L’ADPH lance les activités de l’observatoire de la justice transitionnelle

Chaque victime doit avoir accès à la justice

Chaque victime doit avoir accès à la justice

Conformément au chronogramme de ses activités dans le cadre de l’exécution du projet « Accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne« , l’APDH a procédé au lancement des activités de l’Observatoire de la Justice Transitionnelle. La salle de conférence de l’Hôtel Manhattan Suite sis à Cocody-Attoban a été le cadre choisi par l’organisation des droits de l’homme pour présenter cet outil de veille et d’éveil pour la promotion d’une justice équitable. L’APDH (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) a décidé de faire en sorte que les victimes oubliées de la crise puissent avoir accès à la justice aussi bien au plan national qu’international. Pour y arriver, il est important de mettre en place un mécanisme qui loin de s’opposer aux initiatives existantes va plutôt aider à la promotion d’une justice transversale applicable à tous. La mission finale d’une telle initiative est, selon Eric-Aime SEMIEN le président de l’APDH, « la promotion d’une réconciliation vraie et d’un climat de paix ». La question de la réconciliation n’étant pas un dossier exclusivement consacré à la CDVR (Commission Dialogue Vérité et Réconciliation), la mise sur pied de l’Observatoire de la Justice Transitionnelle vient donner un coup d’accélérateur à un processus clé qui semble gagné par une certaine lenteur. Voici pourquoi Mr BAKO Jean Frutueux a tenu à féliciter l’ONG pour cette initiative. Le Directeur de Cabinet adjoint du Ministre de la Justice, des droits de l’Homme et des Libertés Publiques a souligné toute la disponibilité de la tutelle a accompagné ce projet qui aide à rapprocher les Ivoiriens de la justice mais surtout qui aide à l’instauration d’un climat social apaisé.

Les activités de l’Observatoire sont prévues pour s’étendre sur une période de 12 mois avec une possibilité d’extension selon les besoins. Et pour plus d’efficacité, l’APDH s’est entourée de deux organisations sœurs : il s’agit de la LIDHO (Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme) et du MIDH (Mouvement Ivoirien des Droits Humains). Sur l’esprit de cette main tendue aux autres OSC (organisations de la société civile), l’APDH précise qu’elle n’est pas fortuite. L’organisation sait que le travail de monitoring de la justice transitionnelle est une action de grande envergure qui mérite une synergie des moyens humains et matériels. C’est donc pour être plus efficace qu’elle a fait appelle à deux organisations qui ont plus d’expérience qu’elle dans le domaine. Cette politique d’ouverture est hautement saluée par Mr HOKOU Légré le Président de la LIDHO. Pour lui il s’agit aussi « de montrer que l’OSC peuvent œuvrer main dans la main pour lutter contre l’impunité et ce sentiment de l’application d’une justice des vainqueurs ». Dans l’exécution de ses activités l’Observatoire de la Justice Transitionnelle pourra compter sur le soutien d’importants partenaires que sont l’ONUCI (Division Etat de Droit et Droit de l’Homme), le NED (National Endowment for Democracy) et le Ministère des Affaires Etrangères de France par le canal de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire. Christian OQUET le chef du service d’action et de coopération culturelle a d’ailleurs souligné que la France reste convaincue que c’est seulement dans un climat de paix que la Côte d’Ivoire pourra effectivement se développer. Aussi il encourage les membres de l’Observatoire de la Justice Transitionnelle à un travail de monitoring réussit.

