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La Police ivoirienne en guerre contre les « microbes »

La Police déterminée à rassurer les populations

La Police déterminée à rassurer les populations

Après plusieurs semaines de trêve, la traque aux microbes reprend de plus belle. La police ivoirienne entend mettre hors d’état de nuire ces délinquants à la tétine qui terrorisent les populations d’Abidjan.

Depuis le début du mois de mai, des images insoutenables d’hommes et de femmes balafrés à la machette circulent en masse sur les réseaux sociaux. Les auteurs de ces attaques sont bien connus des Ivoiriens depuis 5 ans. Il s’agit des microbes, ces jeunes délinquants qui opèrent dans la ville d’Abidjan munis d’armes blanches et dont la brutalité des crimes suffit à en terroriser plus d’un ! (suite…)



Cinq ans d’insécurité « résiduelle » pour un mandat présidentiel

Le Ministre des milles et une menace s’est encore signalé

Le ministre des « mille et une menaces » s’est encore signalé

Après avoir nommé des anciens seigneurs de guerre comme barons de son armée, Alassane Ouattara croyait sans doute pouvoir maintenir un climat sécuritaire acceptable par la terreur et les brimades. Cinq ans après sa prise de fonction, l’insécurité est toujours d’actualité.

Il n’y a que Paul Koffi Koffi et Hamed Bakayoko en Côte d’Ivoire pour se convaincre que tout va bien au plan sécuritaire. Depuis une semaine environ, les messieurs « défense » et « sécurité » d’Alassane Ouattara prêchent de ville en ville et de quartier en quartier dans l’espoir de rassurer la population à la veille des élections. Depuis cinq années, les Ivoiriens sont confrontés au fléau de l’insécurité. Selon les autorités, l’indice de sécurité est passé de 3,8 en 2012 à 1,2 aujourd’hui. Mais des indices sécuritaires, gracieusement pondus par n’importe quelle agence téléguidée reflètent-ils réellement la vérité du terrain ? Entre les mathématiques et la réalité, la différence est de taille. Le ton chaque fois rassurant de Paul Koffi Koffi et Hamed Bakayoko fait partie d’une stratégie de communication déjà connue. On menace à tout va…. et au final rien ne change ! (suite…)



Du «Baygon» contre les «microbes»

La Police Ivoirienne lance la traque aux microbes à Abidjan
La police ivoirienne lance la traque aux « microbes » à Abidjan

Comme les enfants soldats du Liberia ou de la Sierra Leone, les populations d’Abidjan découvrent le visage hideux de la criminalité juvénile précisément celle des mineurs. Il s’agit d’enfants de 9 à 17 ans rompus à l’art du maniement des armes blanches que l’on appelle sur les bords de la lagune Ebrié les « microbes ».

Les « microbes » sont devenus en l’espace d’un an un véritable problème de société, pire un fléau urbain avec des victimes qui se compte par dizaines. La violence de leur mode opératoire laisse encore effrayés tous ceux qui ont eu le malheur de les croiser. Et chacun d’entre eux a une histoire pathétique à raconter. C’est le cas de Yacou Sangaré résident du quartier Marley à Abobo. Ce père de famille est un miraculé ! (suite…)



Abidjan envahi par les « microbes » !

Qui sont ces enfants qui tuent à Abidjan ?

Qui sont ces enfants qui tuent à Abidjan ?

La capitale économique ivoirienne dans la tourmente d’un climat d’insécurité doit aujourd’hui faire face à une nouvelle forme de criminalité. Il s’agit du fléau des « microbes » que les services de sécurité tentent de mieux cerner et de combattre.

Le phénomène des « microbes » est né à Abobo au lendemain de la crise postélectorale et continue de gagner en importance. Les « microbes » se sont ces jeunes délinquants rompus à l’art de l’utilisation des armes blanches et des armes légères. Ils ont généralement entre 10 et 17 ans, se promènent par grappe entière et ont un mode opératoire basé sur la rapidité et la brutalité de leurs crimes. Ils encerclent leurs victimes souvent par des stratagèmes propres aux mendiants, font semblant de quémander une piécette ou de quoi manger puis au moment où on s’y attend le moins on se retrouve nez à nez avec une horde de bambins armés de machettes. Il est hélas trop tard pour réagir ! Tous ceux qui ont eu la malchance de se faire agresser par les microbes portent sur leur corps les stigmates de leur mésaventure s’ils sont encore vivants. Les moins chanceux sont morts sous les nombreux coups de machettes qu’ils ont reçus, car les microbes semblent en plus du vol apprécier particulièrement de voir le sang de leurs victimes couler.

