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Côte d’Ivoire : manque de financement pour l’action humanitaire

01/05/2012 Aucun commentaire

Ndolamb Ngokwey et le représentant du Comité national de coordination de l’action humanitaire

Une rencontre entre les acteurs humanitaires et les bailleurs de fonds s’est tenue à Abidjan ce 30 avril 2012, dans la salle de conférence du Bureau International du travail (BIT). La rencontre, organisée par le Coordonnateur Humanitaire en Côte d’Ivoire, M. Ndolamb Ngokwey, en collaboration avec les Ministres d’Etat, Ministre du Plan et du Développement, M. Albert Mabri Toikeuse, représenté par son Directeur du Cabinet, M. Diaby Lanciné et Ministre de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Solidarité, M. Gilbert Kafana Koné, avait pour objectif d’attirer l’attention des bailleurs de fonds sur le sous financement de l’action humanitaire en Côte d’Ivoire et ses conséquences sur les populations vulnérables. Lors de son intervention, le Coordonnateur Humanitaire, M. Ndolamb Ngokwey, a souligné l’importance et la nécessité d’une action soutenue en faveur des populations affectées par la crise post-électorale. « Si la stabilité politique a permis un retour important de nombreux réfugiés et déplacés internes dans leurs zones d’origine, assurer une intégration durable demande une assistance conséquente », a déclaré M. Ndolamb Ngokwey. « Cette assistance, tant nécessaire, risque d’être compromise par le manque de financement », a-t-il ajouté.

Les présentations faites par M. Ndolamb Ngokwey et le représentant du Comité national de coordination de l’action humanitaire (CNCAH), ont dressé un état des besoins non-couverts. Selon M. Ndolamb Ngokwey, un financement inadéquat pourrait priver 400.000 personnes d’accès à l’eau potable à l’ouest du pays. De même, 5.000 abris ou maisons doivent être réhabilités ou construits pour permettre un retour durable. Environ 2 millions de personnes, dont 80.000 femmes enceintes et plus de 300.000 enfants de moins de cinq (5) ans seraient privés d’accès à des soins de santé de qualité. L’Appel Consolidé dit CAP 2012 pour la Côte d’Ivoire, lancé le 16 janvier dernier à Abidjan, n’est financé à ce jour qu’à hauteur de 18 pour cent, soit 31,2 millions de dollars US sur une requête initiale de 173 millions de dollars US.

SUY Kahofi

Côte d’Ivoire : Le conseil de sécurité reconduit l’embargo sur les armes

29/04/2012 Aucun commentaire

Siège de l'ONUCI ex-hôtel SEBROKO

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, jeudi 26 avril 2012, la résolution 2045 qui maintient, jusqu’au 30 avril 2013, ses sanctions à l’égard de la fourniture, la vente ou le transfert d’armes à la Côte d’Ivoire ainsi que l’exportation du diamant brut  en provenance du territoire ivoirien.

La résolution comporte des exemptions permettant au Gouvernement ivoirien d’entraîner et d’équiper ses forces de sécurité, et de doter la police et la gendarmerie des armes et munitions nécessaires au maintien de l’ordre. Les exemptions traduisent également un souci de permettre une réponse proportionnée du Gouvernement aux menaces contre la sécurité de la population. La résolution explique les procédures à suivre par le Gouvernement pour bénéficier de certaines de ces exemptions accordées par le Conseil, qui salue les efforts des Ivoiriens pour soutenir la réconciliation nationale et la consolidation de la paix et se félicite de l’amélioration de la coopération que le Gouvernement a accordée au Groupe d’experts sur l’embargo. Les autorités ivoiriennes ont salué la résolution, et la considèrent, selon le Représentant Permanent de la Cote d’Ivoire auprès des Nations Unies, M. Youssoufou Bamba, comme « un encouragement du Conseil de sécurité à la Côte d’Ivoire à poursuivre ses efforts en vue de surmonter les défis importants restants ».

