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Relance du trafic commercial entre 4 pays membres de l’UEMOA

13/05/2012 Aucun commentaire

Les chargeurs veulent contribuer à la promotion de l'économie sous-régionale

L’épineux dossier du racket sur les routes ouest-africaines ne doit être en aucun cas un frein à la coopération sous régionale. Les chargeurs de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali l’ont comprit et ils ont décidé de s’engager ensemble pour relancer le trafic inter-état. Pour jeter les bases d’une collaboration en vue d’exécuter des projets communs, les chargeurs des quatre pays ont organisé une rencontre cette semaine à Abidjan. « La rencontre s’inscrit dans le cadre de nos ambitions d’intégration de nos économies. Tout ce que nous allons entreprendre le sera pour le bien de la sous région » déclare Koné Fakho le Président du Conseil d’Administration de l’Office Ivoirien des Chargeurs sur le bienfondé des travaux en terre Ivoirienne. L’union fait la force et les chargeurs de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali l’ont comprit si bien qu’au terme de la rencontre les uns et les autres ont vite fait de proposer une série de projets utiles aux quatre pays. « Nous avons décidé de mettre œuvre un système de traçage électronique des camions et des individus qui les conduisent. Ce système sera un projet continu entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’hinterland. La décision a été aussi prise d’aménager surtout au niveau de la Côte d’Ivoire des aires de repos et de stationnement pour les chauffeurs » nous explique Koné Fakho.

La collaboration entre la Côte d’Ivoire, le Niger, le Burkina Faso et le Mali revêt donc une importance capitale dans la mesure où à court terme les projets mis en œuvre pour faciliter le trafic auront un impact positif sur les économies de chaque pays. Baba Laye Dao le Président de l’Office Malien des Chargeurs en est fortement convaincu voici pourquoi il appelle au renouvellement de ce type contact inter-états. « Il faudrait qu’on se rencontre beaucoup plus souvent parce que de toute façon nos économies sont des économies intégrées et aucun pays ne peut se passer de l’autre ! » La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso qui affichent une excellente coopération en matière de trafic inter-état ont présenté à titre d’exemple les points forts et les insuffisances de cette coopération. Les quelques zones d’ombre n’ont pas empêché Traoré Ali le Directeur Général du Conseil Burkinabé des Chargeurs de souligner la montée en puissance des échanges depuis la fin de la crise post-électorale Ivoirienne. « Le Burkina et la Côte d’Ivoire il y a non seulement le corridor routier mais il y a aussi le corridor ferroviaire. Avant la crise le trafic du port d’Abidjan dépassait pratiquement les 65 à 70%. Avec la crise le régime a baissé mais au moment où je vous parle les choses ont changé et la tendance est à la hausse ».

Pour plus d’efficacité dans l’action, le suivi des projets communs sur les corridors routiers de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali sera l’affaire d’un comité technique.

SUY Kahofi

Les autorités Ivoiriennes s’engagent contre la cherté de la vie

03/04/2012 Aucun commentaire

 

