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L’ONUCI forme des hommes en armes et se prépare à la certification

04/02/2012 Aucun commentaire

 

Eléments de la Gendarmerie Ivoirienne

La police des Nations Unies (UNPOL) a procédé,  vendredi 3 février 2012, à la remise d’attestations à 20 officiers et sous officiers du Groupe d’intervention de la Gendarmerie et à 18 agents de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) de la police qui ont suivi des formations assurées par l’UNPOL. Avant de remettre les attestations aux 20 gendarmes au camp de la gendarmerie d’Agban, le Général Constant Prosper Sossou, contrôleur général de police et membre de l’UNPOL, a salué la disponibilité des formateurs. « Vous aviez su en peu de temps renforcer la capacité d’intervention de ce corps d’élite que constitue le groupe d’intervention de la gendarmerie »,  a dit le Gal. Sossou, qui présidait la cérémonie. Il a expliqué que la formation se situait dans la cadre du mandat de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), qui consiste à accompagner les populations ivoiriennes à sortir définitivement de la crise.

Il a demandé aux gendarmes formés d’être des relais capables de restituer la formation reçue. « Vous êtes un corps d’élite. Vous aviez été formés dans les meilleures écoles. Cette formation vous permet de vous rappeler ce que vous saviez déjà. Pour ce qui est de l’ONUCI, nous nous tiendrons toujours à vos côtés pour vous aider à être de bons relais de cette formation », a-t-il indiqué. A l’Ecole Nationale de police, où les attestations ont été décernées aux 18 policiers, le Gal. Sossou a souligné la difficulté de la tâche de la police. « Vous avez le devoir de protéger, à la fois les institutions de la République et les populations. Dans l’accomplissement de cette tache, il peut arriver qu’il y ait des dérapages. Cette formation vous permet d’éviter ces dérapages », a-t-il dit aux agents. Pour le commissaire Caire N’Guessan, porte-parole des stagiaires, cette formation était nécessaire parce qu’elle vient après les événements douloureux qu’a connus la Cote d’Ivoire. « Elle permet de mieux orienter le policier dans son rôle de gardien de l’ordre dans la cite » a-t-il indiqué. Débutées le lundi 30 janvier dernier, les formations avaient pour objectif d’accroître les connaissances techniques et les capacités d’intervention, selon les normes internationales,  de la police et de la gendarmerie.

Au-delà de cette formation l’ONUCI reste active dans sa mission de maintien de la paix et d’appui au retour des Institutions qui régulent la vie politique du pays. L’ONUCI conformément à son mandat va certifier partiellement, la semaine prochaine, les élections législatives sur les décisions arrêtées par le Conseil Constitutionnelle (CC) et la Commission Electorale Indépendante (CEI). Cette annonce a été faite vendredi 3 février 2012 par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, à l’issue d’une réunion tripartite avec les Présidents du CC, Francis Wodié et de la CEI, Youssouf Bakayoko. Selon M. Koenders, cette rencontre a permis d’évoquer tous les éléments relatifs aux élections législatives et qui restent à régler. Le chef de l’ONUCI a précisé que cette certification partielle se ferait dans le souci de faire avancer le processus. « On pourra ainsi avancer avec les autres choses. Il y a une avancée et cela est positif », a-t-il souligné.

Côte d’Ivoire : les législatives sous fond d’abstention et de faible taux de participation

11/12/2011 Aucun commentaire

 

Bureau de vote des législatives du 11 décembre à Abidjan

Jusqu’à 14 heures TU moins d’une cinquantaine d’Ivoiriens s’étaient déjà déplacés dans plusieurs bureaux de vote d’Abidjan. Ce dimanche 11 décembre qui marque le jour de vote de l’élection législative a été un dimanche comme les autres avec un nombre important d’habitants de la capitales économique qui sont restés dans leurs maisons évitant ainsi de prendre part au vote. Certains estiment qu’il s’agit d’une parodie électorale pour cautionner le hold-up du RHDP au parlement, d’autres pensent que ce vote ne permettra pas à la Côte d’Ivoire de se réconcilier vu que l’application d’une justice à deux vitesses est déjà visible avec le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI. Une frange importante de ceux qui pratique une abstention volontaire estiment également que c’est par crainte de violence qu’ils ne se sont pas rendu dans l’isoloir.

