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Des blogueurs à la Fabrique Nestlé de Yopougon

Amani Laëtitia, application-specialist explique l’importance du contrôle qualité aux blogueurs

Amani Laëtitia, application-specialist explique l’importance du contrôle qualité aux blogueurs

Nestlé Côte d’Ivoire a organisé ce jeudi 29 septembre une journée portes ouvertes à l’intention des blogueurs ivoiriens. Ces acteurs des nouveaux médias ont pu découvrir les secrets de fabrication des bouillons Maggi bien trop souvent au cœur de préjugés.

Voici plus de 130 ans que les produits Maggi sont consommés à travers le monde et la Côte d’Ivoire est aussi un pays où les consommateurs connaissent bien ces produits notamment les cubes et les tablettes. Ces bouillons sont si célèbres qu’il serait difficile de dire s’il existe en Côte d’Ivoire un habitant qui ne les a jamais consommés. Hélas cette grande popularité des bouillons Maggi a aussi son revers. Dans les rues et gares routières d’Abidjan, sur les dépliants de naturo-thérapeutes, dans les marchés ou même sur les réseaux sociaux, il est aisé de voir certaines lignes qui ne sont pas de nature à rassurer les consommateurs. Les cubes et tablettes Maggi seraient à l’origine de plusieurs maladies quand elles ne les favorisent pas. (suite…)



Lutte contre la cherté de la vie : un accord sur la baisse du prix du riz

 

Un accord sur la baisse du prix du riz

La signature d’un protocole d’accord sur le prix de vente maximum des différentes qualités de riz vendues sur le marché Ivoirien a réuni importateurs, grossistes, détaillants, associations et fédérations de consommateurs ainsi que le ministre du Commerce autour de la même table. Ce protocole prévoit une réduction de 10% sur le prix des différentes quantités de riz. Contrairement au précédent accord qui ne concernait que le riz de grande consommation 25% brisures, appelé couramment ‘’Denikachia’’, la nouvelle disposition couvre toutes les qualités de riz à savoir semi luxe et luxe. A    partir 7 avril 2012, les nouvelles dispositions sur le prix du riz seront mis en application de sorte que dans les semaines avenirs les prix soient respectés par les commerçants sur les marchés. Le ministre Dagobert Banzio a tenu personnellement à remercier tous les acteurs qui ont participé à l’aboutissement de ce nouveau protocole. Pour le ministre, cette signature de protocole d’accord entre dans le cadre de la lutte contre la vie chère qui a fait objet de communication gouvernementale. Le premier responsable du Commerce en Côte d’Ivoire a ajouté que des mesures d’ordre structurel sont en cours et seront annoncées au fur et à mesure en vue d’une baisse du coût de la vie en Côte d’Ivoire. Il a en outre appelé les signataires de l’accord à se conformer à cet engagement. A ce sujet il a mis en garde les commerçants véreux qui seraient tenté de pratiquer les prix qu’ils souhaitent. Il a brandit le spectre de l’application stricte de la loi pour que ces prix soient respectés. Pour ne plus gruger les consommateurs, les commerçants auront l’obligation d’afficher les prix et de délivrer des factures normalisées si le client en fait la demande. Une campagne de sensibilisation et d’information des consommateurs sur les nouveaux prix est en vue. Dans le cadre du protocole d’accord, le kilogramme du riz 25 % de brisure aura un prix qui oscille entre 297 FCFA et 317 FCFA. Celui du sémi-luxe sera désormais vendu au kilogramme entre 362 FCFA et 543,11 FCFA. Quant au riz de luxe, le kilogramme se discutera entre 710 FCFA et 760 FCFA.

SUY Kahofi



Pour contrer la crise Abidjan se met en mode chintok !

 

eburnietoday.mondoblog.org

Les produits chintoks envahissent de nouveau le marché

« En cette période de vaches maigres point besoin de faire des dépenses inutiles pour tout reconstruire » semblent se dire les Ivoiriens. Quand la galère et les difficultés économiques sont au rendez-vous, il faut savoir faire bouger ses neurones pour s’en sortir. Les Ivoiriens l’ont compris et avec le peu de ressources dont ils disposent, ils prennent d’assaut le marché pour essayer de redonner vie à leur maison ou leurs activités de tous les jours. Alors quand on a un petit budget, que peut-on faire pour avoir un maximum d’articles ? A cette question les Ivoiriens vous diront qu’il faut se rabattre sur les produits made in China !

