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Donné pour malade, Charles Blé Goudé serait dans l’ouest Ivoirien ?

23/03/2012 Comments off

 

Charles Blé Goudé, le charismatique leader de la Galaxie Patriotique

On a coutume de dire que lorsque quelqu’un est recherché il prend l’habitude de se ‘’cacher’’ là où on l’attend le moins ! Est-ce le cas pour Charles Blé Goudé, le charismatique leader de la Galaxie Patriotique ? En tout cas c’est ce que plusieurs tabloïdes du Libéria voisin avancent. De nombreux journalistes et analystes libériens pensent savoir où se trouve Charles Blé Goudé et selon eux il serait dans l’ouest Ivoirien en pleine préparation de ce qu’ils appellent un mouvement visant à déstabiliser le pouvoir d’Alassane Ouattara. Certainement sûrs de leurs sources, les canards de Monrovia affirment tous ou presque, que l’homme, ayant pris ses quartiers en Angola se serait constitué un arsenal de guerre à travers plusieurs voyages notamment en Corée. Difficile de dire s’il s’agit de celle du nord ou du sud mais en tout cas tout porte à croire selon les analystes de la presse libérienne que le projet de Charles Blé Goudé est en de bonne voie et certains signes sur le terrain le montrent.

Ces signes dont parle la presse libérienne est l’impressionnant déploiement de troupe de l’ONUCI et de la MINUL le long de la frontière ivoiro-libérienne. Jamais ces deux missions n’avaient autant accordé une attention si grande à cette frontière. Les patrouilles se multiplient surtout au niveau terrestre et aérien pour quadriller cette frontière. Le deuxième signe vient de l’Union du Fleuve Mano. Les Chefs d’Etat Major de l’union viennent d’achever à Grand-Bassam une réunion pour définir un plan de sécurisation commun à l’Union pour mettre un terme aux activités des groupes armés qui pullulent dans la région depuis la fin de la guerre au Libéria et de la récente crise post-électorale Ivoirienne. Sur une frontière longue de plus de 5000 km, les priorités de ce plan de sécurisation commun à l’Union seront certainement données à la frontière ivoiro-libérienne où les activités de grand banditisme sont constamment signalées. Troisième indice et non des moindres est la présence de plus en plus remarquée des éléments des FRCI dans la région ouest de la Côte d’Ivoire. Pour certains Ivoiriens ce déploiement n’est qu’une simple coïncidence. Il n’est que le fruit du dispositif sécuritaire mis en place dans la région avant l’arrivée du Chef de l’Etat courant avril.

Charles Blé Goudé chef d’une milice dans l’ouest Ivoirien : simple rumeur ou réalité ? Pour les Ivoiriens, rumeur ou fait avéré la question ne se pose pas. La chose la plus importante c’est que le pays en a marre des bruits de botte et de mitraillette. Pro-gbagbo ou pro-ouattara, rares sont les Ivoiriens qui ayant vécu la crise pensent véritablement à la guerre aujourd’hui. « Si Charles Blé Goudé veut être utile à son pays qu’il appelle plutôt les ex-miliciens fidèle à son ‘’père’’ pour qu’ils rendent leurs armes à l’ONUCI » estime un jeune cadre.

SUY Kahofi

9 nouveaux sites de désarmement prochainement ouverts en Côte d’Ivoire

19/03/2012 Aucun commentaire

 