Dans l’ensemble les opérations de vote se passent dans le calme et la tranquillité. Les forces de l’ordre veillent au grain par leur présence dissuasive dans les bureaux de vote. Les forces de l’ONUCI qui participent à la sécurisation du scrutin veillent à la bonne marche des opérations de vote à Abidjan avec 63 patrouilles mobiles et près de 360 sur toute l’étendue du territoire national. Bert Koenders le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a salué le sens de civisme du peuple Ivoirien et il a invité au cours de sa tournée de ce dimanche matin les uns et les autres à s’impliquer dans le processus électoral en participant au vote.

Au moment ou nous achevons la rédaction de ce billet et où nous le mettions en ligne (15 heures 15 TU) le nombre de votants augmente timidement dans les bureaux de vote avec la fin des cultes évangéliques. Si le contrôle de la future Assemblée Nationale par le RHDP est une certitude, la grande inconnue demeure le taux de participation pour ces législatives qui officiellement doit mobiliser un peu plus de 5,7 millions d’Ivoiriens.

 

Le représentant spécial visite des bureaux de vote à Abidjan

11/12/2011 Aucun commentaire

Gerard Bert Koenders le patron de l'ONUCI

« Le scrutin se déroule dans une ambiance positive et calme », a constaté dimanche à la mi-journée, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders. Très tôt le matin, M Koenders a entrepris de faire le tour des bureaux de vote  dans plusieurs communes de la ville d’Abidjan en compagnie de membres du corps diplomatique et de Représentants d’institutions sous-régionale et régionale. « Il est très important de regarder ce qui se passe dans les bureaux de vote à travers tout le pays », a estimé le Représentant spécial, précisant qu’une équipe de six cents personnes était déployée sur toute l’étendue du territoire pour voir comment se déroule les élections législatives. Estimant prématurée toute évaluation à ce stade, M Koenders a néanmoins indiqué à la presse que la plupart des bureaux de vote avaient ouvert à temps dans une ambiance calme et positive. Il s’est également dit impressionné par le travail de la Commission électorale indépendante (CEI) ainsi que de la présence discrète des Forces de sécurité.

Interrogé sur l’inclusivité du présent scrutin, le Représentant spécial a souligné la présence de diverses tendances. « Il y a aussi beaucoup de candidatures de différents partis ainsi que beaucoup d’indépendants », a-t-il ajouté. De son côté, le Chef de la Mission de l’Union Africaine pour les élections législatives en côte d’Ivoire, Seini Oumarou, a indiqué que ses premières impressions après les différentes étapes dans les communes du district d’Abidjan, étaient bonnes en attendant le dépouillement. M Oumarou a également estimé que l’organisation du scrutin était impeccable. « Le matériel est arrivé généralement à temps », a constaté le Chef de la Mission de l’UA. Poursuivant, M Oumarou a dit son espoir de voir le taux de participation  évolué. « Ce ne sera pas la grande affluence du scrutin présidentiel, mais le manque d’affluence que nous avons constaté au début est en train de s’améliorer au fur et à mesure », a-t-il fait savoir. Il a, dans la foulée salué le travail de l’ONUCI sur le terrain. « L’ONUCI a fait un excellent travail », a conclu M Oumarou. La délégation onusienne et les membres du corps diplomatique ont sillonné plusieurs bureaux de vote dans différentes communes du district d’Abidjan, notamment à Bingerville, à Yopougon, à Abobo, à Cocody, à Koumassi et à Port-Bouet. Dans chaque centre, M Koenders a chaleureusement discuté avec les électeurs, les représentants des bureaux de vote ainsi que les représentants des candidats. Ceux-ci lui ont expliqué leur rôle et lui ont souvent fait part de leurs préoccupations. Des délégations de haut niveau ainsi que des observateurs internationaux sillonnent également l’intérieur du pays pour suivre le déroulement des opérations électorales.

Evitons que l’histoire ne se répète!

10/12/2011 Aucun commentaire

Violence post-électorale à Abidjan

Depuis la fin de la crise post-électorale, quand on parle d’élection en Côte d’Ivoire le premier réflexe est de penser automatiquement à la guerre ! Si pour certaines personnes les législatives ne sont que des élections locales, pour d’autres il faut jouer la carte de la prudence.

