25 mars 2009 à Dakar. Elle regroupe 25 associations et unions des jeunes avocats des barreaux africains. Selon Maître Nadia Miriam Biouélé la présidente de la FA-UJA : « Les objectifs de la fédération sont la défense des intérêts moraux et matériels de ses membres, mais également une contribution à la promotion des droits de l’homme, à la défense de la défense et l’instauration d’un Etat de droits ».

Les assises d’Abidjan s’inscrivent dans la droite ligne du statut et des recommandations du 1er congrès de la Fédération qui s’est tenue à Bamako du 9 au 12 novembre 2011. Ainsi chaque deux ans un congrès ordinaire se tient pour plancher sur les problèmes qui sont liés à l’exercice de la fonction d’avocat par les jeunes Africains. Pour cerner les principales problématiques qui sont les leurs, les jeunes avocats africains ont subdivisé leurs travaux en ateliers. Maître Abdoulaye Wade, parrain des assises d’Abidjan a prononcé la conférence inaugurale autour du thème « Le jeune avocat africain au service du développement de l’Afrique ». Déontologie et marketing de l’avocat (Atelier 1), l’Avocat, conseil des Etats et au service des droits humains (Atelier 2), Financements structurés et projets de développement (Atelier 3) et « Quel Avocat pour l’Afrique à l’horizon 2030 ? » sont les principaux sous-thèmes qui ont meublé les échanges des jeunes avocats africains.

Sur le rôle que doit être celui du jeune avocat africain dans le développement de l’Afrique, Maître Martin Pradel, avocat au barreau de Paris et secrétaire général adjoint de la Conférence internationale des barreaux (CIB) estime qu’il doit être celui d’un réel accompagnement du processus de développement du continent. Aussi les jeunes avocats africains doivent mettre à profit « leur jeunesse » pour faire avancer leur cause et celle du corps du métier auquel ils appartiennent soutient pour sa part Maître Abdoulaye Wade.

SUY Kahofi