Se mobiliser pour réduire la circulation des armes légères et de petits calibres

Il faut battre le fer quand il est chaud ! Le Gouvernement Ivoirien et l’ONUCI l’ont compris si bien qu’après les succès enregistrés dans les opérations de DDR la semaine dernière, des mesures importantes seront prises pour la suite. Neuf sites de regroupement disséminés à travers toute l’étendue de la Côte d’Ivoire notamment Bouaké, Séguéla, Guiglo, Korhogo, Bouna, Abengourou, Man, San-Pedro et Abidjan  seront bientôt réalisés, a annoncé lundi à Abidjan, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, lors de la cérémonie d’inauguration du bureau conjoint Démobilisation, Désarmement  (DD) réhabilité par l’ONUCI au sein de l’Etat-major au camp Galliéni. Selon M. Koenders, qui avait à ses côtés le Ministre auprès du Président de la République chargé de la défense, Paul Koffi Koffi et le Chef d’Etat –major  général des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), le Général Soumaila Bakayoko, les travaux commenceront avant la fin du mois par les sites de Bouaké, Séguéla et Guiglo et s’étendront aux autres villes pour s’achever en fin décembre 2012. Le Représentant spécial a souligné l’importance d’un bureau conjoint qui, selon lui, améliorera de manière significative la coordination des activités de l’Etat-major et de l’ONUCI afin, a-t-il poursuivi, de permettre d’atteindre les objectifs que les autorités ivoiriennes se sont fixés, à savoir la réinsertion, la réintégration de manière durable des combattants, et l’amélioration de la sécurité de manière générale. Sur le dernier point, M Koenders a estimé qu’elle passait aussi à travers les opérations de collecte d’armes qui vise à établir un climat de sécurité et par ricochet, à favoriser le retour des réfugiés.

Dans le même ordre d’idées, M. Koenders a rappelé que la réforme de la sécurité incluant l’armée, la police et la gendarmerie ainsi que la justice, était un enjeu fondamental impliquant la mise en place de structures légitimes et démocratiques, notant que la Côte d’Ivoire devait et était en train de s’y engager.  « La Côte d’Ivoire est en train de se doter d’urgence d’une institution unique et centralisée qui gère de façon cohérente et centralisée les opérations de DDR afin d’assurer un bénéfice harmonisé et équitable pour chaque combattant de garantir la transparence de l’enregistrement de la vérification et de la gestion de la base de données », a expliqué le Représentant spécial, qui a, dans ce cadre, annoncé la présentation d’un futur mode opératoire consensuel qui sera en vigueur pour le fonctionnement de tous les camps de regroupement. Dans ce contexte, M. Koenders a réitéré le soutien « étape par étape » de l’ONUCI au Gouvernement ivoirien, dans tout le processus du DDR et de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS). Auparavant, le Général Soumaila Bakayoko, a mis en exergue l’appui de l’ONUCI aux FRCI lors de la sécurisation des élections législatives ainsi que le constant soutien des casques bleus à la sécurisation globale du pays.

Le Général Bakayoko a exprimé l’espoir que la réalisation des sites de désarmement et de démobilisation permettrait de lancer les opérations de DD sur l’ensemble du territoire national et promis que les FRCI allaient reprendre les jours à venir le processus du DD en appliquant au mieux les règles internationales. Il a, dans ce cadre, invité les ex-combattants à s’inscrire dans le processus du DD, pour pouvoir bénéficier de projets de réinsertion, et appelé les populations qui détiennent illégalement des armes de se rendre également sur les sites DD pour les déposer. Le bureau conjoint comprend plusieurs salles opérationnelles entièrement réhabilitées et équipées par l’ONUCI à la suite d’une requête du Général Bakayoko. L’ONUCI y a répondu favorablement conformément à la Résolution 2000 du Conseil de sécurité. En plus du Ministre chargé de la Défense, le numéro 2 de la Force de l’ONUCI, le Général Talla Niang  ainsi que plusieurs officiers généraux et officiers supérieurs avaient pris à la cérémonie.

Côte d’Ivoire : L’armée menace de marcher sur un camp de miliciens

06/02/2012 Aucun commentaire

 

Jeunes miliciens lors du DDR

Depuis deux semaines environ une information selon laquelle un camp de miliciens serait opérationnel dans les environs de la localité de Lopou circule en Côte d’Ivoire. Lopou est situé dans le département de Dabou au sud du pays. Prenant très au sérieux cette menace les autorités Ivoiriennes et l’armée ne veulent en aucun cas laisser les locataires de ce présumé camp atteindre leurs objectifs. Le Ministère de la défense et l’Etat major Ivoirien pour endiguer la criminalité et la belligérance ont mené une mission dans les localités de Sikensi, N’douci et Tiassalé. Il faut dire que dans ces localités citées la criminalité sévit sur toutes ces formes : viol, braquages, vol à main armée, attaque de domicile sont quasi quotidien.