Les boutiquiers sont sommés de pratiquer des prix responsables

Le Premier ministre ivoirien, Jeannot Ahoussou Kouadio a mis en mission de contrôle et de veille sur les mesures mises en œuvre pour lutter contre la cherté de la vie. Ce 31 mars à Yamoussoukro la capitale politique de la Côte d’Ivoire, le corps préfectoral et les responsables des collectivités territoriales ont été interpellés. Les mesures gouvernementales décidées relativement à la cherté de la vie concernent la mise en place d’un Comité de veille permanent pour l’ensemble des produits de grande consommation qui devra rendre compte au gouvernement, diligenter une étude sur les protections dont bénéficient les industries installées en Côte d’Ivoire en vue de mesurer leur pertinence. La question de la cherté de la vie est aujourd’hui au cœur de tous les débats en Côte d’Ivoire. Il ne se passe pas un seul jour sans que les populations Ivoiriennes ne se plaignent de la hausse des prix sur le marché. Les boutiquiers et les vendeuses à l’étalage semblent afficher des prix qui passent du simple au double entre deux jours. Une situation qui occasionne des grognes au sein de la population. « Le marché était cher avant la crise et je dois dire qu’il est devenu plus cher. L’Ivoirien ne peut plus rien acheter : du riz aux légumes en passant par l’huile ou le savon, chacun affiche ces prix comme si nous étions dans la jungle » affirme Françoise Konan une mère de famille. Madame Kouassi se propose de nous faire l’état des denrées dont le prix est passé du simple au double. « Nous avons sur le marché des vivriers, la banane, le manioc, les légumes mêmes. Pour la viande le kilo à 2100 ou 2300 f CFA par endroit c’est trop. Le poisson et le poulet on n’en parle pas ! ».

Au-delà des produits cités par cette mère de famille, il y a également la hausse du prix du riz pour lequel le gouvernement Ivoirien vient d’obtenir une légère réduction. « Le riz de grande consommation que nous appelons déni kachia qui est le riz avec 25% de brisure a un prix qui varie autour de 300 f CFA » soutien Dagobert Banzio Ministre Ivoirien du Commerce. Une amélioration a été faite car en 2008 le prix de ce même riz de grande consommation oscillait entre 315 et 450 f CFA, en 2009 il est passé entre 325 et 345 f CFA. Dans le nord le riz de luxe et semi luxe est vendu à 280 et 310 f CFA. Si en théorie ces prix se stabilisent certains commerçants véreux continuent d’afficher des prix à la tête du client. Alors pour faire des économies et varier leur alimentation, les populations Ivoiriennes se rabattent sur les marchés de vivrier où la hausse se fait aussi sentir. Kouadio Ahou Bertine est commerçante de vivrier au marché Gouro d’Adjamé, elle nous explique que la hausse sur l’étalage est fonction du prix sur le marché de gros. « Avant la crise le lot de banane était vendu à 5000 ou 6000 f mais aujourd’hui nous l’achetons entre 12.000 et 15.000 voir 17.000. Pour le manioc on pouvait avoir un tas à 200 ou 300 mais aujourd’hui il faut 1000 ou 1500 pour un tas ». Avec 50.000 une vendeuse pouvait faire le plein de marchandise avant la crise mais aujourd’hui avec 100.000 f il faut serrer la ceinture pour avoir de quoi payer le transport. Sous l’impulsion du premier ministre Ahoussou Jeannot qui se fait désormais aider des préfets, sous-préfets et du corps administratif Ivoirien, les autorités sont en guerre contre la vie chère et les commerçants rebelles aux reformes et baisse des prix. Le gouvernement ne pourra pas à lui seul arriver à restaurer l’ordre sur les marchés d’où cet appel du Ministre du Commerce. « Les associations de consommateurs à la base doivent saisir le ministère pour signaler les commerçants qui affichent des prix trop élevés. Ils doivent aussi saisir les consommateurs pour les orienter vers les boutiques les moins chers. Il ne s’agit pas de boycotter les boutiquiers qui pratiquent les mauvais prix mais d’aider les Ivoiriens à dépenser moins pour se nourrir ». Le gouvernement de son côté n’entend pas mener exclusivement la politique du bâton mais il entend surtout sensibiliser chaque acteur pour que sa politique de lutte contre la vie chère puisse être épousé par chaque habitant du pays.

SUY Kahofi

Café-Cacao : la Côte d’Ivoire consacre la vente anticipée à la moyenne en 2012

28/12/2011 Aucun commentaire

 

Le cacao sera vendu 1 an avant la récolte!