Il ne faut pas se voiler la face : rares sont les Ivoiriens qui au fond sont véritablement emballés par les élections législatives. La raison est toute simple : le traumatisme de la dernière crise liée à des élections n’est pas si loin. En l’espace de quelques mois, les Ivoiriens ont perdu toute confiance en leur classe politique. Chacun souligne sans faux fuyant qu’il n’y a qu’un groupe de personnes qui depuis la mort de Félix Houphouët Boigny ont plongé la Côte d’Ivoire dans la misère et dans les crises à répétition. Le bouquet sur la cerise se sont bien sûr les nombreux morts, déplacés, exilés et prisonniers politiques de l’après 11 avril. Au regard de ce sombre tableau l’Ivoirien se pose une seule question : « pourquoi diantre se rendre dans l’isoloir si c’est pour consacrer une République sur des cadavres et une Assemblée Nationale au cimetière ?« 

« Les résultats sont déjà connus »

Les campagnes pour les législatives se passent dans une timide ambiance. Il n’y pas d’enjeu véritable : la marée sera verte dans la future Assemblée Nationale. Le RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix), coalition qui soutien le Président Ouattara est sûre de rafler la majorité des sièges. Le Front Populaire Ivoirien fidèle à Laurent Gbagbo ne sera pas là ! « Comment voulez-vous voir le FPI à des législatives quand à la veille de cette élection Laurent Gbagbo est embarqué pour la CPI ? Le pouvoir ne veut pas de nous alors nous restons en dehors du processus électoral ! » martèle Laurent Akoun, le secrétaire à l’organisation du FPI. Sans le FPI l’opposition Ivoirienne n’existe pratiquement plus et cela pousse Kobénan Atta, un jeune sympathisant de l’ancien régime à parler de recule de la démocratie. « Pourquoi irais-je voter puisse que les résultats sont déjà connus ? Avec ça certains continuent de chanter sous tous les toits qu’ils sont démocrates. La démocratie est où quand on bâillonne l’opposition, la démocratie est où quand on expédie un leader comme Gbagbo en prison pour mieux contrôler le pays…Arrêtons d’être ridicule aux yeux du monde et sachez que cette mascarade d’élection ne conduira pas ce pays vers la paix mais vers une domination du clan Ouattara sur les hommes du FPI qu’il a défait par les armes« . Pour N’guettia Irène commerçante, ce n’est pas le débat politique qui l’empêche de se retirer dans l’isoloir. C’est plutôt la crainte de la violence et des bruits de bottes qui l’éloigne de l’actualité des législatives. « Nous irons voter et au final on viendra encore nous tuer comme la première fois ? Non, je ne suis pas partante. S’ils veulent s’entretuer cette fois encore qu’ils nous le signifient dès maintenant pour que nous puissions retourner dans les camps de déplacés« . N’guessan David constructeur métallique en quête d’emploi pense qu’il faut positiver. « Les législatives sont des élections locales et elles ne peuvent pas entrainer tout le pays dans le KO. Aussi je demande à chacun de garder son calme et d’aller voter tout en respectant les consignes de non-violence de la CEI« . Pour David l’absence du FPI n’est pas le symbole d’un recule de la démocratie car dans ce pays « chacun est libre de ces choix et il les assume« . Il espère que le FPI comme le RDR en 2002 ne souffrira pas de ce boycotte.

Vaincre les peurs pour construire la démocratie

Les ONG de défense des droits de l’homme après le décompte macabre dont ils ont été les témoins ont choisi la méthode de la sensibilisation pour éloigner les démons de la division. Ici à l’OFACI, l’organisation des femmes actives de Côte d’Ivoire, les femmes seront des pèlerins de la paix avant, pendant et après le vote. « Nos militantes ont été formées avec le soutien du PNUD et elles iront dans chaque marché, chaque rue du pays, chaque maison pour dire aux populations que les élections ne rime pas avec la guerre. Elles expliqueront l’importance du parlement, comment voter et surtout comment resté digne dans la victoire ou la défaite » nous explique Namizata Sangaré la président de l’ONG. Pour les ONG Ivoiriennes il est temps pour les populations de tourner le dos à la violence et de comprendre l’impact social d’un scrutin sur la vie de tous les jours. « La Côte d’Ivoire doit avoir un parlement et c’est l’affaire de tous. Si nous voulons construire ce pays et combler notre retard en matière de développement nous devons taire nos petites querelles et penser à l’intérêt du pays. Pas de violence lors des campagnes, pas de violence le jour du vote et c’est la Côte d’Ivoire qui gagne » affirme Traoré Wodjo Fini président de la COSOPCI, la Coalition de la Société Civile pour la Paix et le Développement Démocratique. La stabilité, l’ordre social, la sécurité et la paix ne sont pas seulement l’affaire des dirigeants d’un gouvernement ou d’un Président de la République. Seul l’effort conjugué de toutes les couches peut garantir une paix durable au pays. Les Ivoiriens doivent savoir résister à la violence s’ils aspirent à vivre de nouveau en paix et surtout réconciliés !

