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France 2012 : ce que je retiens du 1er round

23/04/2012 5 commentaires

Des valeurs au-delà du jeu politique

Ce que je retiens du premier tour de la présidentielle française est loin d’être la haine politique plate que certains Ivoiriens, remontés contre Nicolas Sarkozy, badigeonnent sur leur mur facebook. Ce que je retiens chaque fois qu’une élection se déroule dans une Nation policée, c’est cette valeur intrinsèque du respect du jeu démocratique qui prévaut dans l’arène. Pendant que certains prétendus adversaires africains de Sarkozy appelaient je ne sais qui à voter contre Sarkozy avec des mots orduriers, les premiers concernés par le vote se contentaient d’échanger sur l’avenir de leur pays à travers des débats civilisés. L’avenir du pays, le bien-être du citoyen au-delà des chapelles politiques, le respect de la dignité humaine… Voici autant de valeur que certains Ivoiriens oublient quand ils se rendent aux urnes. Pour eux c’est Gbagbo ou le pays brûle ! Si ce n’est pas Ouattara on casse tout ! Hier dimanche avez-vous entendu chers Ivoiriens une chaîne de radio ou de télé françaises annoncer que des militants du PS et de l’UMP se sont affrontés à la machette dans les rues de Paris ? Avez-vous entendu un membre du bureau politique du PS dire de Sarkozy qu’il est une graine acide pour le sol français ? Avez-vous entendu un chargé de communication de Sarkozy dire de François Hollande qu’il est un assassin ou un bandit de grand chemin ? Pourquoi ce que l’occident nous donne comme bon modèle à suivre passe aussi difficilement ? Au lieu de nous époumoner à Abidjan à critiquer la politique française, nous ferions mieux d’apprendre ce que les autres nous enseignent avec humilité. Ce n’est pas la tête de Sarkozy qui doit être le débat mais la capacité que le peuple français a à organiser des élections sans violence et sans contestations. Là où notre CEI met trois jours pour annoncer des résultats, la France le fait en 1 heure ! Ça, c’est une leçon. Là où nous avons des slogans du genre on gagne ou on gagne, on nous propose des slogans rassembleurs. Ça, c’est une leçon ! Là où on pousse certains jeunes à devenir des Maguy le tocard, on éduque la jeunesse française au choix politique responsable. Ça, c’est une leçon ! Là ou on pousse certains à choisir ADO parce qu’il est dioula ou Gbagbo parce qu’il est bété, on se retrouve avec des candidats qui oublient qu’un tels est juif, roumains, breton…pour prôner un idéal celui de la Nation. Ça, c’est une leçon !

Jeune Ivoirien à qui l’on fait croire jour et nuit que quelque chose va changer si un tels ou un tels devient Président de la France, saches que ton esprit est sous le régime des manipulations politiques qui t’ont conduit dans les rues d’Abidjan kalachnikov en main. Quelque soit le Président qui débarque, la France-Afrique sera toujours là ! Quelque soit celui qui s’emmène Gbagbo restera dans le tourment de la justice qu’elle soit nationale ou internationale ! Quelque soit celui qui s’impose, les intérêts de la France seront toujours préservés ! Le chien ne mange pas la viande du chien comme disent les abidjanais. C’est une manière claire de te dire que rien ne changera. Au PS Gbagbo ‘’ne sentait pas bon’’ il y a longtemps : les mêmes socialistes sur lesquels certains comptent pour un revirement de situation à La Haye sont les mêmes qui ont dit de Gbagbo qu’il est infréquentable. Je n’ai jamais aimé la politique de Laurent Gbagbo mais ce jour là j’ai eu pitié pour lui car même à un animal de compagnie dont on ne veut plus on lui évite ce genre de propos. Jeune Ivoirien les minutes que tu uses à te mêler de la politique française qui ne t’apporte rien, dépense le à rechercher des bourses d’étude sur le web. Le temps que tu perds à injurier Sarkozy, tu peux l’utiliser largement pour chercher un emploi. Chacun son pays, chacun sa politique et les urnes sont bien gardées car au demeurant on aura jamais besoin des hélicoptères Ivoiriens pour sortir Sarkozy d’un bunker à l’Elysée mais c’est plutôt le contraire qui peut se produire a tout moment.

