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Archives pour la catégorie ‘Nouvelles du pays’

Décollage autorisé pour AIR Côte d’Ivoire !

17/05/2012 Aucun commentaire

La Côte d'Ivoire de nouveau dans le ciel africain

AIR Côte d’Ivoire voici le nom de la nouvelle compagnie nationale de transport aérien de la Côte d’Ivoire. Le pays qui a longtemps été absent du ciel africain signe son grand retour avec une entreprise portée par trois principaux actionnaires. Après de long mois de tractation la nouvelle compagnie aérienne Ivoirienne AIR Côte d’Ivoire vient de voir le jour grâce à un engagement du Gouvernement Ivoirien. Elle est le fruit d’un partenariat entre la Côte d’Ivoire et des acteurs privés qui ont pion sur rue dans le transport aérien africain. « Au départ nous étions deux entités à savoir l’Etat de Côte d’Ivoire et AIR France. La Côte d’Ivoire devait maintenir 51%, 14% pour le privé et 35% AIR France. En janvier 2012 nous avons été rejoint par le Réseau AGAKAN qui est venu prendre 15% des 35% d’AIR France » nous explique le Général Abdoulaye Coulibaly président du Comité de pilotage de la création de la compagnie pour ce qui est de la genèse des accords et de la répartition des parts dans le capital. La prise d’une part de 15% du capital de AIR Côte d’Ivoire par le Réseau AGAKAN avec AIR Burkina et AIR Mali place la Côte d’Ivoire dans une position confortable dans la sous-région avec la possibilité d’un trafic autour des 1 million de passagers d’ici fin 2012. Pierre Dekazo Directeur Afrique et moyen orient de AIR France apprécie l’idée de l’injection d’un capital africain dans la nouvelle AIR Côte d’Ivoire et pense que le succès de la compagnie aérienne repose sur l’appui que lui apporte les autres compagnies sous-régionales. « La compagnie est crée avec un partenariat avec les compagnies de pays voisin. C’est très important pour peut-être pas garantir mais donner une très grande chance de succès à cette nouvelle compagnie. C’est une façon de conforter la compagnie mais aussi de donner un bon service aux clients » souligne Directeur Afrique et moyen orient de AIR France.

La nouvelle AIR Côte d’Ivoire est le symbole de la fierté nationale et la marque de la souveraineté du pays. Le ministre Charles Koffi Diby de l’Economie et des Finances n’a pas manqué de le souligner non sans prendre le soin d’inviter les Ivoiriens à se joindre dans un futur proche à l’aventure de AIR Côte d’Ivoire. « L’Etat est porteur de plusieurs actions que nous cèderons d’ici quelque temps au secteur privé Ivoirien que ce soit les ménages, que ce soit les personnes morales. C’est la preuve que c’est une compagnie nationale : tous ceux qui le voudraient pourront participer à la prise d’action dans ce capital ». AIR Côte d’Ivoire sera aussi pourvoyeuse d’emploi car la compagnie n’aura que des pilotes Ivoiriens qui seront épaulés au plan technique par des pilotes de AIR France. Concernant le sort des anciens employés de la défunte AIR Ivoire, le Général Abdoulaye Coulibaly président du Conseil d’Administration d’AIR Côte d’Ivoire estime qu’ils seront privilégiés dans le nouveau recrutement mais la nouvelle compagnie aérienne ne s’engagera pas à effacer les créances d’AIR Ivoire.

SUY Kahofi

Côte d’Ivoire : Le conseil de sécurité reconduit l’embargo sur les armes

29/04/2012 Aucun commentaire

Siège de l'ONUCI ex-hôtel SEBROKO

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, jeudi 26 avril 2012, la résolution 2045 qui maintient, jusqu’au 30 avril 2013, ses sanctions à l’égard de la fourniture, la vente ou le transfert d’armes à la Côte d’Ivoire ainsi que l’exportation du diamant brut  en provenance du territoire ivoirien.

La résolution comporte des exemptions permettant au Gouvernement ivoirien d’entraîner et d’équiper ses forces de sécurité, et de doter la police et la gendarmerie des armes et munitions nécessaires au maintien de l’ordre. Les exemptions traduisent également un souci de permettre une réponse proportionnée du Gouvernement aux menaces contre la sécurité de la population. La résolution explique les procédures à suivre par le Gouvernement pour bénéficier de certaines de ces exemptions accordées par le Conseil, qui salue les efforts des Ivoiriens pour soutenir la réconciliation nationale et la consolidation de la paix et se félicite de l’amélioration de la coopération que le Gouvernement a accordée au Groupe d’experts sur l’embargo. Les autorités ivoiriennes ont salué la résolution, et la considèrent, selon le Représentant Permanent de la Cote d’Ivoire auprès des Nations Unies, M. Youssoufou Bamba, comme « un encouragement du Conseil de sécurité à la Côte d’Ivoire à poursuivre ses efforts en vue de surmonter les défis importants restants ».

