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Relance du trafic commercial entre 4 pays membres de l’UEMOA

13/05/2012 Aucun commentaire

Les chargeurs veulent contribuer à la promotion de l'économie sous-régionale

L’épineux dossier du racket sur les routes ouest-africaines ne doit être en aucun cas un frein à la coopération sous régionale. Les chargeurs de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali l’ont comprit et ils ont décidé de s’engager ensemble pour relancer le trafic inter-état. Pour jeter les bases d’une collaboration en vue d’exécuter des projets communs, les chargeurs des quatre pays ont organisé une rencontre cette semaine à Abidjan. « La rencontre s’inscrit dans le cadre de nos ambitions d’intégration de nos économies. Tout ce que nous allons entreprendre le sera pour le bien de la sous région » déclare Koné Fakho le Président du Conseil d’Administration de l’Office Ivoirien des Chargeurs sur le bienfondé des travaux en terre Ivoirienne. L’union fait la force et les chargeurs de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali l’ont comprit si bien qu’au terme de la rencontre les uns et les autres ont vite fait de proposer une série de projets utiles aux quatre pays. « Nous avons décidé de mettre œuvre un système de traçage électronique des camions et des individus qui les conduisent. Ce système sera un projet continu entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’hinterland. La décision a été aussi prise d’aménager surtout au niveau de la Côte d’Ivoire des aires de repos et de stationnement pour les chauffeurs » nous explique Koné Fakho.

La collaboration entre la Côte d’Ivoire, le Niger, le Burkina Faso et le Mali revêt donc une importance capitale dans la mesure où à court terme les projets mis en œuvre pour faciliter le trafic auront un impact positif sur les économies de chaque pays. Baba Laye Dao le Président de l’Office Malien des Chargeurs en est fortement convaincu voici pourquoi il appelle au renouvellement de ce type contact inter-états. « Il faudrait qu’on se rencontre beaucoup plus souvent parce que de toute façon nos économies sont des économies intégrées et aucun pays ne peut se passer de l’autre ! » La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso qui affichent une excellente coopération en matière de trafic inter-état ont présenté à titre d’exemple les points forts et les insuffisances de cette coopération. Les quelques zones d’ombre n’ont pas empêché Traoré Ali le Directeur Général du Conseil Burkinabé des Chargeurs de souligner la montée en puissance des échanges depuis la fin de la crise post-électorale Ivoirienne. « Le Burkina et la Côte d’Ivoire il y a non seulement le corridor routier mais il y a aussi le corridor ferroviaire. Avant la crise le trafic du port d’Abidjan dépassait pratiquement les 65 à 70%. Avec la crise le régime a baissé mais au moment où je vous parle les choses ont changé et la tendance est à la hausse ».

Pour plus d’efficacité dans l’action, le suivi des projets communs sur les corridors routiers de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali sera l’affaire d’un comité technique.

SUY Kahofi

Le GIABA renforce la lutte contre le blanchiment d’argent

07/05/2012 Aucun commentaire

L'argent sale plombe les économies sous-régionale

Le GIABA, le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest a débuté depuis le 2 mai sa 17ème commission technique et réunion plénière à Abidjan capitale économique de la Côte d’Ivoire. L’objectif premier est de partager les expériences de lutte, de faire des recommandations pour freiner l’avancée du fléau et surtout d’analyser les rapports par pays pour relever les insuffisances et conseiller au mieux les Etats membres.

Un fléau pour les économies sous régionales

Au jour 2 des échanges, Mme Elisabeth N’dèye Diaw Directrice Général adjointe du GIABA a tenu à souligner la nocivité du blanchiment sur les économies ouest-africaines. « Une fois l’argent du blanchiment sur place il fait l’objet d’un virement soudent vers d’autres marchés financiers dans le cadre de l’empilage ou de la dissimulation des ressources d’où un risque systémique bancaire si le blanchiment est pratiqué à grande échelle dans le système financier d’un pays donné. Les commerces locaux et les entreprises locales ne peuvent plus suivre la concurrence face aux sociétés écrans ou de façades crées pour blanchir des fonds par des blanchisseurs qui pratiquent des prix en dessous des prix du marché car leur objectif n’est pas de faire du profit mais de dissimuler l’argent du crime ». Le blanchiment  constitue donc un risque réel pour la stabilité du système financier ouest-africain et annihile tous les efforts pour booster les efforts de développement économique du pays. Au plan politique les blanchisseurs risquent de s’emparer des rennes du pouvoir ou de positionner leurs hommes de main au cœur du pouvoir. Par l’argent sale il fausse le jeu démocratique, intimident les journalistes, les éliminent quand ils n’arrivent pas à la corrompre.