SUY Kahofi

Cybercriminalité : la marche vers une juridiction commune pour l’Afrique

24/02/2012 Aucun commentaire

 

L’Afrique doit avoir des textes de loi sur la cybercriminalité

Trois jours ont permis aux experts africains de réfléchir sur la mise en place d’un texte commun de lutte contre la cybercriminalité. L’atelier qui a débuté à Abidjan le 20 février et s’est achevé le 22 février avec la rédaction d’un projet. Ce texte qui se présente sous la forme d’une convention a été rédigé après un atelier à Abidjan et celui-ci doit faire l’objet d’étude dans chaque pays africain en vue de son adoption par l’Union Africaine. Il servira alors de support de lutte contre la cybercriminalité pour tous les Etats Africains signataires. Le choix d’Abidjan pour abriter cet atelier n’est pas fortuit, la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le premier eldorado de la cybercriminalité en Afrique et l’expérience de la lutte contre ce fléau dans le pays peut bien servir à toute l’Afrique.

L’harmonisation des législations en matière de lutte contre cybercriminalité a été au cœur de cet atelier pan-africain qui vient de s’achever à Abidjan. L’objectif des délégués venus de tout le continent est de mettre sur pied une politique juridique commune pour contrer cette nouvelle forme de criminalité. « Au niveau de la CEDEAO nous avions déjà un cadre communautaire sur la cybersécurité et l’Union Africaine a estimé que cette initiative devait être élargit à tout le continent Africain. Je dois vous signifier que le cybercriminel n’est pas dans l’impunité, il est sous l’empire du droit pénal en attendant l’intégration de nouvelles infractions qui vont encore le punir plus sévèrement » nous explique Sévérin Guibésongui président de l’atelier de réflexion d’Abidjan.

En matière de politique nationale de lutte contre la cybercriminalité, l’exemple de lutte et de répression de la Côte d’Ivoire a été salué par les experts africains. L’expérience Ivoirienne et les méthodes utilisées n’ont pas manqué d’orienter les experts sur les politiques possibles à ficeler pour asseoir un système de lutte commun à l’échelle Africaine. Abraham DJEKOU coordonnateur national Côte d’Ivoire pour la lutte contre la cybercriminalité fait le point de l’expérience Ivoirienne. « Depuis 2009 jusqu’à aujourd’hui il y a plus de 155 cyberescrocs qui ont été jeté en prison et je dois reconnaitre que les peines privatives de liberté ne sont pas suffisamment fortes parce que l’infraction est qualifiée comme escroquerie via Internet. Avec la nouvelle loi qui entrera en vigueur les sanctions seront plus fortes ». Au terme de l’atelier d’Abidjan un projet de convention africaine sur la lutte contre la cybercriminalité a été remis aux experts. Son adoption après étude sera un grand pas pour l’Afrique dans sa politique global de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. « Aujourd’hui, le principal problème de la cybercriminalité c’est l’impunité ! Vous volez à quelqu’un ses données sur une clé USB, vous escroquer quelqu’un en ligne, vous avez des personnes qui s’attaquent à des systèmes d’information, on peut par exemple pirater un compte bancaire…mais imaginez-vous que vous soyez dans un Etat où il n’y a pas de texte ? Je soutiens donc que cette convention permettra aux Etats d’avoir des textes juridiques sur lesquels ils pourront s’appuyer pour lutter contre ce fléau » affirme le Professeur Cissé ABDOULAH, chargé du projet de convention.

SUY Kahofi

Audace Institut Afrique souffle sa deuxième bougie !

19/11/2011 Aucun commentaire

 

Le Professeur Mamadou Coulibaly fondateur de AIA

Un think tank sur les bords de la lagune Ebrié voici un bien curieux défi que le Professeur Mamadou Coulibaly, économiste et homme politique éclairé a réussi à relever avec brio. L’organisation qu’il fonde a pour nom Audace Institut Afrique (AIA), un think tank libéral basé en Côte d’Ivoire qui milite en faveur d’un noble objectif pour les africains : LA LIBERTE pour tous. Ce samedi 19 novembre le think tank souffle sa deuxième bougie après un parcours fait de formations, de séminaires et d’Université libérale auprès des populations et des personnes cibles que sont entre autres les étudiants, les journalistes, les économistes et les politiques. AIA est une organisation indépendante à but non lucratif qui fait la promotion de la liberté en Afrique mais surtout pense à promouvoir des idées nouvelles qui change et changeront profondément la Côte d’Ivoire et toute l’Afrique. Pourquoi donc créer une organisation qui fait la promotion d’idée nouvelle quand pour beaucoup l’idée ‘’n’est pas quelque chose de palpable’’ ? Le Professeur Mamadou Coulibaly ne botte pas en touche pour répondre à cette question. « Tout part d’une idée et sachez que les grands penseurs qui ont changé le monde l’ont fait à partir d’une idée. A une certaine époque ils n’ont pas été compris par leurs contemporains mais un jour vient où des personnes qui ont un pouvoir de décision acceptent d’appliquer ces idées et de cet acte parte de grande révolution. J’en veux pour preuve le libéralisme prêché par des économistes pendant des décennies et qui à peine adopté par des Nations fait d’elles des puissances aujourd’hui ».