Exemptions : Matériel non-létal, matériel létal RSS…

Au chapitre des exemptions, la résolution stipule que le régime de sanctions ne s’appliqueront plus  ni à la fourniture de services de formation, de conseils et de compétences spécialisées en rapport avec les fonctions de sécurité et militaires, ni à la fourniture de véhicules civils aux forces de sécurité ivoiriennes. La prohibition de la fourniture, la vente ou le transfert d’armes ne s’appliquera pas non plus « aux fournitures destinées exclusivement à l’appui de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et des forces françaises qui la soutiennent, ou à l’utilisation par celles-ci ». Sont également exempts, le « matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire ou à des fins de protection  ainsi que le matériel de police non létal destiné à permettre aux forces de sécurité ivoiriennes d’utiliser une force appropriée et proportionnée afin de maintenir l’ordre. Cependant, dans les deux cas, une notification préalable doit être faite au Comité de sanctions. De même, la prohibition ne s’applique pas « aux armes et autres matériels létaux destinés aux forces de sécurité ivoiriennes dans le seul but d’appuyer le processus de réforme du secteur de la sécurité ou d’être utilisés dans le cadre de ce processus ». Dans ce cas, un accord préalable du Comité est requis. La résolution souligne que les notifications ou demandes préalables doivent être accompagnées de toutes les informations nécessaires, y compris l’utilisation à laquelle le matériel est destiné, l’utilisateur final, les caractéristiques techniques et le nombre d’articles à expédier ainsi que, le cas échéant, le fournisseur, la date envisagée de livraison, le mode de transport et l’itinéraire de transport. Le Conseil exhorte le Gouvernement ivoirien à permettre au Groupe d’experts et à l’ONUCI d’avoir accès aux équipements faisant l’objet de dérogations au moment de l’importation de ces équipements et avant qu’ils ne soient livrés aux utilisateurs et souligne que le Gouvernement devra marquer les armes et les matériels connexes à leur entrée sur le territoire de la Côte d’Ivoire et en tenir un registre.

Préoccupations : DDR, RSS, combattants illégaux, mercenaires…

Par ailleurs, la résolution exprime la préoccupation du Conseil de Sécurité face à l’inachèvement de la Réforme du Secteur de la sécurité (RSS) et du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), et à la circulation des armes, qui font peser une lourde menace sur la stabilité du pays. Toutefois le Conseil « accueille  avec satisfaction la création au sein du Gouvernement d’un groupe de travail sur la RSS et le DDR ainsi que les autres actions menées pour faire résolument face à ces problèmes ». La résolution réitère la ferme condamnation par le Conseil de « toutes violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire en Côte d’Ivoire » et « toutes violences contre les populations civiles, y compris les femmes, les enfants, les personnes déplacées et les étrangers, ainsi que toutes autres exactions ou atteintes aux droits de l’homme ». Elle souligne que les auteurs de tels actes doivent être traduits en justice, que ce soit devant des tribunaux internes ou des tribunaux internationaux, et se félicite de l’étroite coopération du Gouvernement ivoirien avec la Cour pénale internationale dans ce contexte.

Le Conseil se déclare « préoccupé par les constations du Groupe d’experts concernant la mise en place d’un système de taxations illégales, l’aggravation de la criminalité […] et l’insuffisance des moyens humains et matériels affectés au contrôle des frontières ». Le Conseil « exhorte tous les combattants armés illégaux ivoiriens, y compris ceux se trouvant dans des pays voisins, à déposer immédiatement les armes ». Il « encourage l’ONUCI, dans les limites de son mandat, de ses capacités et des secteurs dans lesquels elle est déployée, à continuer d’aider le Gouvernement ivoirien à collecter et à entreposer ces armes et à enregistrer toute information pertinente les concernant ». Et il « demande au Gouvernement ivoirien […] de veiller à ce que ces armes soient neutralisées ou ne soient pas distribuées illégalement ». Le Conseil de sécurité se déclare « profondément préoccupé par la présence en Côte d’Ivoire de mercenaires, venant notamment de pays voisins, et invite les autorités ivoiriennes et libériennes à coordonner leur action pour régler ce problème ». Il encourage l’ONUCI et la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) à continuer, dans les limites de leurs mandats, capacités et zones de déploiement respectifs, à coordonner étroitement l’assistance fournie aux Gouvernements ivoirien et libérien, respectivement, pour la surveillance de leur frontière, en accordant une attention particulière aux mouvements de combattants et aux transferts d’armes.

