Côte d’Ivoire : ces militaires qui parlent un peu trop…aux journalistes !

Ange Kessi Kouamé, procureur militaire d’Abidjan

Ange Kessi Kouamé, procureur militaire d’Abidjan

En Côte d’Ivoire on a coutume de dire que l’armée est la «grande muette» parce que sa gestion de l’information est foncièrement différente de celle de nombreuses autres entités. Malheureusement, si l’armée ivoirienne revendique cette tradition et ce devoir, certains de ses éléments l’oublient bien trop souvent !

Il est aisé de voir des commandants de l’armée ivoirienne, principalement des ex-com zone, s’étaler à la Une de nombreux quotidiens ivoiriens. Certains ont même fait la Une de magazines people ! Ces derniers ne se gênent pas pour se prononcer sur l’actualité sociopolitique du pays, plus grave de donner des informations relatives à des opérations militaires sans le consentement de leur hiérarchie.

Ces sorties médiatiques créent le lit d’une cacophonie dans la compréhension des questions liées à la sécurité des Ivoiriens. Entre le point de vue de ces militaires qui s’étale dans la presse et la position officielle de l’armée, qui doit-on croire finalement ? C’est pour éviter ces contradictions que le procureur militaire est monté au créneau pour mettre en garde les journalistes et les militaires qui s’adonnent à ce jeu d’interviews en dehors des codes des procédures militaires. Les rapports médias – armée sont régis par des règles clairement définies par la loi, dispositions que se fait fort de rappeler Ange Kessi Kouamé le procureur du tribunal militaire d’Abidjan.

« Le militaire ne doit pas parler aux journalistes s’il n’a pas l’accord de son chef. Et qui est le chef ? C’est la plus haute hiérarchie c’est-à-dire le ministre de la Défense, le chef d’état-major ou le commandant supérieur en ce qui concerne la gendarmerie. Voici donc les trois autorités habilitées à donner l’autorisation à un militaire quel que soit son grade à s’exprimer devant la presse ».

Tout militaire qui sort de ce sentier clairement balisé s’expose à des poursuites judiciaires ! Contrairement aux idées reçues, les relations entre la grande famille des journalistes et l’armée sont bonnes. La décision d’interdire les sorties médiatiques des militaires n’est pas une action pour museler la presse, mais plutôt pour rendre saine et légale toute interview, statistique ou information qu’un militaire peut donner aux journalistes. Les poursuites judiciaires soulignées plus haut sont aussi bien valables pour les civils (journalistes) que les militaires. Il est donc important pour les hommes de médias de se référer à la hiérarchie militaire avant tout contact avec un officier ou sous- officier quelque soit son rang.

« Il faut que nos journalistes arrêtent de tendre le micro sans autorisation aux militaires, qu’ils soient professionnels et qu’ils regardent de temps en temps le code pénal, de temps en temps le droit et qu’ils s’acquittent du devoir de se former » insiste le procureur du tribunal militaire d’Abidjan.

Et pour faciliter la compréhension média – armée, le procureur militaire d’Abidjan annonce l’organisation très prochaine de cadre d’échange pour mieux instruire les journalistes sur la communication militaire.

SUY Kahofi

Corruption : la police nationale ivoirienne toujours à l’heure du racket

Le racket mine encore la Police Ivoirienne

Le racket mine encore la police Ivoirienne

La corruption est bien le premier cancer socio-économique dont souffre la Côte d’Ivoire et l’un des corps de métier qui semble en souffrir le plus (ou en faire la promotion) est pour de nombreux Ivoiriens la police. Enquête !

Lors de l’enquête qui a précédé la rédaction de cet article, 7 Ivoiriens sur 10 interrogés ont estimé que la police est le corps le plus corrompu de l’armée et de la Côte d’Ivoire ! A tort ou à raison, de nombreux Ivoiriens la jugent en déphasage avec ses missions premières. En effet, la police ivoirienne se donne pour mission de veiller à l’application des lois et d’assurer la protection des personnes et des biens. Elle fait du renseignement et le maintien de l’ordre. Ces missions que nous qualifierons de nobles sont occultées par la corruption ouverte des hommes en kaki. Celle-ci ternit encore plus l’image du pays, car la corruption de la police nationale est celle à laquelle les populations sont directement exposées au quotidien.