L’index de la liberté économique dans le monde montre clairement que le recul de la pauvreté est intimement lié à la liberté. Ce n’est donc pas un combat vain quand on connait le degré de pauvreté des populations sur le continent. Pauvreté qui ne cesse d’ailleurs de croitre depuis les indépendances ce qui prouve l’échec des programmes appliqués jusqu’à ce jour. Liberté économique, liberté politique, appel au changement dans les sphères de décision étatiques, changement de constitution pour un meilleur avenir de l’Afrique son également des thèmes qui reviennent le plus souvent lors des colloques et séminaire de formation d’Audace Institut Afrique. Même si ces principes semblent tout droit sorti d’un programme de gouvernement sachez à toute fin utile que AIA n’est pas un parti politique : c’est un groupe de réflexion comme il en existe beaucoup dans le monde ! Ses objectifs sont d’éveiller les consciences africaines à l’intérêt du libéralisme ; de rompre avec les idées reçues qui tendent à dire que le libéralisme serait un problème et non une solution ; de former des jeunes étudiants ivoiriens à ces idées ; de stimuler le débat public en Côte d’Ivoire et en Afrique par la proposition de réformes reposant essentiellement sur le libre-échange, l’Etat de droit, la formalisation et la protection de la propriété privée, la libre entreprise et les libertés individuelles.

A l’institut, les étudiants ivoiriens de tous bords politiques partagent les mêmes bancs, échangent sur les idées, argumentent, débattent, créent des liens amicaux. AIA est une véritable plate forme d’échange ouverte propice à la réconciliation car dans la sphère des idées, seul l’intérêt des populations compte et le nom des leaders politiques s’effacent pour laisser place aux solutions pour un avenir paisible et meilleur. Malgré le contexte de crise difficile de cette année 2011, AIA poursuit avec détermination son chemin sur la voie de la liberté en Afrique.

SUY Kahofi/Audace Institut Afrique

 

3ème Université libérale autour du thème Afrique et Liberté

02/11/2011 Aucun commentaire

 

Atelier de réflexion lors de l'Université libérale

La cité balnéaire de Grand-Bassam a abrité du 25 au 27 octobre 2011 la 3ème Université libérale autour du thème Afrique et Liberté. A l’image de plusieurs autres pays africains qui font la promotion d’un esprit libérale autour des réalités économiques et institutionnelles, l’université libérale de Côte d’Ivoire est pilotée par le premier think tank Ivoirien à savoir Audace Institut Afrique. Gisèle Dutheuil Directrice d’Audace Institut Afrique nous explique la notion d’universités libérales. « C’est une rencontre qui est organisée depuis trois ans par Audace Institut Afrique en partenariat avec Un Monde Libre et la Fondation en recherche économique Atlas et qui a pour objectif de promouvoir les idées libérales, de faire tomber les idées reçues sur le libéralisme qu’on accuse d’être à la base des problèmes de l’Afrique […] Quand on voit que dans le monde les pays les plus riches sont les plus libres, on pense qu’en Afrique aussi on a le droit d’avoir accès à ces idées ». La rencontre réunit une quarantaine de participants d’origine et de fonction diverses.