Les fameux produits chintoks en ces temps de disette ont de nouveau le vent en poupe. A les voir inonder de nouveau le marché on se demande bien si la Côte d’Ivoire n’a pas réussit son pari de diversifier ses partenaires économiques. Alimentation, construction, vêtements…il n’existe pas un seul secteur qui échappe à l’invasion de l’Empire du milieu et cela n’est pas fait pour déplaire aux consommateurs locaux. « L’Ivoirien n’a plus rien et il faut avoir le courage de le dire. Avec les produits chintok au moins peut faire des économies car les articles moins chers » affirme N’guessan Stéphane un client d’Adjamé Saint Michel. Stéphane a raison car à voir le prix des articles, on comprend automatiquement pourquoi ils attirent. Petite démonstration avec madame Bamba. « Avec 5000 f je viens d’acheter le nécessaire pour la douche » nous dit-elle fièrement. « Un seau à 9000, la bassine à 1500, deux brosses pour sol à 600, le panier pour brosse à dent à 500 et le cure chasse à 1500 ! » nous détaille la mère de famille entre deux achats.

L’affluence des clients fait aussi le bonheur des vendeurs qui ‘’se rattrapent’’. Koniba est vendeuse d’assiette et de verres au Forum des Marchés d’Adjamé, elle nous explique pourquoi les commerçants ont le moral très haut. « Avec la crise, les Ivoiriens ne pensaient pas à autre chose que la nourriture. Il fallait survivre et c’était tout. Le marché était vide et les commerçants désemparer ! Aujourd’hui avec la reprise des activités il y a de nouveau du monde sur le marché. Les consommateurs viennent acheter de nombreux articles et nous avons notre bénéfice à la fin de la journée ». Elle nous dira que les filières de distribution Dubaï – Abidjan et Pékin – Abidjan ont été les premières à se mettre en marche. Les grossistes durement touchés par la crise se sont dépêchés de contacter leurs fournisseurs chinois pour les marchandises prennent la destination d’Abidjan. Aujourd’hui les affaires vont bien et les Ivoiriens qui se plaignaient de la qualité des produits semblent avoir mis une croix sur ce débat prix – qualité. Avec les produits chintok tout le monde gagne à l’image de Sékou qui nous présente sa nouvelle trouvaille made in china. « Mon portable à trois carte SIM, la télévision, la radio, un appareil photo, une fonction enregistreur vidéo et audio, une possibilité de se connecter à internet… ». N’est ce pas formidable la petite aventure des chinoiseries sur le marché Ivoirien ?

Suy Kahofi



« Vous avez consommé donc payez ! »

 

eburnietoday.mondoblog.org

Les clients ne sont pas du tout content de la CIE !

Le titre de cet article est la réaction d’une femme aux cheveux grisonnants dans le rang formé par les clients venus régler leurs factures devant l’agence de la CIE à Adjamé 220. Son âge l’a visiblement sauvé des propos orduriers qui devaient théoriquement s’abattre sur elle. A Abidjan ce genre de propos restent rarement sans commentaire surtout quand il s’agit d’un problème aussi ‘’grave’’ que le règlement des factures impayées sous fond de scandale de surfacturation. En effet depuis la reprise des activités et le vent de relance qui souffle sur le pays la CIE, Compagnie Ivoirienne d’Electricité a repris la distribution des factures pour les consommations des quatre derniers mois marqués malheureusement par la crise. Les Ivoiriens une fois leurs factures en main sont passés en mode grogne ! « Tout ce qui est écrit sur la facture ne ressemble en rien à aucune de mes consommations depuis que j’ai posé mon compteur ! » affirme Francis L. un client. « Il y a comme un plus de 4000 f sur ma facture que je n’explique pas et que personne d’ailleurs ne peux m’expliquer » soutien pour sa part Bakary K. ferrailleur. « On vient à peine de sortir de la crise et la CIE vient nous tendre des factures aussi salées ? La CIE n’a pas pitié des consommateurs au point de pratiquer des surfacturations après crise ? » s’interroge Serge Kouassi. La CIE se délecte-t-elle du malheur de ses clients en pratiquant des surfacturations ? NON rassurent les patrons de la compagnie qui tentent dans les clameurs de la foule de se faire entendre.