Le Cfa au-dessus du civisme

Le champ privilégié de chasse de la police est le bitume. C’est ici que les policiers se livrent à tous leurs abus. A titre d’exemple, les agents commis à la circulation ne cessent au quotidien d’inventer des infractions juste pour soutirer de l’argent aux automobilistes. Parmi les infractions qui donnent de l’argent rapide comme au PMU figure le stationnement interdit à un feu qui pourtant est au rouge, le dépassement interdit alors que vous roulez seul sur la voie sans oublier le plus que célèbre mauvais chargement quand bien même le fanion indiquant l’excédent de charge est posé de façon évidente ! A cela s’ajoute les radars qui sont positionnés à des endroits formellement interdits quand ils ne sont pas inexistants. A Abidjan les pentes, côtes et autres virages sont les espaces choisis par les agents indélicats pour soutirer de l’argent aux automobilistes. En effet il serait impossible, même à une voiture intelligente de ne pas monter une côte, négocier un virage ou descendre une pente sans prendre de la vitesse ! Un racket des automobilistes si bien structuré depuis des années qu’il semble ne plus déranger. Des montants de 500 F, 1000 F ou 2000 F Cfa…cet argent soutiré aux citoyens est souvent remis sans une contravention ou même une preuve que l’argent a été bien remis à un agent des forces de l’ordre.

« Lorsque qu’après le constat d’une infraction, l’agent de police immobilise votre véhicule, il vous dira par exemple que son « collègue qui a la souche de la contravention est absent ! » Il vous fait perdre inutilement le temps pour vous amener à prononcer cette phrase que tous les policiers ivoiriens affectionnent : « Chef on fait comment ? » Il sait alors que vous avez l’intention de négocier pour regagner votre lieu de travail » nous indique en fin connaisseur M Koffi Kouadio Alain, responsable d’une PME froid et climatisation.

Cette attitude pousse aujourd’hui de nombreux véhicules de transport en commun à circuler sans aucune pièce administrative, et même l’assurance. Des clando’ qui mettent la vie des honnêtes citoyens en danger avec la bénédiction des policiers. Pour en savoir plus sur cette pratique nous nous rendons à la gare de gbaka d’Adjamé et celle de wôrô-wôrô de Treichville. Coulibaly H, un chauffeur nous indique clairement que « les chauffeurs payent une substantielle somme aux policiers » pour circuler librement toute la journée.

« Lorsque je suis arrivé dans le transport cette pratique existait déjà ! Je ne sais pas qui a ces pièces et qui ne les a pas, mais je suppose que si vous vous acquittez de la somme que les policiers veulent vous, pouvez rouler tranquillement » nous indique H Coulibaly.

Tout semble donc expliquer l’incivisme des chauffeurs des véhicules de transport en commun sur nos routes. Les agents de police semblent ne rien voir des nombreux stationnements interdits, de l’absence de rétroviseurs et autres feux sur les véhicules sans oublier les dépassements dangereux que réalisent les chauffeurs de gbaka et wôrô-wôrô.

Un combat de David contre Goliath

La politique nationale de lutte contre la corruption prend en compte la question du racket et de l’incivisme au sein de la police nationale. La preuve de nombreux policiers indélicats ont été traduit devant le tribunal militaire et jetés en prison. Des exemples pour redresser les brebis galeuses, des exemples que la population salue, mais qui ressemblent plus à un coup d’épée dans l’eau ! Pour un seul policer derrière les barreaux, ce sont des centaines qui continuent de soutirer injustement de l’argent aux citoyen dans les rues.

« Je pense personnellement que la question du racket et généralement la corruption au sein de la police est avant tout une question de mentalité. Tant que les policiers seront convaincus qu’ils ne font pas de mal, le racket continuera. Par contre, si chaque policier comprend qu’il fait du mal au citoyen en donnant dans le racket, les choses changeront » nous explique M. Koné F. R. sociologue.

Pour guérir du racket, la police doit reconnaître qu’elle est malade. Cela implique un engagement de la hiérarchie dans l’assainissement du corps. Les bruits de corruption lors du concours d’entrée à l’école de police doivent être dissipés et les éléments (officiers et sous-officiers) plus instruits sur les questions touchant au civisme, à la protection des droits de l’homme et au respect du citoyen. Un policier soucieux du bien-être de ses compatriotes ne les escroque pas, mais aide à les protéger contre toutes les formes d’abus. C’est seulement en tournant le dos à la corruption et au racket que la police pourra véritablement assurer sa mission qui consiste à veiller à l’application des lois et assurer la protection des personnes et des biens.