Libre accès pour le groupe d’experts sur l’embargo

La résolution réitère qu’il est nécessaire que les autorités ivoiriennes assurent le libre accès du Groupe d’experts sur l’embargo, l’ONUCI et la Force Licorne, aux cargaisons des avions et de tout véhicule de transport utilisant les ports, aéroports, terrains d’aviation, bases militaires et postes frontière, ainsi qu’à toutes les armes et munitions et tout matériel connexe de toutes les forces de sécurité armées. Elle « demande aux autorités ivoiriennes de lutter contre les systèmes de taxation illégaux qui perdurent, de prendre les mesures nécessaires pour rétablir et renforcer les institutions concernées, et de continuer à déployer des agents de douane et de police des frontières dans tout le pays … ». Par ailleurs, la résolution engage le Gouvernement ivoirien à ratifier et appliquer la Convention de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes. Un bilan de mi-parcours des mesures contenues dans la résolution devra être réalisé au plus tard le 31 octobre 2012.

L’ONUCI renforce ses patrouilles à la frontière Ivoiro-malienne

30/03/2012 Aucun commentaire

 

L’ONUCI renforce ses patrouilles à la frontière Ivoiro-malienne

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a renforcé ses patrouilles terrestres et aériennes à la frontière ivoiro-malienne suite au coup d’état survenu le 22 mars au Mali, a annoncé jeudi le Porte-parole de la Mission, Hamadoun Touré. Pour l’instant, la situation est sous contrôle et le flux des personnes et des biens est normal, a-t-il indiqué lors du point de presse hebdomadaire de l’ONUCI, ajoutant que la surveillance demeurait et que la vigilance serait de mise jusqu’à nouvel ordre. M. Touré a, dans le même esprit, rappelé la participation du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Said Djinnit, au travaux du sommet extraordinaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation au Mali « La présence d’un représentant de l’ONU à la réunion d’Abidjan signifie que nous suivons attentivement la situation », a-t-il fait savoir. Dans le même cadre et dans l’exécution de leur mandat de protection des populations, a poursuivi le porte-parole, les contingents de l’ONUCI ont effectué 1556 patrouilles terrestres et aériennes au cours de la semaine écoulée et poursuivi leurs patrouilles à la frontière ivoiro-libérienne pour contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire dans tout le pays. Au cours de la semaine passée, les différents bataillons de  la Force de l’ONUCI ont  offert des soins gratuits à 2721 patients sur l’ensemble du territoire ivoirien et distribué 77 000 litres d’eau potable aux populations nécessiteuses, a-t-il ajouté.

Au chapitre du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réintégration (DDR), M Touré a annoncé de nouvelles opérations de remise d’armes volontaire menées par la Commission Nationale de lutte contre la prolifération illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC) avec le soutien de l’ONUCI les 3 et 4 avril au Foyer des Jeunes d’Attecoubé et  les 5 et 6 avril à la mairie d’Abobo. « La semaine dernière, ces opérations avaient eu lieu à  Yopougon et à Yamoussoukro », a rappelé le porte-parole.  Sur ce chapitre, M Touré a déploré le faible taux d’armes collectées « nous souhaiterions un chiffre meilleur en terme de dépôt d’armes et surtout en terme de munitions », a noté le Porte-parole. Sur ce point, M Touré a indiqué que la Division DDR de l’ONUCI, en collaboration avec la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC), organisaient depuis mardi une session de sensibilisation consacrée au dépôt volontaire d’armes au profit des leaders de communautés de Grand Béréby, près de San Pedro. « Il y aura prochainement des comités locaux pour le DDR à Grand-Béréby, à San-Pedro, à Sassandra et à Méagui dans la région du Bas Sassandra dans le cadre d’une vaste opération de sensibilisation sur la collecte des armes et le retour des réfugiés ivoiriens actuellement présents dans les pays voisins », a-t-il annoncé. S’agissant  des droits de l’homme, l’ONUCI déplore que des militaires ivoiriens aient lancé une expédition punitive contre des habitants du quartier Yopougon-Selmer à Abidjan suite à la bastonnade d’un militaire par des jeunes de ce quartier, a affirmé M Touré, soulignant qu’une personne au moins avait été tuée et quatre autres avaient été blessées suite à cette action. « L’ONUCI ne fait pas que déplorer ou condamner, elle contribue aussi à améliorer le comportement des soldats en matière de respect des droits de l’homme », a-t-il indiqué, précisant que la Mission, dans ce cadre, organisait depuis mardi,  à Korhogo, une formation de quatre jours, à l’attention d’une centaine de militaires des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) déployés dans la région du Poro, sur les droits et la protection des enfants. « Cette formation vise une meilleure compréhension du concept de l’enfant, les normes et standards internationaux de la protection de l’enfance, l’impact des conflits armés sur les enfants et permettra de promouvoir et de veiller aux droits des enfants », a expliqué le porte-parole.