SUY Kahofi

L’APDH prix des droits de l’homme de la République de France

Les membres de l’APDH posant fièrement avec leur prix

Les membres de l’APDH posant fièrement avec leur prix

Le prix des droits de l’homme de la République de France a été décerné pour la première fois à une organisation Ivoirienne des droits de l’homme. L’APDH (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) est l’heureux lauréat pour l’année 2012. Il s’agit d’une grande fierté pour les membres de l’APDH et pour la Côte d’Ivoire toute entière car la France est un avant tout un acteur très important et présent dans la vie socio-politique de la Côte d’Ivoire. Il est donc important de noter que la France suit de près les activités des organisations des droits de l’homme et c’est donc en connaissance de cause qu’elle a honoré l’APDH de cette distinction. « Nous sommes heureux et nous voulons témoigner notre gratitude aux autorités françaises. Nous avons donc décidé à partir de ce prix de nous ériger en force de veille et d’éveil, de prendre une place importante dans le déroulement du débat socio-politique et d’être un acteur incontournable dans le monitoring des politiques publiques en Côte d’Ivoire » affirme Eric-Aimé SEMIEN le président de l’ONG. L’APDH refuse cependant de considérer cette distinction comme un point d’achèvement. L’organisation des droits de l’homme estime qu’il s’agit d’un appel à mieux faire. Cette distinction est aussi une reconnaissance de tout le travail abattu par les autres organisations de la société civile ivoirienne et l’APDH ne le cache pas. L’organisation salue l’excellence de ses relations avec des organisations sœurs comme la Convention de la Société Civile Ivoirienne ou la COSOPCI, l’ONG PlayDoo, la LIDHO, le MIDH…

Les partenaires qui ont soutenu l’APDH dans ses actions se félicitent de cette distinction. Parmi elles figure la Fondation OSIWA (Open Society Initiative for West Africa). « Nous nous félicitons de ce prix car justement sur la base d’un projet financé par OSIWA que l’APDH a décroché cette distinction. Cette reconnaissance de l’APDH est donc une reconnaissance pour OSIWA car nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que nous avons fait un bon choix » soutient Herman Hounsinou, le coordinateur du monitoring et de l’évaluation au sein de la fondation. Le projet de l’APDH qui l’aura aidé à obtenir ce prix est sans doute son action dans le village d’Anokoua-Kouté dans la commune d’Abobo. Ce village a connu une nuit tragique du 6 au 7 mars 2011 où nuitamment des hommes en armes se réclamant du commando invisible sont venus attaquer le village. 13 personnes ont perdu la vie, de nombreux blessés et disparu ont été signalé sans oublié des dégâts matériels très importants. L’APDH a pris l’initiative d’enquêter à Anokoua-Kouté à un moment où aucune organisation n’en manifestait l’intérêt. « C’est grâce à l’APDH que le drame que nous avons connu dans ce village a été porté à la connaissance de tous les Ivoiriens. A un moment donné nous avons cru que nous avions été oubliés et que personne ne viendrait un jour pour écouter ces populations meurtries, abusées et désemparées du village d’Anokoua-Kouté. L’APDH a mené et continue de mener des activités pour apaiser les cœurs des habitants du village, pour que les différentes communautés se parlent et pour nous aider à la réconciliation » affirme AKEHO Antoine chef du village d’Anokoua-Kouté. Au-delà de ces premières actions l’APDH s’apprête à aider les habitants d’Anokoua-Kouté à saisir les juridictions compétentes à l’instar des populations de 10 autres localités où l’APDH a enquêté sur des cas de violation des droits de l’homme. « Nous avons parlé à toutes ces populations qui continuent de vivre avec la peur au quotidien, sous le règne de l’impunité et celui de la terreur avec des éléments FRCI et surtout les dozos qui font la loi, qui perçoivent des taxes et prélèvent l’impôt sans que personne ne lève le petit doigt » s’indigne le Président de l’APDH avant de conclure que son organisation n’entend pas baisser les bras car là où « on parle de croissance à deux chiffres il est inconcevable que le paysan puisse payer des taxes avant d’avoir accès à sa propre plantation ».

SUY Kahofi

Week-end studieux à l’APDH!