SUY Kahofi

 

Charles Yahovi Djrekpo NDI : « Le bureau de vote ne doit pas être un lieu de tension »

26/11/2011 Aucun commentaire

 

Ambiance studieuse affichées lors de la formation

Les formateurs des représentants des partis politiques dans les bureaux de vote ont été instruits sur leurs missions dans le processus électoral par le NDI, le National Democratic Institue et la CEI, la Commission Electorale Indépendante. L’objectif de ces deux entités en formant les 248 formateurs des représentants des candidats dans les bureaux de vote est d’éviter que ce lieu ne devienne un endroit de conflit et de contestations inutiles susceptibles de mettre à mal le processus électoral. C’est ce vendredi 25 novembre à la salle Office + sis au Vallon les II Plateaux que les deux organisations citée plus haut ont réunit des séminaristes venus apprendre mais surtout partager leurs expériences avec les autres venus de partis politiques et de villes différentes. Les échanges et les formations qui ont duré toute la journée ont porté notamment sur les droits et devoirs du représentant du candidat, le déroulement du vote, le dépouillement, la simulation… Les séminaristes ont été repartis en 5 ateliers avec 6 formateurs pour permettre aux échanges d’être plus faciles.

Mr Charles Yahovi Djrékpo Directeur résident du NDI a souligné que  la formation des formateurs des représentants des candidats dans les bureaux de vote est très importante dans la mesure où elle répond à deux impératifs. « Il s’agit de faire en sorte que chacun en retournant à sa base c’est-à-dire dans son parti politique, puisse avoir des informations pour mieux outiller les autres représentants des candidats dans les bureaux de vote et ainsi rendre le scrutin plus transparent. En second lieu il s’agit pour le NDI et la CEI de mettre tout le monde au même niveau d’information car les supports de formation des représentants des candidats dans les bureaux de vote sont pratiquement les mêmes que ceux des présidents des bureaux de vote ! » Des représentants des candidats bien formés, des présidents de bureau de vote bien formés c’est surtout la garantie d’un scrutin sans violence et d’un processus électoral réussit. Pour Maezan Koffi Noel coordonnateur de la Convention des Leaders Politiques pour la Culture Démocratique et consultant-formateur pour le NDI ce séminaire n’est pas une formation de trop et elle est opportune dans le contexte de sortie de crise Ivoirien. « La Côte d’Ivoire a certes consacré le multipartisme depuis les années 90 et nous avons eu à organiser plusieurs élections. La somme de ces expériences nous permet aisément de dire que nous avons encore le devoir de former les Ivoiriens car non connaissance, la non maîtrise et la non application des textes qui régissent notre système électoral peut conduire à un handicap dans le processus électoral. On ne le dira jamais assez un citoyen mal formé est un danger non seulement pour son parti mais pour tous les autres acteurs engagés dans le scrutin ».

Bamba Youssouf, le vice-président de la Commission Electorale Indépendante et porte-parole de la structure n’a pas manqué de saluer la disponibilité du NDI qui en cette période électorale ne se ménage pas pour accompagner le processus à tous les niveaux. Il a surtout précisé aux séminaristes combien de fois leur rôle est capital dans le processus électoral. « C’est à vous de veiller au bon déroulement du vote pour vos candidats et partis politiques respectifs. A ce titre votre présence dans les bureaux de vote est nécessaire et indispensable. Nous vous donnons une formation que nous avons prévu dispenser avant la Présidentielle mais cela n’a pas été possible et malheureusement nous avons constaté des manquements. C’est pourquoi je vous invite à répercuter cette formation fidèlement auprès de vos agents et vous verrez que tout se passera bien le jour du vote » a argumenté Bamba Youssouf. A la fin de la formation le guide du représentant dans le bureau de vote édité par la CEI a été remis en guise de feuille de route aux séminaristes.