Exemptions : Matériel non-létal, matériel létal RSS…

Au chapitre des exemptions, la résolution stipule que le régime de sanctions ne s’appliqueront plus  ni à la fourniture de services de formation, de conseils et de compétences spécialisées en rapport avec les fonctions de sécurité et militaires, ni à la fourniture de véhicules civils aux forces de sécurité ivoiriennes. La prohibition de la fourniture, la vente ou le transfert d’armes ne s’appliquera pas non plus « aux fournitures destinées exclusivement à l’appui de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et des forces françaises qui la soutiennent, ou à l’utilisation par celles-ci ». Sont également exempts, le « matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire ou à des fins de protection  ainsi que le matériel de police non létal destiné à permettre aux forces de sécurité ivoiriennes d’utiliser une force appropriée et proportionnée afin de maintenir l’ordre. Cependant, dans les deux cas, une notification préalable doit être faite au Comité de sanctions. De même, la prohibition ne s’applique pas « aux armes et autres matériels létaux destinés aux forces de sécurité ivoiriennes dans le seul but d’appuyer le processus de réforme du secteur de la sécurité ou d’être utilisés dans le cadre de ce processus ». Dans ce cas, un accord préalable du Comité est requis. La résolution souligne que les notifications ou demandes préalables doivent être accompagnées de toutes les informations nécessaires, y compris l’utilisation à laquelle le matériel est destiné, l’utilisateur final, les caractéristiques techniques et le nombre d’articles à expédier ainsi que, le cas échéant, le fournisseur, la date envisagée de livraison, le mode de transport et l’itinéraire de transport. Le Conseil exhorte le Gouvernement ivoirien à permettre au Groupe d’experts et à l’ONUCI d’avoir accès aux équipements faisant l’objet de dérogations au moment de l’importation de ces équipements et avant qu’ils ne soient livrés aux utilisateurs et souligne que le Gouvernement devra marquer les armes et les matériels connexes à leur entrée sur le territoire de la Côte d’Ivoire et en tenir un registre.

Préoccupations : DDR, RSS, combattants illégaux, mercenaires…

Par ailleurs, la résolution exprime la préoccupation du Conseil de Sécurité face à l’inachèvement de la Réforme du Secteur de la sécurité (RSS) et du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), et à la circulation des armes, qui font peser une lourde menace sur la stabilité du pays. Toutefois le Conseil « accueille  avec satisfaction la création au sein du Gouvernement d’un groupe de travail sur la RSS et le DDR ainsi que les autres actions menées pour faire résolument face à ces problèmes ». La résolution réitère la ferme condamnation par le Conseil de « toutes violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire en Côte d’Ivoire » et « toutes violences contre les populations civiles, y compris les femmes, les enfants, les personnes déplacées et les étrangers, ainsi que toutes autres exactions ou atteintes aux droits de l’homme ». Elle souligne que les auteurs de tels actes doivent être traduits en justice, que ce soit devant des tribunaux internes ou des tribunaux internationaux, et se félicite de l’étroite coopération du Gouvernement ivoirien avec la Cour pénale internationale dans ce contexte.

Le Conseil se déclare « préoccupé par les constations du Groupe d’experts concernant la mise en place d’un système de taxations illégales, l’aggravation de la criminalité […] et l’insuffisance des moyens humains et matériels affectés au contrôle des frontières ». Le Conseil « exhorte tous les combattants armés illégaux ivoiriens, y compris ceux se trouvant dans des pays voisins, à déposer immédiatement les armes ». Il « encourage l’ONUCI, dans les limites de son mandat, de ses capacités et des secteurs dans lesquels elle est déployée, à continuer d’aider le Gouvernement ivoirien à collecter et à entreposer ces armes et à enregistrer toute information pertinente les concernant ». Et il « demande au Gouvernement ivoirien […] de veiller à ce que ces armes soient neutralisées ou ne soient pas distribuées illégalement ». Le Conseil de sécurité se déclare « profondément préoccupé par la présence en Côte d’Ivoire de mercenaires, venant notamment de pays voisins, et invite les autorités ivoiriennes et libériennes à coordonner leur action pour régler ce problème ». Il encourage l’ONUCI et la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) à continuer, dans les limites de leurs mandats, capacités et zones de déploiement respectifs, à coordonner étroitement l’assistance fournie aux Gouvernements ivoirien et libérien, respectivement, pour la surveillance de leur frontière, en accordant une attention particulière aux mouvements de combattants et aux transferts d’armes.