M. Touré a annoncé la poursuite des activités de sensibilisation de l’ONUCI à travers tout le pays pour le renforcement de la cohésion sociale et la réconciliation nationale, en vue d’aider la Côte d’Ivoire à renforcer ses acquis et à relever les différents défis avec la contribution de différentes cibles. Interrogé sur la situation sécuritaire à l’ouest, M Touré a estimé que bien qu’elle s’améliore au fil des jours, des défis restaient à relever. « Il faut rassurer les populations qui hésitent encore à revenir », a soutenu le porte-parole qui a indiqué que celles-ci évoquent principalement trois raisons notamment la sécurité, les moyens de retrouver leurs biens et aussi la question de mener librement des activités politiques. Il a, par ailleurs, souligné qu’il était heureux de constater que l’on n’assistait pas à des affrontements intercommunautaires. « Nous devons travailler pour faire revenir davantage de personnes, pour créer les conditions de vie en communauté, aider l’administration territoriale moyens appropriés conformément a leur mandat et aux attentes des populations », a-t-il indiqué.

Donné pour malade, Charles Blé Goudé serait dans l’ouest Ivoirien ?

23/03/2012 Comments off

 

Charles Blé Goudé, le charismatique leader de la Galaxie Patriotique

On a coutume de dire que lorsque quelqu’un est recherché il prend l’habitude de se ‘’cacher’’ là où on l’attend le moins ! Est-ce le cas pour Charles Blé Goudé, le charismatique leader de la Galaxie Patriotique ? En tout cas c’est ce que plusieurs tabloïdes du Libéria voisin avancent. De nombreux journalistes et analystes libériens pensent savoir où se trouve Charles Blé Goudé et selon eux il serait dans l’ouest Ivoirien en pleine préparation de ce qu’ils appellent un mouvement visant à déstabiliser le pouvoir d’Alassane Ouattara. Certainement sûrs de leurs sources, les canards de Monrovia affirment tous ou presque, que l’homme, ayant pris ses quartiers en Angola se serait constitué un arsenal de guerre à travers plusieurs voyages notamment en Corée. Difficile de dire s’il s’agit de celle du nord ou du sud mais en tout cas tout porte à croire selon les analystes de la presse libérienne que le projet de Charles Blé Goudé est en de bonne voie et certains signes sur le terrain le montrent.

Ces signes dont parle la presse libérienne est l’impressionnant déploiement de troupe de l’ONUCI et de la MINUL le long de la frontière ivoiro-libérienne. Jamais ces deux missions n’avaient autant accordé une attention si grande à cette frontière. Les patrouilles se multiplient surtout au niveau terrestre et aérien pour quadriller cette frontière. Le deuxième signe vient de l’Union du Fleuve Mano. Les Chefs d’Etat Major de l’union viennent d’achever à Grand-Bassam une réunion pour définir un plan de sécurisation commun à l’Union pour mettre un terme aux activités des groupes armés qui pullulent dans la région depuis la fin de la guerre au Libéria et de la récente crise post-électorale Ivoirienne. Sur une frontière longue de plus de 5000 km, les priorités de ce plan de sécurisation commun à l’Union seront certainement données à la frontière ivoiro-libérienne où les activités de grand banditisme sont constamment signalées. Troisième indice et non des moindres est la présence de plus en plus remarquée des éléments des FRCI dans la région ouest de la Côte d’Ivoire. Pour certains Ivoiriens ce déploiement n’est qu’une simple coïncidence. Il n’est que le fruit du dispositif sécuritaire mis en place dans la région avant l’arrivée du Chef de l’Etat courant avril.

Charles Blé Goudé chef d’une milice dans l’ouest Ivoirien : simple rumeur ou réalité ? Pour les Ivoiriens, rumeur ou fait avéré la question ne se pose pas. La chose la plus importante c’est que le pays en a marre des bruits de botte et de mitraillette. Pro-gbagbo ou pro-ouattara, rares sont les Ivoiriens qui ayant vécu la crise pensent véritablement à la guerre aujourd’hui. « Si Charles Blé Goudé veut être utile à son pays qu’il appelle plutôt les ex-miliciens fidèle à son ‘’père’’ pour qu’ils rendent leurs armes à l’ONUCI » estime un jeune cadre.

