
Sommet extraordinaire de la CEDEAO à Abidjan
Une délégation de 4 chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) conduite par Alassane Ouattara et Boni Yayi va se rendre dans 48 heures à Bamako pour une mission de bon office au Mali pour convaincre la junte militaire de rendre le pouvoir au président Amadou Toumani Touré, à l’issue du sommet extraordinaire du bloc sous régionale sur le putsch au Mali.
La fumée blanche tant attendue par les organisations continentales et internationales, la communauté malienne vivant en Côte d’Ivoire, les observateurs politiques et les journalistes s’est afin échappée du building principal de l’Hôtel Ivoire d’Abidjan où pendant 7 heures les chefs d’Etats de la CEDEAO ont tenté de concilier leur position sur la crise malienne. Prévu pour s’achever à 16 heures, s’est finalement à 19 h 30 heure que le communiqué final a été rendu public car concomitamment à la rencontre des chefs d’état, les chefs d’État major de la CEDEAO se réunissaient également pour faire des recommandations en vue de trouver une solution idoine à la crise malienne. On retiendra du conclave en terre ivoirienne que la CEDEAO décide de mener la politique du bâton et de la carotte. Elle mènera dans un premier temps une première une mission de bon office au Mali dans 48 heures pour convaincre la junte. La mission de haut niveau sera composée des Présidents Alassane Ouattara, président en exercice de la CEDEAO, Blaise Compaoré (Burkina Faso) qui devient officiellement le médiateur de la crise Malienne, Bony Yayi (Bénin), d’Helen Serleaf Johson (Liberia) et Mamadou Issouffou du Niger. La CEDEAO sans le cacher active par la même occasion le groupe de Contact Militaire ECOMOG qui pourrait intervenir au Mali en cas de refus de la junte de rendre le pouvoir au régime démocratiquement élu d’ATT. En cas d’échec l’intervention de L’ECOMOG aura la double mission de renverser la junte et de marcher sur la rébellion au nord. Dans le même temps la CEDEAO appel a un cessé le feu dans tout le Mali et demande aux militaires de libérer tous les détenus politiques et les membres du gouvernement sans condition. Les Chefs d’état major de la CEDEAO auront aussi pour mission de convaincre leurs collègues de la junte en leur présentant les décisions prises par la CEDEAO pour aider le Mali à retrouver l’ordre constitutionnel.
Dans 48 heures et en cas d’échec de la mission des chefs d’État de la CEDEAO au Mali, les membres de la junte seront privés de tous mouvement dans l’espace CEDEAO et L’ECOMOG dont la mobilisation des troupes monte en puissance selon les termes du Président de la Commission de la CEDEAO aura la main libre pour intervenir dans le pays et ramener ATT au pouvoir par sa puissance de feu.
SUY Kahofi
Categories: AFRIQUE Tags: alassane ouattara, ATT, Blaise Compaoré, Boni Yayi, cedeao, Côte d’ivoire, ecomog, junte, Mali, militaires, rébellion

Osera-t-il devenir un jour son propre Chef d'Etat Major?
Bizarrerie indescriptible pour les uns, fantaisie pour les autres, volonté toujours manifeste de ‘’se faire voir’’ ou de créer le buzz…les mots ne manquent pas pour décrire l’atterrissage d’Alassane Ouattara le Président Ivoirien au poste de ministre de la défense. Il s’agit depuis l’indépendance de la Côte d’Ivoire d’un cumul de poste au sommet de l’Etat très étrange pour les Ivoiriens. L’homme alors parton du Rassemblement Des Républicains (RDR) avait souligné en lettre d’or que les cumuls de postes et de fonctions serait un vieux souvenir le jour où il mettrait les pieds à la Présidence. Drôle de manière de donner vie à un vieux vœu si cher au cœur de l’opposant rejeté !