Libre accès pour le groupe d’experts sur l’embargo

La résolution réitère qu’il est nécessaire que les autorités ivoiriennes assurent le libre accès du Groupe d’experts sur l’embargo, l’ONUCI et la Force Licorne, aux cargaisons des avions et de tout véhicule de transport utilisant les ports, aéroports, terrains d’aviation, bases militaires et postes frontière, ainsi qu’à toutes les armes et munitions et tout matériel connexe de toutes les forces de sécurité armées. Elle « demande aux autorités ivoiriennes de lutter contre les systèmes de taxation illégaux qui perdurent, de prendre les mesures nécessaires pour rétablir et renforcer les institutions concernées, et de continuer à déployer des agents de douane et de police des frontières dans tout le pays … ». Par ailleurs, la résolution engage le Gouvernement ivoirien à ratifier et appliquer la Convention de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes. Un bilan de mi-parcours des mesures contenues dans la résolution devra être réalisé au plus tard le 31 octobre 2012.

11 avril : restauration ou mort de la démocratie en Côte d’Ivoire ?

11/04/2012 3 commentaires

 

Laurent Gbagbo est-il le seul coupable?

Voici un an jour pour jour que s’achevait la crise post-électorale Ivoirienne avec la chute du régime de la refondation. Laurent Gbagbo braqué contre la communauté internationale refusait de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara au terme du second tour de la présidentielle de novembre 2011. La fin de l’histoire est connue de tous : l’ex-président ivoirien est sorti de son bunker sous une pluie de roquette. Un an après la chute de celui qu’on appelle le woody de mama, la Côte d’Ivoire continue de vivre et renoue même avec la croissance. Selon certains analystes, le taux de croissance devrait être supérieur à 8%. Un an après le 11 avril 2011 la Côte d’Ivoire continue de chercher sa voie car les deux chantiers les plus importants du programme Ouattara ne sont toujours pas achevés. D’un côté la réconciliation et de l’autre la restauration de la sécurité.

Insécurité, vie chère et réconciliation

La Côte d’Ivoire de son statut de havre de paix et de quiétude est aujourd’hui un asile pour bandits de grands chemins. Les vols, les meurtres, les braquages à l’arme lourde font parti du quotidien des Ivoiriens. « Il ne se passe pas une seule semaine sans que dans mon quartier on ne signale un vol ou un viol.  L’insécurité est aujourd’hui normal dans ce pays et le comble certains voleurs sont des éléments des FRCI » affirme un Ivoirien sous couvert de l’anonymat. Au-delà de cette insécurité galopante c’est aussi l’épineux dossier de la vie chère que le gouvernement Ouattara n’est toujours pas capable de résoudre. « La vie était chère avant la crise et aujourd’hui est encore plus grave. On n’arrive plus à manger à sa fin et le peu que vous avez ne peut pas vous permettre de vous nourrir convenablement » se lamente Chantal Kouakou une mère de famille. « Où allons-nous » s’écrit une autre mère de famille. Ehouré Joseline dénonce l’attitude des commerçants véreux. « Ils s’enrichissent sur le dos des pauvres en fixant des prix en fonction de la tête des clients et le comble rien n’est fait pour les arrêter ». L’autre débat, celui de la réconciliation est plus politisé. Le parti au pouvoir et l’opposition se rejettent la responsabilité du drame Ivoirien et s’accusent de manque de volonté pour rassembler les Ivoiriens. Si au sommet la querelle vire aux menaces par presse inter-posée, à la base les militants ne se font pas de cadeaux. « La réconciliation est de façade. Je suis de l’ouest mais depuis que je suis de retour dans le quartier tout le monde me regarde comme un pestiféré puisse que je suis de la même ethnie que l’ancien Président. On ne peut pas rendre tout un peuple responsable de ce qui est arrivé au pays » s’indigne Bahi avant de souligner que certains de ses voisins ne lui adresse plus la parole ! Pour Konaté un nordiste « le véritable obstacle à la réconciliation réside dans le refus du FPI de demander pardon ». Le FPI selon lui « ne peut pas jouer la victime là où tout le monde reconnait sa culpabilité ». Il faut donc que le FPI demande pardon avant toute chose estime le chef d’entreprise. Pour Méïté le nœud du problème réside dans le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI. « Laurent Gbagbo est notre frère et je pense qu’on pouvait le laisser ici, le juger ici ou même le gracier. Ses partisans ne se sentent pas dans cette réconciliation simplement parce que leur leader est derrière les barreaux ». Pour Traoré Wodjo Fini la logique d’un Gbagbo en prison répond certes à un besoin de justice mais attention à ne pas tomber dans une logique justice des vainqueurs sur les vaincus. « Jusqu’à ce jour seuls les leaders d’un camp sont harcelés et cela n’est du tout bon pour  la justice transitionnelle ». Le pardon oui mais pas seulement celui venant du FPI car selon Konan Oscar « tous les Ivoiriens sont coupables. Cette crise est le résultat de la longue querelle de succession qui a commencé à la mort de Félix Houphouët Boigny. Chaque politicien doit des excuses et un pardon sincère au peuple parce que chaque fois c’est le peuple qui souffre ».