Le gouvernement soucieux de rassurer les Ivoiriens et de faire de leur sécurité une priorité a annoncé par la voix de Paul Koffi Koffi le ministre délégué à la défense la fin du désordre. « Nous allons dans une semaine appliquer la rigueur de la loi ! On ne peut pas tolérer sur le territoire l’existence de camp d’entrainement de miliciens et de gens qui ne sont pas autorisés à porter des armes. Les populations doivent être conscientes des risques liés à ce type d’entreprise mais surtout des dangers d’entretenir et de laisser faire des miliciens ». Au cours de cette tournée de terrain le ton qui était apaisé aux premières heures est passé très vite à une mise en garde. L’armée Ivoirienne première à être réellement inquiétée par l’existence de ce camp de miliciens se veut clair : elle va frapper fort et nettoyer la forêt ! « Nous avons décidé de déployer nos unités en nomadisation : il y aura des unités militaires sur la zone. Celles-ci seront en train de s’entrainer et suivre même des formations. Les soldats sur la zone pourront intervenir systématiquement puisse qu’il existe un camp de miliciens dans l’une des forêts » a souligné Soumaïla Bakayoko le Chef d’Etat Major Général des FRCI. A propos de ce camp de miliciens Soumaïla Bakayoko annonce déjà une incursion dans la forêt « pour savoir qui l’occupe réellement ».

Paul Koffi Koffi le ministre délégué à la défense et Soumaïla Bakayoko le Chef d’Etat Major Général des FRCI au nom du gouvernement ont demandé aux chefs de famille, aux leaders religieux et communautaires d’interpeler les jeunes de leurs localités afin qu’ils se détournent de cette entreprise peu recommandable. Il faut dire que l’Etat Major Ivoirien et le Commandement de la Gendarmerie Nationale qui annonce des renforts importants donne une semaine aux miliciens pour sortir de la forêt !

SUY Kahofi

 

Nouvelle bavure des FRCI : 4 morts et plusieurs blessés

27/12/2011 2 commentaires

 

Les exactions se poursuivent comme pour dire qu’ils ne sont soumis à personne !

De mémoire d’ivoirien jamais les hommes en uniformes n’ont autant défié un Président de la République et l’Etat major à sa solde que celui du Président Alassane Ouattara. Malgré les menaces de sanctions, les emprisonnements d’éléments indélicats ou les radiations, les éléments des FRCI continuent de narguer les autorités Ivoiriennes en multipliant les actes de barbarie et d’agression envers les populations qu’ils sont sensés protéger. Après la bavure de Vavoua, les FRCI viennent de s’illustrer de nouveau à travers une fusillade dans la localité de Sikensi à 60 km au nord d’Abidjan ; un nouveau drame qui a occasionné la mort de quatre personnes et fait plusieurs blessés. Une banale bagarre dans un maquis serait à l’origine de cette bavure qui loin de s’arrêter à un face à face civils – FRCI s’est mué en conflit inter-communautaire entre autochtones Abidji et allogène Malinké.

Le Préfet de région YEO Oumar multiplie les appels au calme et rassure que tout est mis en œuvre pour que la tension baisse dans la ville qui a perdu son calme depuis le 26 décembre. Suite aux violations des droits de l’homme perpétré par les FRCI les populations ne cachent plus leur mécontentement. Partout en Côte d’Ivoire le cri de cœur des populations est le même : « nous ne voulons plus des FRCI chez nous ! ». En plus des tueries il faut désormais compter avec les actes d’humiliation des FRCI à l’image de cette jeune lycéenne dans la commune d’Adjamé qui a été contraint sous la menace des armes à se mettre nu ! Son seul délit est d’avoir dit non aux avances d’un élément des FRCI. Si dans les rues d’Abidjan les FRCI se font de moins en moins voir depuis que la police militaire opère des patrouilles, force est de reconnaitre que ces derniers n’entendent pas désarmer aussi facilement. Pour les populations Ivoiriennes trop c’est trop, le Président Ouattara doit trouver une solution au problème des FRCI et celles-ci demandent que les gendarmes et les policiers reprennent du service. Preuve que les FRCI ne sont plus les bienvenus dans les rues de la capitale Ivoirienne depuis ce 26 décembre se sont les éléments de la gendarmerie dont plusieurs commandos parachutistes qui sécurisent les principaux axes d’Abidjan. Le premier ministre Soro Guillaume, ministre de la défense prévoie une tournée de sensibilisation dans les casernes, d’ici là chacun espère qu’une autre bavure ne sera pas enregistrée.

