Tag : blé goudé

Simone Gbagbo : le procès bis !

Simone Gbagbo de nouveau face au juge

Simone Gbagbo de nouveau face au juge

L’ex-Première dame de Côte d’Ivoire va de nouveau se retrouver devant le juge ce 9 mai. Après une première condamnation aux assises, elle doit répondre de nouveaux chefs d’accusation.

20 ans. Voici la peine privative de liberté que Simone Gbagbo a écopée lors de sa première comparution devant la justice ivoirienne le 10 mars 2015. Aux côtés de plusieurs autres co-accusés, dont des barons du Front Populaire Ivoirien (FPI), elle était poursuivie pour plusieurs chefs d’accusation dont l’atteinte à la sûreté de l’Etat. Ce premier procès devant la cour d’assises résulte du refus de l’Etat de Côte d’Ivoire de transférer Simone Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) bien qu’ayant déjà « livré » Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Les deux hommes politiques sont actuellement jugés à La Haye. (suite…)



Revue de la semaine ivoirienne du 22 au 27 septembre 2014

L'appel de Daoukro "déchire" le PDCI

L’appel de Daoukro « déchire » le PDCI

Fidèle à son humour noir le satirique Bôl’Kotch à la plume et le crayon pour rendre trait pour trait la tension qui règne au sein du PDCI-RDA le parti doyen. L’image dit tout : Bédié vend le bia, le siège royal à Alassane Ouattara à travers l’appel au soutien de la candidature unique en 2015. Au sein du PDCI des voix s’élèvent pour condamner cette décision du « vieux » qui selon Le Monde d’Abidjan risque de créer des troubles. Troubles déjà visibles avec la grogne des jeunes, des femmes et des cadres du parti qui refusent de jouer les suiveurs. Le Ministre d’Etat Ahoussou Jeannot a eu le temps de s’en rendre compte avec sa médiation qui a manqué de peu de tourner au vinaigre indique L’Inter. (suite…)



Le « général » Blé Goudé face à la justice

Le "général" a finalement rejoint Laurent Gbagbo

Le « général » a finalement rejoint Laurent Gbagbo

Blé Goudé pris au Ghana sera face au juge unique de la chambre préliminaire ce jeudi 27 mars 2014. Le ministre de la rue, selon la CPI a engagé sa responsabilité individuelle pour 4 chefs d’accusation constitutifs de crimes contre l’humanité.

Depuis quelques mois la Cour pénale internationale persistait pour qu’il soit transféré à La Haye : c’est fait ! Ensorcelé par l’ivresse de la rue comme son mentor Laurent Gbagbo, il oublia pendant longtemps qu’il était toujours sous haute surveillance et qu’il ne pourrait pas vaincre le monde entier avec ces ses nombreuses sorties médiatiques. Bien qu’il soit hors de son pays, Blé Goudé continue de diviser la classe politique et sa comparution sera suivie de près à Abidjan, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas. Parlant de réconciliation, les radicaux du FPI (Front populaire ivoirien) prédisent l’apocalypse en Côte d’Ivoire alors qu’au même moment ses amis du Cojep ( Congrès panafricain des jeunes et des patriotes) lancent des mots d’ordre à peine suivis. « La rue nous appelle. En face de l’histoire, nous ne devons pas nous dérober », lançait sans succès Justin Koua dans un contexte sécuritaire où l’armée veille au grain.