La Côte d’Ivoire veut devenir un hub de croissance pour la sous-région et même pour l’Afrique. Avant de réaliser se rêve elle doit avant tout se donner les moyens de devenir un pays respecté non pas pour sa richesse mais pour les solutions qu’elle trouvera à ses problèmes.

SUY Kahofi

 

Nouvelle Tarification des Demandes de Visas

02/04/2012 Aucun commentaire

 

A partir du 13 avril les tarifications de visa changent

Le 13 Avril 2012, le Département d’Etat  procèdera à une révision des coûts des demandes de visas d’immigration et de non-immigrant. Ces modifications,  qui seront appliquées dans le monde entier, sont le résultat d’un sondage récent sur les coûts des prestations.  Les nouveaux tarifs seront revus à la hausse pour les visas de non-immigrant les plus sollicités, tandis que pour d’autres catégories de visas ces tarifs seront réduits. Ainsi, à compter de la date précitée, les demandeurs de visas de non-immigrants ne relevant pas de pétitions, notamment les visas de tourisme et affaires (B1/B2) et les visas d’études et d’échanges (F, M, J) devront s’acquitter d’un montant de $160. Par contre, les demandeurs de visas de non-immigrant relevant de pétitions devront payer un montant de $190 pour les catégories de visa suivantes:

  • Visa H pour travail temporaire et stages
  • Visa L pour mutations intra-entreprises
  • Visa O pour les personnes ayant des talents extraordinaires
  • Visa P visa pour athlètes, artistes et gens de spectacle
  • Visa Q pour les visiteurs internationaux d’échanges culturels
  • Visa R pour les travailleurs religieux

Les frais de visas K destinés aux fiancés de citoyens Américains s’élèveront à $240.
Les frais de visas E pour les investisseurs et les négociants s’élèveront à $270.
Les frais seront  déterminés sur place en fonction du visa sollicité.

Les frais relatifs à toutes les catégories de visas immigrant, y compris le visa de diversité, seront revus à la baisse comme suit:

Les visas pour regroupement familial: $230.

Les visas dont les pétitions sont liés à l’emploi: $405.

Toutes les autres catégories de visas d’immigrant: $220.

Les frais de Visas de Diversité (Loterie): $330.

Les demandes en vue de la détermination du statut d’ancien résident permanent: $275.

COMMUNIQUE AMBASSADE DES ETATS UNIS CHANGEMENT DE FRAIS DE VISAS.

Donné pour malade, Charles Blé Goudé serait dans l’ouest Ivoirien ?

23/03/2012 Comments off

 

Charles Blé Goudé, le charismatique leader de la Galaxie Patriotique

On a coutume de dire que lorsque quelqu’un est recherché il prend l’habitude de se ‘’cacher’’ là où on l’attend le moins ! Est-ce le cas pour Charles Blé Goudé, le charismatique leader de la Galaxie Patriotique ? En tout cas c’est ce que plusieurs tabloïdes du Libéria voisin avancent. De nombreux journalistes et analystes libériens pensent savoir où se trouve Charles Blé Goudé et selon eux il serait dans l’ouest Ivoirien en pleine préparation de ce qu’ils appellent un mouvement visant à déstabiliser le pouvoir d’Alassane Ouattara. Certainement sûrs de leurs sources, les canards de Monrovia affirment tous ou presque, que l’homme, ayant pris ses quartiers en Angola se serait constitué un arsenal de guerre à travers plusieurs voyages notamment en Corée. Difficile de dire s’il s’agit de celle du nord ou du sud mais en tout cas tout porte à croire selon les analystes de la presse libérienne que le projet de Charles Blé Goudé est en de bonne voie et certains signes sur le terrain le montrent.

Ces signes dont parle la presse libérienne est l’impressionnant déploiement de troupe de l’ONUCI et de la MINUL le long de la frontière ivoiro-libérienne. Jamais ces deux missions n’avaient autant accordé une attention si grande à cette frontière. Les patrouilles se multiplient surtout au niveau terrestre et aérien pour quadriller cette frontière. Le deuxième signe vient de l’Union du Fleuve Mano. Les Chefs d’Etat Major de l’union viennent d’achever à Grand-Bassam une réunion pour définir un plan de sécurisation commun à l’Union pour mettre un terme aux activités des groupes armés qui pullulent dans la région depuis la fin de la guerre au Libéria et de la récente crise post-électorale Ivoirienne. Sur une frontière longue de plus de 5000 km, les priorités de ce plan de sécurisation commun à l’Union seront certainement données à la frontière ivoiro-libérienne où les activités de grand banditisme sont constamment signalées. Troisième indice et non des moindres est la présence de plus en plus remarquée des éléments des FRCI dans la région ouest de la Côte d’Ivoire. Pour certains Ivoiriens ce déploiement n’est qu’une simple coïncidence. Il n’est que le fruit du dispositif sécuritaire mis en place dans la région avant l’arrivée du Chef de l’Etat courant avril.

