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Anokoua Kouté : les leaders communautaires formés à la cohésion

Formation des leaders communautaires à Anonkoua kouté

Dans le cadre du vaste Projet d’accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne, l’APDH (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) a débuté ce 22 août 2012 ses campagnes de sensibilisation à la cohésion sociale à l’endroit des populations. Première étape de cette opération le village martyr d’Anokoua Kouté dans la communauté d’Abobo. Plus d’une vingtaine de leaders communautaires du village se sont réunis autour du thème « la cohésion sociale et le développement communautaire à travers le respect des droits de l’homme et des valeurs démocratiques« . Ces leaders communautaires, déjà réunis en comité de veille pour prévoir les crises et autres tensions ont été formé grâce à deux modules. Le premier, éducation au respect des droits de l’homme et aux valeurs démocratiques, avait pour objectif d’instruire les leaders communautaires sur les notions de bases liées aux droits de l’homme, la nécessité de les respecter et de les promouvoir. Le second module, la réconciliation, la cohésion sociale et le développement communautaire, visait à faire comprendre aux acteurs que le vivre ensemble et la réconciliation vraie peuvent aider au développement.

Lors de la cérémonie de lancement de cette opération de sensibilisation, la population ne s’est pas fait prier pour prendre d’assaut le centre culturel du village, preuve qu’elle adhère à cette opération visant à promouvoir la paix. Une animation publique a permis aux uns et aux autres de tester leurs connaissances sur les questions de droits de l’homme. Le Chef d’Anokoua-Kouté lors de son mot de bienvenu a tenu à remercier l’APDH et ses partenaires pour le choix de son village. Il a surtout souligné que sans l’action de l’ONG les massacres qui ont eu lieu dans son village auraient été passé sous silence. « J’invite chaque leader à prendre note et à mettre en pratique ce qu’il retiendra de ces différentes formations pour en faire bénéficier toute la communauté » a souligné AKEO Antoine chef du village. Eric-Aimée SEMIEN le Président de l’APDH a quant a lui remercié les partenaires du projet que sont OSIWA (Open Society Initiative for West Africa) et le FSD de l’Ambassade de France. OSIWA partenaire traditionnel de l’APDH appui le projet d’accompagnement judiciaire et juridique pour aider les victimes Ivoiriennes à se faire entendre. Après avoir invité « les populations à la culture de la réconciliation vraie par le pardon », Eric-Aimée SEMIEN a ouvert la séance de formation communautaire. Sur le contenu de la formation HIEN Sansan Claude et AKEN Mel (les deux formateurs) ont souligné que les deux modules retenus « serviraient de support aux leaders communautaires pour qu’ils puissent sensibiliser les populations à la base ». Concomitamment à la formation, plusieurs agents de L’APDH ont mené une opération porte-à-porte pour porter la sensibilisation du vivre ensemble aux familles dont certaines ont vécu des moments difficiles lors de la crise post-électorale. Lors du porte-à-porte, il ressort une ferme volonté des populations d’aller à la paix mais celles-ci attendent un signal fort du Pouvoir pour que les dossiers liés à la réparation des préjudices subits soient pris en compte. Elles ont également évoqué la nécessité de voir émerger une justice libre et ouverte à tous pour véritablement parler de pardon et de réconciliation.

Après Anokoua-Kouté, les équipes de sensibilisation de l’ADPH, fort du soutient de OSIWA et du FSD de l’Ambassade de France sillonneront plusieurs autres localités du littoral, du sud-ouest et de l’ouest. « Il s’agit principalement des villages s/p de Sago où les mercenaires libériens ont fait de nombreuses victimes, Méagui, Soubré, Issia, Sinfra, Toulepleu, Blolequin, Guiglo, Taï et Duékoué » a souligné KOFFI Phinées secrétaire-général de l’APDH. Le leitmotiv de la tournée qui durera un mois (30 jours) sera le même : promouvoir la réconciliation à travers une lutte sans merci contre l’impunité.