11ème réunion ministérielle et recommandations

Les travaux de la 11ème réunion ministérielle des Etats membres du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest GIABA se sont achevés ce samedi 05 mai à Abidjan. Face aux ministres et représentants des délégations gouvernementales le plaidoyer du Docteur Abdullahi Shebu, Directeur Général du GIABA s’est fait en faveur d’un appui plus important des gouvernements aux structures nationales de lutte contre le blanchiment d’argent et une meilleure coopération inter-état pour freiner le fléau. Au terme d’un huis clos pour analyser les recommandations issues des 3 jours d’échange des experts lors des assises de la 17ème commission technique, les ministres se sont engagés au nom de leurs pays respectifs à tout mettre en œuvre pour appliquer les dispositifs des lois LBC/FT – Blanchiment et lutte contre le financement du terrorisme – en vigueur au sein de la CEDEAO. Un engagement a été aussi pris d’appuyer les cellules nationales du renseignement financier à travers des formations pour le personnel et un appui technique pour optimiser les méthodes de recherche de données. Un souffle nouveau sera donné à la lutte contre la corruption et l’action judiciaire aura une place prépondérante dans la lutte contre le blanchiment. Autres mesures les transferts de fond dans l’anonymat porte ouverte à la dissimulation des capitaux seront combattus au même titre que la criminalité transfrontalière. Le ministre de l’intérieur Ivoirien, Hamed Bakayoko a appelé ses pairs à promouvoir l’approche intégrée sous-régionale de lutte à travers une meilleure mutualisation des expériences. Il a par ailleurs précisé que l’espace CEDEAO bien qu’étant à la recherche de capitaux frais pour financer son économie doit tout faire pour ne pas être une porte d’entrer à l’argent sale dans l’économie africaine. L’instabilité politique que plusieurs pays de la sous-région connaisse les rend vulnérable au fléau du blanchiment mais cela ne doit pas être un frein à la lutte à pour sa part précisée Giancarlo Del Bufalo Président du GAFI, le Groupe d’Action Financière.

SUY Kahofi 

Côte d’Ivoire : recensement général des utilisateurs de téléphone et d’internet

03/05/2012 Aucun commentaire

Cybercafé à Abidjan

Après les assises d’Abidjan de la CEDEAO sur la cybercriminalité, les autorités Ivoiriennes ont décidé d’aller en guerre contre ce fléau qui ternit l’image du pays. En effet la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le premier eldorado de la cybercriminalité en Afrique avec des taux très effrayants d’arnaque en ligne. La mesure mise sur pied pour contrer les cybercriminels communément appelés ‘’brouteurs’’ est l’identification dans un premier temps de tous les utilisateurs de téléphone fixe, mobile et de ligne internet. Le projet d’identification des Ivoiriens pose déjà le problème de respect de la vie privée et de la violation des droits et liberté individuelle. « Je trouve que ce n’est même pas normal ! Pour une simple connexion à internet dans un cyber toutes vos coordonnées se retrouvent chez le gérant ? Qu’est ce qui prouve que celles-ci ne seront pas utilisées à d’autres fins ? » s’interroge Kouassi Oscar un jeune enseignant. « Si c’est réellement pour lutter contre la cybercriminalité je suis d’accord mais si c’est pour surveiller les Ivoiriens, les pister ou les épier je trouve cela dégradant pour chaque Ivoirien ! » souligne Olivier avant de conclure que « ce recensement ressemble à une opération de surveillance à grande échelle dans un contexte social marqué par l’insécurité et des rumeurs de coup d’Etat ». Au-delà du débat sur la violation des droits de l’homme, des gérants de cybercafés craignent pour leur chiffre d’affaire. « Un cybercafé n’est pas une ligne téléphonique ordinaire : c’est quelque chose de commercial. Depuis que nous avons été sommés d’enregistrer nos utilisateurs, nombreux sont nos clients qui préfèrent se rabattre sur d’autres cybers qui n’appliquent pas cette mesure. Nous serons les grands perdants de cette mesure » se lamente KONE Ibrahim propriétaire d’un cybercafé. Des emplois semblent donc menacés par cette mesure de recensement systématique des utilisateurs de téléphone fixe, mobile et de ligne internet.