Un formateur expliquant une diapo

Le siège de l’APDH (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) sis Adjamé 220 logements a servit de cadre à un séminaire de formation des membres de l’ONG. Ce samedi 03 novembre de 8 h à 17 h, une vingtaine de personnes ont été instruites sur des notions importantes touchant aux droits de l’homme. A l’heure où la Côte d’Ivoire semble vivre au rythme des rapports d’ONG nationales et internationales, l’APDH estime qu’il est important de former ses membres pour que ceux-ci puissent être utiles à la cause d’Ivoiriens victimes de violation de leurs droits. Sur cette motivation, KOFFI Phinées du secrétariat général de l’APDH soutient « qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’un défenseur des droits de l’homme qui ignore tout des droits de l’homme ! » Le séminaire de formation a donc pour mission première de faire le point des acquis des membres et de les actualiser. La formation a débuté par un module introductif aux Droits de l’Homme. Ce module animé par Fallet Tcheya le Président du Conseil d’Administration de l’APDH a permis aux séminaristes de revisiter les fondamentaux des droits de l’homme et d’avoir une véritable feuille de suivi pour les autres modules de la journée. Il s’agit au total de 7 modules qui abordent la question des droits de l’homme sous les angles nationaux, continentaux et universels. Nous citerons parmi les thèmes au centre des échanges les « Brèves considérations sur les ALPC et DDR« , « Introduction à la Justice transitionnelle« , « les systèmes de protection des Droits de l’Homme (le système Africain, Onusien, Européen)« … Au terme de la formation et des échanges qui ont duré toute la journée, les séminaristes ont quitté le siège de leur organisation satisfaits. En effet la qualité des enseignements dispensés et l’intérêt des membres de l’APDH pour les thématiques abordées soulignent une réelle volonté d’apprendre pour être utiles aux populations.

Suivi des projets de l’APDH

Au cours du séminaire de formation de l’APDH, nous avons fait le point sur le projet de l’ONG intitulé « Accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne« . Ce projet lancé ce 06 Juillet 2012 aura une durée de 12 mois (1 an) et s’articulera principalement autour de la sensibilisation et de la formation des victimes, des enquêtes de terrain et de procédure de saisine de la justice nationale et internationale. L’APDH bénéficie dans sa mission du soutient d’OSIWA et du Fonds de Soutien au Développement de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire. « Nous avons commencé l’exécution du projet avec une phase de sensibilisation à l’endroit des populations de 10 localités de la Côte d’Ivoire. Les thématiques que nous avons abordé durant cette première phase du projet sont la cohésion sociale, la culture démocratique, les droits de l’homme et le développement communautaire » a indiqué Eric-Aimé SEMIEN Président de l’APDH avant d’ajouter que cette « étape de sensibilisation était indispensable avant de commencer à travailler à proprement parlé avec les victimes ». Dans les différentes localités sillonnées, l’APDH a pu toucher du doigt les réalités que vivent les populations. Lors de certaines escales, il a été donné à l’ONG de constater un large faussé entre les populations : les tentions communautaires et ethniques sont encore très vives ! Dans ce contexte l’APDH devait user de tact pour faire passer le discours sur la réconciliation qui était très mal perçu par endroit. A chaque étape, au bas mot 150 personnes sont venus écouter les membres de l’ONG qui ont profité de la tournée de sensibilisation pour former les relais communautaires. Ceux-ci auront la charge de vulgariser les notions de droits de l’homme et de vivre ensemble auprès des populations. La première étape du projet étant achevée, Hien Sansan Claude soutient que « l’APDH va s’atteler à un travail de documentation des violations des droits de l’homme. Il ne s’agit pas de revenir sur les cas portés à la connaissance de la CPI mais de travailler sur ceux qui n’ont pas été relayé suffisamment, des cas anonymes, des victimes qui n’ont pas eu d’interlocuteurs ! ». Ces cas de violation des droits de l’homme dont parle l’APDH sont pour le moment estimés à 200 ! Après ce travail de documentation qui sera suivi d’une cartographie des cas de violation des droits de l’homme, l’organisation compte saisir en priorité les juridictions nationales puis seulement après les juridictions internationales.