SUY Kahofi



Sport et Loisir facteur de cohésion sociale

La fête fut tout simplement belle

Le troisième salon national des sports et loisirs de Côte d’Ivoire s’est achevé ce samedi au stade Champroux d’Abidjan Marcory. Dans le contexte socio-politique Ivoirien ce salon revêt un caractère particulier car il réunissait les Ivoiriens autour du thème ‘’Sport et Loisir facteur de cohésion sociale’’. « Le thème de cette année est tellement important car grâce aux vertus des sports et loisirs on peut réussir à faire redémarrer la Côte d’Ivoire sur de nouvelles bases solides d’unité et de cohésion » déclare Philipe Ibitoha Directeur exécutif du salon. La Côte d’Ivoire sort de crise et elle veut redevenir un pôle sportif sous-régional par excellence en ambitionnant de réunir chaque année les grands noms du sport continental sur son sol. Cet objectif est noble et il l’est encore plus lorsque le pays décide de se réconcilier par le sport. Venus Timiongabo athlète burundais, champion olympique du 5000 m en 1996 et parrain sportif du salon souligne que « le sport est un outil très important » dans la mesure où «  quand la population est mobilisée il est plus facile de faire passer tous les messages de cohésion et d’éducation »pour rapprocher les peuples.

Le ministère des sports et loisir a marqué son entière adhésion à ce 3ème salon national des sports et loisirs. Ce moment a été l’occasion saisie par Pauline Traoré pour annoncer les projets d’envergure nationale en préparation au sein de son ministère. Il ressort qu’un vaste projet de pratique du sport à grande échelle verra bientôt le jour avec une mobilisation de près de 70% de la population. Pour la soixantaine de fédération sportive participant au salon il s’agit là d’une aubaine qui pourrait permettre à un nombre plus important d’Ivoiriens de s’intéresser aux disciplines sportives. Les participants au salon dans l’ensemble n’ont donc pas boudé leur plaisir ! « Le judo c’est un certain nombre de valeurs que nous prônons, une ligne de conduite… c’est donc toutes ces valeurs que nous sommes venus échangés avec les populations Ivoiriennes » affirme Bitty le Secrétaire Général de Fédération Ivoirienne de Judo. « C’est une joie pour nous de nous retrouver à ce salon avec la quasi-totalité des Fédérations sportives du pays ! C’est la preuve que nous sommes en famille » soutient pour sa part Yonkonssi Simon de la Fédération Ivoirienne de sport automobile.

Le 3ème salon des sports et loisir s’est achevé ce samedi 12 mai avec un mini marathon.

SUY Kahofi



L’ONUCI forme les medias et la société civile au renforcement de la cohésion sociale

Les médias ont un rôle important à jouer pour l’instauration d’une paix durable

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), a entamé mardi 28 février 2012 à Duékoué (502 km d’Abidjan), un atelier de formation en faveur des médias et des membres de la société civile des régions du Guémon  et du Cavally. Prévu sur deux jours,  cet atelier dont le thème est ‘’La contribution des médias et de la société civile au renforcement de la cohésion sociale, de la réconciliation nationale, de la reconstruction et du développement locale ‘’, a été animé par Ladji Sidibé de l’Unité médias et développement et Michèle Wabo de la Section des Affaires civiles de l’ONUCI, tous  deux, experts en la matière de la mission.

Le représentant de l’ONUCI, Alpha Kabiné Dioubaté, Conseiller électoral, est revenu sur le bien fondé de cet atelier et rappelé que les travaux visent à familiariser les participants aux outils favorisant la paix, la cohésion sociale, la réconciliation nationale, la reconstruction et le développement local. « C’est dans l’esprit des hommes que naissent les conflits et donc, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever le sens de la paix. Je voudrais que la paix et le renforcement de la cohésion sociale vous habite »,  a recommandé M. Dioubaté. Pour Mme Kadidia Ledron, chef de l’Unité Medias et Développement de la Division de l’Information publique de l’ONUCI, cet atelier vise à renforcer le ciment de la cohésion sociale, la réconciliation nationale et favoriser les conditions d’une reconstruction rapide dans les régions du Cavally et du Guémon, à travers la mise en place de nouvelles passerelles entre médias et société civile. « Cet atelier est la 11ème étape d’un programme, qui a démarré à Bouna. Il a couvert aujourd’hui tout le pays. Il vise selon Mme Ledron, à créer les conditions optimales pour que les radios de proximité et la presse écrite deviennent des acteurs clé dans ce processus. « La cohésion sociale constitue le second pilier nécessaire pour consolider les acquis sur le terrain du renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale », expliquera-t-elle.