Après la dissolution des nombreuses structures de gestion de la filaire café-cacao en Côte d’Ivoire, le gouvernement Ivoirien est au point d’achèvement de la reforme dans la filière café-cacao pour ce qui est des axes prioritaires à exécuter en 2012. Au compteur des principales décisions à appliquer dès janvier 2012 à l’ouverture de la grande saison de récolte figure l’instauration d’un prix bord champ unique et obligatoire que tous les acheteurs doivent respecter sous peine de sanctions. Jusqu’à ce jour, les différents prix bord champ fixés ne sont nullement respectés par les acheteurs qui sur le terrain spéculent en fonction des paysans. Le prix de 1000 francs CFA officiel est revu à la baisse et déprécié de 30 à 45% dans certaines zones de production de l’est et de l’ouest du pays. Mamadou Sangafoa Coulibaly le Ministre Ivoirien de l’agriculture souligne que de telles pratiques seront un vieux souvenir à partir de 2012 et rassure que l’efficacité des reformes permettra aux paysans de toucher au moins 60% du prix CAF.

A partir de 2012 la Côte d’Ivoire consacre également un programme de vente anticipée à la moyenne. Il s’agit de vendre à des prix attractifs la production nationale un an avant la récolte sous le format d’une commande passée à l’international. Ce type d’opération permettra de stabiliser à l’avance les prix et sur la base de ce marché global garantir un prix unique d’achat. Ce prix sera connu des paysans et des acheteurs avant le début de la livraison des fèves brunes. Le programme de vente anticipée à la moyenne implique que la qualité du cacao Ivoirien soit de bonne qualité d’où cet appel du Ministre Mamadou Sangafoa Coulibaly aux paysans afin que ces derniers puissent adopter les bons gestes de production et de stockage des fèves. La reforme de la filière café-cacao était l’une des promesses de campagne du candidat Alassane Ouattara et les paysans de leurs côtés espèrent que cette promesse se transformera en réalité pour qu’après tant d’année de souffrance ils puissent enfin vivre du fruit de leur labeur.

SUY Kahofi

Eaux minérales, la bataille des marques

26/12/2011 un commentaire

Barons et nouveaux prétendants se disputent le marché

Chaque jour, des milliers de bouteilles d’eau minérale quittent les rayons des grandes surfaces et des boutiques de quartier de la capitale Ivoirienne. Si à l’origine les Ivoiriens n’avaient qu’une seule marque d’eau embouteillée, aujourd’hui le marché en est inondé.

Awa®, ce nom était il y a une dizaine d’années encore la seule marque d’eau minérale connue des Ivoiriens. Dans les années 90, les concurrents ont petit à petit pris place à ses côtés. Les Barons de l’eau étaient nés. Nouveaux prétendants et dangereux rivaux : les marques d’eau en sachet et leurs appels du pied au grand public.

Pour une place au soleil

Dans la bataille farouche que se livrent les marques d’eaux, la publicité occupe une position stratégique. Pour se faire une place au soleil, toutes les tactiques sont bonnes : publi-reportage, spot télé et radio, sponsoring d’émissions et d’évènements surtout d’activités sportives. Dans les rues d’Abidjan, les jeunes équipes de promotion s’affrontent tous les jours dans des combats sans merci. Pour tenir les rangs, le marketing est mis à contribution. Après les classiques bouteilles de 0,5 et 1 litre, apparaissent les bouteilles de 1,8 litres et les bonbonnes de 5 litres. Les marques étrangères d’habitude discrètes, car réservées à l’élite, désormais partent elles aussi à l’assaut du marché de masse. Les états-majors s’organisent et  le battage publicitaire se renforce  à mesure que progresse le camp adverse.

Maman, cette eau n’est pas intéressante!