SUY Kahofi

 

Ex-com Zone : l’âme de délinquant malgré tout !

20/12/2011 3 commentaires

 

Wattao est incriminé par les rapports de ICG

Des chefs de guerre de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FAFN) pro-Ouattara dont le Commandant Issiaka Ouattara, alias Wattao, devenus officiers de hauts rangs au sein des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), sont impliqués dans des « activités délictueuses à plus grande échelle » selon International Crisis Group. Des éléments des FRCI « se livrent à des activités délictueuses à plus grande échelle, dans un cadre plus structuré contrôlé par d’anciens chefs militaires des FAFN qui tentent de perpétuer le système mafieux », accuse ICG dans un rapport. L’ONG a cité nommément « Wattao, et ses hommes », les considérants « comme les principaux responsables de ce brigandage », et a souligné que l’ex-chef de guerre a rejeté « ces accusations ». Mais « les témoignages qui l’incriminent sont multiples et concordants », note le même texte. Les Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) et les autres Forces armées qui avaient combattu contre les hommes de l’ancien président Laurent Gbagbo sont « toujours armés » et « sont au centre du problème de la criminalisation des forces de sécurité ou des éléments qui leur sont apparentés ».

L’ONG a également estimé que les principales menaces sécuritaires « ne proviennent plus » des pro-Gbagbo et le président ivoirien Alassane Ouattara « n’a qu’un très faible contrôle » sur l’armée. M. Ouattara dépend largement pour sa sécurité de l’ancienne rébellion des FN qui l’a aidé à accéder au pouvoir et revendique de ce fait une place considérable dans la nouvelle armée ivoirienne », selon le rapport qui révèle que « l’état actuel de l’appareil de défense et de sécurité implique, pour son régime et pour le pays, une série de menaces à court terme mais aussi à moyen terme« . Après leur victoire, aidés par des bombardements aériens et terrestres des troupes françaises et des casques bleus de l’ONUCI contre l’armée ivoirienne pro-Gbagbo, les principaux chefs de guerre de l’ex-rébellion pro-Ouattara occupent les plus rang de la hiérarchie militaire des Forces républicaines de Côte d’Ivoire.

L’ONUCI accordera un appui multiforme aux législatives ivoiriennes

05/11/2011 Aucun commentaire

 

Bert Koenders le nouveau patron de l’ONUCI

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, a  donné des assurances sur l’appui de la Mission au Premier Ministre Guillaume Soro qu’il a rencontré, pour la première fois mercredi 2 novembre, a indiqué le Porte-parole de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire, Hamadoun Touré. « Il s’agira d’un appui multiforme portant sur les ressources humaines, le matériel, la logistique et bien sûr la sécurité », a précisé  M Touré lors du point de presse hebdomadaire de la Mission. Il a ajouté que cette visite de M Koenders entrait dans le cadre de ses prises de contact avec les acteurs du processus de paix ivoirien. « Bert Koenders va poursuivre ses consultations avec les membres du gouvernement et d’autres composantes de la société ivoirienne », a fait savoir le porte-parole.

Dans la veine du processus électoral dans un environnement sécurisé, M Touré a fait cas de la réunion hebdomadaire tripartite des Chefs militaires et de Sécurité, des forces Impartiales et des forces ivoiriennes tenue le mercredi 2 novembre 2011, au siège de l’ONUCI. Il s’agissait, a-t-il expliqué, de faire le point de la situation sécuritaire dans le pays et des préparations des élections législatives. Intervenant sur les activités opérationnelles de la Force sur ce point, le porte-parole a indiqué que les casques bleus avaient effectué 1 324 patrouilles terrestres et aériennes la semaine passée dans le cadre de la reconnaissance des lieux de vote et de la protection des populations. « Ils facilitent aussi les déplacements des populations et assurent la sécurité de plusieurs  organisations humanitaires travaillant en Côte d’Ivoire », a ajouté M Touré. De leur côté, a-t-il poursuivi, les équipes de déminage et de dépollution continuent de nettoyer  les sites où se trouvent des engins dangereux non explosés. M. Touré a également fait un point de l’opération de collecte volontaire d’armes à Attécoubé la semaine dernière. « La Division de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) de l’ONUCI poursuit sa mission et a, à ce titre, collecté la semaine dernière, 39 armes, 25 grenades et 2 700 munitions de 87 ex-combattants », a-t-il annoncé.