Pour le pouvoir, le FPI en menaçant le dialogue républicain fait un chantage honteux. Le parti se comporte comme une femme qui a décidé de faire chanter son époux à travers la grève du sexe. « Sinon comment comprendre que l’on veuille absolument généraliser des cas isolés » s’interroge le porte-parole du RDR, Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire. Ce présumé blocage de la réconciliation annoncé par le camp Gbagbo n’est qu’une grosse comédie selon certains membre du Cojep. En effet la bande à Affi N’guessan n’a jamais porté dans son cœur le général que certains barons du FPI jugeaient trop proche du couple Gbagbo à cause de sa force de mobilisation. La société civile ivoirienne pense que le transfèrement de Blé Goudé va avoir des conséquences importantes sur le  processus de réconciliation non pas parce que le FPI a annoncé la rupture du dialogue politique avec le pouvoir en place, mais plutôt parce qu’il met le pouvoir Ouattara au pied du mur. Quelle sera la position du pouvoir lorsque la CPI réclamera la tête pro-ouattara impliquée dans les crimes de la crise ? Le pouvoir des houphouétistes se dit prêt à collaborer, mais les ONG des droits de l’homme restent sceptiques.

On le voit les acteurs politiques et ceux de la société civile apprécient différemment un acte qui n’a pas fini de faire parler de lui. En attendant le général passera ce jeudi 27 mars 2014 sa cinquième nuit dans la prison de Scheveningen.



Revue de la semaine du 13 au 18 janvier 2014

Blé Goudé sera-t-il livré à la CPI ?

Blé Goudé sera-t-il livré à la CPI ?

Charles Blé Goudé, le général de la rue sera-t-il livré à la CPI ? La question mérite d’être posée car les autorités ivoiriennes ont encore demandé un sursis de 3 mois à la Cour pour réfléchir sur la demande de transfèrement du leader des jeunes patriotes nous indique L’Inter. Depuis son arrestation et son extradition du Ghana, le dernier ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo est emprisonner dans un lieu tenu secret se fait fort de rappeler Le Nouveau Réveil. La CPI le réclame entre autre pour crime de guerre et pour sa responsabilité dans la récente crise post-électorale qui aura occasionné près de 3000 morts indique le confrère. Pour Le Temps Charles Blé Goudé, tout comme son père spirituel Laurent Gbagbo est victime d’une machination politique et non d’une réelle volonté de le confronter au droit. Sinon pourquoi serait-il détenu dans le secret se demande le quotidien Le Nouveau Courrier quand de son côté Le Quotidien d’Abidjan donne la parole à l’avocat de Charles Blé Goudé pour se prononcer sur les conditions de détention de son client et le contenu des accusations du procureur de la CPI. Pendant ce temps les leaders du FPI et le Gouvernement ont repris le dialogue direct. Le FPI a toujours réaffirmé son statut particulier au sein de l’opposition ivoirienne, statu qui lui confère un traitement particulier d’où le dialogue direct. Pour le quotidien Le Temps il s’agit d’une rencontre de vérité entre le Front Populaire Ivoirien et le Gouvernement, rencontre qui selon l’analyste du quotidien proche de l’opposition ivoirienne permet une décrispation du climat socio-politique. Selon Notre Voie Ahoussou Jeannot et Affi N’guessan se sont parlé ce 15 janvier, le premier cité étant le ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles et le second le patron du FPI. De quoi ont-ils parlés ? Bien évidemment des conditions d’intégration du parti de Laurent Gbagbo au CPD, le Cadre Permanant de Dialogue pouvoir – opposition nous indique Le Quotidien d’Abidjan. Et sur la question de l’arrivée du FPI au sein du CPD, Affi N’guessan soutient que son parti n’épouse pas les méthodes de ce cadre de dialogue qui mérite d’être reformé sans toutefois s’aventurer à dire si son parti intègrera le CPD après les reformes souhaitée. Pour le Ministre Mabri Toikeuse qui représentait également le Gouvernement à la table de ce dialogue direct, « le FPI ne refuse pas d’être membre du CPD ». « Peut être bien que la dénomination est un problème » a-t-il indiqué mais « il s’agit de petits détails qui peuvent se régler ». Concernant l’atmosphère qui entourait les échanges, Le Nouveau Courrier indique que les discussions ont été âpres ! Discussion âpres ? Peut-être bien mais pour le quotidien Soir Info c’est plutôt Ahoussou Jeannot qui crache ses vérités à Affi. Ces vérités seraient au fond deux préalables ou plutôt exigences imposés par le Gouvernement Ivoirien et dont le quotidien L’Inter s’en fait l’écho. Pascal Affi N’guessan au nom du FPI a indiqué que lors des échanges de ce mercredi 15 janvier il y a eu des avancés notables. « Les discussions se poursuivent » affiche Le Nouveau Réveil, propos extrait de l’intervention du président du FPI qui a souligné que la reprise du dialogue direct est déjà une grande avancée.