Charles Blé Goudé chef d’une milice dans l’ouest Ivoirien : simple rumeur ou réalité ? Pour les Ivoiriens, rumeur ou fait avéré la question ne se pose pas. La chose la plus importante c’est que le pays en a marre des bruits de botte et de mitraillette. Pro-gbagbo ou pro-ouattara, rares sont les Ivoiriens qui ayant vécu la crise pensent véritablement à la guerre aujourd’hui. « Si Charles Blé Goudé veut être utile à son pays qu’il appelle plutôt les ex-miliciens fidèle à son ‘’père’’ pour qu’ils rendent leurs armes à l’ONUCI » estime un jeune cadre.

SUY Kahofi

Côte d’Ivoire : un homme de culture n’est plus !

21/03/2012 Aucun commentaire

 

L’artiste Zadi n’est plus !

Il aura surpris et éblouie par son talent et même éblouie par le choix de son jour de départ. Un homme de culture qui avait le français comme langue d’expression première s’en est allé un jour où cette langue est célébrée à travers le monde. Le Professeur Bernard Zadi Zaourou puisse que c’est de lui qu’il s’agit, a quitté le monde des vivants. Homme de culture, il a tiré sa révérence ce mardi dans une clinique à Abidjan à l’âge de 74 ans. Zadi Zahourou éminence grise et professeur d’université, il s’est illustré par la qualité des ses œuvres littéraires.

Effacé de la scène politique, depuis sa démission de la présidence de l’Union des socio-démocrates (USD) créé dans les années 1990, le Pr Zadi, connu également sous le nom de Bottey Zadi Zaourou, enseignant, écrivain, ancien ministre de la culture et de la francophonie, souffrait d’un mal pernicieux qui a eu raison de lui ce mardi dans une clinique de la capitale économique où il était hospitalisé depuis quelques jours, a précisé la source Concepteur du Didiga moderne ou « l’art de l’impensable », Zadi Zaourou a porté l’art dramatique ivoirien sur les fonts baptismaux, par un savant cocktail harmonieux des genres. Son écriture irradie tous les arts et son engagement pour la culture est reconnu de tous. De retour de Strasbourg où il obtient un doctorat d’Etat, Bernard Zadi Zaourou entre en tant qu’enseignant à l’Université d’Abidjan.

Très tôt, il devient une « star » de par son atypique vision de l’enseignement, de la contestation politique et de la perception des arts et de la culture africains. Il connut une carrière réussie d’enseignant-chercheur à l’Université de Cocody, précisément à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines, et à l’Unité de formation et de recherche en langues, littératures et civilisations. Musicien, promoteur de l’arc musical, dès la fin des années 1970, Zadi Zaourou est un critique musical averti. Il est également un farouche défenseur de la tradition orale africaine qui met en dialogue discours historique, musique épique et esthétique littéraire. Il a consacré son énergie à cette œuvre pendant plusieurs années au Groupe de recherche en tradition orale (GRTO) où il fut directeur. Bernard Zadi Zaourou, homme de culture « insatiable », va créer, en 1990, un parti politique, l’Union des socio-démocrates (USD), à la faveur du retour au multipartisme en Côte d’Ivoire. Très vite, l’homme sera déchanté de la politique et va se retirer pour consacrer, ces dernières années, sa plume à l’animation de chroniques dans des journaux d’opinion.

SUY Kahofi

9 nouveaux sites de désarmement prochainement ouverts en Côte d’Ivoire

19/03/2012 Aucun commentaire

 

Se mobiliser pour réduire la circulation des armes légères et de petits calibres

Il faut battre le fer quand il est chaud ! Le Gouvernement Ivoirien et l’ONUCI l’ont compris si bien qu’après les succès enregistrés dans les opérations de DDR la semaine dernière, des mesures importantes seront prises pour la suite. Neuf sites de regroupement disséminés à travers toute l’étendue de la Côte d’Ivoire notamment Bouaké, Séguéla, Guiglo, Korhogo, Bouna, Abengourou, Man, San-Pedro et Abidjan  seront bientôt réalisés, a annoncé lundi à Abidjan, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, lors de la cérémonie d’inauguration du bureau conjoint Démobilisation, Désarmement  (DD) réhabilité par l’ONUCI au sein de l’Etat-major au camp Galliéni. Selon M. Koenders, qui avait à ses côtés le Ministre auprès du Président de la République chargé de la défense, Paul Koffi Koffi et le Chef d’Etat –major  général des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), le Général Soumaila Bakayoko, les travaux commenceront avant la fin du mois par les sites de Bouaké, Séguéla et Guiglo et s’étendront aux autres villes pour s’achever en fin décembre 2012. Le Représentant spécial a souligné l’importance d’un bureau conjoint qui, selon lui, améliorera de manière significative la coordination des activités de l’Etat-major et de l’ONUCI afin, a-t-il poursuivi, de permettre d’atteindre les objectifs que les autorités ivoiriennes se sont fixés, à savoir la réinsertion, la réintégration de manière durable des combattants, et l’amélioration de la sécurité de manière générale. Sur le dernier point, M Koenders a estimé qu’elle passait aussi à travers les opérations de collecte d’armes qui vise à établir un climat de sécurité et par ricochet, à favoriser le retour des réfugiés.