Pour certains Ivoiriens qui sont encore médusés par ce surprenant cumul de poste, les interrogations ne manquent pas. « Moi la question que je me pose est de savoir si la constitution Ivoirienne autorise le Chef de l’Etat à devenir son propre ministre de la défense ? » se demande Konan Charlotte. De son côté Casimir B. pousse le bouchon au-delà des simples interrogations pour souligner « le manque d’expérience du chef de l’Etat dans le dossier sécuritaire ». « Je ne comprend pas pourquoi il décide de cumuler ces deux fonctions ? Que sait-il de l’armée ? RIEN ! Il peut à peine s’imposer aux Com-zones, il n’a pas une carrière de militaire, il n’a jamais été ministre de la défense…sincèrement je ne le vois pas réussir la restructuration de l’armée et restaurer l’ordre social » conclu le jeune homme. Et Loukou K. de renchérir en ces termes : « l’insécurité est tellement grande que pour moi le Président doit confier le dossier à quelqu’un de plus apte. Personnellement je voyais à ce poste des messieurs comme Gaston Wassénan Koné, l’homme de métier Boniface Konan ou même l’ancien CEMA Philippe Mangou ou encore Michèle Gueu. Hélas rien de tout ça ! » se lamente notre interlocuteur.
Si certains Ivoiriens sont surpris par l’arrivée du chef de l’Etat au poste de ministre de la défense nombreux sont ceux également qui estime qu’il s’agit là d’un gage pour la restauration de l’ordre. « Sincèrement je l’ai toujours voulu à ce poste parce que personne d’autre que lui ne pourra mener à bien cette mission de sécurisation du pays. Il hérite d’une situation chaotique sur le volet sécuritaire et s’il n’y prend garde ses partenaires au développement risquent de lui tourner le dos. Il doit prendre ses responsabilités pour rassurer l’opinion internationale » soutien Jean Eude. Les partisans du RDR que nous avons interrogé estiment que personne ne naît ministre de la défense et que le Président pourra tirer son épingle du jeu à condition que des mains obscures ne viennent encore manipuler les hommes en armes.
Le gouvernement Ivoirien dans son ensemble ne change pas mais les défis de la reconstruction demeurent les mêmes et se résument en la restauration d’un climat sécuritaire, à la réouverture des Universités, la baisse du prix des denrées alimentaires et la baisse du chômage.
SUY Kahofi

Pancarte de protestation au Plateau
La deuxième grogne sociale de l’aire Ouattara a eu lieu ce 11 janvier à Abidjan-Plateau et elle est le fruit d’un long bras de fer entre les assistants sociaux et la fonction publique Ivoirienne. Ils sont au nombre de 416 assistants sociaux qui réclament leur intégration au sein de la fonction publique Ivoirienne. Ce chiffre représente le cumule des promotions de l’Institut Nationale de Formation Sociale d’Abidjan (INFAS) de 2006 jusqu’à 2011 ! Les assistants sociaux qui sont devenus de vrai cas sociaux tentent de se faire entendre par le gouvernement Ivoirien. La tentative de regroupement devant la présidence ce 11 janvier a été dispersé pacifiquement mais le seat-in s’est poursuivit devant le cabinet du Ministre d’Etat en charge des affaires sociales, Gilbert Kafana Koné. Madame ABO est membre de la coordination du mouvement de cette grogne sociale et elle nous explique ici les raisons profonde de la présence des assistants sociaux et assistants sociaux-adjoints dans les rues du centre des affaires. « Nous ne sommes pas écouté depuis 2006 et c’est pour cette raison que nous sommes dans la rue. Notre destin est incertain car nous sommes des pères et des mères de famille. Moi qui vous parle, je suis mère de trois enfants et je suis de la promotion 2006. Après cette promotion il y a encore deux autres promotions. Après trois ans de formation avec à la clé un diplôme d’Etat je le souligne nous n’avons pas été intégré à la fonction publique » souligne Mme ABO.
Dosso Bouaké secrétaire chargé à l’organisation du collectif pour le recrutement des assistants sociaux à la fonction publique au nom de tous ses camarades posent les revendications des assistants sociaux toujours au chômage. « Qu’il soit mis fin au concours d’entrée à la fonction publique pour les assistants sociaux qui sont les seuls étudiants de l’INFAS à passer un tels concours. Nous demandons une réorganisation de la formation continue afin que les seuls bénéficiaires soient les assistants sociaux et non des personnes hors de notre système de formation ». Les manifestants se sont dispersés autour de 13 h 30 TU en promettant de poursuivre la lutte. En quittant la commune du Plateau il nous a été donnée de voir un ballet du véhicule officiel du Ministre Koné Kafana entre son cabinet et la Présidence. Le Président Alassane Ouattara qui a bien vu les manifestants en se rendant à son bureau a-t-il appelé le Ministre Koné Kafana en consultation ? Dans les jours avenirs on en saura certainement un peu plus sur ce dossier.