Une mesure justifiée

Pour Djékou Abraham conseillé technique en charge des TIC à l’ATCI, Agence en charge des Télécom en Côte d’Ivoire, la mission de cette opération est de favoriser une utilisation responsable des lignes téléphoniques et d’Internet. « Il y a de bonnes pratiques sur internet mais il y a aussi de très mauvaises pratiques. Parlons précisément de la cybercriminalité : elle prolifère parce que les criminels sont confortés par l’anonymat ! Décliner les identités permet de réduire cet anonymat et oblige les utilisateurs à ne pas utiliser le Net à de mauvaises fins ». Voici donc une idée louable qui doit contribuer sans nul doute à responsabiliser d’avantage les Ivoiriens face aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le projet de réensemencement garantit d’une part la sécurité du consommateur mais de l’autre relance le débat sur les violations des libertés individuelles. « Tous les cybercriminels de la sous-région ouest-africaine ont élu domicile en Côte d’Ivoire. Dans ce contexte la démarche du Gouvernement est salutaire et louable mais que cette décision ne serve pas à contrôler les activités du citoyen » met en garde Doukoua Godé de la FACCI une association ivoirienne des consommateurs. Sur le volet violation des libertés individuelles le Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH) s’aligne sur la position de la FACCI. « Si nous sommes d’accord avec le Gouvernement qu’il faut lutter efficacement contre les crimes qui sont commis par internet, nous devons aussi attirer l’attention du Gouvernement sur les libertés individuelles. Identifier toutes les personnes de cette manière là est la porte ouverte à notre sens à toutes les dérives possibles d’un Etat qui veut sans doute prendre des libertés certaines avec les droits de l’homme » s’inquiète Maître Doumbia Yacouba président par intérim du MIDH.

Soyez honnêtes et rien ne vous arrivera !

Il n’y a pas le feu au lac rassure pour sa part Djékou Abraham conseillé technique en charge des TIC à l’ATCI cette mesure vise à rendre responsable chaque fauteur de trouble aux yeux de la loi. Les citoyens honnêtes n’ont donc pas de soucis à se faire ! « Le secret des communications que ce soit internet ou téléphoniques est garantie par la loi mais lorsqu’au cours d’une enquête judiciaire et je le souligne très bien, le procureur en fait la demande, l’IP incriminée ou le cyber mis en cause est recherché. Nous nous rapprochons du gérant de cybercafé pour recueillir les informations que l’autorité demande. Si et seulement si ces informations n’existent pas et que le gérant n’a donc pas fait son travail, les sanctions vont tomber. Celles-ci vont jusqu’à la fermeture du cybercafé ! ».

Les arnaqueurs en ligne et autres voleurs par téléphones portables sont donc avertis, ils seront traqués dans les mois qui viennent ! Quant aux Ivoiriens, les nouvelles dispositions du ministère des postes et des nouvelles technologies de l’information et de la communication leur donne jusqu’au 31 octobre délais de rigueur pour se faire identifier.

SUY Kahofi

Point humanitaire frontière ivoiro-malienne

09/04/2012 Aucun commentaire

 

N'dolamb N'gokwey Coordonnateur humanitaire en Côte d'Ivoire

A la suite du coup d’Etat militaire au Mali pays frontalier à la Cote d’Ivoire, des informations récurrentes ont fait cas de mouvement de population Malienne vers la frontière Ivoirienne. Afin de vérifier les faits, une mission  a été effectuée le 3 Mars 2012 à la frontière  Ivoirienne (POGO) et Malienne (ZEGOUA). L’objectif de la mission humanitaire était de vérifier la présence de populations réfugiées sur les deux frontières et l’état du trafic (marchandises, hommes, véhicules) entre les deux pays.

Sur les deux axes à l’allé comme au retour, aucun  mouvement de population en masse n’a  été observé : seulement des circulations ordinaires de véhicules et de motos. Que ce soit sur  l’axe de Korhogo-ZEGOUA en passant par NIELLE, la circulation est normale. Pas de changement observé  au niveau des villes, des routes principales et secondaires. Les populations vaquent à leurs occupations habituelles. A POGO, la mission a pu observer une soixantaine de camions  et une dizaine de petites voitures en provenance du Mali  qui sont  en attente de régularisation des documents afin de descendre vers  la Cote d’Ivoire. Pour le chef de poste de la douane ivoirienne, c’est le trafic habituel qu’ils ont l’habitude de gérer au niveau du poste. De la cote de la frontière malienne à ZEGOUA (village malien), c’est le calme plat, le trafic est normal. La mission a observé une dizaine de camions en stationnement du côté du poste de la douane malienne et en régularisation des documents. Pas de présence de population en déplacement pas d’engorgement de la frontière. Sur l’axe de retour soit POGO, OUANGOLO, FERKE, KORHOGO, le trafic ordinaire de camions et de véhicules particuliers, transportant les marchandises et des personnes, pas de convois observés, pas  de  groupes de personnes observés.