Dans le même ordre d’idées, M. Koenders a rappelé que la réforme de la sécurité incluant l’armée, la police et la gendarmerie ainsi que la justice, était un enjeu fondamental impliquant la mise en place de structures légitimes et démocratiques, notant que la Côte d’Ivoire devait et était en train de s’y engager.  « La Côte d’Ivoire est en train de se doter d’urgence d’une institution unique et centralisée qui gère de façon cohérente et centralisée les opérations de DDR afin d’assurer un bénéfice harmonisé et équitable pour chaque combattant de garantir la transparence de l’enregistrement de la vérification et de la gestion de la base de données », a expliqué le Représentant spécial, qui a, dans ce cadre, annoncé la présentation d’un futur mode opératoire consensuel qui sera en vigueur pour le fonctionnement de tous les camps de regroupement. Dans ce contexte, M. Koenders a réitéré le soutien « étape par étape » de l’ONUCI au Gouvernement ivoirien, dans tout le processus du DDR et de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS). Auparavant, le Général Soumaila Bakayoko, a mis en exergue l’appui de l’ONUCI aux FRCI lors de la sécurisation des élections législatives ainsi que le constant soutien des casques bleus à la sécurisation globale du pays.

Le Général Bakayoko a exprimé l’espoir que la réalisation des sites de désarmement et de démobilisation permettrait de lancer les opérations de DD sur l’ensemble du territoire national et promis que les FRCI allaient reprendre les jours à venir le processus du DD en appliquant au mieux les règles internationales. Il a, dans ce cadre, invité les ex-combattants à s’inscrire dans le processus du DD, pour pouvoir bénéficier de projets de réinsertion, et appelé les populations qui détiennent illégalement des armes de se rendre également sur les sites DD pour les déposer. Le bureau conjoint comprend plusieurs salles opérationnelles entièrement réhabilitées et équipées par l’ONUCI à la suite d’une requête du Général Bakayoko. L’ONUCI y a répondu favorablement conformément à la Résolution 2000 du Conseil de sécurité. En plus du Ministre chargé de la Défense, le numéro 2 de la Force de l’ONUCI, le Général Talla Niang  ainsi que plusieurs officiers généraux et officiers supérieurs avaient pris à la cérémonie.

Développement : Baisse de l’IDH Ivoirien

21/02/2012 Aucun commentaire

 

Les décideurs Ivoiriens promettent des lendemains meilleurs au peuple

Le Programme des Nations Unies pour le Développement a rendu public son rapport de l’année 2011 et il est aisé de reconnaitre que la Côte d’Ivoire ne figure pas parmi les bons élèves du développement mondial. Pour mémoire le thème marquant le bilan de l’année 2011 est ‘’durabilité et équité, un meilleur avenir pour tous’’ et les autorités Ivoiriennes entendent donner un sens réel à ce thème pour la Côte d’Ivoire. Selon N’dolambe N’gokwe représentant résident du programme des nations unies pour le développement, de manière générale l’IDH, l’indice de développement humain est en progression dans le monde avec un taux de 41% aujourd’hui. A l’inverse, la Côte d’Ivoire enregistre une baisse de cet indice. « L’IDH en 2011 a été estimé à 0,400 situant la Côte d’Ivoire à la 170 place sur 187 pays pris en compte par le rapport » explique N’dolambe N’gokwe.

Du côté du gouvernement on dit prendre acte de ce rang peu élogieux pour la Côte d’Ivoire mais l’engagement est pris par les autorités Ivoiriennes que tout sera mis en œuvre pour que la Côte d’Ivoire remonte vers une position plus honorable. « Ce rapport met le gouvernement devant ses responsabilités mais lorsque l’évaluation 2012 sera faite, la Côte d’Ivoire aura suffisamment amélioré son rang » soutien Albert Mabri Toikeuse ministre d’Etat, ministre du plan et du développement. Il ajoute par ailleurs que ce rapport tient compte des indices liés à l’éducation de base, l’espérance de vie, les questions de santé qui sont déjà des priorités pour le gouvernement Ivoirien selon le Plan National de Développement 2012 – 2015. Le désir de développement et d’amélioration des conditions de vie des populations africaines tourne souvent à une surexploitation des richesses minières et agricoles et une destruction de l’environnement. Comment concilier développement économique, sauvegarde des ressources non renouvelables et respect du patrimoine environnemental ? A cette question les décideurs Ivoiriens disent réellement y penser selon Allah Kouadio Rémi Ministre de l’environnement et du développement durable. « Au niveau du Ministère nous avons mis en place la Stratégie Nationale de Développement Durable. Il s’agit de l’outil qui va nous permettre de progresser en termes de préservation de l’environnement, en termes d’équité sociale et petit à petit nous allons introduire les notions de développement durable auprès des populations ». Pour le ministre Allah Rémi, la sauvegarde de l’héritage environnemental aussi bien de la Côte d’Ivoire que celui de l’Afrique doit être un combat concerté entre les Etats Africains, les organismes internationaux, les multinationales et les bailleurs de fond.