SUY Kahofi

La ville d'Abidjan vue du ciel
Une année c’est 365 jours et je pense qu’il fallait attendre le 31 décembre pour dire effectivement que l’année s’est achevée. L’année 2011 étant effectivement un vieux souvenir, qu’il me soit permis de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2012 et que vos vœux les plus chers à vos yeux se réalisent ! DIEU nous bénissent tous et qu’il nous donne santé, paix du cœur, joie, longévité et succès dans nos différentes entreprises.
L’année 2011 s’en est allé : peu importe comment elle a commencé mais le plus important c’est de savoir comment elle a influencé la vie des Ivoiriens à travers son actualité. Cette année que venons de vivre a été marqué par un fait qui a projeté la Côte d’Ivoire sur la scène politique mondiale pendant de très longs mois. Il s’agit de la crise post-électorale Ivoirienne. Laurent Gbagbo prétendait avoir remporté les élections en s’appuyant sur une décision du Conseil Constitutionnel qui l’a proclamé vainqueur au terme d’une élection historique avec un taux de participation à 80% au premier tour ! La Communauté Internationale refuse de lui reconnaitre cette victoire qui est en fait une tentative d’usurper le pouvoir et s’aligne sur la position de la certification de l’ONUCI. Alassane Ouattara devient donc de facto le Président de la République de Côte d’Ivoire mais il doit se réfugier à l’hôtel du golf pour diriger le pays. Dehors les populations doivent désormais vivre au rythme des combats de rue et des bombardements d’Abobo. Chaque jour qui passait au pays d’Houphouët Boigny les morts se comptaient par dizaine. Le vocabulaire de la crise a changé : on parlait de Commando Invisible, de gouvernement fantoche, de création d’une monnaie Ivoirienne…Concernant ce dernier point l’aventure de la MIR (Monnaie Ivoirienne de la Résistance) fut celle d’un mort-né ! Le LMP voulait sans doute intimider la CEDEAO et l’UEMOA mais très vite sa signature ne vaut plus un clou aux yeux des partenaires au développement. Son entêtement et le braquage de la BECEAO pousse Dakar à fermer le robinet ; une situation qui entraine une grave crise de la liquidité. Tout était devenu cher dans Abidjan : une sardine à 1000 f, le kilo de sucre à 2000 par endroit, le prix des légumes ont triplé et la faim avait commencé à faire ses premières victimes. « Il faut libérer le pays » à certainement pensé Alassane Ouattara lorsqu’il met sur pied les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Ces dernier mènent une guerre éclaire et se retrouvent à Abidjan. Ils buttent sur les derniers fidèles de Laurent Gbagbo qui se défendent avec des armes lourdes et leur infligent d’énormes pertes. L’ONUCI et la Licorne évoque la clause onusienne de protection des civils et neutralisent ce qui reste comme soldats à Laurent Gbagbo. Le 11 avril marque la chute du régime de la refondation ! Victoire et joie pour les uns tristesse pour les autres.