Pendant ce temps, au rayon eaux, les consommateurs ne savent plus à quelle marque se vouer. On pourrait dire, « pourquoi choisir une marque puisque l’eau c’est l’eau ? Mais lorsque vous goûtez l’eau minérale, votre corps épouse une telle ou une telle marque du simple fait de sa composition. Taux de sodium, calcium ou potassium : il faut bien lire l’étiquette avant de faire un choix« , soutient Mme Moustapha. « Souvent quand vous donnez une eau minérale à vos enfants, ils peuvent se retrouver avec des troubles digestifs. Pour éviter tout ça on essaie plusieurs marques et on garde la bonne. Les enfants eux-mêmes nous interpellent souvent. Ils nous disent maman cette eau n’est pas intéressante !« , précise Mme Koffi.

Consommateurs avertis

Le regard pointilleux de ces mères de famille montre  l’importance qu’accordent les Ivoiriens au choix de leurs bouteilles d’eau. Certains vont jusqu’à se renseigner sur l’entreprise de conditionnement et même sur le site d’exploitation. Il faut dire que des rumeurs avaient laissé entendre qu’une célèbre marque d’eau minérale exploitait une nappe phréatique située en dessous d’un cimetière !

Mais tous les consommateurs ne sont pas aussi pointilleux ou publivores. D’autres ne s’attardent ni sur l’étiquette, ni sur les panneaux publicitaires. « Je n’ai pas d’idée, je bois parce que c’est de l’eau, c’est tout ! », déclare Régina. Elle affirme néanmoins que boire de l’eau minérale conditionnée sous contrôle des autorités assure une protection contre les maladies liées à l’eau.

Vive la loi du marché

Au demeurant, les Ivoiriens sont les premiers à se réjouir de cette bataille entre les marques. La libéralisation et la libre concurrence ont permis une chute considérable des prix. Les eaux minérales et eaux de sources sont désormais plus accessibles à tous. Les prix proposés aux familles pour les achats en gros s’avèrent si attractifs qu’elles n’hésitent pas à faire des provisions en grande quantité. Hier, boire de l’eau minérale ou de l’eau de source était considéré comme un symbole d’aisance. Aujourd’hui, c’est un geste des plus banals.

Prochaine bataille de la guerre des eaux : la récupération et le recyclage des bouteilles et sachets en plastique qui représentent une part importante des ordures ménagères dans les grands centres urbains.

SUY Kahofi

Obama rétablit l’éligibilité de la Côte d’Ivoire à l’AGOA

26/10/2011 un commentaire

 

Obama rétablit l’éligibilité de la Côte d’Ivoire à l’AGOA

Le Président Barack Obama a annoncé ce 25 octobre 2011 que l’éligibilité de la Côte d’Ivoire aux préférences commerciales et autres avantages liés à la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (African Growth and Opportunity Act ou AGOA) a été rétablit. La décision du Président Obama est une reconnaissance des progrès que la Côte d’Ivoire a accomplis dans le rétablissement de la démocratie, l’amélioration de l’environnement des affaires et la lutte contre la corruption. L’annonce fait suite à  l’engagement  de la Côte d’Ivoire à respecter les  critères d’éligibilité à l’AGOA ; notamment la mise en place d’une économie de marché, la promotion de l’état de droit, des politiques économiques permettant de réduire la pauvreté, le respect  du droit international du travail et les efforts visant à combattre la corruption. L’éligibilité de la Côte d’Ivoire à l’AGOA a été retirée en 2005 après cinq ans d’instabilité politique et de conflit armé.

Pour l’Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Phillip Carter III, « la décision du Président Obama est la reconnaissance du pas important que la Côte d’Ivoire a fait dans le rétablissement de la démocratie et de l’état de droit. L’éligibilité à l’AGOA va stimuler des relations étroites entre les Etats-Unis et la Côte d’Ivoire et remettre la Côte d’Ivoire sur les rails en vue de lui permettre de retrouver sa place de locomotive économique de l’Afrique de l’Ouest ». La Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (African Growth and Opportunity Act ou AGOA) a été signée par le Président Clinton en mai 2000 dans le but d’accroître le commerce et l’investissement entre les Etats-Unis et l’Afrique sub-saharienne, de stimuler la croissance économique, de promouvoir un dialogue de haut niveau sur les questions relatives au commerce et à l’investissement, d’encourager l’intégration économique et de faciliter l’intégration de l’Afrique sub-saharienne dans l’économie mondiale.  Les préférences commerciales considérables ainsi que celles relatives au Système Généralisé de Préférences et au Traitement Tarifaire de la Nation la Plus Favorisée constituent les principaux avantages de l’AGOA, lesquels permettent aux marchandises produites dans les pays éligibles à l’AGOA d’entrer sur le marché américain sans paiement de taxe. Le Président Obama a également rétablit l’éligibilité de la Guinée et du Niger à l’AGOA suite aux élections présidentielles de 2010 qui ont été qualifiées d’élections libres et transparentes.