Des échanges avec la police à Pogo, il ressort que la frontière avait été fermée à la suite des instructions reçues  de la hiérarchie depuis la semaine du 26 au 31 Mars 2012. Des renforts  ont été envoyés au niveau des FRCI, de la gendarmerie et de la police afin de sécuriser la frontière. Les forces Onusiennes sont venues par la suite pour apporter un appui. Pendant le temps qu’a duré la fermeture de la frontière, aucun mouvement de population n’a été observé. Les populations en voyage changeaient seulement de véhicule et poursuivaient le voyage de part et d’autre de la frontière. Les véhicules de transport de marchandises et de produit pétrolier sont restés en stationnement. Les cargaisons de denrées périssables comme la banane, les légumes  se sont dégradées contraignant les propriétaires à les brader. Au niveau de la Douane de POGO, les mêmes informations ont été recueillies. Le Chef de poste,  nous a fait savoir que la frontière est ouverte depuis le Dimanche 1er Avril 2012 et la circulation a repris. Les longs fils d’attente  de véhicules ont régularisé leur situation et le poste s’est désengorgé progressivement. Pour lui la fermeture a eu un impact, économique  sur les deux pays en raison du trafic transfrontalier qui existe. Ils sont dans l’attente d’une nouvelle décision de fermeture de la frontière à cause  des sanctions décidées par la CEDEAO contre le pouvoir  militaire en place au Mali. Pour eux l’application des sanctions induirait la fermeture de la frontière à nouveau. Ils sont donc en attente de l’ordre. Mais pour le moment rien n’est décidé.

Dans l’ensemble, sur les deux axes de la mission, la situation est calme. Le trafic est normal et les populations vaquent à leurs occupations des deux côtés de la frontière Ivoiro-Malienne. Toutefois le développement de l’actualité politique et militaire peut à tout moment modifier la situation et occasionner des mouvements de population. C’est pourquoi les acteurs humanitaires et de l’Etat doivent observer la situation  et penser à d’éventuelles réponses urgentes a de probable arrivée massive de population en Côte d’Ivoire.

L’ONUCI renforce ses patrouilles à la frontière Ivoiro-malienne

30/03/2012 Aucun commentaire

 

L’ONUCI renforce ses patrouilles à la frontière Ivoiro-malienne

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a renforcé ses patrouilles terrestres et aériennes à la frontière ivoiro-malienne suite au coup d’état survenu le 22 mars au Mali, a annoncé jeudi le Porte-parole de la Mission, Hamadoun Touré. Pour l’instant, la situation est sous contrôle et le flux des personnes et des biens est normal, a-t-il indiqué lors du point de presse hebdomadaire de l’ONUCI, ajoutant que la surveillance demeurait et que la vigilance serait de mise jusqu’à nouvel ordre. M. Touré a, dans le même esprit, rappelé la participation du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Said Djinnit, au travaux du sommet extraordinaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation au Mali « La présence d’un représentant de l’ONU à la réunion d’Abidjan signifie que nous suivons attentivement la situation », a-t-il fait savoir. Dans le même cadre et dans l’exécution de leur mandat de protection des populations, a poursuivi le porte-parole, les contingents de l’ONUCI ont effectué 1556 patrouilles terrestres et aériennes au cours de la semaine écoulée et poursuivi leurs patrouilles à la frontière ivoiro-libérienne pour contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire dans tout le pays. Au cours de la semaine passée, les différents bataillons de  la Force de l’ONUCI ont  offert des soins gratuits à 2721 patients sur l’ensemble du territoire ivoirien et distribué 77 000 litres d’eau potable aux populations nécessiteuses, a-t-il ajouté.

Au chapitre du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réintégration (DDR), M Touré a annoncé de nouvelles opérations de remise d’armes volontaire menées par la Commission Nationale de lutte contre la prolifération illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC) avec le soutien de l’ONUCI les 3 et 4 avril au Foyer des Jeunes d’Attecoubé et  les 5 et 6 avril à la mairie d’Abobo. « La semaine dernière, ces opérations avaient eu lieu à  Yopougon et à Yamoussoukro », a rappelé le porte-parole.  Sur ce chapitre, M Touré a déploré le faible taux d’armes collectées « nous souhaiterions un chiffre meilleur en terme de dépôt d’armes et surtout en terme de munitions », a noté le Porte-parole. Sur ce point, M Touré a indiqué que la Division DDR de l’ONUCI, en collaboration avec la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC), organisaient depuis mardi une session de sensibilisation consacrée au dépôt volontaire d’armes au profit des leaders de communautés de Grand Béréby, près de San Pedro. « Il y aura prochainement des comités locaux pour le DDR à Grand-Béréby, à San-Pedro, à Sassandra et à Méagui dans la région du Bas Sassandra dans le cadre d’une vaste opération de sensibilisation sur la collecte des armes et le retour des réfugiés ivoiriens actuellement présents dans les pays voisins », a-t-il annoncé. S’agissant  des droits de l’homme, l’ONUCI déplore que des militaires ivoiriens aient lancé une expédition punitive contre des habitants du quartier Yopougon-Selmer à Abidjan suite à la bastonnade d’un militaire par des jeunes de ce quartier, a affirmé M Touré, soulignant qu’une personne au moins avait été tuée et quatre autres avaient été blessées suite à cette action. « L’ONUCI ne fait pas que déplorer ou condamner, elle contribue aussi à améliorer le comportement des soldats en matière de respect des droits de l’homme », a-t-il indiqué, précisant que la Mission, dans ce cadre, organisait depuis mardi,  à Korhogo, une formation de quatre jours, à l’attention d’une centaine de militaires des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) déployés dans la région du Poro, sur les droits et la protection des enfants. « Cette formation vise une meilleure compréhension du concept de l’enfant, les normes et standards internationaux de la protection de l’enfance, l’impact des conflits armés sur les enfants et permettra de promouvoir et de veiller aux droits des enfants », a expliqué le porte-parole.