Mali/Crise Humanitaire : PLAN International interpelle !

Enfants Maliens réfugiers au Burkina Faso

Enfants Maliens réfugiers au Burkina Faso

Malgré le difficile accès aux zones directement touchées par les combats notamment la ligne de front, PLAN continue de déployer ses équipes en soutien aux déplacés qui désertent le nord-mali pour le sud du pays ou les pays limitrophes. L’organisation fondée depuis plus de 75 ans est l’une des plus anciennes et des plus grandes organisations de développement centrée sur l’enfant dans le monde ! Elle est opérationnelle dans 50 pays en voie de développement à travers l’Afrique (24 pays), l’Asie et les Amériques. PLAN s’investi dans la promotion des droits de l’enfant et contribue à sortir des millions d’enfants de la pauvreté. C’est bien ce leitmotiv, cette mission première qui l’oblige à être en ligne de front des ONG activent au Mali car le conflit qui secoue ce pays de la CEDEAO touche en premier les enfants et leur mères. PLAN a commencé ses activités-terrains au Mali depuis 1976 et elle apporte une assistance d’urgence liée à la crise depuis le début du conflit au Mali (2012). C’est donc en connaissance de cause que PLAN tire sur la sonnette d’alarme et met en garde l’opinion internationale : le Mali est proche d’une crise humanitaire majeure.

Des dizaines de milliers de personnes déplacées ainsi que celles toujours présentes dans les zones de conflit sont laissées en rade. En plus, le conflit empêche les agriculteurs de faire les semis pour la récolte de 2013, et il est à craindre que près de deux millions (2.000.000) de personnes soient affectées par une crise alimentaire cette année. Selon les Nations Unies, depuis que les combats ont commencé le 10 janvier 2013, environ 10.000 personnes ont fui. Près de 376.000 personnes ont été déplacées vers l’intérieur depuis le début de la crise en Mars 2012. A ce total, s’ajoute près d’un quart de million de personnes déplacées internes et d’autres réfugiées dans les pays voisins comme le Niger et le Burkina Faso. Alors que les combats continuent, les agences humanitaires s’attendent à voir le nombre de déplacées internes atteindre près des trois quarts du million durant les mois à venir. « Les personnes déplacées récemment ont besoin de presque tout. Elles ont besoin de nourriture, d’abris, d’eau, d’assainissement et de soutien psychologique. Nous avons besoin de financements conséquents pour être en mesure d’élargir notre réponse au fur et à mesure que le nombre de ces personnes déplacées augmente » nous explique Anthonin Ngarukiye, Responsable de la réponse d’urgence PLAN Mali. Face à cette situation de plus en plus critique, PLAN apporte une réponse humanitaire d’urgence aux besoins des déplacées interne au Mali. Il s’agit principalement de la distribution de vivres et non-vivres à travers les « kits dignité ». Ce kit de base est composé d’articles divers tels que des serviettes, des brosses à dents, du dentifrice, des chaussures en caoutchouc, des comprimés de paracétamol et des moustiquaires. PLAN apporte également un soutien psychologique, une protection et des services éducatifs de base aux enfants affectés par le conflit. Au-delà de la réponse humanitaire immédiate, il faut penser au long terme. Le conflit du nord-mali aura un impact lourd de conséquence sur la production agricole et la disponibilité des denrées sur le marché. Les agriculteurs commencent généralement à préparer leurs champs en Février mais dans le contexte actuel beaucoup d’entre eux ne sont pas en mesure de travailler ! Avant le début de l’action militaire (10 Janvier 2013), plus de deux millions de personnes étaient à risque d’insécurité alimentaire au Mali en particulier dans le Nord. On estime que plus de 660.000 enfants sont exposés à des risques de malnutrition aigüe et environ 1,5 millions de personnes sont à risque d’épidémies dues à un accès limité à l’eau et aux installations sanitaires dans le Nord !