SUY Kahofi

La diaspora sénégalaise en Côte d’Ivoire ‘’fiers du vieux’’ WADE !

30/01/2012 Aucun commentaire

 

Maître Abdoulaye Wade, président du Sénégal

Si l’élection présidentielle sénégalaise se tenait ce dimanche 29 janvier, il est clair que malgré les critiques de l’opposition Maître Abdoulaye Wade aurait été plébiscité par la diaspora sénégalaise à Abidjan. Ma tournée dominicale dans les quartiers d’Abidjan m’a permis de constater que nombreux sont les sénégalais vivant en Côte d’Ivoire qui ‘’sont fiers’’ de la politique du Sopi.

Ici on présente le vieux comme l’homme providentiel pour le Sénégal, le baptiseur d’un pays qui chaque jour bascule un peu plus vers la modernité. « C’est vrai que Wade c’est un vieux gars mais il a trop fait pour le Sénégal ! Ce qu’il a fait même les Senghor, les Diouf n’ont pas pu faire la moitié. Tout le tohu-bohu autour de sa candidature n’est que pure jalousie et ceux qui racontent que Wade veut instaurer une monarchie en cédant le fauteuil à son fils Karim sont tous des incapables ! Je vous jure que si on leur confie le Sénégal ils ne pourront même pas faire sortir une seule brique de terre » soutien avec force Birahim A. Vieux mais très efficace, voici l’image que la majorité des sénégalais que j’ai croisé à Adjamé, Treichville, Abobo et Yopougon ont de leur Président. A l’image de Birahim, Sek T. soutien l’action de Wade mais préfère jouer la carte de l’unité nationale. « Maître Abdoulaye Wade est un sénégalais comme les autres. Même moi le simple bijoutier j’ai le droit d’être candidat alors je pense qu’il faut laisser chaque sénégalais participer au débat politique ». Kane H. en fervent défenseur du PDS ne botte pas en touche pour soutenir son candidat et se lancer dans une interprétation de la constitution sénégalaise. « Wade mérite son deuxième mandat car c’est seulement au cours du premier qu’il a fait changer cette constitution. Son premier mandat n’est donc pas touché par les nouvelles dispositions de la constitution. Qu’on le laisse finir les grands chantiers qu’il a commencé car je ne vois personne finir tout ce qu’il a commencé ».

Attention au syndrome Ivoirien

Sur le continent africain à chaque fois qu’une élection suscite des contestations chacun se rappelle automatiquement de la bêtise Ivoirienne qui a conduit à la mort de 3000 personnes. Bien que cet exemple parle de lui-même le Gabon et la République Démocratique du Congo ont connu le ridicule de l’unique fauteuil présidentiel convoité par deux candidats. La diaspora sénégalaise témoin du cas Ivoirien appelle la classe politique et le peuple sénégalais à la retenue non sans prendre le soin de souligner qu’un tel scénario est impossible au Sénégal. « La Côte d’Ivoire et le Sénégal sont deux pays très différents. Les sénégalais sont mûrs et ils ne pousseront jamais la bêtise au point de détruire un héritage construit depuis 1960. Au-delà le Sénégal est un pays fortement marqué par les traditions religieuses et lorsque les guides religieux appellent au calme tout le monde suit le mouvement. Il n’y aura pas de violence j’en suis sûr » affirme le vieux O. Tall. Sek T. reconnait certes que le Sénégal a une forte tradition religieuse mais ne cache pas son inquiétude. « Moi je ne dirais pas que la violence ne peux pas s’emparer du Sénégal. Je suis en Côte d’Ivoire depuis plusieurs années et ce que les sénégalais disent aujourd’hui c’est ce que les Ivoire disaient il y a quelques années : ‘’nous sommes matures, il n’y aura jamais la guerre….et la suite on la connait ! Je lance un appel à chaque sénégalais et à chaque sénégalaise : la violence on sait quand elle commence mais on ne sait pas quand elle s’achève ! Je demande à chacun de se calmer, de cultiver le respect de l’autre et en cas de problème de privilégier le dialogue. Si nous agissons ainsi nous pourrons sauvegarder la paix in’cha Allah » !