M. Touré a annoncé la poursuite des activités de sensibilisation de l’ONUCI à travers tout le pays pour le renforcement de la cohésion sociale et la réconciliation nationale, en vue d’aider la Côte d’Ivoire à renforcer ses acquis et à relever les différents défis avec la contribution de différentes cibles. Interrogé sur la situation sécuritaire à l’ouest, M Touré a estimé que bien qu’elle s’améliore au fil des jours, des défis restaient à relever. « Il faut rassurer les populations qui hésitent encore à revenir », a soutenu le porte-parole qui a indiqué que celles-ci évoquent principalement trois raisons notamment la sécurité, les moyens de retrouver leurs biens et aussi la question de mener librement des activités politiques. Il a, par ailleurs, souligné qu’il était heureux de constater que l’on n’assistait pas à des affrontements intercommunautaires. « Nous devons travailler pour faire revenir davantage de personnes, pour créer les conditions de vie en communauté, aider l’administration territoriale moyens appropriés conformément a leur mandat et aux attentes des populations », a-t-il indiqué.

CEDEAO : le bâton et la carotte dans le dossier malien

28/03/2012 Aucun commentaire

 

Sommet extraordinaire de la CEDEAO à Abidjan

Une délégation de 4 chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) conduite par Alassane Ouattara et Boni Yayi va se rendre dans 48 heures à Bamako pour une mission de bon office au Mali pour convaincre la junte militaire de rendre le pouvoir au président Amadou Toumani Touré, à l’issue du sommet extraordinaire du bloc sous régionale sur le putsch au Mali.

La fumée blanche tant attendue par les organisations continentales et internationales, la communauté malienne vivant en Côte d’Ivoire, les observateurs politiques et les journalistes s’est afin échappée du building principal de l’Hôtel Ivoire d’Abidjan où pendant 7 heures les chefs d’Etats de la CEDEAO ont tenté de concilier leur position sur la crise malienne. Prévu pour s’achever à 16 heures, s’est finalement à 19 h 30 heure que le communiqué final a été rendu public car concomitamment à la rencontre des chefs d’état, les chefs d’État major de la CEDEAO se réunissaient également pour faire des recommandations en vue de trouver une solution idoine à la crise malienne. On retiendra du conclave en terre ivoirienne que la CEDEAO décide de mener la politique du bâton et de la carotte. Elle mènera dans un premier temps une première une mission de bon office au Mali dans 48 heures pour convaincre la junte. La mission de haut niveau sera composée des Présidents Alassane Ouattara, président en exercice de la CEDEAO, Blaise Compaoré (Burkina Faso) qui devient officiellement le médiateur de la crise Malienne, Bony Yayi (Bénin), d’Helen Serleaf Johson (Liberia) et Mamadou Issouffou  du Niger. La CEDEAO sans le cacher active par la même occasion le groupe de Contact Militaire ECOMOG qui pourrait intervenir au Mali en cas de refus de la junte de rendre le pouvoir au régime démocratiquement élu d’ATT. En cas d’échec l’intervention de L’ECOMOG aura la double mission de renverser la junte et de marcher sur la rébellion au nord. Dans le même temps la CEDEAO appel a un cessé le feu dans tout le Mali et demande aux militaires de libérer tous les détenus politiques et les membres du gouvernement sans condition. Les Chefs d’état major de la CEDEAO auront aussi pour mission de convaincre leurs collègues de la junte en leur présentant les décisions prises par la CEDEAO pour aider le Mali à retrouver l’ordre constitutionnel.

Dans 48 heures et en cas d’échec de la mission des chefs d’État de la CEDEAO au Mali, les membres de la junte seront privés de tous mouvement dans l’espace CEDEAO et L’ECOMOG dont la mobilisation des troupes monte en puissance selon les termes du Président de la Commission de la CEDEAO aura la main libre pour intervenir dans le pays et ramener ATT au pouvoir par sa puissance de feu.