SUY Kahofi

 

La CEI prête pour les élections législatives

08/10/2011 Aucun commentaire

 

Youssouf Bakayoko Président de la CEI

La Commission Electorale Indépendante (CEI) se dit déterminée à remplir sa mission dans le dossier avenir des élections législatives. Son Président Youssouf Bakayoko l’a réaffirmé ce vendredi 7 octobre au cours d’une conférence de presse au siège de l’institution qu’il dirige à Abidjan. Lors de ce point de presse le président de la CEI a confirmé la date des élections et le nombre de députés qui doivent siéger à l’hémicycle au terme des législatives. « Comme annoncé par le gouvernement le futur Parlement comprendra 255 sièges répartis sur 205 circonscriptions électorales et l’élection se déroulera le 11 décembre 2011 » a indiqué d’entrée de jeu Youssouf Bakayoko.

La date des élections législatives est connue, le nombre des députés également ; il ne reste donc que quelques réglages ou quelques dispositions pratique à prendre pour permettre aux Ivoiriens et aux politiciens d’avoir des élections libres, transparentes et surtout crédibles. « Au cours des prochaines semaines notre institutions s’emploiera à mener avec détermination chacune des étapes des préparatifs du scrutin à savoir la réception des candidatures, l’ajustement des listes électorales, la conduite d’une vaste campagne de sensibilisation et de formation sur les modalités de déroulement des législatives, la confection des imprimés et des documents électoraux et l’ajustement du plan de sécurisation du processus électoral » a souligné Youssouf Bakayoko. Après avoir invité les uns et les autres à contribuer au maintien d’un climat apaisé avant, pendant et après le déroulement du scrutin, Youssouf Bakayoko a réaffirmé l’engagement de la Commission Electorale Indépendante à relever le défi de la transparence. « Pour sa part fidèle à sa ligne de conduite et à ses engagements, la Commission Electorale Indépendante mettra tout en œuvre pour relever cette fois encore le défi de la transparence et de l’équité afin d’offrir à notre pays un parlement conforme aux choix des électeurs tels qu’ils auront été exprimés dans les urnes ». Selon le Président de la CEI une mission des commissaires centraux séjourne en ce moment même à l’intérieur du pays pour remobiliser les commissaires locaux et renforcer leurs capacités.

SUY Kahofi

Présidentielle 2010 : Gbagbo Laurent et Alassane Ouattara au second tour

04/11/2010 6 commentaires

Gbagbo et ADO assurés de se retrouver au second tour

Ce mercredi 04 novembre au alentour de 0 h 42, le président de la CEI d’une voix solennelle a livré aux Ivoiriens les résultats définitifs provisoires de l’élection présidentielle du 31 octobre 2010. Il ressort de ce résultat un classement plus ou moins attendu par les Ivoiriens : un second tour entre Laurent Gbagbo et à tout prix un des deux principaux leaders du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix). Le sort a voulu que se soit ADO, le candidat du RDR qui porte l’un des maillots du second tour aux côtés du candidat LMP Laurent Gbagbo. C’est la déception chez les militants du PDCI qui croyaient aux chances de leur candidat.

Le classement du premier tour de la présidentielle en Côte d’Ivoire est le suivant :

Gbagbo Laurent : 38.3%

Alassane Ouattara 3 2.08%

Henri Konan Bédié 25.24%

Si ce matin à Abidjan les populations sont satisfaites de ce résultat, il n’en est pas de même pour le PDCI qui cri à la fraude électorale et demande le recomptage des voies. Une chose est sûre, le parti d’Henri Konan Bédié aura le temps de saisir la Cours Constitutionnelle pour présenter ses preuves sur les cas d’irrégularités observés. La déclaration du secrétaire général du parti n’a pas manqué de soulever par endroit l’indignation des Ivoiriens. « Que perdent-ils à reconnaitre leur défaite ? Je pensais que le PDCI aurait eu la grandeur d’esprit de féliciter les vainqueurs mais je me rends compte qu’ils donnent encore dans le vieux esprit anti-démocratique qu’on leur connait depuis la mort d’Houphouet Boigny » souligne Anderson Koffi. « Je m’attendais à tout sauf à ce genre de réactions ! Le monde entier nous a félicité et aujourd’hui le PDCI veut gâcher la fête » souligne Christelle Koné avant de conclure « quand on a appelé au respect du verdict des urnes pendant la campagne, je pense que le minimum d’honnêteté intellectuelle exige qu’on donne un sens à ses propos ». Les Ivoiriens s’étonnent aussi du succès du leader du RDR qui donne la preuve de sa popularité auprès du peuple. Pour une première participation il se retrouve au second tour.