SUY Kahofi

 

Côte d’Ivoire: le corps du journaliste Guy-André Kieffer aurait été retrouvé

06/01/2012 Aucun commentaire

L'image de Guy-André Kieffer sur un visuel Commémoratif

Un squelette a été découvert dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Il pourrait s’agir du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Il avait disparu le 16 avril 2004 à Abidjan.

« Un squelette a été découvert dans la région d’Issia (ouest), en présence du juge français Patrick Ramaël. Les éléments d’enquête donnent à penser qu’il pourrait s’agir du corps de Guy-André Kieffer« , a précisé une source proche du dossier. « Des prélèvements ont été effectués en vue d’analyses ADN« . « Un certain nombre d’éléments laissent penser que cela pourrait être le corps de Kieffer mais il faudra attendre les résultats de tests ADN« , qui vont être faits « le plus rapidement possible« , a déclaré de son côté Maîtree Alexis Gublin, avocat de Bernard Kieffer, frère de Guy-André. Journaliste économique, à Libération, La Tribune et au Monde, Guy-André Kieffer avait disparu le 16 avril 2004 sur un parking de la capitale économique ivoirienne Abidjan alors qu’il enquêtait sur des malversations, notamment dans la filière cacao, dont le pays est le premier producteur mondial. L’enquête menée en France s’est orientée vers des cercles proches du pouvoir de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril 2011 après une crise postélectorale de quatre mois, qui a fait quelque 3.000 morts. Le juge Ramaël est arrivé le 2 janvier à Abidjan pour une nouvelle mission dans le cadre de cette enquête. Au moment de sa disparition, le journaliste travaille pour La Lettre du Continent consacrée à l’Afrique. Il rédige des articles gênants et subit des pressions.

Les Etats-Unis appuient un programme novateur de lutte contre la faim

14/10/2011 Aucun commentaire

 

Phillip Carter III ambassadeur des USA en Côte d’Ivoire

Le Gouvernement des Etats-Unis, à travers l’Agence pour le Développement International (USAID)  a fait don de 1,6 million de dollars pour lutter contre la faim à Abidjan, la   plus grande ville de Côte d’Ivoire. Le don fait partie des 10,7 millions de dollars d’aide de l’USAID pour promouvoir la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire. En collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’USAID a financé le premier projet en Afrique de l’ouest utilisant  la technologie de la téléphonie mobile pour venir en aide aux  personnes affectées  par la crise postélectorale. Plus de 10 000 ménages issus des communes d’Abobo et de Yopougon, qui sont les deux quartiers d’Abidjan les plus durement  éprouvées par la crise,  ont reçu des cartes SIM qui, lorsqu’elles sont activées, autorisent l’accès à l’argent pour acheter de la nourriture. Le projet pilote de deux mois fournira l’équivalent de 75 $ par mois en aide à  des familles à Abidjan, où la nourriture, quoique disponible, reste le plus souvent hors de prix pour les habitants les plus pauvres.

Pour l’Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Phillip Carter III : « Ce don est un exemple concret de l’engagement des Etats-Unis à soutenir la Côte d’Ivoire qui se remet progressivement de la crise postélectorale ». « Ce projet est un excellent exemple d’utilisation de la technologie à des fins humanitaires en permettant aux populations les plus démunies d’accéder à la nourriture. L’utilisation de la technologie de téléphonie mobile a pour avantage de garantir que  cette aide parvient directement aux plus nécessiteux, » a fait remarquer  l’Ambassadeur Carter. Le Gouvernement des États-Unis apporte environ 178 millions de dollars à la Côte d’Ivoire en aide bilatérale.  Outre l’assistance humanitaire, les États-Unis travaillent en collaboration avec des partenaires afin d’encourager la réconciliation nationale et le respect des droits de l’homme, soutenir la reprise économique, promouvoir l’état de droit, préparer les élections parlementaires à venir et assurer des services de prévention, de soins et des traitements de qualité pour les personnes  infectées et affectées, par le VIH/SIDA.

Les Ivoiriens se prononcent sur la crise du logement à Abidjan

31/08/2011 Aucun commentaire

 

A peine achevés que les logements sont déjà occupés !