Pour cette 3ème édition de l’Université libérale, la Côte d’Ivoire a le plaisir d’accueillir le Professeur émérite à l’Université Paris – Dauphine et Docteur en sciences économiques Pascal Salin, le Docteur és sciences économiques et Directeur du projet Un Monde Libre Emmanuel Martin sans oublier la présence du Professeur Mamadou Coulibaly. Libre échange ou protectionnisme ? Pourquoi la liberté ? Les origines institutionnelles du développement ou encore la concurrence monétaire sont autant de thèmes que les intervenant ont développé. Les notions de liberté et d’indépendance de l’Afrique étaient omniprésentes lors des échanges. Le Professeur Mamadou Coulibaly nous explique ici pourquoi le thème Afrique et Liberté a été choisi. « La conjonction de coordination entre Afrique et Liberté pour montrer très bien que Afrique tout court ne suffit plus sans la liberté. Afrique noire, Afrique sub-saharienne, Afrique pauvre…la solution se trouve selon nous dans la liberté c’est pourquoi nous avons fait le choix de ce thème. Il ne faut pas non plus croire que cette université est organisée seulement à Abidjan avec Audace Institut Afrique, c’est un réseau de think tank africains qui travaillent sur le thème. L’objectif est de promouvoir les libertés sur le continent pour que nous puissions aller à la paix, vaincre la pauvreté et les peurs ». Les libéraux du monde entier multiplient leurs actions auprès des couches estudiantines, étatiques et sociales pour promouvoir leurs idées qui malheureusement sont souvent mal comprises. Leurs théories sont le plus souvent assimilées à la promotion d’un capitalisme sauvage se qui inquiète des économies en construction comme celles d’Afrique. Dans cet ordre d’idées reçues ou mal compris l’Afrique a-t-elle le droit d’avoir peur du Libéralisme économique ? Le Docteur en sciences économiques Pascal Salin pense que NON. « L’Afrique ne doit surtout pas avoir peur du libéralisme économique parce qu’on a bien souvent donné une fausse image du libéralisme. On prétend par exemple que le libéralisme c’est la défense des forts contre les faibles, des riches contre les pauvres…ceci totalement faux ! Le libéralisme consiste à donner la chance à chacun de réaliser son propre projet humain, pas seulement les projets économiques mais ses propres projets humains, d’entrer en contact avec qui il veut. Je crois qu’il s’agit là d’un bien précieux qu’il faut offrir à tout les hommes sur cette terre et particulièrement aux Africains ».

Promouvoir une nouvelle Afrique libre de toutes contraintes politiques et d’obstacles à la réalisation des Individus, voici le credo d’Audace Institut Afrique et des libéraux qui séjournent fréquemment en Côte d’Ivoire pour renforcer cet idéal de liberté dans l’esprit des jeunes Ivoiriens.

SUY Kahofi

 

CAN 2012 : croyez-vous aux chances des éléphants footballeurs ?

31/10/2011 Aucun commentaire

 

Les éléphants partent favoris sur papier !

Pour certains analystes et professionnels du football africain la CAN 2012, organisée conjointement par le Gabon et la Guinée Equatoriale est la CAN la plus abordable sur papier pour les Eléphants de Côte d’Ivoire. Rien qu’à voir les Nations qualifiées on se dit que la Côte d’Ivoire est déjà de retour sur les bords de la lagune Ebrié avec le trophée ! En effet la Côte d’Ivoire partage la même poule que le Soudan une ancienne gloire du foot africain aux premières heures de la CAN mais qui ‘’se cherche’’ aujourd’hui dans le classement FIFA. Le Burkina Faso est aussi présente avec ses nouvelles stars mais pour que peut faire un étalon devant le pachyderme ? Il y a aussi l’Angola qui est pour les Ivoiriens le pion le plus sérieux : attention aux Panthères Noires qui savent donner du fil à retordre aux grandes équipes du continent. Poule abordable mais attention ! Attention car pour certains Ivoiriens les éléphants de Côte d’Ivoire ont l’art de décevoir le peuple quand on s’attend à une belle prestation. CAN 2012 : croyez-vous aux chances des éléphants footballeurs ? Voici la réponse de quelques Ivoiriens.

N’dri Koffi : « Il faut éviter de prendre sa retraite sans un titre continental »

Voici une dizaine d’année que nous avons la même équipe nationale avec les mêmes problèmes, les même frustrations…certain qu’on élève comme des ‘’dieux’’ et d’autre qu’on rabaisse mais l’équipe est là et elle traverse le temps sans un seul trophée. Ce n’est pas les comptes en banque qui font en premier lieu la fierté d’un footballeur : c’est le palmarès de titre et de médaille qui fait qu’on reste dans l’histoire. A ce titre, j’interpelle nos frères pour qu’ils mouillent le maillot ! Il ne faut pas qu’ils quittent les stades africains sans le trophée de la CAN. Cela serait une grande tristesse pour le peuple mais pour eux-mêmes aussi !

Tra Bi Isidore : « S’ils n’ont pas ce trophée pour cette CAN, ils ne l’auront plus jamais »

Quand on regarde cette CAN 2012 on se demande s’il existe une seule équipe capable de freiner la lancée des éléphants de Côte d’Ivoire ? Le Cameroun, l’Egypte et le Nigeria qui pouvaient nous ‘’effrayer’’ ne sont pas présents. Voici pour je souligne avec force que si les éléphants n’ont pas ce trophée cette année 2012 ils ne l’auront plus jamais ! Ce n’est pas les sacres de Chelsea, de Barcelone ou d’Arsenal qui font la fierté des Ivoiriens : nous voulons des trophées de notre continent pour briller au panthéon de l’Afrique sportive.