Le Régime Ouattara a 100 jours : le peuple se prononce !

11/10/2011 Aucun commentaire

 

Les Ivoiriens jugent leur Président après 100 jours de gestion

Voici 100 jours que le Régime du Docteur Alassane Ouattara tient les rennes de la République de Côte d’Ivoire et que celui-ci tente tant bien que mal de recoller les morceaux d’une Côte d’Ivoire divisée après une crise post-électorale violente. Si le séminaire gouvernemental marque au sommet de l’Etat ces 100 jours de gouvernance, il est important de souligner que dans le bas peuple on ne se refuse pas de commenter cette période de gouvernance pour ‘’célébrer’’ ces 100 jours. Pour certains le bilan est positif, pour d’autre il y a encore beaucoup à faire pour satisfaire la population.

Au compteur des points positifs, il y a les progrès importants notés dans l’assainissement des villes du pays. Les travaux d’embellissement à haute intensité de main d’œuvre ont réduit quelque peu le chômage mais surtout contribué à rendre Abidjan propre. « On peut tout dire mais ça au moins ça se voit : la ville n’a jamais été autant propre depuis plusieurs années. Les routes sont refaites, d’autres sont bitumées, les caniveaux curés et l’arrivée du Président Ouattara marque la fin des constructions anarchiques. C’est quelque chose que tout le monde croyait inimaginable » affirme Olivier Kouassi un abidjanais. Un autre point positif concerne la sécurité et Koné Karim un chauffeur de car inter-urbain s’en félicite. « Il n’y a plus trop de barrages anarchiques sur les routes, le racket existe mais il est plus discret et après la vague de violence sur nos routes on peut dire que ça va ». Sur le point de la sécurité tout le monde n’est pas aussi rassuré que Karim. On dénonce ici et là des cas de braquages et de violence souvent à mettre à l’actif des éléments des FRCI. La présence des chasseurs traditionnels dozos ne rassure pas certains Ivoiriens qui s’accommodent mal de leur look qui ternit l’image de l’armée Ivoirienne. L’ouest du pays reste à pacifier réellement !

Les Ivoiriens apprécient également la mesure de gratuité des soins dans les hôpitaux publics et les programmes de réhabilitation des structures sanitaires, sociales et éducatives. Concernant notamment l’éducation, les examens de fin d’année malgré la question des élèves et étudiants déplacés ont pu se dérouler. Cette situation ne masque pas pour autant le malaise des étudiants qui vivent déjà en mode année blanche en attendant que les travaux de réhabilitation des Universités ne s’achèvent. Là où les Ivoiriens ne font pas de cadeau aux nouvelles autorités Ivoiriennes, c’est bien sûr le dossier du chômage qui devient de plus en plus inquiétant voir chronique dans le pays. En effet Alassane Ouattara a promis 1.000.000 d’emploi aux Ivoiriens d’ici 2015 et pour le moment les jeunes diplômés doivent encore se rabattre sur leurs porte-faix, cabines téléphoniques, salles de jeu vidéo et brouettes de ramassage d’ordure pour avoir la pitance alimentaire quotidienne.