Quelques jour après Alassane Ouattara prête serment et 4 semaines plus tard c’est son investiture en grande pompe avec les ‘’amis’’ du monde autour de lui, du jamais vu depuis la mort d’Houphouët Boigny ! Pourtant il doit se rendre compte que les feux d’artifice et les fêtes ne résoudront pas les problèmes des Ivoiriens. Le chantier le plus important étant la réconciliation il crée la CDVR (Commission Dialogue Vérité et Réconciliation) dirigé par Charles Konan Banny. Les reformes socio-économiques sont lancées sous le régime d’un programme du plan d’action stratégique 2012 – 2015. Le gouvernement a désormais sa feuille de route pour faire de la Côte d’Ivoire un pays plus fort que jamais. Pendant que le Président parcourt le monde à la recherche d’argent frais pour reconstruire le pays, se sont les commandant 5 étoile des FRCI qui se prennent pour les nouveaux dieux de la Côte d’Ivoire. Devant les violations des droits de l’homme l’ONUCI et les ONG des droits de l’homme interpellent le gouvernement. Les FRCI se signalent dans des bavures et des tueries chose que le gouvernement ne peut plus digérer. La police militaire est crée et les rues nettoyées des éléments indisciplinés pour qu’Abidjan puisse entrer dans la nouvelle année dans la joie. La capitale Ivoirienne qui retrouve ses belles rues grâce à l’opération pays propre devient Abidjan ville lumière. Des rues éclairées, des sapins géants, des feux d’artifice et des prestations d’artistes ici et là pour que la Côte d’Ivoire puisse entrer dans la nouvelle année avec la joie au cœur. Bonjour 2012 et nous espérons que ton actualité sera moins douloureuse pour des Ivoiriens qui veulent vivre en paix !
SUY Kahofi
Categories: Côte d'ivoire, Nouvelles du pays Tags: 2011, alassane ouattara, bilan, développement, économie, fin d’année, frci, laurent gbagbo, licorne, onuci, paix, réconciliation, violence

Les exactions se poursuivent comme pour dire qu’ils ne sont soumis à personne !
De mémoire d’ivoirien jamais les hommes en uniformes n’ont autant défié un Président de la République et l’Etat major à sa solde que celui du Président Alassane Ouattara. Malgré les menaces de sanctions, les emprisonnements d’éléments indélicats ou les radiations, les éléments des FRCI continuent de narguer les autorités Ivoiriennes en multipliant les actes de barbarie et d’agression envers les populations qu’ils sont sensés protéger. Après la bavure de Vavoua, les FRCI viennent de s’illustrer de nouveau à travers une fusillade dans la localité de Sikensi à 60 km au nord d’Abidjan ; un nouveau drame qui a occasionné la mort de quatre personnes et fait plusieurs blessés. Une banale bagarre dans un maquis serait à l’origine de cette bavure qui loin de s’arrêter à un face à face civils – FRCI s’est mué en conflit inter-communautaire entre autochtones Abidji et allogène Malinké.
Le Préfet de région YEO Oumar multiplie les appels au calme et rassure que tout est mis en œuvre pour que la tension baisse dans la ville qui a perdu son calme depuis le 26 décembre. Suite aux violations des droits de l’homme perpétré par les FRCI les populations ne cachent plus leur mécontentement. Partout en Côte d’Ivoire le cri de cœur des populations est le même : « nous ne voulons plus des FRCI chez nous ! ». En plus des tueries il faut désormais compter avec les actes d’humiliation des FRCI à l’image de cette jeune lycéenne dans la commune d’Adjamé qui a été contraint sous la menace des armes à se mettre nu ! Son seul délit est d’avoir dit non aux avances d’un élément des FRCI. Si dans les rues d’Abidjan les FRCI se font de moins en moins voir depuis que la police militaire opère des patrouilles, force est de reconnaitre que ces derniers n’entendent pas désarmer aussi facilement. Pour les populations Ivoiriennes trop c’est trop, le Président Ouattara doit trouver une solution au problème des FRCI et celles-ci demandent que les gendarmes et les policiers reprennent du service. Preuve que les FRCI ne sont plus les bienvenus dans les rues de la capitale Ivoirienne depuis ce 26 décembre se sont les éléments de la gendarmerie dont plusieurs commandos parachutistes qui sécurisent les principaux axes d’Abidjan. Le premier ministre Soro Guillaume, ministre de la défense prévoie une tournée de sensibilisation dans les casernes, d’ici là chacun espère qu’une autre bavure ne sera pas enregistrée.
