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La lutte contre le terrorisme : un frein à la libre circulation ?

Les contrôles d’identité ne doivent pas conduire à des abus

Les contrôles d’identité ne doivent pas conduire à des abus

Depuis le 13 mars 2016, la Côte d’Ivoire est venue allonger la liste des pays directement touchés par le terrorisme. Une menace qui oblige le pays à prendre de nouvelles dispositions sécuritaires dont certaines ne manqueront pas de susciter le débat.

La Côte d’Ivoire est un Etat membre de la CEDEAO, une communauté qui s’est donnée pour mission de faire tomber les frontières héritées de la colonisation afin d’aboutir à une CEDEAO des peuples. Pour éteindre cet objectif, la CEDEAO s’est dotée de plusieurs textes (protocoles) dont l’un des plus importants est celui relatif à la libre circulation des personnes et des biens. Les 15 Etats membres de la communauté ont décidé à l’unanimité de ne plus imposer un visa d’entrée à leurs ressortissants. Une première qui va inspirer d’autres communautés économiques sur le continent si bien que l’on dira que la CEDEAO fut le premier espace Schengen africain ! Grâce à un passeport ou une carte d’identité biométrique, le citoyen de l’espace CEDEAO peut (en théorie) se déplacer dans les 15 Etats sans être dérangé. (suite…)



ALPC : l’UE soutient la CEDEAO

La prolifération des armes légères constitue un problème de sécurité

La prolifération des armes légères constitue un problème de sécurité

L’Union européenne (UE) vient d’octroyer une enveloppe de 5,56 millions d’euros à la CEDEAO pour aider à lutter contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (ALPC) dans la région ouest-africaine.

Depuis plus de 30 ans les armes légères et de petits calibres alimentent les conflits en Afrique de l’Ouest. Libéria, Sierra-Léone, Côte d’Ivoire, Mali, Casamance (Sénégal), Nigéria…ces pays continuent de lutter contre des milliers d’ALPC qui occasionnent chaque année des morts et d’importants dégâts. Même après les conflits et crises, les armes légères prolongent les tensions inter-communautaires et la criminalité résiduelle. (suite…)



La CEDEAO renforce son plan de lutte contre le VIH-SIDA

Les experts oues-africains réunis à Abidjan

Les experts ouest-africains réunis à Abidjan

La 5ème Réunion du Comité Multi-sectoriel de lutte contre le VIH/SIDA de la CEDEAO a eu lieu les 14 et 15 juillet 2014 à Abidjan. Les experts de la CEDEAO ont fait le bilan de la lutte et adopté des résolutions pour freiner l’évolution de la maladie dans la sous-région.

La vision de la CEDEAO pour 2020 de passer de la CEDEAO des États, à la CEDEAO des peuples prend en compte les Objectifs du Millénaire pour le Développement et considère le VIH/SIDA comme un véritable frein aux efforts de développement régional. C’est pour faire obstacle à cette pandémie que l’organisation sous-régionale a décidé de mettre en place le Comité Multi-sectoriel de lutte contre le VIH/SIDA. En effet bien que des progrès significatifs aient été enregistrés dans la lutte contre le VIH-SIDA en Afrique de l’ouest force des de constater que des défis importants restent à relever. (suite…)



La CEDEAO a un nouveau patron

John Dramani Mahama, président du Ghana et désormais président de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO

John Dramani Mahama, président du Ghana et désormais président de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO

La 44ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO s’est achevé ce week end à Yamoussoukro la capitale politique ivoirienne. Retour sur les temps forts de cette rencontre qui aura mobilisé toute l’Afrique de l’Ouest.

Le long huis clos des chefs d’Etat et de gouvernement de ce vendredi 28 mars aura suscité la curiosité mais surtout donné l’opportunité aux observateurs de penser que les décideurs ouest-africains étaient en train de revoir la piste Helene Sirleaf Johnson. Le choix final des chefs d’Etat et de gouvernement aura eu raison du buzz médiatique autour de la présidente libérienne et de l’assurance des analystes politiques. Le président sortant Alassane Ouattara lors de la brève cérémonie de passation des charges a lui-même annoncé officiellement le nom de son successeur. John Dramani Mahama, président du Ghana et désormais président de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement pour un an. Le nouveau patron de la CEDEAO a déjà une vision claire de son action à la tête de l’organisation sous-régionale.