Fluidité du négoce de bétail entre la Côte d’Ivoire et les pays de la CEDEAO

28/09/2011 Aucun commentaire

 

Les Ivoiriens n’ont pas souvent le cœur à la viande !

La Côte d’Ivoire malgré les nombreuses politiques de valorisation de la production animale nationale est un pays qui n’est pas encore auto-suffisant en matière de protéine animale. Elle doit encore importer des têtes de bovin des pays membres de l’espace CEDEAO notamment ceux de l’hinterland que sont principalement le Mali, le Niger, le Burkina…pour ravitailler les marchés. Pour faire face à la demande nationale toujours plus croissante les producteurs Ivoiriens ont porté sur les fonds baptismaux une fédération nationale des filières bétails de Côte d’Ivoire qui est membre de la Confédération des Fédérations Nationales de la Filière Bétail et Viande des pays de l’Afrique de l’Ouest COFENABVI-AO. Malgré l’existence de cette structure qui a son siège à Abidjan, la Côte d’Ivoire peine encore à ouvrir son marché et à garantir une réelle fluidité dans le négoce du bétail. Selon Bamba Yacouba vice-président de la Fédération Nationale des Coopératives de la Filière Bétail et Viande de Côte d’Ivoire, les difficultés auxquelles les professionnels de la filière bétail font face en Côte d’Ivoire ont pour nom les coups de convoyage du bétail élevé, les taxes annexes souvent injustifiées sur le bétail et surtout le racket sur les routes du pays.

La COFENABVI-AO pour trouver une solution à ces problèmes mène des politiques de persuasion auprès des autorités Ivoiriennes mais aussi ceux des pays membres de l’espace CEDEAO pour que les taxes et autres charges liés au négoce du bétail puissent chuter. Elle mène aussi des actions pour que les autorités douanières de l’UEMOA et de la CEDEAO puissent garantir la libre circulation des personnes et des biens pour que les pays producteurs puissent satisfaire les demandes des terminaux des pays côtiers. Pour encourager également les producteurs et les aider à couvrir leurs charges d’exportation un système de prêt interne a été mis sur pied. Les professionnels de la filière bétail peuvent ainsi financer plus facilement leurs exportations. Pour le cas spécifique de la Côte d’Ivoire des projets de production à l’échelle nationale sont également encouragés. La Côte d’Ivoire a valorisé l’élevage de la race de bœuf N’dama qui est traditionnellement réservé à des fins de prestige (funérailles, sacrifice) contrairement au Zébu des zones sahélienne prisé pour sa chaire. Selon Bamba Yacouba de la COFENABVI-AO, les éleveurs des pays sahéliens viennent nourrir leur bétail dans le nord de la Côte d’Ivoire et vont les revendre le bétail au Nigéria. « La Côte d’Ivoire a la matière première en abondance reste une petite volonté des autorités Ivoiriennes pour que le projet d’une production à l’échelle nationale soit possible » a-t-il ajouté. Une libre circulation du bétail et une bonne production au plan national pourrait entrainer la chute du prix à l’étalage car pour l’instant vu les prix, les Ivoiriens n’ont pas souvent le cœur à la viande !

SUY Kahofi

Le théorème de Franck Toti : la bouteille de bière l’unité de valeur

26/09/2011 Aucun commentaire

Jeunes Ivoiriens arrêtez d’ensevelir votre avenir dans l’alcool !

Le journaliste et bloggeur Ivoirien Franck Toti a fait une démonstration qui m’a surpris et surtout fait plaisir. Il m’a inspiré cet article dans lequel je baptise sa démonstration le théorème de Franck Toti. En effet la consommation de l’alcool sur laquelle il attire l’attention de la jeunesse Ivoirienne est un véritable problème en Côte d’Ivoire. Les jeunes Ivoiriens se plaignent constamment d’être des démunis, des laissés pour compte ou des oubliés du système. Pour fuir les réalités de cette vie difficile ils trouvent le réconfort dans l’alcool en prenant d’assaut chaque matin les maquis et cabarets de la capitale. Qu’ils aient les moyens ou pas ils auront de quoi se saouler car quelqu’un viendra leur offrir tôt ou tard un pot, la solidarité autour du verre ne pouvant souffrir d’une quelconque contestation. Ceux qui ont échappé au chômage reviennent au quartier de temps à autre pour afficher leur nouvelle vie et faire ‘’coucher’’ les casiers pour le bonheur des potes. Une certaine catégorie s’impose deux ou trois bouteilles par jour après le boulot histoire de papoter actu’, politique et jupette avec les collègues.