La Compagnie Ivoirien d’Electricité ne pratique donc pas de facturation abusive et c’est du moins ce que soutien le Directeur d’exploitation de la région d’Abidjan de la CIE. N’gonian Kouakou Kouassi puisse que c’est de lui qu’il s’agit affirme en outre que la facturation actuelle prend en compte l’historique de consommation du client. « Lorsque nous sommes en situation de crise où nos collaborateurs ne peuvent pas se rendre sur le terrain pour faire le relevé des indexes, nous faisons des facturations par indexes estimés. C’est ce que nous avons fait pour les factures du mois d’avril en tenant compte de l’historique des six dernières factures du client pour trouver une moyenne ». Cette méthode de calcul ne fait pas l’affaire des consommateurs et elle est dénoncée par la Fédération des Associations des Consommateurs Actifs de Côte d’Ivoire qui estime que la CIE « doit revenir à l’ancien système de facturation ». Malgré les garanties de paiement données par la CIE et qui s’étendent sur un mois, les clients réclament un traitement des factures au cas par cas. « Tout le monde n’a pas les mêmes ressources au même moment. Je crois que la CIE doit surtout accepter d’échelonner le paiement des factures et au moins faire seulement la facturation de deux mois sur les quatre » affirme Mr Assié. Il demande que la redevance RTI soit suspendue pour les factures de cette période de quatre mois en vue de soulager les clients.

Suy Kahofi



Abidjan : c’est toujours la hausse des prix !

 

Les prix des denrées alimentaires sont toujours élevés

Il va falloir du temps pour que les prix des denrées alimentaires dans les centres commerciaux, boutiques et marchés puissent se stabiliser. La rareté des denrées alimentaires et le difficile approvisionnement des marchés ont poussé certains vendeurs et commerçants à pratiquer des prix qui laissent le consommateur sans voix ! Jamais ont avait assisté à une telle hausse des prix en Côte d’Ivoire. Durant la crise et les combats, les prix ont été majorés à plus de 150% ! Il était aisé de trouver une boite de sardines à 1000 f, le litre d’huile à 2500 f, la boite de lait à 2400 f, la boule d’attiéké de 200 f à 500 f et celle de 500 f à 1000 f.

Avec le retour au calme dans la quasi-totalité des quartiers d’Abidjan les prix ont commencé à chuter mais se nourrir demeure  difficile pour des familles qui n’ont plus rien. « Je suis sorti ce matin pour acheter un sac de riz avec mon dernier billet et je dois dire que suis vraiment découragé par les prix. Ce petit sac de riz que j’achetais à 3500 f est aujourd’hui vendu à 5000 f ! Je crois que dans l’immédiat les autorités doivent aussi s’attaquer au problème de la hausse des prix car l’Ivoirien à du mal pour joindre les deux bouts » affirme Mr Sié. Mlle Api Hortense ne dit pas le contraire : « il faut interpeller les commerçants mais surtout les boutiquiers de quartier sur leurs agissements. Je souhaite même que l’ambassadeur de Mauritanie soit interpellé sur le comportement de ses compatriotes qui ont le monopole du commerce. Ils font ce qu’ils veulent, fixent les prix qu’ils veulent et ne pensent même pas à la situation du pays ». Juste à côté d’elle, Levry Jean qui veut aussi s’exprimer lance cet avertissement : « si nous décidons de boycotter les boutiques des ressortissants mauritaniens, on dira que les Ivoiriens sont xénophobes. Je pense que lorsqu’une Nation vous offre le gîte et le couvert, la moindre des choses c’est de compatir lorsque son peuple souffre et non de s’enrichir sur son dos en temps de disette ».

Les commerçants ne veulent pas non plus porter la responsabilité de la hausse et se défendent. « Nous sommes revendeurs et plus haut il y les grossistes qui nous disent qu’ils ont des difficultés pour avoir la marchandise. Ils fixent les prix et nous sommes obligés de nous aligner sur leurs tarifications si nous ne voulons pas vendre à perte. Que les ivoiriens se patientent : lorsque nous auront les banques ouvertes et que nos partenaires pourront nous ravitailler via nos filières traditionnelles les prix redeviendront normaux » affirme Bâ, détaillant sénégalais.

Suy Kahofi