Il faut impérativement se focaliser sur la réponse humanitaire au Mali car selon Dr Unni Krishnan, Directeur de la préparation et de la réponse aux urgences au PLAN « chaque minute compte dans la réponse à la crise humanitaire au Mali ». En effet, les personnes déplacées, en particulier les enfants, sont touchés à la fois physiquement et psychologiquement. Il faut donc prévoir une politique de secours émotionnels et des activités récréatives pour les enfants en accompagnement des mesures de distribution d’eau et de nourriture. Pour répondre efficacement aux besoins des populations à risque dans les six prochains mois, PLAN estime ses besoins à 3,2 millions de dollars US.

SUY Kahofi (source PLAN International – PLAN Mali)

Côte d’Ivoire : les fêtes de fin d’année sur fond d’insécurité

Les patrouilles se multiplient pour rassurer les populations

Les patrouilles se multiplient pour rassurer les populations

En Côte d’Ivoire, la fin de l’année est marquée par une recrudescence de la violence et des attaques contre les éléments de sécurité. Un contexte qui inquiète les populations qui ont bien peur de voir leurs mouvements restreints durant ces fêtes pour des raisons de sécurité.

Les rues bruyantes où musiques et cris se mêlent, les diodes qui illuminent la ville ou l’alcool qui coule à flot dans les maquis et bars d’Abidjan soulignent certes l’ambiance des fêtes de fin d’année, mais ne peuvent en rien occulter cette peur de l’insécurité présente dans le cœur des Ivoiriens. En effet, bien que les Ivoiriens tentent d’oublier les affres de la crise post-électorale pour réellement savourer les fêtes de fin d’année, force est de constater que chacun à bien peur que les démons de l’insécurité ne plongent de nouveau le pays dans la désolation et le désarroi.

Les récentes attaques d’Agban, d’Agboville et de Yopougon à la veille de la Noël sont venues ruiner les espoirs des plus optimistes qui rêvaient de faire la fête sans prise de tête. Malgré cette peur qui se lit sur le visage des Ivoiriens, les autorités n’entendent pas céder aux tentatives d’intimidation qui vise à jeter la psychose au sein des populations. Pour rassurer les habitants du pays, les ministères de l’Intérieur et de la Défense ont décidé de lancer une opération de sécurisation des grandes agglomérations ivoiriennes, dont Abidjan. Cette mesure se matérialise par des patrouilles musclées composées de plusieurs véhicules de l’armée, des patrouilles pédestres de la police et de la gendarmerie, sans oublier un effort supplémentaire pour éclairer les rues et principales artères de la ville.

Les pétards et autres fexu d’artifice ont été formellement interdit. Les lieux de cultes seront particulièrement sécurisés lors des veillées de prières, ainsi que les débits de boisson et autres espaces gastronomiques. Cette présence dissuasive est certes appréciées par les Ivoiriens mais chacun espère que les FRCI qui sont censés protéger ne transformeront pas en agresseurs la nuit tombée…