SUY Kahofi
Categories: Société, SOS Tags: abidjan, alassane ouattara, armée, Côte d’ivoire, défense, frci, gendarmes, militaires, policiers, soro guillaume

Les Ivoiriens jugent leur Président après 100 jours de gestion
Voici 100 jours que le Régime du Docteur Alassane Ouattara tient les rennes de la République de Côte d’Ivoire et que celui-ci tente tant bien que mal de recoller les morceaux d’une Côte d’Ivoire divisée après une crise post-électorale violente. Si le séminaire gouvernemental marque au sommet de l’Etat ces 100 jours de gouvernance, il est important de souligner que dans le bas peuple on ne se refuse pas de commenter cette période de gouvernance pour ‘’célébrer’’ ces 100 jours. Pour certains le bilan est positif, pour d’autre il y a encore beaucoup à faire pour satisfaire la population.
Au compteur des points positifs, il y a les progrès importants notés dans l’assainissement des villes du pays. Les travaux d’embellissement à haute intensité de main d’œuvre ont réduit quelque peu le chômage mais surtout contribué à rendre Abidjan propre. « On peut tout dire mais ça au moins ça se voit : la ville n’a jamais été autant propre depuis plusieurs années. Les routes sont refaites, d’autres sont bitumées, les caniveaux curés et l’arrivée du Président Ouattara marque la fin des constructions anarchiques. C’est quelque chose que tout le monde croyait inimaginable » affirme Olivier Kouassi un abidjanais. Un autre point positif concerne la sécurité et Koné Karim un chauffeur de car inter-urbain s’en félicite. « Il n’y a plus trop de barrages anarchiques sur les routes, le racket existe mais il est plus discret et après la vague de violence sur nos routes on peut dire que ça va ». Sur le point de la sécurité tout le monde n’est pas aussi rassuré que Karim. On dénonce ici et là des cas de braquages et de violence souvent à mettre à l’actif des éléments des FRCI. La présence des chasseurs traditionnels dozos ne rassure pas certains Ivoiriens qui s’accommodent mal de leur look qui ternit l’image de l’armée Ivoirienne. L’ouest du pays reste à pacifier réellement !
Les Ivoiriens apprécient également la mesure de gratuité des soins dans les hôpitaux publics et les programmes de réhabilitation des structures sanitaires, sociales et éducatives. Concernant notamment l’éducation, les examens de fin d’année malgré la question des élèves et étudiants déplacés ont pu se dérouler. Cette situation ne masque pas pour autant le malaise des étudiants qui vivent déjà en mode année blanche en attendant que les travaux de réhabilitation des Universités ne s’achèvent. Là où les Ivoiriens ne font pas de cadeau aux nouvelles autorités Ivoiriennes, c’est bien sûr le dossier du chômage qui devient de plus en plus inquiétant voir chronique dans le pays. En effet Alassane Ouattara a promis 1.000.000 d’emploi aux Ivoiriens d’ici 2015 et pour le moment les jeunes diplômés doivent encore se rabattre sur leurs porte-faix, cabines téléphoniques, salles de jeu vidéo et brouettes de ramassage d’ordure pour avoir la pitance alimentaire quotidienne.
Categories: Côte d'ivoire Tags: abidjan, alassane ouattara, commerce, Côte d’ivoire, droit, éducation, frci, gouvernement, justice, présidence, prix, régime, sécurité

La cérémonie marquant les débuts des travaux du 3ème pont
Si tout se passe bien dans un délai de 27 mois il y aura un troisième pont à Abidjan et celui-ci portera le non d’Henri Konan Bedié. Après les ponts De Gaulle et Houphouët, le troisième pont sera une réalité et tous ceux qui avaient un bout de temps ont pu assister à la cérémonie officielle de lancement des travaux ce mercredi 07 septembre à Cocody-Riviéra Golf place Marie Thérèse Houphouët Boigny. Le démarrage des travaux de construction de ce troisième pont d’Abidjan est un projet dont la gestation a duré 15 ans !