Au chapitre des Droits de l’Homme, le porte-parole a rappelé les violations en la matière répertoriées par les experts de l’ONUCI dans ce domaine dans certains villages à l’ouest de la Côte d’Ivoire notamment à Niamayo (55 km de Daloa) et Niazareko (36 km de Divo) où de  violents affrontements ont opposé les FRCI et les dozos (chasseurs traditionnels) aux habitants de ces villages. Des affrontements similaires ont opposé les allochtones (Baoulé, Lobi et Sénoufo) et les allogènes (burkinabé) aux populations autochtones (Bété et Guéré) de Pelezi (98 km de Daloa) et de Bahé Sebon (35 km au nord de Duékoué). Deux personnes ont perdu la vie lors de ces deux incidents. Plusieurs habitations ainsi que des greniers ont été détruits lors de ces violents affrontements, a poursuivi le porte-parole. « L’ONUCI déplore  ces incidents fréquents […] et reste préoccupée par la situation sécuritaire sur certains axes routiers à l’ouest et au nord du pays où les activités de certains groupes armés illégaux ont engendré des violations graves des droits de l’homme », a souligné M. Touré. Sur un autre registre, le porte-parole a fait état de la séance de formation animé par la Division des droits de l’Homme sur le thème : « Droits de l’homme et application de la loi » à l’attention de 19 agents de police, dont 3 femmes, à l’Ecole Nationale de Police à Abidjan. « Les participants ont  été instruits sur la notion des droits de l’homme, les principes relatifs à l’arrestation et à la détention ainsi que ceux relatifs au recours à  la force et à l’usage des armes à feu », a précisé M Touré. Au regard de ce qui précède, le porte-parole a relayé les recommandations de l’ONUCI au Gouvernement ivoirien. Il s’agit notamment de diligenter des enquêtes appropriées sur tous les cas de violations des droits de l’homme, y compris celles perpétrées à Niamayo (55 km de Daloa) et Niazareko ; et traduire en justice leurs auteurs, afin de mettre un terme à l’impunité,

L’ONUCI recommande aussi au Gouvernement de poursuivre ses efforts visant à garantir la sécurité des populations sur l’ensemble du territoire national et à mettre en œuvre sans tarder, le nouveau programme national de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants, y compris des dozos  et des ex-miliciens, conformément à la Résolution 2000 (2011) du Conseil de Sécurité, ainsi que la poursuite de la formation des FRCI aux notions des droits de l’homme, surtout sur les principes de base sur le recours à la force et à l’usage des armes à feu.

En prélude à l’élection des députés à l’Assemblée nationale annoncée pour le 11 décembre, l’ONUCI intensifie sa campagne de sensibilisation de proximité pour l’engagement et l’adhésion des populations à un environnement électoral apaisé.  Il s’agit notamment d’ateliers de formation et d’information organisés à l’attention des leaders d’opinion des localités de Tengrela (dans la Région des Savanes) et de Blolequin (dans le Moyen Cavally), sur la pratique de la tolérance politique et le respect des droits de l’homme en période électorale ainsi que des activités sportifs. La campagne de proximité dénommée ONUCI Tour fera des haltes à Bin Houyé (18 Montagnes) et dans le District d’Abidjan. Ainsi, la commune de Songon recevra, le 9 novembre, nos équipes pour confirmer son engagement en faveur de notre campagne Zéro violence: avant, pendant et après les législatives, a souligné le porte-parole.

Visite du Chef du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique en Côte d’Ivoire

08/09/2011 Aucun commentaire

 

Le général Carter F. Ham Chef du Commandement d’AFRICOM

Le Chef du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), le général Carter F. Ham, s’est rendu en Côte d’Ivoire du 5 au 6 septembre 2011, pour participer à une série de rencontres avec les hauts dirigeants militaires ivoiriens, les responsables internationaux qui contribuent à la réforme du secteur de la sécurité, l’ambassadeur des Etats-Unis, Mr Phillip Carter III, et le personnel de l’ambassade américaine. Durant sa visite, le général Ham a rencontré le Premier Ministre et Ministre de la Défense, Monsieur Guillaume Soro, le Chef d’état-major des Forces Républicaines de la Côte d’Ivoire (FRCI), le Général Soumaila Bakayoko, et le Commandant de la Force de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI),  le Général togolais Gnakoudé Béréna.  Il a également rencontre l’ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire, Mr Jean-Marc Simon et des responsables militaires français.