Les gangs de « microbes » ont une solide assise dans le quartier d’Abobo, mais leurs mouvements vers les communes avoisinantes inquiètent de nombreux Abidjanais. A l’allure où vont les choses, c’est toute la capitale ivoirienne qui risque d’être contaminée par ces microbes ! Le CCDO, le Centre de coordination des décisions opérationnelles s’est déjà livré à des traques de microbes mais il faut aller plus loin pour découvrir qui sont les parrains de ces jeunes gens. Et surtout comment reçoivent-ils les armes blanches et les armes légères qu’ils utilisent lors de leurs opérations ? Pour la société civile ivoirienne qui a déjà produit des rapports sur ce nouveau fléau d’insécurité si rien n’est fait ces enfants qui tuent aujourd’hui sous le nom de « microbe » seront demain les virus qui perturberont encore plus la quiétude des Ivoiriens.

SUY Kahofi 



Revue de la semaine du 02 au 07 novembre 2013

Une nouvelle attaque à Yopougon

Une nouvelle attaque à Yopougon

Une semaine d’actualité s’achève en Côte d’Ivoire sous fond de querelle politique entre le pouvoir et l’opposition. La raison de cette nouvelle guéguerre de la classe politique est le dernier rapport de l’ONU qui souligne que le régime d’Alassane Ouattara a versé une substantielle quantité de dollar à des mercenaires pour financier des assassinats et enlèvement de partisans pro-gbagbo au Libéria et au Togo nous apprend L’Expression. La sortie médiatique de Pascal Affi N’guessan le patron du FPI a été l’occasion pour lui de se prononcer sur ce rapport. A la une du quotidien Le Temps il juge scandaleux l’attitude du Gouvernement à l’encontre du FPI. Le leader fraîchement sorti de prison s’offusque dans les colonnes de Notre Voie qu’en lieu et place du dialogue le RDR ne propose que la violence. Vous avez dit rapport accablant envers le régime ivoirien ? Pour le président Alassane Ouattara qui se prononce sur ce document indexant son appareil sécuritaire et politique il s’agit simplement d’un rapport « abjecte, irresponsable et mensonger » s’indigne le numéro un ivoirien à la une Nord Sud Quotidien. Le Président Ivoirien face à ce qu’il qualifie de mensonge à saisi Ban Ki Moon. Pendant que le régime se débat, le FPI lorgne déjà sur la présidentielle de 2015 et appelle à l’organisation des Etat Généraux pour booster la réconciliation. Présidentielle de 2015, le FPI ne dit pas non souligne Fraternité Matin qui se fait fort de rappeler dans son analyse les conditions posées par le parti de Laurent Gbagbo pour prendre part à ce scrutin avenir. Le Nouveau Réveil a une autre analyse des propos d’Affi N’guessan et affiche un ton plutôt catégorique et radical : pas de réconciliation, pas d’élection en 2015. Pour Affi N’guessan la clé du succès du processus de réconciliation nationale réside dans la tenue des Etats Généraux qui reste la seule option pour sauver Alassane Ouattara indique Le Quotidien d’Abidjan. Voici donc ce qui fait dire à Notre Voie que « Ouattara doit choisir entre la CPI et les Etats Généraux ». Aujourd’hui dans la même veine ne dit pas autre chose quand sur la tenue des Etat Généraux rejeté par le Président Ouattara le quotidien barre sa tribune avec ce titre « Ouattara joue avec le feu ». Du feu il y en a eu lors de l’attaque armée du 16ème arrondissement dans le quartier de Yopougon. Les populations ont vécu une grosse frayeur car pendant près d’une heure des tirs nourris ont été entendu dans le secteur de la paroisse Saint André nous indique L’Inter. Soir Info toujours au sujet de cette attaque fait état d’un commando armé qui mélange Yopougon après une opération visant à démanteler un fumoir. Au-delà d’une simple expédition punitive face au FRCI, Le Nouveau Courrier croit avoir déjà descellé des zones d’ombre dans cette affaire. Terminons cette revue de la semaine avec une date et un souvenir. 07 décembre 1993 – 07 décembre 2013 voici 20 ans que Houphouët Boigny s’en est allé, Fraternité Matin, Le Nouveau Réveil et plusieurs autres canards rendent un vibrant hommage au Bélier de Yamoussoukro.