Revue de la semaine ivoirienne du 01 au 05 juillet 2014

Affi N’guessan estime que la CEI n'est toujours pas consensuelle

Affi N’guessan estime que la CEI n’est toujours pas consensuelle

Ciel gris, pluie qui tombe sans discontinuer sur Abidjan et la capitale économique ivoirienne est sous les eaux. Pluies diluviennes qui entraînent morts et dégâts matériels sur son passage se désole Soir Info qui met en lumière le calvaire particulier des habitants de la Riviera qui vivent un véritable enfer. Triste constat du quotidien Le Mandat de quartiers coupés du reste de la ville, de voies impraticables, de candidats au BAC qui composent les pieds dans l’eau et d’immeubles qui s’écroulent dans plusieurs points de la ville. Lire la suite

Revue de la semaine ivoirienne du 19 au 24 mai 2014

Affi N’guessan le patron du FPI lors de la reprise du dialogue politique

Affi N’guessan le patron du FPI lors de la reprise du dialogue politique

Pour l’an trois de son arrivée au pouvoir, Alassane Ouattara a sans doute reçu le plus beau des cadeaux politiques. La reprise du dialogue direct avec le FPI ce 22 mai après plus d’un mois de blocage écrit Le Point d’Abidjan. Pour Nord-Sud Quotidien cette reprise du dialogue politique était un rendez-vous fructueux en témoigne les acquis enregistrés de part et d’autre. 3 heures d’échange dans une atmosphère détendue indique le confrère qui écris, et nous parcourons ensemble ces quelque lignes : des tapes amicales, de chaudes poignées de mains, des mines radieuses et des rires sont les signes d’une reprise heureuse du dialogue entre le Gouvernement et le FPI. L’Intelligent d’Abidjan fort de cette ambiance conclu que le Gouvernement et le FPI sont désormais ensemble pour un nouveau départ. Pour Fraternité Matin, le Gouvernement marque ainsi sa volonté d’aller de l’avant et de travailler avec l’opposition. 150 détenus pro-gbagbo qui retrouverons la liberté, 50 comptes qui seront dégelés avec en prime la question du statut administratif des cadres du FPI qui sera revu. Pour le quotidien pro-gouvernemental ce sont là des engagements forts pris par le Pouvoir. L’Inter décide de relayer cette requête de Jeannot Kouadio Ahoussou le ministre d’Etat, ministre auprès du président de la République chargé du dialogue politique. Ce dernier a demandé au FPI de lever le mot d’ordre de boycott du RGPH 2014. Une requête qui fonde les bases d’un triomphalisme sans précédent au sein de la presse bleue. Le Temps qui descelle une faiblesse du Pouvoir jubile et indique que le clan Ouattara demande pardon au FPI. Notre Voie ne dit pas autre chose quand il soutient que le Gouvernement reconnait enfin la force du FPI. Pour Le Démocrate c’est du fifty-fifty, un deal politique : 150 prisonniers pro-gbagbo contre la levée du boycott du RGPH 2014. Le Nouveau Réveil tout en saluant cette reprise du dialogue politique indique qu’il a été en grand partie possible grâce à l’implication de la représentante du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire, Aïchatou Mindaoudou. Pendant que le pouvoir et l’opposition renouent avec le dialogue au sein du bloc administratif du Palais Présidentiel, le lieu a été le symbole d’un drame manqué. Une femme après s’être aspergée avec de l’essence a tenté de s’immoler. Qui est donc cette femme ? L’Expression nous indique qu’elle se nomme Madjara Ouattara. A-t-elle réussi à s’immoler ? Non car les forces de l’ordre présentes ont pu circonscrire le feu nous indique Soir Info qui précise que la Police pour éviter toute vague a bouclé le centre des grands brûlés. Pourquoi un tel acte ? Chacun y va de son explication, de son analyse et de son doigt accusateur. Pour Le Temps c’est le régime Ouattara qui a affamé cette Dame qui a tenté de s’immoler devant la présidence. Pour Notre Voie c’est une militante qui est venu célébrer à sa manière les trois ans de succès incontesté du régime Ouattara à la tête du pays. C’est une militante du RDR qui tente de s’immoler devant la présidence titre le confrère. Le Quotidien d’Abidjan tient à rappeler qu’il s’agit d’une première dans l’histoire de la Côte d’Ivoire. Doit-on y voir le début d’un phénomène Bouazizi, d’une malédiction trainé par le régime Ouattara ou le début de la fin politique du RDR ? L’Expression tempère les ardeurs et propose de dire la vérité alors toute la vérité sur cet acte. Il s’agit simplement d’une femme qui voulait en finir pour des problèmes de cœur indique le confrère. Si tels est la vraie version de l’histoire pourquoi la Présidence et non le domicile du bien-aimé se demande LG Infos ? Le mystère reste entier ! Ainsi va la Côte d’Ivoire….à la semaine prochaine.

