A Abidjan; c’est la ruée vers les crèmes magiques

Tout pour un "bureau politique" digne du nom !

Tout pour un « bureau politique » digne du nom !

Les crèmes magiques sont devenues un véritable phénomène urbain en Côte d’Ivoire. Celles et ceux qui les utilisent leur prêtent des vertus bénéfiques pour la beauté. Ces crèmes auraient la faculté de faire grossir toutes les parties du corps.

Être mince est un canevas de beauté sous d’autres cieux, mais en Côte d’Ivoire les attributs de beauté sont ceux que présentent les femmes fortes. Les miss lolo avec la poitrine surdimensionnée, les bobraba avec une protubérance fessière prononcée et les pistoléros avec leurs poignées d’amour ont toujours la cote auprès des hommes. Et pour avoir tous ces atouts, les femmes refusent désormais le supplice de la chirurgie esthétique. Place aux crèmes magiques qui développent toutes les parties du corps… et Lire la suite

La CEDEAO renforce son plan de lutte contre le VIH-SIDA

Les experts oues-africains réunis à Abidjan

Les experts ouest-africains réunis à Abidjan

La 5ème Réunion du Comité Multi-sectoriel de lutte contre le VIH/SIDA de la CEDEAO a eu lieu les 14 et 15 juillet 2014 à Abidjan. Les experts de la CEDEAO ont fait le bilan de la lutte et adopté des résolutions pour freiner l’évolution de la maladie dans la sous-région.

La vision de la CEDEAO pour 2020 de passer de la CEDEAO des États, à la CEDEAO des peuples prend en compte les Objectifs du Millénaire pour le Développement et considère le VIH/SIDA comme un véritable frein aux efforts de développement régional. C’est pour faire obstacle à cette pandémie que l’organisation sous-régionale a décidé de mettre en place le Comité Multi-sectoriel de lutte contre le VIH/SIDA. En effet bien que des progrès significatifs aient été enregistrés dans la lutte contre le VIH-SIDA en Afrique de l’ouest force des de constater que des défis importants restent à relever. Lire la suite

La Côte d’Ivoire vers une loi répressive sur le VIH-SIDA

La Côte d’Ivoire veut freine le SIDA par tous les moyens

La Côte d’Ivoire veut freine le SIDA par tous les moyens

C’est autour des années 1986 que le VIH-SIDA a fait son apparition en Côte d’Ivoire. Et malgré les ravages de cette pandémie au sein de la population, il a fallu attendre 2014 pour que l’Assemblée Nationale se penche sur un projet de loi portant régime de la prévention, de la protection et de la répression en matière de lutte contre le SIDA. Selon la ministre Raymonde Goudou Coffie en charge du porte-feuille de la santé et de la lutte contre le SIDA, ce projet de loi adopté le lundi 23 juin par la commission des affaires sociales et culturelles de l’Assemblée Nationale intervient dans un contexte particulier. Lire la suite

Transport: quand le péage suscite la grogne chez les transporteurs

Malgré la campagne de sensibilisation, la pilule du péage ne passe pas !

Malgré la campagne de sensibilisation, la pilule du péage ne passe pas !

Depuis le jeudi 15 mai 2014, la Côte d’Ivoire a basculé dans l’univers des pays africains ayant adopté le péage comme système économique pour soutenir leur politique nationale d’élargissement du réseau routier. Cette première opération de péage concerne l’autoroute du nord fraîchement livré et long de 240 km.

L’axe reliant Abidjan à Yamoussoukro est désormais commercial. Il dispose de deux postes à péage tous les 100 kilomètres qui permettront à l’Etat de collecter des taxes (péage) pour l’amélioration du réseau routier. Selon Patrick Achi, le ministre des infrastructures économiques, le péage de l’autoroute du nord se subdivise en cinq classes de tarifications. La classe 1 prend en compte les véhicules de particuliers qui doivent s’acquitter de 5000 f CFA (aller-retour). Pour la classe 2, les véhicules de transport de type Massa et assimilés débourseront 10.000 f. La classe 3, celle des gros camions et car de transport paiera 15.000 f et les poids lourds, 20.000 f.

Quand bien même certains transporteurs saluent la décision du Gouvernement dans sa dimension première qui est le renforcement du réseau routier ivoirien, nombreux sont ceux qui ne cachent pas leur colère.

« Encore une nouvelle taxe ! En plus du gasoil qui est hors de prix, la patente, la vignette et l’assurance voici encore une nouvelle taxe dans un secteur déjà en difficulté » se lamente Coulibaly Daouda Directeur de DTA transport.

Même son de cloche et incompréhension chez Diabaté Aboubacar directeur des opérations à la Compagnie TCF.

« Avec cette histoire de péage, je me demande finalement à quoi servent les vignettes et la patentes que nous payons ? La vignette est censée servir à l’entretien de la voirie urbaine et inter-urbaine. Je trouve qu’un péage pour 100 km de route n’a pas de sens » nous explique Diabaté Aboubacar.

Pour Sylla Moussa chef de gare de la compagnie terrestre international DIT, la décision du Gouvernement va incontestablement entrainer une hausse du prix du transport.

« Imaginez-vous une compagnie qui possède 10 cars. Le péage aller-retour sera de 150.000 f CFA par jour. Où allons-nous trouver cette somme ? » se demande le chef de gare.

Plusieurs transporteurs et chefs de gares disent ne pas prendre en compte le mot d’ordre des Syndicats visant à maintenir les tarifs de transport inter-urbain en l’état. Chacun prendra la décision idoine pour la santé de son entreprise et certaines compagnies approchées parlent d’une augmentation de 100 à 200 f CFA sur chaque ticket entre 5 et 10 milles. Bien avant l’officialisation de cette hausse, ceux qui le peuvent contourne l’autoroute du nord.

SUY Kahofi

La Côte d’Ivoire est en guerre contre le cancer du col de l’utérus

Raymonde Goudou Coffie le ministre de la santé annonce une offensive contre le cancer du col de l’utérus

Raymonde Goudou Coffie le ministre de la santé annonce une offensive contre le cancer du col de l’utérus

La Côte d’Ivoire s’engage d’une stratégie de lutte contre le cancer du col de l’utérus basée sur deux angles d’action : la sensibilisation et la prévention par une campagne de vaccination.

Le cancer du col de l’utérus est une maladie de la muqueuse du col de l’utérus. Il est causé dans la grande majorité des cas par un virus appelé Papilloma virus humain. Cette maladie représente la première cause de mortalité au sein de la gente féminine dans le monde. Selon Docteur Agba N’guessan, plusieurs facteurs favorisent cette maladie.

« Nous avons comme cause entre autre les pratiques sexuelles du sujets. Nous citerons les rapports sexuels précoces et les partenaires sexuels multiples. Aujourd’hui nous avons nos sœurs qui aiment se dépigmenter en utilisant des produits de la famille des corticoïdes. Ces produits fragilisent la muqueuse du col de utérin ».

La muqueuse du col utérin une fois fragilisé devient un terreau fertile pour le Papillonna virus humain qui vient s’installer pour causer des dégâts. Le cancer du col de l’utérus est caractérisé par des saignements vaginaux anormaux en dehors des périodes de règles ou après la ménopause. Le sujet atteint est également victime de pertes rosées ou brunâtres. Les femmes pourtant peuvent se protéger contre cette maladie et même la vaincre à condition de se soumettre à un dépistage précoce.

« Si le sujet est dépisté et que le personnel soignant détecte des lésions précancéreuses, plusieurs étapes se présentent quant à la prise en charge. Nous avons cryothérapie qui élimine les lésions quand elles sont minimes. Ensuite nous avons la lie qui permet d’éliminer les lésions un peu plus étendues et selon les cas nous aurons à pratiquer une hystérectomie, une radiothérapie ou des traitements médicamenteux » nous explique Madame Tokpé Ida est sage-femme.

La prise en charge de la maladie étant plus couteuse, la Côte d’Ivoire a décidé de miser sur la sensibilisation et la prévention auprès des couches cibles. C’est ce qui justifie la vaste campagne de vaccination à destination des jeunes filles élèves de 9 à 13 ans en cours dans le pays. Docteur Kouassi Edith Clarisse, directrice générale adjointe de la santé nous explique que la stratégie de lutte de la Côte d’Ivoire avec l’appui de ses partenaires est en grande partie basée sur la prévention.

« Cette prévention passe par la sensibilisation des populations, une prévention par les campagnes de vaccination, la formation du personnel de santé à dépister tôt la maladie et à la prendre en charge » affirme directrice générale adjointe de la santé.

A toutes ces mesures s’ajoute la mise en place des unités de prise en charge dans les structures sanitaires où se trouvent des centres gynéco-obstétriques. Faire obstacle au cancer du col de l’utérus est une priorité pour la Côte d’Ivoire car chaque année se sont 6000 femmes âgées de 20 à 50 ans qui sont victimes de cette maladie avec 85% de décès dans les pays en voie de développement.

SUY Kahofi