Ben Issa : « Ne soyons pas fatalistes »

C’est vrai que les éléphants ont l’art de nous décevoir souvent mais nous n’allons pas brûler nos propres joueurs avant le début de la compétition ! Il faut encourager nos athlètes et souhaiter que le bon football des éléphants soit au rendez-vous lors de la CAN 2012. J’ai foi que cette équipe ira très loin dans cette compétition et qu’elle reviendra avec le trophée inch’allah ! Il faut prier et Dieu fera le reste.

Séka Camille : « Evitez d’aller vous faire humilier par une petite équipe »

Eléphants de Côte d’Ivoire on les connait : se sont des spécialistes de crise cardiaque ! Quand vous compter sur eux, ils vous font dormir à 19 heures. J’ai très peur car ils sont capables d’aller se faire humilier par une petite équipe tout droit venue des bas-fonds du classement FIFA. Il faut dès à présent que les nouveaux dirigeants du foot Ivoirien fassent tout pour que l’esprit malsain de mésentente qui règne dans cette équipe puisse disparaitre afin que l’unité puisse conduire ces jeunes qui ont du talent vers le sommet du football continental.

Sékou Sylla : « Nous attendons le trophée de la réconciliation »

Pour la CAN 2012 je crois aux chances des éléphants footballeurs et je croise les doigts pour que ce trophée revienne pour que la réconciliation soit totale. Il le faut parce que voici au moins une dizaine d’années que l’actualité dans ce pays est marquée par la politique et rien que la politique. Une fête nationale avec la coupe dans les rues d’Abidjan sera une grande et belle fête ! Allez les éléphants et surtout mouillez le maillot pour qu’après Sénégal 92’ nous puissions avoir un autre moment d’intense bonheur qui réunit tous les Ivoiriens.

SUY Kahofi

La CEDEAO s’engage dans la vulgarisation des NTIC

17/10/2011 Aucun commentaire

 

La Fondation Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro

C’est ce vendredi 14 octobre en fin d’après midi que s’est achevé la 11ème réunion des ministres en charge du dossier des NTIC des pays membres de l’espace CEDEAO. Cette rencontre s’est tenue à la Fondation Félix Houphouët Boigny à Yamoussoukro, la capitale Politique de la Côte d’Ivoire. L’objectif de cette rencontre a pour but de jeter les bases d’une meilleure vulgarisation des NTIC dans l’espace CEDEAO sur la vision 2020 pour mieux mutualiser les acquis au plan développement, éducation, santé…

En sa qualité de représentant du Premier Ministre Ivoirien et du gouvernement de l’Etat de Côte d’Ivoire, le Ministre d’Etat Albert Mabri Toikeuse en charge du dossier du Plan et du développement a situé le cadre de la rencontre en précisant que celle-ci à pour but premier de proposer des textes pour impulser le développement des NTIC dans l’espace CEDEAO mais également de prendre acte des suggestions des ministre pour faire avance ce dossier. Place a été faite à la suite de ce discours à la réflexion proprement dite. Les ministres en charge du dossier des NTIC des pays membres de l’espace CEDEAO ont mis le temps à profil pour produire des textes dont les idées fortes se résument en ces quelques grandes lignes selon Raphaël Koffi, responsable du secteur des technologies et de la communication à la CEDEAO. « Nous avons adopté pour notre région un nouveau plan stratégique pour les 5 années avenirs. Ce plan stratégique va permettre de développer les infrastructures, d’harmoniser notre cadre juridique, vulgariser l’utilisation des TIC dans notre communauté et cela entre dans la ligne droite de la vision 20/20 de la CEDEAO des peuples ». Les pays membres de la CEDEAO ne pouvaient pas espérer mieux que ces conclusions après les travaux de Yamoussoukro et Mohamed Man Kouavogui, délégué venu de la Guinée ne cache pas son enthousiasme. « Je pense que c’est l’économie numérique qui est en marche au sein de l’espace CEDEAO et je crois que cela fera le bonheur des populations, des opérateurs économiques mais également des Etats ».

Notons que la rencontre de Yamoussoukro a convenu de la création d’ici le troisième trimestre 2012 d’une Direction dédié au secteur des Technologies de l’information et de la communication en vue de renforcer les capacités opérationnelles de la CEDEAO. Cette Direction devra suivre effectivement la mise en œuvre des décisions de la 11ème réunion des ministres en charge du dossier des NTIC des pays membres de l’espace CEDEAO.