Revue de la semaine du 24 au 28 février 2014

La canne, accessoire de mode présidentielle ou symbole d’un malaise ?

La canne, accessoire de mode présidentielle ou symbole d’un malaise ?

Ils étaient nombreux en début de semaine à se demander où se trouve Alassane Ouattara et surtout comment il va ? Après 4 semaines de silence, l’homme aux solutions est sortie de son mutisme pour taire toutes les folles rumeurs à Abidjan nous indique le quotidien L’Expression. Celui qu’on disait mort et enterré est apparu miraculeusement sur le petit écran ; et les réseaux sociaux comme la presse ivoirienne en ont fait le sujet principal de la semaine. Un large écho qu’on soit pour ou contre son retour annoncé pour ce dimanche nous indique Fraternité Matin le quotidien pro-gouvernemental. Morceau choisi de cette apparition médiatique « Je rentre pour gérer les affaires de l’Etat » ou encore « je suis guéris je rentre » dixit Alassane Ouattara chez nos confrères du quotidien Le Nouveau Réveil. C’est donc debout et tout sourire que le PR ADO met fin aux spéculations et aux rumeurs sur son état de santé souligne L’Inter comme une réponse à ceux qui faisaient circuler des sms annonçant la mort du président ivoirien. Alassane Ouattara ne chôme pas même en pleine convalescence, Soir Info indique qu’il a pris de grandes décisions pour la Nation. C’est donc un homme toujours apte au travail que nous présente Le Démocrate, un président prêt pour conduire le train de l’émergence. Le Patriote à la limite triomphateur barre sa tribune avec ce titre : Ouattara depuis Paris comme un charme s’exclame le quotidien avant de reprendre cette déclaration du numéro 1 ivoirien, « je rentre dimanche ». Un retour confirmé pour ce dimanche précise La Matinale, retour qui ne semble pas calmer les analyses tentées de pessimismes. Quel Ouattara pour la Côte d’Ivoire se demande LG Infos ? Une question qui s’inscrit dans la droite ligne de l’interprétation que les journaux d’opposition font du retour d’Alassane Ouattara et de son état de santé. Ouattara revient dimanche avec une canne et des doutes souligne le quotidien Aujourd’hui. Comme hier à La Haye les lunettes de Laurent Gbagbo ont défrayé la chronique, c’est sur la canne flambant neuf du président ivoirien que les confrères en bleu jettent leur dévolu. Comme s’il avait oublié qu’il le donnait pour malade à mourir, Notre Voie barre sa manchette avec cette exclamation : Et revoilà Ouattara avec une canne ! L’analyste du quotidien Le Temps va plus loin car le confrère indique que Ouattara revient très diminué de Paris et en guise d’illustration, le confrère affiche la photo du président ivoirien avec une canne entourée en rouge. Il n’y a pas le feu lac il s’agit selon L’Expression d’une canne émergente. L’Intelligent d’Abidjan qui tente de retrouver sa neutralité s’intéresse sans aucun commentaire au film d’une apparition médiatique préparée dans le secret des dieux avec un scénario digne d’une production d’Hollywood ! Achevons cette revue de la semaine avec une note d’économie. Les comptes bancaires dormant font l’actualité et sur la question c’est Le Nouveau Réveil qui barre sa machette avec ce titre : traitement des comptes dormants, les députés ont adopté le projet de loi hier. Le quotidien nous indique que 40% des 61 milliards qui sommeillent dans les banques ivoiriennes sont sans propriétaire ! Le Patriote précise que le projet de loi sur les comptes dormants adopté par l’hémicycle fait partie de trois (3) projets présentés par Kaba Nialé, la ministre ivoirienne délégué à l’économie et au budget.