SUY Kahofi

 

Gratuité de l’accouchement et de la césarienne en Côte d’Ivoire

17/02/2012 Aucun commentaire

 

Réduire la mortalité maternelle par la gratuité des soins

La nouvelle est tombée lors du Conseil des Ministres du mercredi 15 février 2012. Les autorités Ivoiriennes viennent de rendre gratuit l’accouchement et la césarienne pour toutes les femmes de Côte d’Ivoire. Sur présentation du Ministre de la Santé et de la lutte contre le SIDA, le Président de la république a signé un décret portant exemption du paiement des prestations et des actes en rapport avec l’accouchement par voie basse et la césarienne dans les établissements sanitaires publics, pour les populations démunies et les non assujettis sociaux. La prise de ce décret se justifie par le niveau élevé de la mortalité maternelle et l’injustice sociale que constitue le décès d’une femme au cours de la grossesse ou de l’accouchement. Le coût de cette mesure d’exemption de paiement est estimé à 17 milliards de FCFA pour l’année 2012 et à 87 milliards de FCFA pour les quatre (4) prochaines années.

Cette mesure réjouit plus d’un Ivoirien et surtout les Ivoiriennes qui voient en la signature de ce décret un nombre plus importants de femmes qui seront sauvées lors de l’accouchement. La signature de ce décret est aussi l’aboutissement d’un long combat des ONG de promotion des droits de la femme telles que CEFCI, AIDF ou l’OFACI qui n’ont cessé d’interpeller les autorités Ivoiriennes sur la nécessité de rendre gratuit l’accouchement et la césarienne en Côte d’Ivoire. La joie affichée par les uns et les autres ne cachent pourtant pas les inquiétudes. Les récentes mesures de gratuité des soins ont conduit à des abus dans certaines formations sanitaires et les Ivoiriennes en garde un mauvais souvenir. « Je suis heureuse de cette décision du gouvernement mais je suis aussi inquiète. Vous savez la première opération de gratuité des soins nous a permis de voir jusqu’où certains médecins étaient capables d’aller pour faire payer les malades. Ils ont inventé toutes sortes de charges étranges pour nous faire payer et je me demande s’ils ne feront pas la même chose avec la gratuité pour les accouchements ? » s’interroge inquiète Botti Lou Madeleine commerçante. Koffi Brigitte partage les inquiétudes de Madeleine. « Il y a de quoi avoir une joie mesurée ! Dans un pays où la corruption est reine il est difficile que les praticiens acceptent de donner aussi facilement dans la gratuité là où ils avaient l’habitude d’empocher des sommes très importantes entre 350.000 et 600.000 pour la césarienne ! Il faut aussi souligner le fait que même avec l’argent la négligence a conduit à la mort de nombreuses femmes ou à des fistules pour les plus chanceuses ! ». Pour de nombreuses Ivoiriennes il faut attendre pour voir ce que sera la mesure dans les faits !

Il est clair que la mesure de gratuité de l’accouchement est une excellente nouvelle pour les femmes mais elle l’est aussi pour les hommes. « Il ne faut oublier qu’au-delà de toute chose c’est nous qui portons la main à la poche pour les soins médicaux de la famille. Je pense que cette mesure nous soulage mais comme tous les Ivoiriens je me méfie. Le gouvernement veut le meilleur pour la population Ivoirienne mais la question est de savoir si les praticiens vont appliquer cette décision ? » se demande Mr Coulibaly enseignant. Pour Calixte K. il ne faut pas juger les praticiens mais leur donner le temps de montrer leur bonne foi. « C’est vrai qu’on peut être inquiet mais je crois qu’il faut laisser le temps aux professionnels de la santé d’appliquer la décision. Si certains refusent de le faire les autorités prendront les mesures disciplinaires qui s’impose » souligne le jeune homme. Si à l’unanimité les Ivoiriens saluent la gratuité de l’accouchement et de la césarienne ils estiment qu’il faut des mécanismes de suivi pour que les praticiens puissent appliquer ce décret à la lettre.