Pour le préfet de Duékoué, Benjamin Effoly, cet atelier est essentiel pour le renforcement de la cohésion sociale, car il se tient dans un contexte où la ville sort des élections législatives partielles avec toutes les rumeurs, les échos qui avaient contribué à exacerber l’anxiété des populations. Il a ainsi appelé la presse à plus de sincérité et à écrire des faits tels qu’ils ont été dits ou vécus. Il a souhaité que les résolutions issues de cet atelier les aider à mieux faire leur travail.  A l’endroit de la société civile, il a adressé les recommandations suivantes. « Jouez le rôle d’arbitre et non de diviseur. Votre rôle est important, vous devriez faire en sorte que l’intérêt de notre pays soit privilégié », a-t-il dit en espérant que « les résolutions de cet atelier permettent au  département de faire un pas en plus » a-t-il poursuivi. Pour le 5ème Adjoint au maire, Denis Badouon, il s’agit de la énième opportunité que leur offre l’ONUCI de renforcer leurs capacités en matière de cohésion sociale, de réconciliation, de reconstruction et de développement local. « Sans paix ; il n’y a pas de développement et sans développement, il n’y a pas de paix » a-t-il indiqué. Selon M. Badouon, les médias demeurent incontournables dans le processus de réconciliation de la société ivoirienne. Il a souhaité que cet atelier accouche des résolutions pertinentes, d’utilité locale, voire nationale pour le retour définitif de la paix dans le Cavally et le Guémon.



L’ONUCI explore les moyens d’impulser la cohésion sociale avec des journalistes des radios privées non-commerciales

Studio radio

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a organisé du 25 au 27 janvier 2012, un séminaire sur « la contribution des radios privées non commerciales au renforcement de la cohésion sociale », à Kotobi, localité située à huit kilomètres de Bongouanou et à environ 210 km d’Abidjan.

Ce séminaire, organisé dans le cadre des Journées de l’ONUCI (JDO) de Bongouanou, était destiné aux journalistes et animateurs des radios privées non commerciales de huit régions de l’Est du pays: le Gontougo, le Boukani, l’Indenié-Djuablin, les Perles, les Grands Ponts, l’ Iffou, le N’Zi et le Sud Comoé. S’adressant aux participants à l’ouverture du séminaire, le Directeur par intérim du Bureau de l’information publique de l’ONUCI, Hamadoun Touré, a invité les participants à soutenir les autorités locales à relever les trois défis auxquels elles se trouvent confrontées : la sécurité, la cohésion sociale et la réconciliation nationale. Il les a ensuite invités à appliquer, au quotidien, les principes fondateurs du métier de journalisme et à s’approprier les valeurs éthiques et déontologiques de la profession.

Le 26 janvier, les vingt-deux (22) journalistes et animateurs se sont engagés devant les autorités administratives, religieuses, coutumières et la population de Bongouanou à accompagner la réconciliation nationale et la cohésion sociale en étant de véritables instruments de paix dans leurs localités respectives. Ils se sont engagés à permettre un accès égal à leurs antennes à toutes les composantes sociales de leurs régions et à produire des émissions de sensibilisation sur la réconciliation à travers une exploitation professionnelle des techniques de production radiophonique. Les journalistes et animateurs ont souligné qu’ils souhaitent contribuer davantage au développement local et soutenir les acteurs du monde rural, et ils se sont également engagés à combattre la rumeur et à bannir tout propos haineux de leurs antennes. Le séminaire était organisé autour de trois modules : Radio et renforcement de la cohésion sociale, les Techniques de production radiophoniques, les Genres et Formats Radio.