Revue de la semaine du 13 au 18 janvier 2014

Blé Goudé sera-t-il livré à la CPI ?

Blé Goudé sera-t-il livré à la CPI ?

Charles Blé Goudé, le général de la rue sera-t-il livré à la CPI ? La question mérite d’être posée car les autorités ivoiriennes ont encore demandé un sursis de 3 mois à la Cour pour réfléchir sur la demande de transfèrement du leader des jeunes patriotes nous indique L’Inter. Depuis son arrestation et son extradition du Ghana, le dernier ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo est emprisonner dans un lieu tenu secret se fait fort de rappeler Le Nouveau Réveil. La CPI le réclame entre autre pour crime de guerre et pour sa responsabilité dans la récente crise post-électorale qui aura occasionné près de 3000 morts indique le confrère. Pour Le Temps Charles Blé Goudé, tout comme son père spirituel Laurent Gbagbo est victime d’une machination politique et non d’une réelle volonté de le confronter au droit. Sinon pourquoi serait-il détenu dans le secret se demande le quotidien Le Nouveau Courrier quand de son côté Le Quotidien d’Abidjan donne la parole à l’avocat de Charles Blé Goudé pour se prononcer sur les conditions de détention de son client et le contenu des accusations du procureur de la CPI. Pendant ce temps les leaders du FPI et le Gouvernement ont repris le dialogue direct. Le FPI a toujours réaffirmé son statut particulier au sein de l’opposition ivoirienne, statu qui lui confère un traitement particulier d’où le dialogue direct. Pour le quotidien Le Temps il s’agit d’une rencontre de vérité entre le Front Populaire Ivoirien et le Gouvernement, rencontre qui selon l’analyste du quotidien proche de l’opposition ivoirienne permet une décrispation du climat socio-politique. Selon Notre Voie Ahoussou Jeannot et Affi N’guessan se sont parlé ce 15 janvier, le premier cité étant le ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles et le second le patron du FPI. De quoi ont-ils parlés ? Bien évidemment des conditions d’intégration du parti de Laurent Gbagbo au CPD, le Cadre Permanant de Dialogue pouvoir – opposition nous indique Le Quotidien d’Abidjan. Et sur la question de l’arrivée du FPI au sein du CPD, Affi N’guessan soutient que son parti n’épouse pas les méthodes de ce cadre de dialogue qui mérite d’être reformé sans toutefois s’aventurer à dire si son parti intègrera le CPD après les reformes souhaitée. Pour le Ministre Mabri Toikeuse qui représentait également le Gouvernement à la table de ce dialogue direct, « le FPI ne refuse pas d’être membre du CPD ». « Peut être bien que la dénomination est un problème » a-t-il indiqué mais « il s’agit de petits détails qui peuvent se régler ». Concernant l’atmosphère qui entourait les échanges, Le Nouveau Courrier indique que les discussions ont été âpres ! Discussion âpres ? Peut-être bien mais pour le quotidien Soir Info c’est plutôt Ahoussou Jeannot qui crache ses vérités à Affi. Ces vérités seraient au fond deux préalables ou plutôt exigences imposés par le Gouvernement Ivoirien et dont le quotidien L’Inter s’en fait l’écho. Pascal Affi N’guessan au nom du FPI a indiqué que lors des échanges de ce mercredi 15 janvier il y a eu des avancés notables. « Les discussions se poursuivent » affiche Le Nouveau Réveil, propos extrait de l’intervention du président du FPI qui a souligné que la reprise du dialogue direct est déjà une grande avancée.