SUY Kahofi

Deuxième rencontre du pôle qualité inter-pays dans le domaine des compétences techniques et professionnelles

19/09/2011 un commentaire

 

Les experts de 20 pays membres de l'ADAE réfléchissent sur la formation professionnelle en Afrique

La salle de conférence CRRAE UEMOA abrite depuis ce Lundi 19 et ce jusqu’au 21 septembre la deuxième rencontre du pôle qualité inter-pays dans le domaine des compétences techniques et professionnelles. Cette rencontre réunit plusieurs experts des pays membres de l’UAMOA et de l’Afrique et est co-organisé par le Ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Côte d’Ivoire et l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA). Sénégal, Togo, Cap-Vert, Burundi, Benin, Afrique du Sud, Maroc, Rwanda…les pays représentants les différentes aires géographiques du continent échangeront leurs expériences en matière de formation professionnelle. Ces experts auront la charge de réfléchir sur les mécanismes d’insertion des jeunes africains après leurs formations dans les systèmes de l’enseignement technique sur le continent. Les réflexions porteront entre autre sur les possibilités d’intégration des langues africaines dans les systèmes de formation, la promotion d’un partenariat public/privé pour les systèmes de formation mais aussi les voies et moyens pour reconnaître toutes les formes de compétences acquises.

La Côte d’Ivoire a pris l’année dernière le leadership du pôle de qualité en réunissant pour la première fois 20 pays d’Afrique autour de la question de la formation professionnelle et grâce à cette rencontre et l’action Ivoirienne la triennal de Ouagadougou est en bonne voie de préparation. Ainsi 2 présidents africains se sont déjà engagés à participer à la rencontre et seront suivis par 70 ministres d’Afrique et 500 jeunes dans la capitale Burkinabé au mois de février 2012. Selon AHLIN Bill Catharia secrétaire exécutif de l’ADEA, l’organisation s’attend après la rencontre d’Abidjan à des propositions concrètes sur les orientations stratégiques à entreprendre, les reformes à entreprendre dans le cadre du développement des compétences techniques et possessionnelles. Ces propositions seront portées avant la triennal de Ouagadougou aux Ministères des pays membre susceptible d’influencer les décisions au sommet de l’Etat en matière de formation professionnelle. Trois pôles de qualité sont élaborés par l’ADEA : il s’agit du pôle de qualité inter-pays des compétences techniques et possessionnelles piloté par la Côte d’Ivoire, pôle de qualité inter-pays pour l’apprentissage piloté par le Burkina Faso et le pôle de qualité inter-pays pour l’implication à la paix piloté par le Kenya.

SUY Kahofi

Fin de la 61ème session du comité régional de l’OMS

03/09/2011 Aucun commentaire

 

L’OMS Afrique s’engage pour l’amélioration de la santé des populations

Les lampions se sont éteints à Yamoussoukro sur la 61ème session du Comité Régional de l’OMS Afrique ce Vendredi 2 septembre. Cette rencontre en terre Ivoirienne a permis de dégager des orientations pratiques pour l’amélioration de la santé des populations africaines. Elimination de la rougeole d’ici 2020, éradication de la poliomyélite et adoption d’un fond africain pour les urgences de santé publique…telles sont entre autre les recommandations de cette session du comité régional de l’OMS.

Le Docteur Luis Sambo, Directeur Régional Afrique de l’OMS revient ici sur quelques résultats de cette rencontre. « Le fond Africain pour les urgences en santé publique : nous avons déjà franchi un premier pas grâce à l’approbation des Etats membres à contribuer volontairement et annuellement à un montant minimal de 50 million de dollars. Les discutions sur le financement de la santé ont mis un accent particulier sur l’importance des fonds domestiques des Etats membres comme mesures fondamentales du financement pour le développement sanitaire ». Le Docteur Luis Sambo s’est aussi félicité que pour la première fois l’OMS Afrique a pu réunir dans un même espace d’échange les ministres en charge des dossiers de l’économie et des finances et ceux de la santé. Pour le Professeur N’Dri Yoman Thérèse Ministre Ivoirien de la santé les principales questions liées à l’amélioration de la santé des populations africaines sont désormais élucidés. « Nos travaux ont dégagé des orientations pertinentes et pratiques pour l’amélioration de la santé des population de la zone Afrique de l’OMS. Ils ont porté sur des questions fondamentales comme le renforcement des systèmes de santé, l’accès aux soins pour les couches les plus défavorisées et la nécessité d’éradiquer les pandémies qui ralentissent la croissance du continent ». Elle a plaidé auprès des Ministres de l’économie et des finances africains venus à cette rencontre de l’OMS d’appuyer les ministres de la santé de leur pays respectifs pour que les résolutions prises lors de cette 61ème session puissent s’appliquer effectivement sur le terrain.