Trouver un logement à Abidjan est un véritable parcours du combattant. Quelque soit le type d’habitation et les affiches des agences immobilières proposant des tarifs mensuels alléchants, il faut batailler fort pour trouver une maison qui vous fasse gagner en temps et en argent dans vos activités de chaque jour. Fini la belle époque où les entreprises immobilières telles que la SICOGI et la SOGEFIA offraient des logements sociaux aux personnes économiquement faibles. Désormais la spéculation est reine sur le marché du logement et cela aggrave la crise. Au-delà de la spéculation les ivoiriens pointent du doigt d’autres problèmes que sont le coût élevé de la vie en Côte d’Ivoire, l’exode rurale, la fermeture des cités universitaires et la vague de déguerpissement. Sur ce dernier point les avis sont particulièrement partagés. « Le déguerpissement a vraiment ‘’tué’’ les Ivoiriens ! Partout où vous allez vous ne pouvez pas trouver une maison et cette situation occasionne une hausse du loyer » affirme un agent de sécurité. « Il n’y aucun lien entre le déguerpissement et la crise du logement » s’oppose un jeune étudiant avant de démontrer que « le véritable problème c’est que tout le monde veut vivre à Abidjan » et cela pose le problème de l’offre et de la demande.

La grogne des populations fait toujours réagir en haut lieu les autorités. Le cri de cœur de la population a poussé la ministre de la promotion du logement Kaba Nialy à mener des enquêtes de terrain. L’expertise du Ministère de la promotion du logement démontre très clairement que toutes les couches sociales du pays sont soumises à cette crise du logement. Il y a un véritable déficit au niveau de la production si bien que l’achat et la location deviennent quasi impossibles pour les Ivoiriens. Les prix des maisons sont très élevés, ceux du loyer mensuel également et les familles aux revenus modestes ne peuvent pas se loger. Fort de cette situation plutôt alarmante du logement en Côte d’Ivoire et particulièrement à Abidjan, le Ministère de la promotion du logement multiplie les contacts avec les opérateurs économiques nationaux et internationaux pour asseoir un projet de stratégie pour régler à long terme le problème du logement. Kaba Nialy la ministre de la promotion du logement nous en dit un peu plus. « Nous réfléchissons avec nos partenaires sur un projet de stratégie qui s’articule autour des points suivants : la réglementation et les techniques de production, la question du foncier et la question du financement. Il y aura une série de proposition et nous allons retenir celles qui sont pertinentes pour nous permettre de lancer les activités dans le secteur ». Ces activités vont consister à produire en masse des logements pour toutes les couches sociales mais un accent particulier sera mis sur les populations à revenu modeste et à revenu instable.

SUY Kahofi

Côte d’Ivoire: Premier rapport National sur les droits de l’homme

23/08/2011 3 commentaires

 

Eric SEMIEN Président de l'APDH

L’APDH a osé le faire diraient certains, le premier rapport National sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Pourtant il a fallu de l’abnégation et un certain temps pour qu’enfin une ONG Ivoirienne s’aventure sur un terrain tenu par les organisations Internationales et l’ONUCI. Action pour la Protection des Droits de l’Homme (APDH) vient de rendre public son rapport sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire couvrant la période de la crise post-électorale. L’objectif d’un tel rapport est de présenter à la Communauté Nationale et Internationale le point de vu et la vision d’acteurs nationaux des droits humains sur la question des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

Dès les premières lignes du rapport on se rend compte que l’APDH sans faux-fuyant incrimine formellement les deux protagonistes du conflit. « Les pro-gbagbo avec les FDS et leurs supplétifs mercenaires et miliciens et les pro-ouattara avec les FRCI et leurs groupes armés et supplétifs sont tous coupables de ce qui est arrivé. Des exactions ont été commises de part et d’autre » soutien le Président de l’APDH Eric-Aimé SEMIEN. « Depuis l’arrestation de Monsieur Gbagbo les exactions des FRCI se poursuivent et c’est vraiment dommage pour notre pays » précise Eric-Aimé SEMIEN. Le titre du rapport est Haro sur l’Etat de non droit. La Côte d’Ivoire, malgré les propos rassurants du Président Alassane Ouattara et de son gouvernement est loin du compte en matière de lutte contre l’impunité et de respect des droits de l’homme. Dans un pays où l’on parle de justice et de recherche de la vérité, les services de police judiciaire, les tribunaux et la gendarmerie ne mènent aucune activité ! Dans un Etat de droit la fiabilité d’un système judicaire est la garantie des libertés individuelles, or il n’en est rien en Côte d’Ivoire. « Malgré tous les efforts verbaux que le gouvernement fait il n’y a pas d’impacts réels sur le terrain. Des éléments des FRCI se comportent de façon outrageante et outrageuse envers les populations et personne n’ose lever le petit doit ! » s’indigne le Président de l’APDH. Les autorités ont reçu le rapport par l’entremise du Ministère des droits de l’homme qui s’est réjouis de la démarche d’une ONG Nationale.