Revue Ivoirienne du 28 janvier au 02 février 2013

Blé Goudé à sa sortie d’audition avec ses avocats

Blé Goudé à sa sortie d’audition avec ses avocats

Les journaux Ivoiriens cette semaine ont été largement aux couleurs du dossier Charles Blé Goudé contre le Ministère Public Ivoirien. Son audition du 30 janvier par la justice Ivoirienne a suscité une analyse dans les colonnes de Fraternité Matin, le quotidien à capitaux publics. Le confrère dans son papier expose les préalables de Charles Blé Goudé devant les juges. Ces préalables tiennent en une phrase : le respect de ses droits. Pour Le Patriote c’est un Charles Blé Goudé qui perd sa langue devant les juges et refuse d’aborder les questions de fond. Un Charles Blé Goudé qui refuse de répondre au juge, c’est également le constat fait par Le Nouveau Réveil quand paradoxalement Nord-Sud quotidien estime que Charles Blé Goudé a bien parlé puisse que cuisiné par les juges pendant 6 heures ! Et dans cette même veine L’Expression reprenant les propos que ce dernier aurait tenus écrit à sa une et je cite : « je n’ai pas fait de deal avec le pouvoir ». Autres propos attribués à Charles Blé Goudé et repris par nos confrères du quotidien Le Mandat : « mes conditions de détention sont mauvaises ». En effet Charles Blé Goudé a confié à ses avocats qu’il peut à peine voir pour préparer sa défense, qu’il n’est pas capable de situer géographiquement son lieu de détention et qu’il subit une violence morale qui ne dit pas son nom. Sur son lieu de détention tenu secret par les autorités Ivoiriennes, Le Patriote et Le Nouveau Courrier comme s’ils s’étaient passés le mot reprennent la version officielle du Gouvernement. « Charles Blé Goudé est dans une résidence protégée » et cette révélation est du ministre Hamed Bakayoko de l’intérieur qui était face aux partisans du général de la rue. Pendant que Charles Blé Goudé est toujours en détention, ses camarades du FPI ont repris le dialogue avec le pouvoir. Ce dialogue politique longtemps interrompu a véritablement occasionné des analyses de plusieurs canards Ivoiriens. Sur la question, L’Intelligent d’Abidjan annonce à sa une : tout sur les exigences du FPI. Financement des partis politiques, Commission Electorale Indépendante, conseil économique…ce que Ouattara propose à l’opposition écrit Nord-Sud. Le Nouveau Réveil barre sa une avec ce titre : participation aux élections locales, réconciliation et entrée au gouvernement…le FPI dit NON et NON à Ouattara. La raison selon le confrère est toute simple : le FPI réclame la libération de Laurent Gbagbo et la modique somme de 1,6 milliards de f CFA. Le Patriote se veut un brin moralisateur avec cette analyse : dialogue FPI – Gouvernement, l’amnistie coûte que coûte n’est pas la solution. Les journaux ivoiriens cette semaine sont revenus sur les grandes décisions du Conseil des Ministre du mercredi 30 janvier 2013. L’une d’entre elles touche directement les enquêtes ouvertes dans le cadre de la crise post-électorale. Le Nouveau Réveil nous apprend que le Gouvernement autorise l’exhumation de 800 corps. C’est encore 269 tombes et 36 fausses communes qui ont été répertoriés nous indique Le Démocrate qui précise qu’il s’agit de 467 corps qui sont non-identifiés et tous ces chiffres sont repris par L’Expression.

A la semaine prochaine !