Les professionnels africains de la santé après la rencontre de Yamoussoukro ont décidé de se donner rendez-vous pour la 62ème session régionale de l’OMS Afrique à Luanda capitale de l’Angola.

SUY Kahofi

La HACA en Côte d’Ivoire pour quelle mission ?

10/05/2011 4 commentaires

 

Ibrahim Sy Savané le nouveau Patron du HACA

A peine Levy Niamkey avait-il posé ses valises au CNCA après sa nomination par le Président Alassane Ouattara qu’il doit se résoudre à quitter son bureau pour une destination encore inconnue. En effet le CNCA (Conseil National de la Communication Audiovisuelle) vient d’être remplacé par une nouvelle structure du nom de Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA). Cette nouvelle structure est dirigée par un journaliste économique bien connu des Ivoiriens : Ibrahim Sy Savané, ancien ministre de la Communication du gouvernement de réconciliation nationale. Le passage du CNCA au HACA est salué par les professionnels des médias mais ces derniers se posent des questions. Quelle sera la mission du HACA ? Le point central de la réflexion à travers cette préoccupation est celui de la libéralisation de l’espace audio-visuelle.

Le développement des médias ne suit pas

La Côte d’Ivoire peut se taguer d’avoir un niveau de développement économique exceptionnel en Afrique de l’ouest francophone. Plusieurs secteurs d’activités sont florissants mais l’univers des médias traine le pas. La Côte d’Ivoire accuse un gros retard en matière de développement des médias notamment la radio et la télévision. Pendant que certains pays limitrophes à la Côte d’Ivoire sont déjà à l’ère des télévisions privés et des transmissions satellite pour les radios, la Côte d’Ivoire est encore au niveau des radios de proximité et le peuple doit se contenter des images d’une seule télévision contrôlée par l’Etat. En Côte d’Ivoire les radios privés et communautaires n’ont pas le droit de toucher à l’information : elle demeure la chasse gardée des autorités. Pour chaque ville Ivoirienne, une seule fréquence radio est autorisée. Le Mali compte un peu plus de 1000 chaînes de radio communautaires et rurales : sa bande FM est saturée par endroit. Le constat est le même au Ghana où l’on parle désormais de consortium de communication : le même groupe possède un journal, une radio et une télévision. Au Burkina Faso les relais sont autorisés au-delà 100 km à vole d’oiseau : en Côte d’Ivoire 60 km au plus ! Pour la télévision le Sénégal a réussit son passage : 2STV vient être un contre poids pour l’information diffusée sur RTS. Les télévisions privées foisonnent aussi au Ghana : Metro TV, Sky TV, TV 3, G TV et la liste avoisinent la dizaine de stations ! Dans tous ces pays cités, le traitement de l’information est libre pour chaque média. Tous ces exemples pour vous dire que la tâche du HACA sera de permettre dans l’immédiat une réelle libéralisation de l’espace audio-visuelle. La relance après crise doit tenir aussi compte des médias.

La libéralisation s’impose

Aujourd’hui certains Ivoiriens se demandent comment des télévisions privées pourront-elles être financées ? La même question s’est posée lors de la création des radios de proximité et des chaînes commerciales. Aujourd’hui ces radios qu’on avait annoncés mort nées tiennent ! Elles sont même plus écoutées que les chaînes gouvernementales. Des passionnés de média, des hommes d’affaires férus de communication et des capitaux existent dans ce pays pour lancer des chaînes privées. La peur du gouvernement c’est que comme les radios, les télévisions privées ne mettent la RTI sous l’éteignoir. La libéralisation s’impose pourtant car elle sera avant tout pourvoyeuse d’emplois. Un nombre important de jeunes journalistes et animateurs télévisions et radios sont formés chaque année. La RTI ne pourra pas absorber tous ces jeunes : que deviennent-ils avec leurs diplômes en mains ? Plusieurs chaînes de télévisions et de radios, c’est quelque part la garantie de trouver un point de chute après sa formation. La libéralisation consacre aussi le véritable esprit de la liberté d’expression et de la liberté pour le citoyen de s’informer par la source qu’il aura lui-même choisi.