Au-delà de ce rapport l’APDH s’indigne de la sortie du Procureur de la République qui face aux caméras de la télévision nationale a semblé légitimer les exactions des FRCI. En temps qu’homme de loi, sensé rechercher la vérité et écrouer les coupables, sa prise de position est ‘’une sortie de route’’ que l’ONG condamne. Le Procureur de la Républiques estime que se serait trop lui demander de juger ceux qu’ils qualifient de sauveurs du pays. Sauveurs du pays ou pas l’APDH estime qu’ils doivent être jugés. « Nous voulons savoir : dans l’acte de sauvetage des FRCI, y a-t-il eu violation des droits de l’homme ou pas ? Ce n’est pas au procureur de dire qu’un tel ou un tel est sauveur de la Côte d’Ivoire. Son attitude laisse planer un doute sérieux sur la volonté des autorités de lutter contre l’impunité » conclu le Président de l’APDH.

SUY Kahofi

Côte d’Ivoire – Justice : Le couple Gbagbo inculpé

19/08/2011 Aucun commentaire

 

L'ancien homme fort de Côte d'Ivoire bientôt face aux juges!

C’est désormais officiel Laurent Gbagbo l’ancien Président Ivoirien et son épouse sont officiellement et formellement inculpés par le juge d’instruction. L’annonce a été faite par le Procureur de la République près le tribunal d’Abidjan Kouadio Koffi Simplice. A la stupéfaction générale les Chefs d’accusation retenus contre l’ancien couple présidentiel sont purement d’ordre économique, du moins au plan national. Conformément au réquisitoire introductif d’instance Laurent et Simone Gbagbo pourront être poursuivit pour vol aggravé, détournement de deniers publics, concussion et atteinte à l’économique nationale.

Le Procureur de la République près le tribunal d’Abidjan Kouadio Koffi Simplice a étayé chaque chef d’accusation par des exemples précis pour permettre aux Ivoiriens de comprendre une procédure judiciaire souvent complexe. Le cas de vol aggravé est lié aux descentes de l’ancien régime à la BECEAO, à la BICICI et à la Société Général. Les détournements de deniers publics se justifient par l’illégalité du pouvoir de disposer des fonds appartenant à l’Etat de Côte d’Ivoire. La concussion pour les impôts qui n’étaient pas dus et qui ont été perçus. L’atteinte à l’économique nationale pour la campagne en faveur de la création d’une monnaie qui a fait douter du francs CFA et crée une instabilité monétaire. Les crimes de sang ou ceux pouvant s’apparenter à des crimes contre l’humanité seront traités par le CPI. La justice Ivoirienne n’ayant pas de véritable expérience dans ce type de dossier très sensible a jugé bon de ne pas s’aventurer sur ce terrain !

L’inculpation de Laurent Gbagbo fait dire à certains Ivoiriens que la justice marche à l’envers ! L’ancien Président, membre de facto du Conseil Constitutionnel devait bénéficier d’une procédure judiciaire spécial par vote préalable à l’Assemblée Nationale chose qui n’a pas été faite puisse que le gouvernement d’Alassane Ouattara nie toute légitimité à cette institution dont les membres sont en vacance forcée et sans indemnités. Le Procureur a justifié la mise à l’écart de cette procédure par l’article 45 de la loi sur les cas où un Chef d’Etat ou un ancien Chef d’Etat doit répondre de ses actes devant la justice. Serges Gbougnon l’avocat de Laurent Gbagbo s’est dit indigné par la discourtoisie avec laquelle le Procureur a rendu public cette importante décision sans même informer la défense. Au-delà de Laurent et Simone Gbagbo toutes les personnes qui ont fait l’objet de mesure d’assignation à résidence sont désormais sous contrôles judiciaires. A ce titre toutes les visites et tous les actes subséquents qui doivent être posés à l’endroit des prévenus doivent être soumis à l’appréciation du juge d’instruction.

SUY Kahofi