SUY Kahofi

Abdoulaye WADE loin du complexe de la défaite

26/03/2012 Aucun commentaire

 

MACKY SALL le nouvel homme fort de Dakar

Contrairement à certains qui s’accrochent au pouvoir au point de conduire leur peuple à la guerre civile après les élections, Maître Abdoulaye Wade bien que contesté par le Sénégal est sorti non pas par la petite porte mais par la grande. A 85 ans, même s’il a perdu le soutien politique du peuple, il lui reste au moins la lucidité d’un homme sage qui aura fait l’économie de pertes inutiles en vies humaines. « Nous garderons notre maturité politique jusqu’à la fin et contrairement à ce que certains pensent le schéma Ivoirien ne se reproduira pas au Sénégal » m’avait signifié Demba Dia un ressortissant sénégalais lors des élections. Le Sénégal, exemple de démocratie ne recul donc pas bien au contraire. L’esprit d’alternance qui souffle sur le pays depuis Senghor continue de souffler sur le pays avec l’arrivé de Macky Sall aux affaires. En dépit des craintes suscitées par la nouvelle candidature du président Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007, la victoire acceptée de son ancien ministre et Premier ministre qu’il appelait son « apprenti », est le signe de la vitalité démocratique du Sénégal ! « Mes chers compatriotes, à l’issue du second tour de scrutin de dimanche, les résultats en cours indiquent que M. Macky Sall a remporté la victoire », a déclaré le président Wade, selon un communiqué diffusé dans la soirée par la présidence. « Comme je l’avais toujours promis, je l’ai donc appelé dès la soirée du 25 mars au téléphone pour le féliciter », a expliqué le chef de l’Etat sortant. « Vous avez été nombreux (…) à vous rendre aux urnes et à voter librement, dans le calme et la sérénité », et « je vous félicite tous et toutes pour la part déterminante que chacun de vous a jouée dans ce processus », a-t-il ajouté. Dans un premier communiqué, la présidence avait fait état du coup de fil du président Wade à son challenger, confirmant l’information diffusée par les médias publics (agence de presse et télévision). En Côte d’Ivoire, les représentants du PDS que nous avons pu joindre étaient certes déçus mais ont hautement apprécié le geste de Maître WADE.

« Ce (dimanche) soir, un résultat est sorti des urnes, le grand vainqueur reste le peuple sénégalais », a déclaré de son côté M. Sall lors d’une conférence de presse dans la nuit dans un grand hôtel de la capitale. « Je serai le président de tous les Sénégalais », a-t-il promis, remerciant notamment le président Wade pour son appel téléphonique. « Ce soir une ère nouvelle commence pour le Sénégal », s’est félicité le vainqueur du scrutin, qui lui aussi a salué la maturité des électeurs et de la démocratie sénégalaise. « L’ampleur de cette victoire aux allures de plébiscite exprime l’immensité des attentes de la population, j’en prends toute la mesure. Ensemble, nous allons nous atteler au travail », a-t-il conclu. « C’est encore une preuve de la maturité du peuple sénégalais et de la classe politique », a commenté le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargée de superviser le scrutin. Les premiers résultats officiels sont attendus pour mardi ou mercredi, mais les chiffres égrenés depuis la fermeture des bureaux de vote à 18 h 00 GMT par les médias sénégalais et ceux de l’extérieur donnaient M. Sall, 50 ans, en tête dans la plupart d’entre eux. Avant même l’annonce de sa victoire, des milliers de personnes se sont rassemblées devant le siège de campagne à Dakar de Macky Sall, aux cris de « Macky président », « Cette fois ça y est! » ou « On a gagné » et en dansant au son d’une musique rythmée poussée à fond par une puissante sonorisation. Des scènes de liesse similaires ont eu lieu toute la soirée dans plusieurs quartiers de Dakar, y compris au cœur de la ville, Place de l’Indépendance, proche du palais présidentiel. Hormis l’action d’hommes armés qui ont perturbé le vote dans quelques bureaux en Casamance (sud), région en proie à une rébellion indépendantiste depuis trente ans, aucun incident grave n’a été signalé lors du scrutin dans le reste du pays. Le Sénégal est souvent cité comme l’un des rares exemples de démocratie en Afrique, en particulier en Afrique de l’Ouest régulièrement secouée par des violences politico-militaires, comme en témoigne le coup d’Etat qui a renversé jeudi au Mali voisin le président Amadou Toumani Touré. La campagne a donné lieu à quelques incidents entre partisans des deux candidats, sans commune mesure toutefois avec les manifestations et les violences avant le premier tour du 26 février et qui avaient fait entre 6 et 15 morts selon les sources, et au moins 150 blessés. Au total, quelque 300 observateurs étrangers ont surveillé le vote, notamment de l’Union africaine (UA), de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union européenne (UE).