SUY Kahofi

Anokoua Kouté : les leaders communautaires formés à la cohésion

Formation des leaders communautaires à Anonkoua kouté

Dans le cadre du vaste Projet d’accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne, l’APDH (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) a débuté ce 22 août 2012 ses campagnes de sensibilisation à la cohésion sociale à l’endroit des populations. Première étape de cette opération le village martyr d’Anokoua Kouté dans la communauté d’Abobo. Plus d’une vingtaine de leaders communautaires du village se sont réunis autour du thème « la cohésion sociale et le développement communautaire à travers le respect des droits de l’homme et des valeurs démocratiques« . Ces leaders communautaires, déjà réunis en comité de veille pour prévoir les crises et autres tensions ont été formé grâce à deux modules. Le premier, éducation au respect des droits de l’homme et aux valeurs démocratiques, avait pour objectif d’instruire les leaders communautaires sur les notions de bases liées aux droits de l’homme, la nécessité de les respecter et de les promouvoir. Le second module, la réconciliation, la cohésion sociale et le développement communautaire, visait à faire comprendre aux acteurs que le vivre ensemble et la réconciliation vraie peuvent aider au développement.

Lors de la cérémonie de lancement de cette opération de sensibilisation, la population ne s’est pas fait prier pour prendre d’assaut le centre culturel du village, preuve qu’elle adhère à cette opération visant à promouvoir la paix. Une animation publique a permis aux uns et aux autres de tester leurs connaissances sur les questions de droits de l’homme. Le Chef d’Anokoua-Kouté lors de son mot de bienvenu a tenu à remercier l’APDH et ses partenaires pour le choix de son village. Il a surtout souligné que sans l’action de l’ONG les massacres qui ont eu lieu dans son village auraient été passé sous silence. « J’invite chaque leader à prendre note et à mettre en pratique ce qu’il retiendra de ces différentes formations pour en faire bénéficier toute la communauté » a souligné AKEO Antoine chef du village. Eric-Aimée SEMIEN le Président de l’APDH a quant a lui remercié les partenaires du projet que sont OSIWA (Open Society Initiative for West Africa) et le FSD de l’Ambassade de France. OSIWA partenaire traditionnel de l’APDH appui le projet d’accompagnement judiciaire et juridique pour aider les victimes Ivoiriennes à se faire entendre. Après avoir invité « les populations à la culture de la réconciliation vraie par le pardon », Eric-Aimée SEMIEN a ouvert la séance de formation communautaire. Sur le contenu de la formation HIEN Sansan Claude et AKEN Mel (les deux formateurs) ont souligné que les deux modules retenus « serviraient de support aux leaders communautaires pour qu’ils puissent sensibiliser les populations à la base ». Concomitamment à la formation, plusieurs agents de L’APDH ont mené une opération porte-à-porte pour porter la sensibilisation du vivre ensemble aux familles dont certaines ont vécu des moments difficiles lors de la crise post-électorale. Lors du porte-à-porte, il ressort une ferme volonté des populations d’aller à la paix mais celles-ci attendent un signal fort du Pouvoir pour que les dossiers liés à la réparation des préjudices subits soient pris en compte. Elles ont également évoqué la nécessité de voir émerger une justice libre et ouverte à tous pour véritablement parler de pardon et de réconciliation.

Après Anokoua-Kouté, les équipes de sensibilisation de l’ADPH, fort du soutient de OSIWA et du FSD de l’Ambassade de France sillonneront plusieurs autres localités du littoral, du sud-ouest et de l’ouest. « Il s’agit principalement des villages s/p de Sago où les mercenaires libériens ont fait de nombreuses victimes, Méagui, Soubré, Issia, Sinfra, Toulepleu, Blolequin, Guiglo, Taï et Duékoué » a souligné KOFFI Phinées secrétaire-général de l’APDH. Le leitmotiv de la tournée qui durera un mois (30 jours) sera le même : promouvoir la réconciliation à travers une lutte sans merci contre l’impunité.