Il est important de noter que lors de ce premier tour des élections un nombre important de bulletins nuls ont été comptés. Ceci démontre qu’un nombre important d’Ivoiriens ne savent pas encore voter avec un bulletin unique. Lors de la campagne du second tour les comités de base des partis devront sensibiliser de nouveau leurs militants. Sur un total de 4.837.779 votants on compte 221.655 bulletins nuls.

Suy Kahofi

Présidentielle 2010 : Les premiers résultats sont connus

03/11/2010 Aucun commentaire

Tous les Ivoiriens veulent avoir les vrais résultats!

Il a juste fallu que les premiers rayons de soleil touchent Abidjan ce matin pour les Ivoiriens sortent de leurs maisons pour commenter l’actualité du moment. Les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 31 octobre donnent lieu ce matin à toutes les spéculations et tous les commentaires. Les cybers café sont pris d’assaut et les informations s’échangent par sms. La nuit à Abidjan fut longue et les Ivoiriens n’ont pas voulu d’intermédiaires entre eux et la CEI. Chacun muni de sa feuille devant son petit écran notait les résultats au fur et à mesure que la CEI les donnait par la voix de son porte parole. L’attente fut longue mais dès les premiers résultats l’angoisse s’est vite envolée !

Après l’appel au calme du Général Philipe Mangou, chef d’état major dans la journée du 2 novembre, les Ivoiriens ont regagné tranquillement leurs domiciles pour attendre le début du programme télévisé par lequel ils allaient être au parfum du verdict provisoire des urnes. De la soirée d’hier au matin de ce 3 novembre, les résultats de 10 régions et d’une douzaine de villes et communes donnent à mis chemin un avantage au Front Populaire Ivoirien (parti au pouvoir) du président Laurent Gbagbo suivi par le RDR (Rassemblement des Républicains) du Docteur Alassane Ouattara et enfin le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire) de l’ancien président de la république Aimé Henri Konan Bédié. Reste dont à finaliser les résultats de 9 régions administratives et de rendre publique les totaux nationaux. « Rien ne sert de s’emballer : ces résultats sont provisoires et ne peuvent être interprétés comme la victoire d’un camps ou d’un autre. J’invite les Ivoiriens à rester chez eux et à suivre les autres résultats mais surtout d’attendre la validation de la cours constitutionnelle » soutien Diaby Ousmane.

Dans l’ambiance épuisante de la diffusion des résultats, les Ivoiriens n’ont pas manqué de saluer l’action de la CEI et surtout son indépendance. « Ces hommes sont devenus en l’espace d’une seule élection des experts dont l’action ne peut plus être contestée ! Bravo au président Issouf Bakayoko et son équipe et surtout du courage pour la suite » soutien Kouakou Adolph.

D’autres résultats seront diffusés via les ondes de la RTI en cette journée du 3 novembre. Certains sites proposent de suivre ses résultats en temps réel ; c’est le cas d’ d’Abidjan.net (www.abidjan.net) et Avenue225.com le premier site Ivoirien d’Information de proximité (www.avenue225.com).

Suy Kahofi

Présidentielle 2010 : L’attente semble interminable !

02/11/2010 4 commentaires

Le Président de la CEI invite les Ivoiriens à attendre les résultats dans le calme

Les Ivoiriens sont allés voter et l’apocalypse prédit par des pseudos hommes de Dieu n’a pas eu lieu. Comme dirait l’homme de la rue le ciel n’est pas tombé sur la tête des Ivoiriens. Le coin qui devait se gâter ne s’est pas gâté ! Les élections passées, c’est la longue attente et la valse des rumeurs les plus folles ! Qui aura le dernier mot ? Qui sera élu président de la Côte d’Ivoire ? Chacun semble avoir la réponse. Les sms circulent d’un portable à l’autre et les informations sur l’issue des élections s’échangent à tous les points de rue.