SUY Kahofi

 

CAN 2012 : entre colère et incompréhension

13/02/2012 Aucun commentaire

 

Comme Assamoua Gyan les penaltys semblent porter la malchance à Drogba

La tristesse pouvait se lire sur de nombreux visages ce 12 février. Les Ivoiriens par grappes de supporteurs déçus ont quitté les maquis, boite de nuit et bars marqué par la colère et surtout une incompréhension face à la défaite d’une équipe de football qui en dix ans n’a pas pu remporter une seule édition de la CAN. La bière qui devait couler à flot est resté des les frigos et malgré ce lundi férié voulu par les autorités Ivoiriennes personne ne semble digérer cette défaite. La victoire était pourtant à portée de main des Ivoiriens qui ont peiné face à une modeste mais solide équipe de Zambie qui s’est battu sans complexe. « Il ne faut pas bruler ces jeunes : ils ont développé un beau jeu mais c’est une finale et aux tirs au but il n’y a pas de favori » affirme Mr Yao Mathias avant de conclure que rien ne sert de blâmer les éléphants qui ont bien joué. « La pression était énorme et vous avez vu vous-mêmes des jeunes gens qui étaient crispés à mourir. Tout le stade était pour la Zambie comme si l’Afrique entière s’était ligué contre nous ! Dieu a voulu que se soit la Zambie que son choix divin soit respecté » affirme Rémi. Pour Kassoum le sentiment de colère est plus fort ! « Comment un grand joueur comme Didier Drogba peut rater un pénalty aussi facilement ? Même un enfant mettait cette balle au fond du filet ! Ils sont tous simplement nuls et méchants. Faire ça à 22 millions d’âmes mobilisées dans toutes les villes, villages et campements du pays : ils n’ont pas eu pitiés de nous » s’indigne le jeune homme. Kassoum parle de 22 millions d’Ivoiriens mobilisés mais au fond est-ce que les Ivoiriens étaient vraiment unis autour de leur équipe pour faire le 13ème homme ?

Une défaite qui vire par endroit à la bagarre politique !

A peine le match achevé que dans un maquis de la Riviera II un homme en sang était porté par ses amis. Son seul délit est d’avoir osé dire que le Président Ouattara a porté la ‘’poisse’’ aux éléphants footballeurs. Loin de s’arrêter là il martèle que si la coupe revenait en Côte d’Ivoire les militants du RHDP auraient vite fait de dire que Laurent Gbagbo avait une mauvaise influence sur les Ivoiriens et qu’il leur portait la ‘’poisse’’ ! « C’est bien qu’on ait perdu » avait-il lancé. Un autre supporter tout aussi déçu n’a pas digéré la remarque. Résultat un jet de bouteille suivi d’un violent corps à corps qui se solde par une arcade sourcilière ouverte et un homme en syncope ranimé par les tenancières du maquis. « Comment quelqu’un qui prétend être Ivoirien peut résumer la gloire de tout un pays à l’image du seul chef d’Etat ? » s’interroge Patrice un supporteur qui ‘’admirait’’ le spectacle une bouteille de bière en main. Comme ce jeune homme nombreux sont les Ivoiriens qui dans le secret ne voulaient pas voir la coupe sur les bords de la lagune Ebrié par simple haine pour Alassane Ouattara. « Dieu nous a servit à la hauteur de notre appétit. Les Ivoiriens partaient diviser et les Zambiens unis pour rendre hommage aux joueurs de leur équipe de football morts il y a quelques années sur cette même terre gabonaise » soutien Patrice. Si la coupe devait unir les Ivoiriens, la défaite les a encore plus divisé !

Faut-il remanier l’équipe ?

Comme le dit un célèbre proverbe malinké : l’épreuve est un championnat, quand vous ne pouvez pas supporter il est préférable de jeter l’éponge ! Avec cette nouvelle défaite et ce fiasco cuisant des supporteurs estiment qu’il est temps pour la génération Drogba de céder la place à une nouvelle génération de joueurs et les arguments ne manquent pas. « Il faut qu’ils partent on ne peut plus continuer de souffrir comme ça » martèle une mère de famille en larme. Celle qui vient de mettre le feu à son tee-shirt orange estime que cette génération « d’éléphants n’est pas faite pour la victoire » et que pour l’honneur du pays et l’orgueil des joueurs eux-mêmes la porte de sortie est tout indiquée ! NON soutien avec force Charles Olivier la Côte d’Ivoire ne va pas passer toute son histoire à remanier les équipes et changer d’entraineurs. « Si après Sénégal 92 les patrons du football Ivoirien avaient fait confiance à Yéo Martial et au collectif qu’on avait la Côte d’Ivoire aurait peut-être remporté un autre trophée » affirme Charles Olivier qui estime que la Côte d’Ivoire peut garder le même effectif si elle veut aller loin !

SUY Kahofi