Quelque soit la catégorie à laquelle on appartient la consommation de l’alcool fait appelle à un budget qui a court terme semble ne pas en être un. Le théorème de Franck Toti nous prouve tout à fait le contraire. Le calcul se fait sur la base d’une bouteille de bière qui coûte 650 f CFA soit environ 1 € au maquis. Avec la mention Jeunesse Consciente Ressaisissez-vous il démontre combien de fois une vie faite d’un peu plus de bouteilles de bière coûte chère ! Pour Franck Toti si un jeune boit en moyenne 3 bouteilles par jour cela fait 21 bouteilles par semaine soit 13.650 f. Certaines familles n’ont pas un tel budget pour la nourriture même à Abidjan. En un mois soit pour 84 bouteilles le jeune homme aura dépensé 54.600 f : c’est le loyer mensuel d’un studio dans un quartier comme le Dokui, le loyer d’un studio, l’eau et l’électricité à Anono (un autre quartier) ou une vie assez aisée à Abobo ! En un an le jeune homme sera à 1095 bouteilles soit 711.750f (1085 euros). Il déjà dépensé de quoi s’offrir au bout d’un an d’économie une PME ! Pour 711.750 f CFA/an vous avez le choix entre poursuivre vos études dans une grande école, vous offrir une station de lavage auto, lancer deux ou trois cabines téléphoniques, ouvrir un pressing, lancer trois ou quatre salons de coiffure homme ou même mixte ! Franck Toti nous fait même voyager dans le futur avec un consommateur régulier au terme d’une vingtaine d’année. 14.235.000 f (21700 euros) Voici la somme qu’un jeune aura englouti dans la bière ! 14.235.000 f … Certains jeunes Ivoiriens auront donc « bu » des villas, des voitures, des magasins, des PME…!

En conclusion pour sauver l’avenir de ces jeunes Ivoiriens, prescrivons-leur de l’eau pour qu’ils puissent économiser l’argent qu’ils perdent dans l’alcool !

SUY Kahofi

Réunion à Abidjan des Ambassadeurs Américains en Poste en Afrique de l’Ouest

29/08/2011 un commentaire

 

Les Ambassadeurs Américains en Poste en Afrique de l’Ouest

L’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire a servi de cadre cette semaine à une conférence qui a réuni des Ambassadeurs américains venus de six pays voisins, ainsi que le Secrétaire Adjoint du Bureau Afrique, William Fitzgerald. La délégation était à Abidjan à l’invitation de l’Ambassadeur Phillip Carter III pour discuter des opportunités en vue de la coordination et de la coopération dans les domaines tels que le commerce et le développement économique, la démocratie et les droits de l’homme, la sécurité régionale et la lutte contre le VIH/SIDA. L’Ambassadeur Carter a présenté cette conférence comme « une opportunité pour les Ambassadeurs américains en poste dans la région d’échanger des idées, de partager leurs expériences et de collaborer sur des projets multilatéraux ».  Il a ajouté que « la présence du Secrétaire Adjoint, William Fitzgerald, à Abidjan, qui intervient juste après la visite de quatre présidents ouest africains à la Maison Blanche, souligne l’importance de la Côte d’Ivoire et des pays voisins dans le cadre des efforts en vue de la promotion de la démocratie, des droits de l’homme et des opportunités économiques. »