Le général Ham a effectué cette visite  pour mieux comprendre de première main les défis et les opportunités de la réforme du secteur de la défense en Côte d’Ivoire aussi bien que les stratégies et les efforts pour transformer la sécurité dans la région. Le Général Ham s’efforce d’établir une fondation de la coopération sécuritaire future entre l’AFRICOM et les FRCI une coopération harmonieuse avec les autres efforts régionaux du commandement en Afrique occidentale. La coopération militaires des Etats-Unis avec les FRCI mettra l’accent sur le développement professionnel et le renforcement des capacités institutionnelles du secteur de la défense, aussi bien que sur l’importance de l’engagement partagé par les Etats-Unis et la Côte d’Ivoire à avoir des forces armées qui sont apolitiques, subordonnées aux autorités civiles et respectueuses des droits de l’homme.

Les visites comme la présente assurent que la coopération militaire est bien coordonné entre les hauts dirigeants, et offre le général Ham une occasion d’écouter les dirigeants ivoiriens pour mieux comprendre leur  préoccupations et leurs priorités relatives à la défense et à la sécurité. Grâce à des activités d’engagement militaires durables, L’AFRICOM collabore avec les pays africains pour les aider à créer un environnement sécuritaire propice à la stabilité, la bonne gouvernance et au développement continu.

La Centrale des Forces Nouvelles existe toujours !

05/09/2011 Aucun commentaire

 

Les hommes de SORO pourront-ils abandonner leurs anciennes pratiques ?

Apôtre de l’unicité des caisses de l’Etat le jour, pilleurs des ressources de la Côte d’Ivoire la nuit ! Voici ce qui définit le mieux les barrons des Forces Nouvelles qui contrairement à leurs beaux discours continuent d’alimenter les caisses de leur centrale avec de l’argent frais fruit des actes de rackets et d’extorsion sur les routes et postes de contrôle non autorisés. La récente tournée du Ministre du transport a permis aux Ivoiriens de toucher du doigt la vaste organisation du racket estampillé FN. Certains ‘’Commandants’’ des Forces Nouvelles devant la détermination du Ministre Gaoussou Touré ont tenté de l’intimider lorsqu’il a fait lever une quinzaine de faux barrages dans les ex-zones CNO. Les hommes en arme trouvés sur les faux corridors ont refusé pour la première fois d’endosser tout seul le chapeau de brebis galeuse des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire. « Ce que nous récoltons est reversé dans les caisses de la Centrale » ont courageusement annoncé au Ministre les recrues. Guillaume Soro, Premier Ministre Ivoirien payé par les impôts du contribuable est-il informé de cette pratique ? En est-il le véritable maestro comme certains observateurs l’avancent ? Que faut-il aux Forces Nouvelles pour abandonner leur ancienne vie de ‘’délinquants’’ armés ? Il semble clairement que malgré les efforts des nouvelles autorités Ivoiriennes dont les FN en font parti, les anciens rebelles du nord ont du mal à passer en mode légalité !

Pour les transporteurs il était temps que ce fléau encouragé par les autorités militaires et civiles des Forces Nouvelles soit dénoncé. La Coordination des Gares Routières de Côte d’Ivoire par la voix de son président Touré Adama se félicite de cette courageuse action du Ministre des transports. « C’est un travail formidable que le Ministre Gaoussou Touré vient d’abattre dans l’est, au nord et à l’ouest parce qu’il est venu de Bouna en passant par Ouangolo et il est revenu sur Boundiali et Odienné…Il a levé plus de 15 barrages et à ce jour il n’y a pas plus de deux qui ont été réinstallé. Ces levées de barrages ne constituent pas seulement notre joie : nous sommes heureux car cela faisait longtemps que nous dénoncions cette pratique qui fait perdre beaucoup d’argent aux transporteurs quelque soit leurs filières ». En effet les camionneurs sur les routes des ex-zones CNO continuent de payer un lourd quota avant de pouvoir rallier Abidjan avec les productions agricoles du nord. A titre d’exemple, les camions qui transportent les noix d’anacarde doivent s’acquitter de la somme de 286.000 à la Centrale Financière des Forces Nouvelles pour avoir l’autorisation de rallier Abidjan. Le Ministre Gaoussou Touré a mis fin à cette pratique sans tenir compte des actes d’intimidation de certaines autorités des FN.