Les nouvelles autorités ivoiriennes comprennent elles-mêmes combien de fois il est important pour le citoyen de pouvoir s’exprimer librement. Privés des antennes de la RTI, elles ont été obligées de créer TCI. S’il y avait plusieurs chaînes de télévision en Côte d’Ivoire, il est clair que le message de la haine à un moment donné n’aurait pas eu un écho favorable auprès du peuple. Tâchons d’y réfléchir !

Suy Kahofi

Voici le rêve qu’ils nous vendent

23/04/2011 3 commentaires

 

L'Afrique victime de ses propres dirigeants

Il n’y a pas plus fin menteur que les politiciens et ils sont encore plus dangereux quand ils sont africains mais surtout terrible quand ils sont Président de la République. Les Présidents d’Afrique : francophones, lusophones, arabophones ou anglophones partagent la même devise celle de vendre le rêve au peuple et de se sucrer sur son dos.

Ce fameux rêve qu’ils vendent à leur peuple depuis l’avènement du multipartisme n’est rien d’autre que l’Indépendance économique de l’Afrique, sa souveraineté, sa vrai liberté ! 20 ans que nos dictateurs, tripatouilleurs de constitution et chefs de guerre nous répètent les mêmes choses et personne ne voit l’aube de cette indépendance économique. Autour de ce rêve utopique gravite des doctrines tribales, xénophobes et religieuses qui ont au contraire divisé les populations.
Malheureusement, les jeunes africains sont ceux qui tête baissée suivent ces discours qui font office de disque rayé dans la collection. « Nous allons chasser les français et contrôler la vente du cacao » et des jeunes endoctrinés dans la foule hurlent « vive monsieur le président ». Pourtant ce même Monsieur le Président a fait 10 ans au pouvoir sans jamais bitumer une seule route ! « L’Union Européenne et les USA complotent pour déstabiliser mon régime : j’appelle la jeunesse à se faire enrôler dans l’armée ! » et des jeunes endoctrinés dans la foule hurlent « vive monsieur le président ». Pourtant ce même Monsieur le Président a utilisé les membres de son groupe ethnique pour massacrer des habitants de village entier ! « Nous allons créer 200.000 emplois pour notre prochain mandat » et des jeunes endoctrinés dans la foule hurlent « longue vie au président ». Pourtant Monsieur le Président en un mandat de 5 ans n’a pas pu créer une seule PME là où sa fortune personnelle quadruplait !

L’indépendance économique de l’Afrique, l’opium d’une jeunesse malmenée par le chômage, la pauvreté, le SIDA et les mensonges politiques. Quand ils ont accumulé les gaffes, les frasques sexuelles, les fausses promesses, les détournements de fonds et les massacres, c’est au soir de leur mandat qu’ils se rappellent tous qu’ils ont pour mission de libérer l’Afrique du néocolonialisme. Quand ils perdent des élections et qu’ils refusent de rendre le pouvoir, quand ils arment des jeunes contre d’autres jeunes et que la Communauté International menace d’intervenir, c’est là qu’ils se rappellent tous qu’ils doivent lutter pour la souveraineté de l’Afrique.

Jeunes Africains arrêtons de croire que les barrons de la France-Afrique veulent l’indépendance de ce continent ; leur objectif est de s’enrichir en nous mettant la grosse cagoule des fausses doctrines sur la tête ! Les vrais voleurs de notre continent ne sont pas les consortiums américains ou européens, les vrais voleurs c’est ceux qui dirigent l’Afrique ! Jeunes Africains arrêtons de nous faire tuer dans des guerres inutiles car pendant qu’ils nous sacrifient sur l’autel de leur orgueil politique, leurs enfants se rendent à Paris III en Porche. Ils détournent des milliards, s’enrichissent illégalement sur le dos du peuple, le martyrise, l’affame et lorsque mécontent une frange prendra les armes, Messieurs les Présidents crieront au complot international.

Les Pères Fondateurs qui nous ont conduits à l’Indépendance Politique n’ont pas lutté en se disant « combien de million vais-je amasser après ma lutte ? » Ce qui manque à ces hommes qui nous mentent à longueur de journée c’est le sens du sacrifice vrai pour l’Afrique. Non pas un sacrifice de faux martyre qui après un hold-up électoral veut s’immoler dans un bunker présidentiel mais un sacrifice qui consiste à gérer les biens du pays pour les populations. La bonne gouvernance c’est bien ce que nous voulons de la part de nos dirigeants et pas un rêve et des doctrines qu’on nous sert depuis des années.

Suy Kahofi