En marge de leur réunion à l’Ambassade des Etats-Unis sise à Cocody, les Ambassadeurs ont rendu visite au Ministre Ivoirien des Affaires Etrangères, Daniel Kablan Duncan, qui assure l’intérim du premier ministre, à son cabinet le jeudi 25 août 2011. Les discussions ont porté sur les questions régionales, notamment la sécurité, l’amélioration des infrastructures et la croissance économique. L’Ambassadeur Carter a également offert une réception en l’honneur de la délégation, des représentants du gouvernement ivoirien, des membres du corps diplomatique, de l’ONUCI, ainsi que d’autres organisations internationales.

La délégation était composée des Ambassadeurs Thomas Dougherty: Ambassade des Etats-Unis au Burkina Faso, Donald Gene Teitelbaum: Ambassade des Etats-Unis au Ghana, Patricia Moller: Ambassade des Etats-Unis en Guinée, Linda Thomas-Greenfield: Ambassade des Etats-Unis au Liberia, Michael Owen: Ambassade des Etats-Unis en Sierra Leone et le Chef de la Section Politique Peter Newman : Ambassade des Etats-Unis au Mali.

SUY Kahofi

Bouaké : Les prérogatives de la Mairie sur les taxes en cours d’application

25/08/2011 Aucun commentaire

La Mairie de Bouaké veut percevoir désormais ses taxes

Bouaké la capitale du centre Ivoirien renoue petit à petit avec la normalité sur le plan des taxes et autres impositions. Le service financier de la Mairie de ladite ville vient d’organiser une rencontre avec les représentants des commerçants pour aborder la question du paiement des taxes municipales. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’application effective de la mesure de rétrocession des prérogatives des Mairies des ex-zones CNO par les Forces Nouvelles. C’est d’ailleurs cette mesure que confirme Bêma Fofana sous-directeur des finances à la Mairie de Bouaké. « Avec la nouvelle situation, nous avons signifié aux commerçants que c’est désormais la Mairie qui s’occupe du recouvrement des taxes. Avant la crise nous avions instauré des taxes qui n’étaient pas appliqué sur le terrain et cette rencontre a permis de les rappeler et surtout d’envisager leur application ».

Bêma Fofana a également rappelé que les agents des Mairies des zones CNO totalisent près de 102 mois d’arriérés de salaire et que ces taxes pourraient contribuer à la normalisation de leur situation. Malgré la bonne volonté affichée des nouvelles autorités Ivoiriennes la réalité de la collecte des taxes sur le marché se heurte encore au refus de certains éléments des Forces Nouvelles qui semblent ne pas se reconnaître dans la décision de leur hiérarchie ; Bêma Fofana s’explique. « Ces éléments en arme harcèlent nos collecteurs sur le marché et harcèlent même des commerçants. C’est vrai qu’aujourd’hui il n’y a plus de barrages sur nos routes mais les pratiques sont demeurées les mêmes. Il y a encore des individus à des corridors qui perçoivent encore des taxes et certains font encore les rondes journalières pour toucher encore un pécule ».

Les commerçants de la ville de Bouaké disent ne pas s’opposer au paiement des taxes mais demandent juste un peu de temps pour des raisons d’organisation liée à la fin de la crise et surtout des délais de livraisons. Sylla Mamadou, président des commerçants grossistes de Bouaké nous en dit un peu plus. « Nous les commerçants grossistes de Bouaké avons lancé des commandes à l’extérieur et je dois vous signifier que ces commandes mettent souvent trois à quatre mois avant d’arriver. Fort de cette situation qui est indépendante de notre volonté, nous demandons une période transitoire pour nous permettre de faire rentrer ces marchandises conformément à l’ancien système des taxes et impositions avant que la municipalité nous soumette à la nouvelle réglementation ». Sylla Mamadou souligne que cette requête s’adresse également aux autorités locales de la Douane et des Impôts.

SUY Kahofi