Le Ministre Patrick Achi en charge du porte-feuilles des infrastructures économiques a tenu d’entrée de jeu à faire la présentation technique de l’ouvrage. « L’ouvrage commence à hauteur de l’école de Police, traverse Cocody pour arriver proche du domicile de Mme Marie Thérèse Houphouët Boigny puis traverse la lagune Ebrié sur environ 1600 m pour aboutir après 2 km après au Boulevard Giscard d’Estaing par un échangeur moderne de trois niveaux au carrefour de l’ancienne bâche bleue ». A la suite du Ministre Patrick Achi des infrastructures économiques, le Directeur Général adjoint de Bouygues Travaux publics, l’entreprise en charge de la construction du pont, cette réalisation permettra le désengorgement du trafic routier à Abidjan. « Ce pont mettra un terme aux encombrements chroniques sur les ponts De Gaulle et Félix Houphouët Boigny, il mettra fin aux millions d’heures inutilement perdu dans les bouchons chaque année et surtout mettra fin au gaspillage de tonnes de carburant qui sont brûlés que année ». Pour le Président de la République, la construction de ce pont qui porte le nom du Président Henri Konan Bédié est un signal fort de la relance de l’économie Ivoirienne. « Ce pont symbolise la confiance retrouvée dans notre pays et un facteur d’accélération de la croissance. Il permettra la création d’emploi car ce n’est pas moins d’un millier d’emplois directs et indirects qui seront générés jusqu’à l’achèvement du projet » a souligné Alassane Ouattara.
Selon le Ministre Patrick Achi des infrastructures économiques la réalisation de ce pont prendra 27 mois et chaque automobiliste devra débourser 700 f CFA pour chaque passage. A ce sujet les automobilistes de la ville d’Abidjan n’ont pas manqué de réagir. « Je pense que demander 700 f CFA pour traverser un pont c’est tout simplement nous dire de ne pas l’emprunter ! Si c’est un pont Présidentiel qu’on le disent dès maintenant car nous ne pouvons pas payer nos impôts et attendre un pont à péage avec un tels tarif » s’indigne un particulier. « C’est pas la peine ! 700 pour passer sur pont : tu vas gagner quoi à la fin de la journée ? » se demande Camara un chauffeur de Wôrô-wôrô qui voyait déjà une belle affaire pour le transport Riviera-Marcory. « Je pense sincèrement que si nos autorités veulent nous rendre service il faut bien que le tarif du péage soit revu à la baisse » plaide un professeur.
SUY Kahofi
Categories: Nouvelles du pays Tags: abidjan, AGEROUTE, alassane ouattara, bouygues, construction, côte d'ivoire, henri konan bédié, infrastructure, pont, pont houphouët, route

Tous ces crimes seront-ils jugés ?
Les Organisations de la société civile et leurs acteurs respectifs sont en action en Côte d’Ivoire à l’heure de la reconstruction du pays avec deux challenges, celui du respect des droits de l’homme et de la justice pour tous. Elles espèrent que le gouvernement d’Alassane Ouattara donnera un sens vrai à sa logique d’instauration d’un Etat de droit. Les nouvelles autorités Ivoiriennes sont donc confrontées au risque d’application d’une justice à deux vitesses. Les organisations de la société civiles tirent sur la sonnette d’alarme pour éviter de nouvelles frustrations qui pourraient être le lit de la division. Ecoutez le reportage.
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Categories: REPORTAGE Tags: abidjan, alassane ouattara, COSOPCI, Côte d’ivoire, droit, droit de l’homme, Gbagbo laurent, justice, MIDH, président, prison, violence

Houphouet Boigny et De Gaulle, deux symboles de l'amitié franco-ivoirienne
De l’amitié De Gaulle – Houphouët à celle entre Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy le temps a passé et l’amitié Franco-Ivoirienne a connue des fortunes diverses. Après 10 ans de froid polaire entre Paris et Abidjan, les relations entre les deux pays se normalisent. Si depuis le coup d’Etat du général Robert Guéï aucun Président français n’a osé mettre les pieds à Abidjan, aujourd’hui il est juste de dire que cette période d’oublie de la Côte d’Ivoire est révolue. La présence du Président français à la cérémonie d’investiture du Chef de l’Etat Ivoirien était un signe que les deux pays tournaient la page du passé pour envisager un avenir commun basé « sur le respect mutuel ». Comme au bon vieux temps (je veux dire à l’époque où Houphouët Boigny était encore Président), le 14 juillet, jour de la fête nationale de la France devient la date de célébration d’une vieille amitié entre les peuples français et ivoiriens. En cette journée le Premier Ministre François Fillon sera l’invité de la Côte d’Ivoire. Une visite impensable un 14 juillet sous le régime de la refondation !