« J’aimerais m’attarder brièvement sur trois des points importants qui feront partie de mon action en qualité de nouveau président de la CEDEAO durant mon mandat. Le premier sera bien sûr de continuer de bâtir une CEDEAO de paix et de sécurité mais concomitamment de trouver des solutions idoines au chômage des jeunes. Le problème du chômage des jeunes à une implication sécuritaire et mérite une attention et des efforts particuliers » a indiqué John Dramani Mahama.

Le deuxième chantier consistera à relever le défi de l’intégration économique et monétaire et celui du développement de la sous-région. Quant au troisième axe prioritaire d’action, il sera consacré au développement, à l’extension et à la réhabilitation des infrastructures qui pourront aider la sous-région à se développer plus rapidement.

Au-delà de l’élection d’un nouveau président, la CEDEAO a profité de la 44ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement pour rendre public ses importantes avancées sur les Accords de Partenariat Economique CEDEAO – Union Européenne et celui relatif au Tarif Extérieur Commun. En dehors de ces deux textes de coopération, Désiré KADRE Ouédraogo, président de la commission de la CEDEAO a souligné que l’organisation a fait un bon significatif dans l’exécution de son programme de coopération monétaire.

La 44ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement montre une CEDEAO plus forte mais celle-ci ne doit pas baisser la garde face aux nouveaux défis sécuritaires qui la menace. Il s’agit du terrorisme, de la montée en puissance du crime organisé et du trafic de drogue.

« De zone de transit pour le trafic illicite de drogue, l’Afrique de l’Ouest s’est progressivement muée en une zone de transformation aux conséquences néfastes sur l’avenir des populations en particulier celui de la jeunesse ainsi sur que les économies et la stabilité dans la sous-région » a affirmé SAID Jinnit le représentant du secrétaire général des Nations Unis pour l’Afrique de l’Ouest.

Des défis sécuritaires pour lesquels l’Organisation des Nations Unies entend apporter tout son soutien à la CEDEAO et à l’Union du Fleuve Mano.

SUY Kahofi



La base de données « Genre, Femmes, Paix et Sécurité » CEDEAO lancée

Les femmes d’Afrique de l’ouest ont enfin une plate-forme de donnée opérationnelle

Les femmes d’Afrique de l’ouest ont enfin une plate-forme de donnée opérationnelle

La section ivoirienne du Réseau Paix et Sécurité des Femmes dans l’espace CEDEAO (REPSFECO) a lancé le jeudi 13 février 2014 à Abidjan, la base de données « Genre, Femmes, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest ». La cérémonie officielle de lancement de cette base donnée s’est faite en présence des officiels ivoiriens, ceux de la société civile, de la CEDEAO et du système des Nations Unies.

La mise en place d’une base de données genre, paix et sécurité en Afrique de l’Ouest, émane, des recommandations des journées portes ouvertes 2012 sur les résolutions 1325 (2000) du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette initiative est du bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) et de l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), en collaboration avec la centre de la CEDEAO pour le développement du Genre, l’union du fleuve Mano et les autres partenaires du groupe de travail femmes, paix et sécurité en Afrique de l’Ouest (GTFPS-AO).

La base de données a pour objectif d’améliorer l’efficacité d’information et le partage de connaissances sur le thème « genre, femmes, paix et sécurité » à travers la mise en place d’une plate-forme recensant l’ensemble des institutions intervenant dans ce domaine et qui sera accessible à tous. C’est pourquoi, un atelier de formation et de validation des données a précédé la mise en place de cette plate-forme du 10 au 12 février. Il s’agissait en amont de former et de transmettre des compétences à un groupe de cadres des institutions membres du groupe de travail femmes, paix et sécurité en Afrique de l’Ouest utilisatrices principales de la base de données. Elles ont désormais les outils qui leur permettre d’administrer totalement le système, de l’exploiter de façon maximale et de le mettre à jour.

Pour le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit, l’organisation mondiale se tient aux côtés du du Réseau Paix et Sécurité des Femmes dans l’espace CEDEAO REPSFECO pour apporter son soutien afin que toutes « les initiatives de Paix tiennent en considération l’impact des rapports entre le genre et incorporer les femmes dans leurs politiques et projets ».