Le gouvernement Ivoirien n’a autorisé que 33 barrages sur l’étendue du territoire national et faut bien que ce chiffre soit respecté car les transporteurs n’arrivent plus à vivre correctement de leurs activités. Il est temps que les Ministères du transport, de l’Intérieur et celui de la défense s’engage à mettre réellement fin au racket. Plus important les autorités militaires et civiles des FN doivent accepter de jouer franc jeu avec les Ivoiriens : ils auront à choisir entre la légalité ou le maintien d’une vie de désordre dans les zones restées sous leur contrôle en dix ans !

SUY Kahofi

Armée Ivoirienne : le grand tsunami des nominations

08/07/2011 Aucun commentaire

 

Le Président Ouattara et les nouveaux patrons de l'armée Ivoirienne

« Beaucoup de joie et de satisfaction pour le soldat que je suis d’être promu au grade de Général de division et en même temps c’est l’occasion pour moi d’exprimer toute ma gratitude à l’endroit du chef de l’Etat qui a bien voulu nous élever à ce grade (…) J’ai des sentiments également pour mes frères d’armes avec qui nous avons passé tout ce temps pour être ici aujourd’hui… » Ces phrases sont celle du désormais Général de division et Chef d’état-major général des Forces Républicaines de Cote d’Ivoire Soumaïla Bakayoko après la lecture du décret présidentiel le nommant patron de l’armée Ivoirienne. La date du 7 juillet sera donc inscrite en lettre d’or dans les anales de l’histoire militaire de la Côte d’Ivoire car elle marque le point d’achèvement de l’accord complémentaire IV de l’APO (Accord Politique de Ouagadougou). Au moment où les Ivoiriens commençaient à se demander où va cette armée hybride marquée par une indiscipline notoire, le Président de la République s’est enfin décidé à donner un corps à l’armée en commençant par le sommet de la pyramide.

C’est un véritable raz-marée, pire un tsunami qui vient de balayer la hiérarchie militaire Ivoirienne ! Tout change et les nominations fleuves, très marquées par la proximité des hommes en uniformes avec le pouvoir en place nous fait penser à cette phrase du Président équato-guinéen Theodoro N’guéma Obiang : « la sécurité est l’élément clé dans un pays et on ne peut pas la confier à n’importe qui ! ». Si Theodoro N’guéma Obiang a confié la sécurité de sa monarchie pétrolière à sa propre famille, le Président Ouattara a choisi des hommes de confiance d’où ce toilettage complet. Au titre des nominations deux Généraux de division de l’armée de terre : il s’agit du général de brigade Soumaïla Bakayoko et le général de brigade Michel Gueu. Le capitaine de vaisseau Djakaridja Konaté est promu Capitaine de vaisseau major et le colonel Gervais Kouakou Kouassi devient Colonel-major. Sont donc nommés :

1 – Chef d’état-major général des Forces républicaines de Cote d’Ivoire le Général de division Soumaïla Bakayoko remplace le Général de corps d’armée Phillip Mangou

2 – Chef d’état-major général adjoint des Forces républicaines de Cote d’Ivoire: le général de brigade Detoh Letoh ex-commandant des Forces terrestres

3 – Commandant des Forces terrestres : le général de brigade Sékou Touré

4 – Commandant des Forces aériennes : le colonel-major Jean-Jacques Réné Ouégnin

5 – Commandant de la marine nationale : le capitaine de vaisseau major Djakaridja Konaté

6 – Chef d’état-major particulier du Président de la République : le général de division Michel Gueu

7 – Chef de cabinet militaire du premier ministre, Ministre de la Défense : le général de brigade Nicolas Kouadio Kouakou