SUY Kahofi

Revue de la semaine du 22 au 26 octobre 2012

Tirage CAF pour la CAN 2013

La semaine du 22 au 26 octobre a été marquée par une nouvelle attaque d’un commando non identifié. En effet, 72 heures après la réaction énergique des FRCI qui ont fait deux victimes dans les rangs d’individus armés à Alépé, ce sont la brigade de gendarmerie et le cantonnement des eaux et forêts de Bongouanou qui ont fait les frais d’une attaque d’assaillants note Le Patriote. Une dizaine de personnes non identifiées ont pris possession de la brigade de gendarmerie au petit matin, avant de mettre le cap sur le cantonnement des eaux et forêts. Des habitants de la localité affirment que l’attaque n’a pas fait de morts nous apprend Le Quotidien d’Abidjan. Les assaillants ont opéré avec une facilité déconcertante en maîtrisant les agents en poste avant de faire main basse sur des armes et des minutions trouvées sur place pour ensuite disparaître dans la nature s’indigne Le Nouveau Courrier et Le Temps. A en croire le porte-parole du ministère de la Défense, ce sont au total 18 armes de guerre qui ont été emportées par les assaillants à la brigade de gendarmerie et au cantonnement des eaux et forets. «18 armes de guerre en une seule nuit, c’est trop», s’est-t-il désolé dans les colonnes de Fraternité Matin. Pour tenter de rassurer les ivoiriens, le chef d’état-major général des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, le Général de corps d’armée Soumaïla Bakayoko, a déclaré que les forces ivoiriennes savent qui les attaque depuis août 2012. « Nous savons à qui nous avons affaire. Nous allons lutter fermement contre ces ennemis du pays, qui nous trouverons toujours sur leur chemin » a martelé l’homme dans les colonnes de L’Inter et du quotidien Le Mandat. Face aux menaces de déstabilisation de la Côte d’Ivoire des experts israéliens proposent leurs services à l’armée Ivoirienne. Des drones et des avions de surveillance peuvent aider les éléments FRCInous apprend Soir Info. Après une longue tergiversation et une certaine division des cadres du grand ouest, la rencontre entre le Président Alassane Ouattara et la population du grand ouest a eu lieu. Le prétexte de la rencontre dans un contexte de réconciliation national était tout simple : permettre un dialogue franc entre le régime Ouattara et les populations de l’ouest que l’opinion public Ivoirienne a toujours présenté comme deux entités diamétralement opposées ! Le Nouveau Réveil pour marquer l’importance de ce dialogue décide de s’attarder sur cette phrase du chef de l’Etat et je cite : « Malgré les soubresauts que nous vivons actuellement, je continue à tendre la main à ceux qui font ces dérapages parce que ce sont des jeunes gens qui sont manipulés ». Pour Alassane Ouattara, les actes de violence ont causé 20 ans de retard à la Côte d’Ivoire qui pourtant était la 3ème puissance économique en Afrique en 1990 et n’était pas loin de la première place peut-on lire dans les colonnes de L’Intelligent d’Abidjan du 23 octobre. Nouvelles violences à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan, la MACA le mardi 23 octobre 2012. Des prisonniers ont tenté un soulèvement pour protester contre la présence de certains gardes, nouvellement recrutés, dans les cellules. Il a fallu toute la promptitude des forces de l’ordre, appuyées par des soldats de l’Opération des Nations Unies en Côte d’ivoire (ONUCI), pour désamorcer la bombe souligne L’Expression dans sa livraison du 24 octobre. Selon un agent de la MACA qui a requit l’anonymat au micro de nos confrères du quotidien Aujourd’hui, « des détenus ont soutenu avoir reconnu parmi les gardes nouvellement recrutés, des anciens bagnards. Ils ont refusé que ceux-ci les fouillent. Cela a fait monter la tension d’un cran ». Se prononçant sur ces évènements, le porte-parole du Gouvernement en marge du conseil des ministres du mercredi 24 octobre a indiqué que se ne sont pas les prisonniers qui doivent décider du mode de recrutement des agents des maisons d’arrêt et de correction du pays. Fraternité Matin consacre sa une du 25 octobre à ce Conseil des Ministres. D’importantes décisions ont été prises et il s’agit entre autre de la restructuration de l’AGEPE et de plusieurs nominations. Le Mandat rend compte également de ce Conseil des Ministre et nous informe que toutes les structures issues des accords politiques depuis 2002 ont été dissoutes. Au Ghana la justice a décidé de libérer Justin Katinan Koné sous caution ! Le quotidien Le Temps nous informe que l’ex ministre du budget de l’ancien Président Laurent Gbagbo est acquitté et libéré. Dans la même veine Notre Voie titre Katinan libéré quand Le Nouveau Réveil s’intéresse à ces propos du juge ghanéen prononçant sa libération sous caution et je cite : « la Côte d’Ivoire peut extrader Katinan pour le juger ». Le Nouveau Réveil rappelle que l’audience d’extradition de Katinan est fixée au 7 novembre prochain à Accra. Toujours sur le sujet, le quotidien Nord-Sud ne se montre pas tendre avec les autorités ghanéennes. La comédie ghanéenne se poursuit, Koné Katinan encore libéré sous caution, Accra donne sa caution aux assaillants souligne avec un brin de déception le confrère. Achevons cette revue de la semaine avec nos confrères de L’Expression et de Nord-Sud quotidien qui ont consacré des encadrés au tirage au sort de la CAN 2013 qui n’aura pas fait de cadeau à la Côte d’Ivoire ! En effet le pays se retrouve dans la même poule que l’Algérie, la Tunisie et le Togo ce qui fait dire qu’il s’agit du groupe de la mort et que Sabri Lamouchi le sélectionneur tunisien des éléphants de Côte d’Ivoire jouera contre ses compatriotes.