SUY Kahofi

L’APDH accompagne au plan juridique les victimes de la crise Ivoirienne

Eric Aimée-SEMIEN Président de l’APDH présente le projet à l’Assemblée

L’ONG de défense des Droits de l’Homme APDH (Action pour la Protection des Droit de l’Homme) a présenté officiellement son projet d’accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne. Ce projet qui vise à accompagner les victimes de la crise Ivoirienne pour leur permettre de saisir de façon efficace les juridictions nationales et internationales intervient dans un contexte particulier. La Côte d’Ivoire comme toute société en sortie de crise est confrontée à la gestion de son sombre passé pour parvenir à une société plus démocratique et à un Etat de Droit affirmé. Pour y arriver, le pays doit pouvoir instaurer une politique de lutte contre l’impunité et l’instauration d’une justice transversale applicable à tous. Dans ce schéma, les acteurs de la société civile sont mis à contribution pour jouer le rôle d’éveilleur de conscience et surtout contribué à rétablir la vérité. L’APDH n’entend pas se faire prier pour remplir cette mission ! Son projet baptisé « Accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne » est le canal par lequel l’ONG veut aider à faire la lumière sur les violations des droits de l’homme et surtout aider les victimes à obtenir réparation.

Le projet lancé ce 06 Juillet 2012 aura une durée de 12 mois (1 an) et s’articulera principalement autour de la sensibilisation et de la formation des victimes, des enquêtes de terrain et de procédure de saisine de la justice nationale et internationale. L’APDH n’est pas seule dans l’exécution de ce projet. Elle bénéficie du soutient de la Fondation OSIWA (Open Society Initiative for West Africa) et du FDS (Fonds de Soutien au Développement) de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire. Les zones ciblées par le projet sont : Abidjan, Grand-Lahou, Fresco, Sassandra, Soubré, Taï, Bloléquin, Toulépleu, Issia et Snifa. Selon Eric Aimée-SEMIEN Président de l’APDH, « il ne s’agit pas de faire double emploi avec les initiatives déjà menée. L’APDH veut appuyer à la documentation des nombreux évènements qui ont marqué la crise Ivoirienne dans ces localités et qui sont passés sous silence ». Pour Eva Sahadala de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire « la question des droits de l’homme est une priorité pour le Fonds de Soutien au Développement. Aussi appuyer l’APDH apparait tout à fait normal ». Au cours de la cérémonie officielle de présentation du projet, l’APDH a été soutenue par différents acteurs de la société civile au compteur desquels les promoteurs des droits de l’homme. En leur nom, Guillaume NGEFA chef-adjoint de la Division des Droits de l’Homme de l’ONUCI a « félicité l’APDH pour son initiative et souhaité plein succès à l’ONG pour ses actions de terrain les mois avenirs ».

Le 3ème rapport rendu public

Au cours de cette cérémonie de présentation du projet « Accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne« , l’APDH a présenté son 3ème rapport relatif à la crise post-électorale. Baptisé « ça n’a duré qu’une nuit et pourtant…« , ce rapport donne des éclairages précis sur les violences du village d’Anonkoua-Kouté, situé dans la commune d’Abobo. Dans la nuit du 06 au 07 Mars 2011, le village a fait l’objet d’une attaque généralisée de la part d’un groupe armé se réclamant du Commando dit Invisible. Le résultat de cette descente se passe de commentaire : neuf (09) personnes tuées, quarante (40) autres décédées plus tard, une dizaine de portés disparus, plusieurs blessés graves ont été enregistrés, le patrimoine ancestral (or, parures, …) emportés et une population traumatisée à jamais. Tout en félicitant l’APDH pour son courage, le Chef du village d’Anonkoua-Kouté a invité les autorités compétentes à se pencher sur le sort du village par un appui matériel aux populations. Il a aussi prié les hommes média de rechercher sincèrement la vérité sur les massacres d’Anonkoua-Kouté par de véritables enquêtes de terrain.

SUY Kahofi