8 – Commandant supérieur de la Gendarmerie nationale : le colonel-major Gervais Kouakou Kouassi remplace Mr Tiapé Kassaraté

9 – Commandant en second de la Gendarmerie nationale : le colonel Vako Bamba

Le seul patron de l’armée nommé par Laurent Gbagbo qui échappe à ce tsunami de nominations est le Directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général Mbia Bredou qui demeure à son poste. Pour les Ivoiriens la question n’est pas de savoir si x ou y est à la tête de l’armée ! Le plus important c’est de trouver un homme capable de réconcilier l’armée avec le peuple dans la mesure où les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire se sont taillées une réputation d’indésirables auprès des Ivoiriens.

SUY Kahofi

72 heures de réflexion sur l’avenir de l’armée Ivoirienne

25/06/2011 Aucun commentaire

 

Pour la Côte d'Ivoire une armée digne!

« …c’est sur  ces mots que je déclare ouvert l’atelier de réflexion sur le thème quelle armée pour la Côte d’Ivoire nouvelle je vous remercie » Fin de discours et applaudissements ce mercredi 22 juin pour le Ministre Ivoirien délégué à la Défense. Pendant trois jours, Paul Koffi Koffi a supervisé à Grand-Bassam la cité balnéaire, un moment d’échange entre militaires et pouvoir sur l’avenir de la grande muette qui au fil des années est devenue un peu trop bavarde. Une reforme interne s’impose et dans son discours d’introduction le Ministre avait souligné déjà les enjeux de cet atelier de réflexion. « Nous sommes ici pour faire l’état des lieux au plan humain, matériel, logistique et financier en vu de construire notre nouvelle armée sur les bases les plus solides. Ils nous a été donné de mesurer l’état de délabrement avancé, le niveau de destruction et de pillage des locaux ainsi que de leurs équipements. Les archives ayant été détruites, l’armée doit reconstruire sa mémoire […] »

Au cœur de cette réforme, un point culminant qui attire toute l’attention du gouvernement, du Premier Ministre Guillaume SORO et de l’Etat major Ivoirien. Il s’agit du redressement des grades dans l’armée Ivoirienne et à ce sujet voici les explications de Soumaïla Bakayoko le cema des FAFN. « La Commission de redressement des grades va recevoir les réclamations portées par tous les militaires et gendarmes qui estiment qu’ils ont été l’objet d’injustice dans leur carrière. Fort de cela la commission va analyser et faire des propositions ». De son côté le cema des ex-FDS, Phillip Mangou espère pour son pays une armée digne. « Avant même la crise post-électorale nous avons travaillé ardemment à la réunification de notre armée et aujourd’hui c’est chose faite. Nous saluons donc cette réunification. Il s’agira de voir ce qui ne va pas pour avoir une armée digne de la Côte d’Ivoire ».

En ce moment où l’armée Ivoirienne fait son monitoring, il sera ingrat de ne pas se rappeler qu’à l’origine de ce mouvement de réunification des hommes en armes était l’accord complémentaire IV de Ouagadougou. Le Burkina Faso n’entend donc pas se mettre à l’écart et veut continuer d’accompagner le processus de paix en Côte d’Ivoire. Bourahima Baldini est le représentant spécial du facilitateur Blaise Compaoré. « L’armée nouvelle est l’un des accord qui est l’accord complémentaire IV de Ouagadougou. Le Burkina Faso va continuer d’accompagner la Côte d’Ivoire dans la mise en place et la consolidation de cette armée nouvelle ».

Au terme de cet atelier de réflexion des décisions importantes ont été prises. La première et la plus importante concerne les ex-combattants des FAFN. En effet 8700 d’entre eux seront reversés dans la nouvelle armée et 2300 volontaires associés aux FRCI le seront également. Deuxième décision importante, la Côte d’Ivoire ouvrira bientôt des postes d’attaché de défense auprès de la CEDEAO et de l’Union Africaine. D’importantes décisions ont également été prises concernant le code de la fonction militaire, la reforme de la justice militaire, le respect des droits de l’homme dans la conduite des opérations militaires et la lutte contre le racket. Toutes ces décisions et recommandations seront reversées au Chef de l’Etat et au Premier Ministre pour adoption.

Suy Kahofi