Le programme du Premier Ministre François Fillon donne la priorité à des échanges avec les ressortissants français vivant en Côte d’Ivoire mais également et surtout des échanges de haut niveau avec son homologue Ivoirien Guillaume Soro et le Président Ouattara. Au-delà donc des festivités et du traditionnel dîner au domicile de l’ambassadeur, c’est un 14 juillet qui sera mis à profit pour parler de développement et de reconstruction de la Côte d’Ivoire. La France après son ingérence humanitaire sous la houlette de l’Organisation des Nations Unies se fait le défenseur de la Côte d’Ivoire aussi bien au niveau de l’Union Européenne que de tous les potentiels partenaires du G8. Que cache donc ce retour en force de la France en Côte d’Ivoire ? La France veut-elle réaliser une ‘’OPA’’ sur l’économie et la diplomatie Ivoirienne comme certains le pensent ? Une chose est pourtant évidente Paris ne veut plus jouer les seconds rôles en Côte d’Ivoire et elle entend revenir sur le devant de la scène dans son ex-colonie. Elle doit se dépêcher cette France si elle veut séduire de nouveau les Ivoiriens car si certains saluent encore son intervention pour libérer la Côte d’Ivoire, ces mêmes sont convaincus que le libéralisme économique et l’indépendance totale de la Côte d’Ivoire ne sont plus à négocier ! Revenir OUI mais avec un esprit nouveau semble soutenir chaque Ivoirien. Bonne fête nationale à tous les Français et que le 14 juillet marque définitivement l’excellence retrouvée sur l’axe Paris-Abidjan.
Suy Kahofi

L’ambiance sera très studieuse pour le gouvernement ivoirien pendant ces 48 heures
Rendez-vous du fauteuil blanc pour certains, grand oral pour d’autres ou encore test de passage pour ministre à l’heure de la reconstruction. Les noms et appellations ne manquent pas pour désigner le premier séminaire du gouvernement Ivoirien initié par le Président Alassane Ouattara. L’actualité de ces 5 et 6 juillet 2011 en Côte d’Ivoire sera donc marquée par les one man show et one women show des ministres du gouvernement SORO. Tour à tour les ministres se succèderont au pupitre devant le Président de la République, son Premier Ministre et chacun aura la lourde charge de dérouler sa feuille de route. En d’autres termes chaque ministre expliquera sa compréhension de la mission à lui assigné, définira ses priorités pour les six mois avenirs ainsi que ses moyens et ses stratégies pour les atteindre. Le Ministres exposant répondra par la suite aux questions de l’auditoire estimé selon des sources à 80 personnes. L’exercice oral de 10 minutes est obligatoire pour tous les ministres et permettra au Président de s’assurer qu’il n’a pas commis d’erreur de calcul en confiant certains postes à des personnalités de la scène politique, administrative et économique. Le Président veut surtout avoir la certitude que ses ministres comprennent ce qu’il attend d’eux et qu’ils sont capables de lui donner satisfaction.
Ce séminaire est donc en réalité un grand oral qui doit placer le président de la république et ses ministres sur la même longueur d’onde au moins pour six mois. Au terme de ce roche de six mois une autre étape attend les ministres celle de l’évaluation. Ils se verront attribuer des notes en fonction du niveau de réalisation de la feuille de route qu’eux mêmes auront présenté au séminaire. C’est tout l’intérêt de ce premier séminaire gouvernemental, un évènement inédit et une première en Côte d’Ivoire qui lève véritablement un coin de voile sur les méthodes managériales du Docteur Alassane Ouattara. Il a opté pour la gestion par objectif et pour la culture de l’excellence. Ce critère si cher à sa démarche dans la gestion des affaires publiques s’impose donc avant tout à ses collaborateurs. L’époque où le poste de ministre était la consécration d’une carrière politique bien remplie est révolue ! Désormais les ministres ivoiriens ne seront plus assis à ne rien faire et à décharger tout leur travaille technique sur leurs directeurs de cabinet. Du courage messieurs et mesdames les ministres, bon moment de nostalgie comme à l’époque de l’oral du BAC et de la soutenance de vos thèses à l’Université.
Suy Kahofi