 



L’ONUCI initie un séminaire sur la réconciliation nationale

 

L'ONUCI soutien le processus de paix en Côte d’Ivoire

L’Opération des Nations Unies en Cote d’ivoire (ONUCI), poursuit  ses actions en faveur de la consolidation de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire. Dans ce cadre, s’est ouvert lundi  20 juin 2011, à Grand Bassam (20km d ‘Abidjan) un séminaire régional des leaders d’opinion des régions des Lagunes et du Sud-Comoé sur « l’engagement de la société civile et des médias  en faveur  du renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale ». Au nom du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Cote d’Ivoire, YJ. Choi , le Chef  de la délégation de l’ONUCI, Hamadoun Touré, Chef de la Division de l’Information Publique  a rappelé que ce séminaire  était  un moment spécial,  pour l’ONUCI et pour  les participants  de se retrouver  afin de  continuer le travail qui avait commencé et qui avait été suspendu en raison de la crise post électorale. Il s’agit, selon M. Touré, d’écrire une nouvelle page sur l’engagement des participants quant  au but recherché par ce séminaire. « La cohésion sociale  et la réconciliation nationale  sont des besoins pressants et immédiats en cette période post crise. Il était donc important pour l’ONUCI de l’initier avec  des faiseurs et des leaders d’opinion. C’est une harmonieuse alliance que nous faisons  entre les médias  qui donnent et font l’information et la société civile qui explicite l’information », a-t-il dit.

Pour le chef de la délégation, ces échanges entre ces groupes cibles, segments fondamentaux de toute société, visent à mieux préparer les populations sur les taches urgentes à réaliser pour un retour définitif de la paix. « La réconciliation va être  l’attitude  à avoir dans les jours, les semaines, les mois et  les années à venir, parce que l’avenir de la Côte d’Ivoire dépendra de la capacité des Ivoiriens à se réconcilier les uns  avec les autres » a précisé M Touré. Cette expérience qui sera étendue aux leaders d’autres régions du pays vise selon M Touré, à accompagner les Ivoiriens afin que la cohésion sociale soit une réalité et permette de relever les défis futurs. « Nous avons plusieurs échéances, politique, sécuritaire, sociale, militaire, législatives et cela nous interpelle en urgence afin que les Ivoiriens puissent  recoudre et consolider le tissu social », a-t-il indiqué avant de rassurer sur la disponibilité de l’ONUCI et de la communauté internationale  à accompagner les Ivoiriens dans leurs efforts pour relever ces défis. Pour sa part, le Préfet de Grand Bassam, Gninnia Doubou Bernard, s’est félicité de la tenue de ce séminaire à un moment où la Côte d’Ivoire  éprouve un besoin urgent de paix et est en quête d’une réconciliation entre différentes composantes éprouvées par  les différents conflits et crises. « Il faut atteindre une cohésion et une réconciliation nationale capable d’instaurer une paix  durable dans  nos villes, communes et villages, entre nos fils et filles, hommes et femmes. Cet idéal ne peut s’acquérir qu’en fédérant nos énergies », a-t-il soutenu.

Avant de souhaiter que ces travaux  aboutissent à l’instauration d’un climat post électoral apaisé, M. Gninnia avait souhaité au nom du maire de la ville, la bienvenue au x participants. Les travaux qui vont se dérouler sur deux jours vont permettre entre autres d’évoquer pour la journée,  des sous-thèmes comme, « éducation et culture de la paix, « rôle et responsabilité des leaders d’opinion », « médias et  cohésion sociale », « techniques de communication pour le changement  de comportement  pour la cohésion sociale et la réconciliation ». A terme, les échanges devraient aboutir sur des  recommandations  en faveur du renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale.