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Archives pour la catégorie ‘Société’

L’intercompréhension : un outil pour le plurilinguisme

16/05/2012 Aucun commentaire

Les séminaristes au sein de l’Ecole Normale Supérieure

Promouvoir les langues latines afin qu’elles deviennent de puissants outils d’intégration et d’intercompréhension au plan sous-régional et mondial, voici l’objectif que veut atteindre l’Union Latine en organisant à Abidjan un séminaire autour du thème l’intercompréhension : un outil pour le plurilinguisme. Les enseignants des langues latines que sont principalement le français, l’espagnole et le portugais auront à échanger leurs expériences aussi bien en milieu naturel de pratique des langues qu’en milieu éducatif. L’intercompréhension revêt donc une importance capitale dans le dialogue des cultures et la facilitation des échanges entre peuples d’origines diverses. « La notion d’intercompréhension est forcément génératrice de paix et de rencontre de la diversité. Notre ambition c’est donc de pouvoir montrer que par le biais des langues et des cultures qui dialoguent entre elles il y a deux choses importantes : nous devons faire en sorte que nos différences ne soient pas des divisions et que notre diversité ne se transforme pas en animosité » Le Professeur Moussa Daff de l’Université Cheik Anta Diop de Dakar souligne l’importance de l’intercompréhension.

Parmi les experts venus partager leur savoir-faire avec les enseignants Ivoiriens figure les Professeurs Manuel Tost de l’Université Autonome de Barcelone (Espagne), Moussa Daff de l’Université Cheik Anta Diop de Dakar (Sénégal), Carlos Villalón de l’Université de Playa Ancha (Chilli) et Richard Brunel de l’Université Nationale de Córdoba (Argentine). La découverte de l’intercompréhension, la didactique de l’intercompréhension ou la pratique de l’intercompréhension en milieu éducatif sont autant de thème d’étude sur lesquels experts et séminaristes auront à plancher.  L’Agence Universitaire de la Francophonie et l’Organisation International de la Francophonie appui l’Union Latine dans cette politique de promotion de la compréhension entre les peuples par les langues. Les techniques qui seront le fondement des échanges ne s’appliquent pas exclusivement aux langues internationales mais peuvent aussi servir dans la promotion du dialogue entre peuple d’un même pays. C’est la raison pour laquelle le Professeur Koffi Tougbo spécialiste du monde lusophone à l’Ecole Normal Supérieur d’Abidjan estime qu’il s’agit d’une aubaine pour la Côte d’Ivoire en cette période de réconciliation. « Ces Organisations Internationales viennent nous donner des éléments, une technique innovatrice pour que l’intercompréhension puisse se faire de sorte que l’ivoirien du nord, du sud, de l’est, de l’ouest et du centre même s’ils ne parlent pas la même langue puissent se comprendre en appliquant cette technique ».

De nombreux linguistes à travers le monde estiment que la véritable monnaie pour faciliter les échanges à tous les niveaux entre les peuples est la langue. Elle permet de faire tomber des barrières et rapproche des groupes qui sont à l’origine fait pour ne pas dialoguer. Dans un contexte de mondialisation où les langues latines cohabitent avec d’autres tout aussi influentes comme l’Anglais, les notions d’interactions lexicales et grammaticales seront à l’ordre du jour toujours pour montrer combien de fois les langues ne doivent pas constituer un frein aux échanges entre les peuples.

SUY Kahofi

Sport et Loisir facteur de cohésion sociale

14/05/2012 Aucun commentaire

La fête fut tout simplement belle

Le troisième salon national des sports et loisirs de Côte d’Ivoire s’est achevé ce samedi au stade Champroux d’Abidjan Marcory. Dans le contexte socio-politique Ivoirien ce salon revêt un caractère particulier car il réunissait les Ivoiriens autour du thème ‘’Sport et Loisir facteur de cohésion sociale’’. « Le thème de cette année est tellement important car grâce aux vertus des sports et loisirs on peut réussir à faire redémarrer la Côte d’Ivoire sur de nouvelles bases solides d’unité et de cohésion » déclare Philipe Ibitoha Directeur exécutif du salon. La Côte d’Ivoire sort de crise et elle veut redevenir un pôle sportif sous-régional par excellence en ambitionnant de réunir chaque année les grands noms du sport continental sur son sol. Cet objectif est noble et il l’est encore plus lorsque le pays décide de se réconcilier par le sport. Venus Timiongabo athlète burundais, champion olympique du 5000 m en 1996 et parrain sportif du salon souligne que « le sport est un outil très important » dans la mesure où «  quand la population est mobilisée il est plus facile de faire passer tous les messages de cohésion et d’éducation »pour rapprocher les peuples.

Le ministère des sports et loisir a marqué son entière adhésion à ce 3ème salon national des sports et loisirs. Ce moment a été l’occasion saisie par Pauline Traoré pour annoncer les projets d’envergure nationale en préparation au sein de son ministère. Il ressort qu’un vaste projet de pratique du sport à grande échelle verra bientôt le jour avec une mobilisation de près de 70% de la population. Pour la soixantaine de fédération sportive participant au salon il s’agit là d’une aubaine qui pourrait permettre à un nombre plus important d’Ivoiriens de s’intéresser aux disciplines sportives. Les participants au salon dans l’ensemble n’ont donc pas boudé leur plaisir ! « Le judo c’est un certain nombre de valeurs que nous prônons, une ligne de conduite… c’est donc toutes ces valeurs que nous sommes venus échangés avec les populations Ivoiriennes » affirme Bitty le Secrétaire Général de Fédération Ivoirienne de Judo. « C’est une joie pour nous de nous retrouver à ce salon avec la quasi-totalité des Fédérations sportives du pays ! C’est la preuve que nous sommes en famille » soutient pour sa part Yonkonssi Simon de la Fédération Ivoirienne de sport automobile.

Le 3ème salon des sports et loisir s’est achevé ce samedi 12 mai avec un mini marathon.

SUY Kahofi

Mission du Conseil de Sécurité en Côte d’Ivoire

10/05/2012 Aucun commentaire

Le Conseil de Sécurité de l'ONU

Une délégation du Conseil de sécurité effectuera une visite de travail dans la sous-région notamment au Libéria, en Sierra Léone et en Côte d’Ivoire, où elle arrivera le 20 mai, a annoncé jeudi le Porte-parole adjoint de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Kenneth Blackman, au cours du point de presse hebdomadaire. Selon M Blackman, la visite du Conseil de sécurité était à l’ordre du jour de la rencontre que le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Arnauld Akodjénou, a eu mardi 9 mai 2012, avec le Premier  ministre ivoirien. Jeannot Ahoussou Kouadio à la primature. « Outre le conseil de sécurité, M Akodjénou et son hôte ont fait un tour d’horizon de l’actualité, y compris le dialogue inter-ivoirien, les évasions des pénitentiaires et les questions sécuritaires », a indiqué M Blackman.

Revenant à l’agenda du Conseil de sécurité, le porte-parole a informé la presse qu’en Côte d’Ivoire, la délégation évaluera entre autres les progrès réalisés dans les domaines de la réforme du secteur de la sécurité et le désarmement, la démobilisation et la réinsertion, la situation sécuritaire, et la situation humanitaire à la frontière avec le Liberia. « Elle s’imprégnera des efforts consentis par les acteurs ivoiriens pour promouvoir la réconciliation aux niveaux local et national, et pour réaliser la bonne gouvernance ainsi que la lutte contre l’impunité et pour la justice impartiale », a-t-il précisé. Au chapitre humanitaire, le Porte-parole a fait part de la visite à Taï, du Représentant spécial adjoint pour les affaires humanitaires, M. Ndolamb Ngokwey. La délégation humanitaire qu’il dirigeait s’est s’entretenu notamment avec les autorités et les personnes déplacées. « Il s’agissait d’une mission d’évaluation suite aux événements qui se sont déroulés dans la région au mois d’avril », a précisé M. Blackman. Dans un autre registre, le porte-parole a souligné la journée d’échanges sur les médias et le processus Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) au profit d’une vingtaine de journalistes de la presse nationale. L’objectif, a expliqué M. Blackman, était d’outiller ces journalistes pour mieux couvrir et mieux expliquer le processus dont le rôle d’accompagnement de l’ONUCI est d’aider le Gouvernement ivoirien à élaborer un nouveau programme national de DDR et à sa mise en œuvre. Selon le Porte-parole, la Division DDR organise deux  ateliers similaires à Bouaké, les 15 et 17 mai sur le thème de « L’appui des Nations Unies au DDR et à la lutte contre les armes légères et de petit calibre ». D’autres seront également organisés par la Division, a-t-il ajouté.

Au plan militaire, le Porte-parole a annoncé l’arrivée le 4 mai dernier, du nouveau Commandant de la Force de l’ONUCI, le Général de Division Muhammad Iqbal Asi. Le General Iqbal Asi, de nationalité pakistanaise, remplace le Général Gnakoudé Béréna, qui a reçu, avant son départ de la Mission, la médaille d’honneur des Nations Unies et fait Chevalier de l’Ordre national par le Ministre ivoirien chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi. L’ONUCI poursuit ses activités de sensibilisation à la cohésion sociale et à la réconciliation nationale, dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire à travers ONUCI Tour, des activités sportives et culturelles, ainsi que des séminaires au profit des élus, cadres et membres du corps préfectoral, sur le processus de la réconciliation nationale et le renforcement des capacités en matière de culture de la paix auront lieu la semaine prochaine. Le premier séminaire aura lieu le 15 mai à Bondoukou pour la région du Zanzan. Le deuxième aura lieu le 16 mai à Yamoussoukro, pour la région du Bélier. Un atelier de réflexion et d’échanges destiné aux médias et à la société civile se déroulera les 15-16 mai à Soubré sur le thème ‘’ Le rôle des medias locaux et de la société civile dans le renforcement de la cohésion sociale et d’une sortie de crise réussie’’. Pour terminer, M Blackman a annoncé l’organisation par la section Etat de Droit de la mission, d’une journée portes-ouvertes au tribunal de 1ere instance de Bouaké. Cette activité, a-t-il expliqué, consiste à inviter les populations à venir rencontrer les magistrats et autres fonctionnaires qui travaillent au tribunal, pour mieux comprendre le travail de la justice. Cela, a souligné le porte-parole, permet aux populations qui ont longtemps souffert de l’absence de la justice, de se rapprocher du tribunal pour mieux faire respecter leurs droits. « Ceci, nous l’espérons, conduira à renforcer la confiance des populations envers la justice après la longue crise que la Côte d’Ivoire a connue », a indiqué  M. Blackman.

Quand des pasteurs, prophètes, évangélistes monnaient la guérison des fidèles

05/05/2012 Aucun commentaire

Veillée de prière

Quand on a tout essayé et que les médicaments n’ont pas pu venir à bout de la maladie, il ne reste que la foi. Pasteurs et apôtres du Christ deviennent les derniers piliers face à la mort qui menace. Mais les solliciter coûte quelques billets. C’est ainsi, la guérison a un prix…

Si le Christ, de son vivant, avait guéri les malades en leur demandant des pièces d’or à l’effigie de Jules César… Mais non. Le fils de Dieu guérissait aveugles et boiteux sans demander un sou. Aujourd’hui, ceux qui se revendiquent comme ses fidèles serviteurs se pavanent en Lexus dans les rues d’Abidjan et ne semblent pas vouloir appliquer le principe de la charité du Maître. Les temps ont changé, les méthodes aussi ! Pour guérir, il faut mettre la main à la poche. La seule différence avec les cliniques, c’est que dans les églises, il n’y a ni seringues, ni bloc opératoire. Tout se fait par la prière et autres méthodes que certains fidèles remettent en cause.

Le démon est partout !

Certaines missions évangéliques d’Abidjan, la capitale du pays, sont devenues des centres de délivrance incontournables. Elles ont aménagé des pans entiers de leur surface pour que les malades viennent trouver la guérison. Le seul problème est que dans ces camps, tout est ramené à la chasse aux mauvais esprits ! Le paludisme évolue avec des petits démons, les problèmes gynécologiques avec la sirène des eaux Mamy Watta, la paralysie est là car le diable utilise vos pieds en guise de tabouret, etc. Les malades, déjà affaiblis, sont contraints au jeûne et les séances de délivrance occasionnent sont souvent d’interventions musclées pour calmer ceux qui convulsent. Cyriac Gohourou n’apprécie pas ces méthodes qu’il juge « sans véritable fondement biblique « . «  C’est un comportement déshumanisant de voir des malades être trimbalés dans tous les sens. Jésus guérissait sans forcément hurler ou toucher les malades alors d’où viennent ces méthodes qui souvent font couler des larmes aux parents et amis des malades ?  » s’interroge le jeune homme. René Amangoua, fidèle catholique, renchérit pour dénoncer ce qu’il qualifie «  de mauvaise foi des pasteurs et prophètes « . «  Je suis chrétien et je ne nierais pas que Dieu guérit les malades. Le seul hic, c’est que de nos jours, certains pasteurs préfèrent garder des malades qui peuvent se soigner dans les hôpitaux juste pour se faire de l’argent.  » Cet avis n’est pas celui de Célestin N’goran. L’éducateur pré-scolaire et chrétien évangélique estime que «  la majorité des malades qui sont guéris dans les églises ont fait le tour des hôpitaux, charlatans et guérisseurs sans avoir eu gain de cause.  » L’église devient donc le dernier recours et la foi est alors un argument utilisé par certains faux prophètes pour se faire de l’argent.

Le business de la guérison

Gertrude Kouamé a été comptable dans une mission évangélique d’Abidjan. Elle accepte de nous expliquer comment certains pasteurs ont monté des empires financiers par le commerce de la prière de guérison. «  On avait une caisse dédiée aux malades et souvent je pouvais me retrouver avec plus d’un million de FCFA simplement avec de prétendus dons de malades qui étaient en fait une somme obligatoire que chacun devait payer pour recevoir la guérison. Notre bien aimé révérend, en l’espace de quelques années, a offert un duplex à son épouse et se trouve être le propriétaire d’innombrables véhicules de transports en commun et de maisons en location. Je savais d’où venait l’argent et où il allait.  » Cet argent n’est pas la propriété du pasteur mais celle de l’église, même s’il s’avère que le pasteur est le fondateur de la mission. «  La Bible soutient que celui à qui on enseigne la parole peut faire participer ses biens à celui qui l’enseigne. C’est fort de cette parole inspirée des Saintes Ecritures que ceux qui viennent à nous acceptent de faire des dons à l’église. L’argent ne va pas dans nos poches mais dans les caisses de l’Eglise  » souligne un pasteur qui a souhaité resté anonyme. Bien difficile de croire que l’argent si  » difficilement  » gagné par les pasteurs puisse servir à autre chose qu’à leurs propres intérêts. Edouard Bailly, étudiant en criminologie, en est convaincu : «  Les scandales liés aux hommes de Dieu sont fréquents dans ce pays et tout tourne autour des cas d’infidélité et de l’argent. Le milieu du christianisme est aujourd’hui marqué par cet amour du matériel qui pousse des pasteurs à vendre leurs âmes au diable. Le business du commerce de la guérison est l’élément le plus visible de cet enrichissement illicite des hommes de Dieu car la foi ou la puissance que Dieu donne n’est à monnayer.  » Et pourtant.

SUY Kahofi

Côte d’Ivoire : recensement général des utilisateurs de téléphone et d’internet

03/05/2012 Aucun commentaire

Cybercafé à Abidjan

Après les assises d’Abidjan de la CEDEAO sur la cybercriminalité, les autorités Ivoiriennes ont décidé d’aller en guerre contre ce fléau qui ternit l’image du pays. En effet la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le premier eldorado de la cybercriminalité en Afrique avec des taux très effrayants d’arnaque en ligne. La mesure mise sur pied pour contrer les cybercriminels communément appelés ‘’brouteurs’’ est l’identification dans un premier temps de tous les utilisateurs de téléphone fixe, mobile et de ligne internet. Le projet d’identification des Ivoiriens pose déjà le problème de respect de la vie privée et de la violation des droits et liberté individuelle. « Je trouve que ce n’est même pas normal ! Pour une simple connexion à internet dans un cyber toutes vos coordonnées se retrouvent chez le gérant ? Qu’est ce qui prouve que celles-ci ne seront pas utilisées à d’autres fins ? » s’interroge Kouassi Oscar un jeune enseignant. « Si c’est réellement pour lutter contre la cybercriminalité je suis d’accord mais si c’est pour surveiller les Ivoiriens, les pister ou les épier je trouve cela dégradant pour chaque Ivoirien ! » souligne Olivier avant de conclure que « ce recensement ressemble à une opération de surveillance à grande échelle dans un contexte social marqué par l’insécurité et des rumeurs de coup d’Etat ». Au-delà du débat sur la violation des droits de l’homme, des gérants de cybercafés craignent pour leur chiffre d’affaire. « Un cybercafé n’est pas une ligne téléphonique ordinaire : c’est quelque chose de commercial. Depuis que nous avons été sommés d’enregistrer nos utilisateurs, nombreux sont nos clients qui préfèrent se rabattre sur d’autres cybers qui n’appliquent pas cette mesure. Nous serons les grands perdants de cette mesure » se lamente KONE Ibrahim propriétaire d’un cybercafé. Des emplois semblent donc menacés par cette mesure de recensement systématique des utilisateurs de téléphone fixe, mobile et de ligne internet.

Une mesure justifiée

Pour Djékou Abraham conseillé technique en charge des TIC à l’ATCI, Agence en charge des Télécom en Côte d’Ivoire, la mission de cette opération est de favoriser une utilisation responsable des lignes téléphoniques et d’Internet. « Il y a de bonnes pratiques sur internet mais il y a aussi de très mauvaises pratiques. Parlons précisément de la cybercriminalité : elle prolifère parce que les criminels sont confortés par l’anonymat ! Décliner les identités permet de réduire cet anonymat et oblige les utilisateurs à ne pas utiliser le Net à de mauvaises fins ». Voici donc une idée louable qui doit contribuer sans nul doute à responsabiliser d’avantage les Ivoiriens face aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le projet de réensemencement garantit d’une part la sécurité du consommateur mais de l’autre relance le débat sur les violations des libertés individuelles. « Tous les cybercriminels de la sous-région ouest-africaine ont élu domicile en Côte d’Ivoire. Dans ce contexte la démarche du Gouvernement est salutaire et louable mais que cette décision ne serve pas à contrôler les activités du citoyen » met en garde Doukoua Godé de la FACCI une association ivoirienne des consommateurs. Sur le volet violation des libertés individuelles le Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH) s’aligne sur la position de la FACCI. « Si nous sommes d’accord avec le Gouvernement qu’il faut lutter efficacement contre les crimes qui sont commis par internet, nous devons aussi attirer l’attention du Gouvernement sur les libertés individuelles. Identifier toutes les personnes de cette manière là est la porte ouverte à notre sens à toutes les dérives possibles d’un Etat qui veut sans doute prendre des libertés certaines avec les droits de l’homme » s’inquiète Maître Doumbia Yacouba président par intérim du MIDH.

Soyez honnêtes et rien ne vous arrivera !

Il n’y a pas le feu au lac rassure pour sa part Djékou Abraham conseillé technique en charge des TIC à l’ATCI cette mesure vise à rendre responsable chaque fauteur de trouble aux yeux de la loi. Les citoyens honnêtes n’ont donc pas de soucis à se faire ! « Le secret des communications que ce soit internet ou téléphoniques est garantie par la loi mais lorsqu’au cours d’une enquête judiciaire et je le souligne très bien, le procureur en fait la demande, l’IP incriminée ou le cyber mis en cause est recherché. Nous nous rapprochons du gérant de cybercafé pour recueillir les informations que l’autorité demande. Si et seulement si ces informations n’existent pas et que le gérant n’a donc pas fait son travail, les sanctions vont tomber. Celles-ci vont jusqu’à la fermeture du cybercafé ! ».

Les arnaqueurs en ligne et autres voleurs par téléphones portables sont donc avertis, ils seront traqués dans les mois qui viennent ! Quant aux Ivoiriens, les nouvelles dispositions du ministère des postes et des nouvelles technologies de l’information et de la communication leur donne jusqu’au 31 octobre délais de rigueur pour se faire identifier.

SUY Kahofi

Les autorités Ivoiriennes s’engagent contre la cherté de la vie

03/04/2012 Aucun commentaire

 

Les boutiquiers sont sommés de pratiquer des prix responsables

Le Premier ministre ivoirien, Jeannot Ahoussou Kouadio a mis en mission de contrôle et de veille sur les mesures mises en œuvre pour lutter contre la cherté de la vie. Ce 31 mars à Yamoussoukro la capitale politique de la Côte d’Ivoire, le corps préfectoral et les responsables des collectivités territoriales ont été interpellés. Les mesures gouvernementales décidées relativement à la cherté de la vie concernent la mise en place d’un Comité de veille permanent pour l’ensemble des produits de grande consommation qui devra rendre compte au gouvernement, diligenter une étude sur les protections dont bénéficient les industries installées en Côte d’Ivoire en vue de mesurer leur pertinence. La question de la cherté de la vie est aujourd’hui au cœur de tous les débats en Côte d’Ivoire. Il ne se passe pas un seul jour sans que les populations Ivoiriennes ne se plaignent de la hausse des prix sur le marché. Les boutiquiers et les vendeuses à l’étalage semblent afficher des prix qui passent du simple au double entre deux jours. Une situation qui occasionne des grognes au sein de la population. « Le marché était cher avant la crise et je dois dire qu’il est devenu plus cher. L’Ivoirien ne peut plus rien acheter : du riz aux légumes en passant par l’huile ou le savon, chacun affiche ces prix comme si nous étions dans la jungle » affirme Françoise Konan une mère de famille. Madame Kouassi se propose de nous faire l’état des denrées dont le prix est passé du simple au double. « Nous avons sur le marché des vivriers, la banane, le manioc, les légumes mêmes. Pour la viande le kilo à 2100 ou 2300 f CFA par endroit c’est trop. Le poisson et le poulet on n’en parle pas ! ».

Au-delà des produits cités par cette mère de famille, il y a également la hausse du prix du riz pour lequel le gouvernement Ivoirien vient d’obtenir une légère réduction. « Le riz de grande consommation que nous appelons déni kachia qui est le riz avec 25% de brisure a un prix qui varie autour de 300 f CFA » soutien Dagobert Banzio Ministre Ivoirien du Commerce. Une amélioration a été faite car en 2008 le prix de ce même riz de grande consommation oscillait entre 315 et 450 f CFA, en 2009 il est passé entre 325 et 345 f CFA. Dans le nord le riz de luxe et semi luxe est vendu à 280 et 310 f CFA. Si en théorie ces prix se stabilisent certains commerçants véreux continuent d’afficher des prix à la tête du client. Alors pour faire des économies et varier leur alimentation, les populations Ivoiriennes se rabattent sur les marchés de vivrier où la hausse se fait aussi sentir. Kouadio Ahou Bertine est commerçante de vivrier au marché Gouro d’Adjamé, elle nous explique que la hausse sur l’étalage est fonction du prix sur le marché de gros. « Avant la crise le lot de banane était vendu à 5000 ou 6000 f mais aujourd’hui nous l’achetons entre 12.000 et 15.000 voir 17.000. Pour le manioc on pouvait avoir un tas à 200 ou 300 mais aujourd’hui il faut 1000 ou 1500 pour un tas ». Avec 50.000 une vendeuse pouvait faire le plein de marchandise avant la crise mais aujourd’hui avec 100.000 f il faut serrer la ceinture pour avoir de quoi payer le transport. Sous l’impulsion du premier ministre Ahoussou Jeannot qui se fait désormais aider des préfets, sous-préfets et du corps administratif Ivoirien, les autorités sont en guerre contre la vie chère et les commerçants rebelles aux reformes et baisse des prix. Le gouvernement ne pourra pas à lui seul arriver à restaurer l’ordre sur les marchés d’où cet appel du Ministre du Commerce. « Les associations de consommateurs à la base doivent saisir le ministère pour signaler les commerçants qui affichent des prix trop élevés. Ils doivent aussi saisir les consommateurs pour les orienter vers les boutiques les moins chers. Il ne s’agit pas de boycotter les boutiquiers qui pratiquent les mauvais prix mais d’aider les Ivoiriens à dépenser moins pour se nourrir ». Le gouvernement de son côté n’entend pas mener exclusivement la politique du bâton mais il entend surtout sensibiliser chaque acteur pour que sa politique de lutte contre la vie chère puisse être épousé par chaque habitant du pays.

SUY Kahofi

Donné pour malade, Charles Blé Goudé serait dans l’ouest Ivoirien ?

23/03/2012 Comments off

 

Charles Blé Goudé, le charismatique leader de la Galaxie Patriotique

On a coutume de dire que lorsque quelqu’un est recherché il prend l’habitude de se ‘’cacher’’ là où on l’attend le moins ! Est-ce le cas pour Charles Blé Goudé, le charismatique leader de la Galaxie Patriotique ? En tout cas c’est ce que plusieurs tabloïdes du Libéria voisin avancent. De nombreux journalistes et analystes libériens pensent savoir où se trouve Charles Blé Goudé et selon eux il serait dans l’ouest Ivoirien en pleine préparation de ce qu’ils appellent un mouvement visant à déstabiliser le pouvoir d’Alassane Ouattara. Certainement sûrs de leurs sources, les canards de Monrovia affirment tous ou presque, que l’homme, ayant pris ses quartiers en Angola se serait constitué un arsenal de guerre à travers plusieurs voyages notamment en Corée. Difficile de dire s’il s’agit de celle du nord ou du sud mais en tout cas tout porte à croire selon les analystes de la presse libérienne que le projet de Charles Blé Goudé est en de bonne voie et certains signes sur le terrain le montrent.

Ces signes dont parle la presse libérienne est l’impressionnant déploiement de troupe de l’ONUCI et de la MINUL le long de la frontière ivoiro-libérienne. Jamais ces deux missions n’avaient autant accordé une attention si grande à cette frontière. Les patrouilles se multiplient surtout au niveau terrestre et aérien pour quadriller cette frontière. Le deuxième signe vient de l’Union du Fleuve Mano. Les Chefs d’Etat Major de l’union viennent d’achever à Grand-Bassam une réunion pour définir un plan de sécurisation commun à l’Union pour mettre un terme aux activités des groupes armés qui pullulent dans la région depuis la fin de la guerre au Libéria et de la récente crise post-électorale Ivoirienne. Sur une frontière longue de plus de 5000 km, les priorités de ce plan de sécurisation commun à l’Union seront certainement données à la frontière ivoiro-libérienne où les activités de grand banditisme sont constamment signalées. Troisième indice et non des moindres est la présence de plus en plus remarquée des éléments des FRCI dans la région ouest de la Côte d’Ivoire. Pour certains Ivoiriens ce déploiement n’est qu’une simple coïncidence. Il n’est que le fruit du dispositif sécuritaire mis en place dans la région avant l’arrivée du Chef de l’Etat courant avril.

Charles Blé Goudé chef d’une milice dans l’ouest Ivoirien : simple rumeur ou réalité ? Pour les Ivoiriens, rumeur ou fait avéré la question ne se pose pas. La chose la plus importante c’est que le pays en a marre des bruits de botte et de mitraillette. Pro-gbagbo ou pro-ouattara, rares sont les Ivoiriens qui ayant vécu la crise pensent véritablement à la guerre aujourd’hui. « Si Charles Blé Goudé veut être utile à son pays qu’il appelle plutôt les ex-miliciens fidèle à son ‘’père’’ pour qu’ils rendent leurs armes à l’ONUCI » estime un jeune cadre.

SUY Kahofi

Lundi rouge pour des cartons rouges à la violence !

18/03/2012 3 commentaires

 

Des milliers de femmes ont marché pour dire non aux violences faites aux femmes et aux enfants

Des milliers de femmes et d’enfants vêtus de rouge, ont marché ce samedi à Bassam pour condamner les violences subies par le couple « femme – enfant », en Côte d’Ivoire et dans le monde. Une initiative de la Fondation Ahikpolé qui a lancé ce même jour, le concept « Lundi Rouge ». «… Nous les enfants, nous ne voulons pas être battus, violés, torturés, et enrôlés de force. S’il vous plait. Chers parents. Tous les lundis, n’oubliez pas de mettre sur notre tenue un petit tissu rouge. Pour que nous marquions notre solidarité à nos mamans et à nos amis victimes des violences », s’est exprimée Djereké pascaline, 7 ans. Cette cérémonie a eu lieu dans l’enceinte de la salle du Centre Culturel Devant un auditoire, composé d’autorités administratives, d’ONG, et de membres de la Société Civile.

Un acte symbolique

Elles étaient des milliers de femmes et d’enfants vêtus de rouge, à se réunir sur la place de la Paix, à Bassam. Objectif, poser un acte symbolique pour dénoncer les violences faites aux femmes et aux enfants. Une vaste campagne de sensibilisation sur la responsabilité de chacun dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. La ville de Bassam était rouge pourrait on dire. Les femmes et les enfants soutenues par des ONG de défense des droits de l’enfant et de la femme, ont voulu « en finir » avec les violences perpétrées à leur endroit. Elles ont marché tout le long de la rue de la Victoire, traversées le pont de la Victoire, pour aller ensuite remettre un document aux Autorités administratives de la ville. Un acte hautement symbolique. Dame Salimata Porquet, participante à cette marche explique la symbolique de ce geste : « en 1949, les femmes marchèrent pour exiger la libération de leurs époux. Elles avaient été brimées, violentées… Nous marchons aujourd’hui pour dire Non aux violences subies par les femmes… Non aux violences subies par les enfants et enfin… Non à la violence sur toutes ses formes… ». Les femmes ont remis un document aux autorités administratives de Grand Bassam pour qu’ils le remettent ensuite à « qui de droit ». Un document qui veut que les autorités de Bassam ainsi que celles de toutes la Côte d’Ivoire s’engagent à bannir ce fléau.

Ahikpolé International lance le concept « Lundi Rouge »

La Fondation Ahikpolé International, initiatrice de cette marche lance l’opération « Lundi Rouge ». Cette opération est une invite à chacun, pour affirmer son engagement à lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Par le port systématique et symbolique, tous les lundis, d’un vêtement ou d’un objet de couleur rouge, l’on prouve son adhésion à lutter contre les violences subies par les femmes et les enfants dans le monde. Pour Ahikpolé International ce geste est une sorte d’éveil de conscience qui vise à graver dans l’esprit de chacun, l’existence de ce fléau et surtout sa contribution pour l’éradiquer. Le choix du rouge pour dire Stop. Autrement dit, quand il y a le rouge, il y a un danger. Aussi faudra t- il s’arrêter. Le rouge aussi pour symboliser la vie de ces nombreuses femmes et enfants qui ont succombé aux violences. À l’instar d’Amina Filali, une adolescente marocaine de 16 ans qui s’est suicidée, par ce qu’elle a été contrainte d’épouser son violeur.
Ahikpolé de Chantale, présidente de la Fondation a lancé un appel au parrain de cette cérémonie, Aka Sayé Lazare, Directeur Géneral de la Radiodiffusion ivoirienne (RTI), pour qu’il l’aide à faire la promotion de cette opération. Un appel bien reçu par le DG qui a invité « toutes les bonnes volontés à s’approprier ce concept, à l’instar du ruban rouge pour le sida ».

Avancées majeures dans le dépôt des armes

16/03/2012 4 commentaires

 

Opération de DDR avec l'ONUCI

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) enregistre un rythme encourageant de dépôt d’armes même si des progrès restent encore à faire, a déclaré jeudi à Abidjan, Hamadoun Touré, lors du point de presse hebdomadaire de la mission. A ce sujet, le porte-parole a fait un bref bilan de l’opération de dépôt d’armes volontaires débutée en juin 2011. « A ce jour, 2000 ex-combattants ont déposé volontairement 1300 armes et plus de 50.000 munitions », a-t-il affirmé, soulignant que l’opération se poursuivrait cette semaine dans certaines villes de l’ouest et du sud ouest du pays. Les cérémonies de remise d’armes, selon le porte-parole, sont supervisées par la section Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) de l’ONUCI en collaboration avec la sous commission Opération-sécurité de la Com-Nationale des Armes Légères et de petits calibres(ALPC). Il a par ailleurs, fait mention des activités de la Force, notant que dans le cadre de sa mission de mise en sureté des populations, l’équipe de dépollution des bombes et munitions non explosées  continuait ses activités sur l’ensemble du territoire. « Très prochainement, nous mettrons à la disposition des populations un numéro vert qu’elles pourront contacter pour alerter sur la présence de tels objets qui ont fait récemment des blessés parmi de jeunes enfants qui jouaient avec des engins non explosés », a annoncé le porte-parole.

S’agissant des activités du Représentant spécial, M Touré a annoncé la poursuite de ses consultations avec les responsables des partis et groupements politiques  d’opposition. Dans ce cadre, M Koenders rencontre ce jour même le président du parti Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), Mamadou Koulibaly. « Ces échanges sont destinés à promouvoir le dialogue politique », a expliqué M Touré soulignant qu’elle ne constituait en rien une médiation, mais qu’elle contribuait plutôt à créer les conditions propices à des échanges fructueux entre les acteurs politiques nationaux pour favoriser la réconciliation nationale et le retour de la paix en vue de permettre le relèvement économique du pays. Il a indiqué que la prochaine étape, après les consultations avec le Front Populaire Ivoirien (FPI), le Congrès National pour la Résistance et la Démocratie (CNRD) et la Ligue des Mouvements pour le Progrès (LMP), serait des discussions à engager avec la majorité du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP).

Au chapitre des droits de l’homme, M. Touré a indiqué à la presse que l’ONUCI avait suivi les cas de personnes arrêtées car soupçonnées de mener des activités contre la sûreté de l’Etat et détenues dans différents lieux de détention de la capitale, comme à la police criminelle ou à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) où les fonctionnaires des Droits de l’Homme de la mission n’ont pas accès. Il a également parlé des cas de mutilations génitales féminines (MGF) sur des filles dont l’âge varie entre 7 et 25 ans dans le village de Fouenan (175 Km sud d’Odienné, dans la région du Bafing), à Touba (150 Km sud d’Odienné) et Ouaninou (173 Km sud-ouest d’Odienné). « Face à ce fléau, les autorités locales ont décidé de mettre en place une plateforme régionale et en appui à cette initiative, la Division des Droits de l’Homme de l’ONUCI  compte mener plusieurs activités de sensibilisation à l’attention de la population », a-t-il indiqué. Toujours sur le plan de la sensibilisation, le porte-parole a annoncé l’organisation de la 21e Edition des Journées de l’ONUCI à Soubré. Il s’agira, pour l’ONUCI et les agences du système des Nations unies, de se tenir pendant quatre jours, aux côtés des populations pour s’imprégner de leurs réalités et apporter des réponses à leurs préoccupations à travers des forums d’échanges, des projections de films, des réalisations de projets au bénéfice des populations… Il a également fait cas de la halte d’ONUCI Tour à Gbéléban  (Odienné) le mercredi 21 mars, pour une sensibilisation des populations de cette localité autour de la  thématique de la gestion pacifique des conflits, ainsi qu’à Bangolo et à Wengue (Séguéla), avant de mentionner l’organisation d’une caravane scolaire à Zoukougbeu le même jour.

Les urgentistes bientôt à l’assaut de l’information

12/03/2012 Aucun commentaire

 

Urgence-ci.net : l’info santé en un clic !

Le site Ivoirien consacré à la santé urgences-ci.net vient de lancer un concours de recrutement. Ce concours se donne pour mission de voir émerger un journalisme de proximité au service des populations. Un journalisme citoyen à travers lequel chacun aurait son mot à dire par l’information et par l’écoute de la population. Les ‘’urgentistes’’ (rédacteurs web du site de santé urgences-ci.net) relateront le quotidien sanitaire de leur communauté. Le projet urgences s’étendra à tout le continent Africain à travers la plateforme du Burkina Faso qui sera lancé prochainement. Le projet d’Abidjan aura pour mission première de recruter des correspondants dans chacune des communes de la capitale économique Ivoirienne. Le projet Urgences-ci a pour but d’offrir la possibilité à tous les internautes ivoiriens d’avoir dans un premier temps des informations sanitaires qu’ils vivent au quotidien. La plate forme pourra aussi mettre à la disposition des internautes des renseignements utiles sur les établissements sanitaires et les différents services disponibles dans ces établissements.

Ce projet permet de réduire les barrières qui existent entre les services sanitaires et la population. Ainsi toute personne disposant d’une connexion internet à la possibilité d’avoir les informations sanitaires du pays et de bénéficier des différents services offerts en ligne. Né en 2007, le projet Urgences entend apporter une aide, sous toutes ses formes selon les besoins et ses possibilités, aux membres économiquement faible dans la prise en charge de leur besoin sanitaire. Ceci pour encourager la population à briser toutes barrières entre le monde de la santé et elle. Longtemps resté dans l’ombre parce qu’étant très incompris, notre soucis est à travers ce concours de permettre à des jeunes ivoiriens de raconter le quotidien sanitaire de l’ivoirien.

Dossier sur le recrutement de correspondants à Abidjan

Les correspondants, issus des différentes communes d’Abidjan, auront pour mission de soumettre régulièrement des articles et des photos sur tous les sujets qui ont trait à la santé et celui de leur communauté entre Février 2012 et décembre 2012. Ce concours est ouvert à des jeunes qui résident en Côte d’Ivoire, motivés et âgés entre 18 et 30 ans.

Après le concours les correspondants (urgentistes) sélectionnés bénéficieront :

1. D’une formation :

Les candidats sélectionnés recevront une formation sur les techniques d’écriture web adapté au domaine de la santé, la prise d’images et la publication sur Internet à Abidjan. Ils bénéficieront d’un encadrement éditorial pendant toute la durée de la collaboration.

2. D’un soutien matériel :
Les correspondants (urgentistes) sélectionnés recevront :

  • un appareil photo numérique au départ du projet
  • un ordinateur portable au bout d’un an (pour les trois premiers d’entre eux qui se seront distingué par la publication régulière et la qualité des articles durant 12 mois)

3. D’un défraiement

Le projet est basé sur du bénévolat. Ainsi les candidats sélectionnés ne recevront pas de salaire. Néanmoins un défraiement forfaitaire leur sera versé en guise au départ du projet d’encouragement.

4. D’un stage

Tous les correspondants bénéficieront d’un stage dans une rédaction (Radio, presse écrite et web) à Abidjan et/ ou dans la sous-région où urgences est aussi implanté.

Les Dossiers de candidature :

  • Un formulaire de candidature rempli (disponible sur le site www.urgences-ci.net )
  • Un article de 2500 signe maximum accompagné d’une photo se rapportant à un sujet de la vie quotidienne dans votre environnement, votre quartier, dans votre commune ou ville.
  • Un curriculum vitae
  • Une copie de la pièce d’identité (CNI, passeport, permis de conduire, carte d’étudiant etc.)

Les candidatures doivent être envoyées avant le 15 avril 2012 par mail à l’adresse info@afriktek.com

Les articles envoyés doivent êtres originaux et les candidats doivent certifier en être les auteurs.

Sources Urgence-ci.net