SUY Kahofi

Le Plan anti-pollution des côtes Ivoiriennes opérationnel

02/03/2012 Aucun commentaire

 

Les Côtes Ivoiriennes ont toute l’attention du Gouvernement

La Côte d’Ivoire tente de trouver des mécanismes durables pour lutter efficacement contre la pollution maritime et protéger ses côtes. Elle n’entend pas évoluer en autarcie sur ce dossier très important et pour asseoir des méthodes de lutte efficace elle ne manque pas d’inviter des experts du continent et du monde entier pour parfaire son plan de protection environnemental. La protection des côtes du golf de guinée contre les divers types pollutions surtout celle à l’hydrocarbure est aujourd’hui une priorité pour les pays de la CEDEAO ayant une façade maritime. La Côte d’Ivoire n’est pas en reste de cette initiative de protection de l’environnement et des côtes du golf de guinée, elle inscrit son action dans la prévention à travers l’élaboration des cartes techniques de vulnérabilité environnementale de façon générale et du littorale pour les côtes. « La carte de vulnérabilité du littoral est un dossier qui aide à la prise de décision lorsqu’il y a une pollution. Ce dossier renferme toutes les ressources socio-économiques et toutes les ressources biologiques qui sont sur le littoral. Ce dossier nous permet donc de savoir quelles sont les zones qui sont prioritaires dans le plan d’action anti-pollution en cas de sinistre » nous explique le colonel Diby Gnagne Martin Directeur du Centre Ivoirien anti-pollution.

L’ambition de la Côte d’Ivoire est certes noble mais la problématique de la pollution des côtes du golf de guinée n’est pas une mince affaire. Conscients de leurs limites sur ce dossier, les autorités Ivoiriennes ont décidé de faire appel à des experts de la sous-région et du monde entier pour partager des expériences de lutte anti-pollution chaque fois que le besoin se fait sentir. « C’est pour parfaire ce qui a été déjà fait en matière de solution contre la pollution que nous sollicitons les experts du monde entier pour réfléchir sur la question. Sachez qu’une seule structure, qu’un seul pays ne peut pas lutter contre la pollution maritime et côtière tout seul. C’est pourquoi la Côte d’Ivoire est signataire de plusieurs conventions sur la question de la pollution » affirme Kaba Nasséré Directrice de cabinet adjoint au ministère de l’environnement et du développement durable. Et c’est précisément l’appartenance de la Côte d’Ivoire aux différentes conventions mondiales et celles au sein de la CEDEAO qui lui permette de bénéficier du soutien de l’Initiative Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il s’agit d’un soutien qui se présente sous plusieurs formes. « On apporte une assistance technique en termes de lutte. Il s’agit de mise en place de moyens, de ressources, d’équipements et de formation de personnel qui permettront de répondre en cas de marrée noire le plus rapidement possible » souligne Romain Chancerel coordinateur de ce projet.

La Côte d’Ivoire assure la présidence de la CEDEAO et pour les autorités Ivoiriennes cette présidence sera mise à profit pour donner un souffle nouveau aux questions de développement durable et de protection de l’environnement comme l’avait déjà fait le Nigéria pour le dossier des marées noires lors de sa présidence.

SUY Kahofi

Cybercriminalité : la marche vers une juridiction commune pour l’Afrique

24/02/2012 Aucun commentaire

 

L’Afrique doit avoir des textes de loi sur la cybercriminalité

Trois jours ont permis aux experts africains de réfléchir sur la mise en place d’un texte commun de lutte contre la cybercriminalité. L’atelier qui a débuté à Abidjan le 20 février et s’est achevé le 22 février avec la rédaction d’un projet. Ce texte qui se présente sous la forme d’une convention a été rédigé après un atelier à Abidjan et celui-ci doit faire l’objet d’étude dans chaque pays africain en vue de son adoption par l’Union Africaine. Il servira alors de support de lutte contre la cybercriminalité pour tous les Etats Africains signataires. Le choix d’Abidjan pour abriter cet atelier n’est pas fortuit, la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le premier eldorado de la cybercriminalité en Afrique et l’expérience de la lutte contre ce fléau dans le pays peut bien servir à toute l’Afrique.

L’harmonisation des législations en matière de lutte contre cybercriminalité a été au cœur de cet atelier pan-africain qui vient de s’achever à Abidjan. L’objectif des délégués venus de tout le continent est de mettre sur pied une politique juridique commune pour contrer cette nouvelle forme de criminalité. « Au niveau de la CEDEAO nous avions déjà un cadre communautaire sur la cybersécurité et l’Union Africaine a estimé que cette initiative devait être élargit à tout le continent Africain. Je dois vous signifier que le cybercriminel n’est pas dans l’impunité, il est sous l’empire du droit pénal en attendant l’intégration de nouvelles infractions qui vont encore le punir plus sévèrement » nous explique Sévérin Guibésongui président de l’atelier de réflexion d’Abidjan.