Deux jours après les élections, l’Ivoirien retient son souffle mais il est surtout impatient. « Aujourd’hui l’Ivoirien est comme un enfant qui à force d’attendre son père en voyage ne tient plus sur sa chaise : il bouge dans tous les sens et veut être informé » souligne Kouakou Philipe. « L’attente est insupportable je vous jure : nous sommes dans le flou total avec les nombreuses rumeurs qui ne nous rassure pas » soutien Kra Serge. Dans les rues les activités reprennent timidement : les rues sont désertes par endroit, les banques ferment les unes après les autres, les inscriptions sont suspendues dans certaines écoles, de nombreux magasins encore fermés, les cours sont au ralenti à l’université et surtout des véhicules de l’armée postés à des carrefours stratégiques. « La véritable crainte de l’Ivoirien c’est que les choses ‘’se mélangent’’. On a surtout peur que certains partis refusent le verdict des urnes » argumente Bazié Camille avant de conclure « plus l’attente est longue, plus les rumeurs alimentent la peur des Ivoiriens, plus la crainte du KO grandit ». Pour certains si les résultats ne sont pas rendus, c’est parce que le décompte des votes par voie manuelle et électronique par la suite mettent du temps. Pour d’autres, il est temps que la CEI (Commission Electorale Indépendante) accélère l’opération et se décide à rendre les résultats pour mettre fin à tous ces résultats sans fondement qui circulent par sms.

Le président de la CEI, Mr Youssouf Bakayoko a tenu à souligner hier (lundi 1er novembre 2010) que toute autre spéculation sur les résultats de l’élection en dehors de celles de la CEI n’est que fausse propagande. Il a poursuivit son intervention en invitant les Ivoiriens à garder leur calme et a attendre le communiqué final de la CEI.

Suy Kahofi

Présidentielle 2010 : La Côte d’Ivoire a voté dans le calme

01/11/2010 3 commentaires

Les Ivoiriens sont sortis massivement pour voter

L’élection présidentielle Ivoirienne s’est tenue ce dimanche à Abidjan ce 31 octobre 2010 dans le calme et la sérénité. Les Ivoiriens sont sortis massivement pour choisir leur candidat parmi les 14 en lice. Dans l’ensemble les Ivoiriens se sont montrés très disciplinés dans les bureaux de vote. Les échos qui nous sont parvenus des différentes communes font état d’un scrutin pacifique.

Comme chaque dimanche de vote en Côte d’Ivoire on s’attendait à une perturbation dans les transports publics. Cette situation de ville sans taxi et wôrô-wôrô (taxi communaux) n’a pas découragé les Ivoiriens qui dans certaines zones ont regagné leur centre de vote à pied. Le seul hic, c’est que dans plusieurs bureaux de vote ont a observé un retard allant de 30 mn à 2 heures. « Ici dans le centre du Lycée technique de Cocody nous avons commencé à voter à partir de 9 h 30 mn au lien de 7 h 00 comme prévu. J’ai pu voter à partir de 10 h pour être venu a 6 h 15 mn » soutien Silué Djibril. Malgré le retard chacun souligne qu’il n’a pas eu de difficulté à s’acquitter de son devoir de citoyen libre. Dans certains bureaux on a noté une pénurie ou une absence de sticker. Le vice président de la CEI a tenu sur les antennes de la RTI (à l’émission jour de vote) qu’au cours de la journée le problème serait résolu. Les bureaux de vote ont fermé très officiellement à 17 h sur toute l’étendu du territoire. « Je déplore que certains chefs de bureaux qu’en bien même ayant commencé en retard ont refusé de prolonger le vote » affirme Koré Philomène.

Les Ivoiriens dans l’attente des résultats finals prévus théoriquement pour mercredi ont lancé un appel au calme à leurs compatriotes. « Je demande à tout le monde de garder son calme et d’attendre les résultats par les voies officielles. Que personne ne sombre dans la violence car le monde entier nous regarde » lance Stéphane Brito.

Les autorités Ivoiriennes ont mis en garde toutes les personnes qui seraient tentées de semer le trouble dans le pays à l’occasion de ce scrutin et surtout de diffuser de faux résultats même partiels. La nuit électorale s’est déroulée sur les différentes chaînes des médias publics avec un fort taux d’auditeurs car tout le monde voulait avoir la primeur des résultats officiels. Au moment où nous postons ce billet en ligne le calme régnait dans les états-majors des différents candidats qui ont appelé la veille leurs militants à la retenu. Ce scrutin doit permettre à la Côte d’Ivoire de renouer avec la prospérité par le retour d’une stabilité politique.

Suy Kahofi