En matière de politique nationale de lutte contre la cybercriminalité, l’exemple de lutte et de répression de la Côte d’Ivoire a été salué par les experts africains. L’expérience Ivoirienne et les méthodes utilisées n’ont pas manqué d’orienter les experts sur les politiques possibles à ficeler pour asseoir un système de lutte commun à l’échelle Africaine. Abraham DJEKOU coordonnateur national Côte d’Ivoire pour la lutte contre la cybercriminalité fait le point de l’expérience Ivoirienne. « Depuis 2009 jusqu’à aujourd’hui il y a plus de 155 cyberescrocs qui ont été jeté en prison et je dois reconnaitre que les peines privatives de liberté ne sont pas suffisamment fortes parce que l’infraction est qualifiée comme escroquerie via Internet. Avec la nouvelle loi qui entrera en vigueur les sanctions seront plus fortes ». Au terme de l’atelier d’Abidjan un projet de convention africaine sur la lutte contre la cybercriminalité a été remis aux experts. Son adoption après étude sera un grand pas pour l’Afrique dans sa politique global de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. « Aujourd’hui, le principal problème de la cybercriminalité c’est l’impunité ! Vous volez à quelqu’un ses données sur une clé USB, vous escroquer quelqu’un en ligne, vous avez des personnes qui s’attaquent à des systèmes d’information, on peut par exemple pirater un compte bancaire…mais imaginez-vous que vous soyez dans un Etat où il n’y a pas de texte ? Je soutiens donc que cette convention permettra aux Etats d’avoir des textes juridiques sur lesquels ils pourront s’appuyer pour lutter contre ce fléau » affirme le Professeur Cissé ABDOULAH, chargé du projet de convention.

SUY Kahofi

Le RASALAO plaide pour une action coordonnée sur les armes légères

26/10/2011 Aucun commentaire

 

Michèle Pépé Présidente du RASALAO-CI

Selon les rapports du Réseau d’Action sur les Armes Légères en Afrique de l’Ouest en abrégé RASALAO la situation sur la prolifération des armes légères et de petits calibres est devenue plus qu’inquiétante en Côte d’Ivoire. « La situation était préoccupante avant la crise et maintenant je dois reconnaitre qu’elle est TRES préoccupante » déclare d’entrée de jeu Mme Michèle Pépé présidente de RASALAO Côte d’Ivoire. Cette circulation des armes légères et le manque de structure de contrôle fait planer sur la Côte d’Ivoire une réelle menace. « Il est évident qu’il existe un lien avéré entre la circulation des armes légères et le fort taux de criminalité dans le pays. Les prisons ont été toutes ouvertes à l’occasion de la crise : des prisonniers se sont retrouvés avec des armes et en uniforme aussi bien du côté des FRCI que des groupes armés incontrôlés » nous explique Michèle Pépé. Les armes se retrouvent donc entre les mains des personnes peu recommandables et cela menace aussi bien la sécurité des personnes mais également la stabilité même du pays.

Depuis la fin de la crise, le RASALAO a fait un constat très amer celui d’un manque de coordination dans la politique nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres. « Chacun collecte des armes : l’ONUCI, les FRCI, les communautés…tout le monde collecte ce qu’il peut or c’est ce qui rend difficile le contrôle sur ces armes » soutien Michèle Pépé. Le RASALAO-CI estime que pour mettre un point final au climat d’insécurité dans le pays il faut militer en faveur d’un triptyque entre la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération et la Circulation Illicite des Armes Légères en Côte d’Ivoire (COM NAT-CI), le RASALAO et l’Etat de Côte d’Ivoire appuyé par ses partenaires au développement. « La CEDEAO dont la Côte d’Ivoire est membre peut se venter d’avoir produit un instrument contraignant et certainement le mieux fournit au monde sur la question de la circulation des armes légères. Il faut donc que la CEDEAO demande aux Etats membres d’appliquer ces textes » souligne Michèle Pépé. Selon les textes de la CEDEAO les activités de collecte des armes légères doivent être piloté par les Commissions Nationales de Lutte contre la Prolifération et la Circulation Illicite des Armes Légères de chaque pays or ce n’est pas le cas en Côte d’Ivoire. Michèle Pépé estime que la Commission Nationale doit être outillée et mis à contribution pour pouvoir jouer pleinement le rôle qui est le sien. La situation de la circulation des armes légères en Côte d’Ivoire est inquiétante dans la mesure où en basculant dans la violence le pays vient agrandir l’espace au sein de la CEDEAO menacé par les armes légères. Cet espace s’étant désormais de la zone sud du Sénégal (Casamance) à la frontière est de la Côte d’Ivoire. La présence des armes légères fragilise le retour à la paix en Côte d’Ivoire notamment dans l’ouest où des bandes armées sont encore actives.

Les organisations sous régionales doivent se bouger sur la question de la circulation des armes légères car avec la fin de la crise en Lybie se sont plusieurs tonnes d’armes et de munition appartenant aux ex-combattants libyens et autres mercenaires qui sont déjà dans l’espace CEDEAO.

SUY Kahofi