Revue de la semaine du 06 au 11 janvier 2014

Affi N’guessan veut-il plomber le dialogue politique ?

Affi N’guessan veut-il plomber le dialogue politique ?

L’actualité de la semaine est  dominée par la reprise du dialogue direct entre le pourvoir et l’opposition. Le quotidien Notre Voie indique que le Front Populaire Ivoirien s’est finalement excusé dans l’après midi du jeudi 9 janvier et n’a donc pas assisté à cette rencontre. Evoquant certaines raisons que le ministre d’Etat Jeannot Ahoussou a préféré taire, le parti fidèle à Laurent Gbagbo n’a pas pris part à la première rencontre qui marque le retour des activités du cadre permanent de dialogue, le CPD. Soir Info est de son côté revenu sur les principales revendications des partis d’opposition. Les préoccupations des partis politiques venus à la table du dialogue sont pratiquement identiques à celles soulevées par le Front Populaire Ivoirien et qui sont contenues dans les propositions des Etats Généraux de la République voulu par Pascal Affi N’guessan et exposé depuis plusieurs dans les colonnes du Nouveau Courrier. Ces préoccupations sont principalement le dégel des avoirs des personnalités politiques, la libération des prisonniers politiques, le financement des partis d’opposition et la régularisation de la situation des fonctionnaires en liberté provisoire. A cela s’ajoute deux autres préalables de l’opposition. Il s’agit de la refonte et de réorganisation de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et de la révision de la liste électorale dans l’optique des élections de 2015. Concernant cette dernière préoccupation, Le Patriote souligne que Youssouf Bakayoko le patron de la CEI a souligné que l’institution qu’il dirige est consciente de la nécessité de réviser la liste électorale de 2010 pour inclure les nouvelles personnes en âge de voter et celles qui ont été omises lors de la consolidation des fichiers électoraux. Pour le ministre d’Etat Ahoussou Jeannot l’absence du FPI de cette première rencontre du CPD n’est pas le symbole d’une quelconque panne du dialogue politique mais L’Expression ne voit pas les choses de cet œil. Pour le confrère Affi et sa suite font preuve d’arrogance ! Pour Ahoussou Jeannot le pouvoir d’Abidjan étant quêteurs de paix, il ira vers le parti de Laurent Gbagbo « probablement mardi prochain » pour échanger avec son président mentionne Notre Voie. Et si cette absence trouvait ses origines dans les suites de l’affaire le Front Populaire Ivoirien veut déstabiliser le régime des Houphouétistes ? Plusieurs tabloïdes Ivoiriens ont insisté sur le fait que le FPI serait en train de rechercher des connexions au Tchad après ses premières prétendues connexion djihadistes. Le dernier discours d’Affi N’guessan n’a pas arrangé les choses si bien que le quotidien Le Jour Plus ne passe pas par quatre chemins pour souligner que le FPI est à la tête d’une rébellion. Et le confrère d’expliquer en page intérieure ce que le parti de Laurent Gbagbo attend pour déclencher son offensive. « Si Ouattara ne change pas sa manière de diriger le pays tout risque de se mélanger » prêt-on à l’actuel numéro du FPI, propos qui selon le quotidien Le Temps fait trembler le régime Ivoirien. Avertissement politique ou réelle menace, en tout cas le Gouvernement n’a pas tardé à réagir. Par la voie de son porte-parole il, pour le gouvernement ivoirien, donne sa position officielle sur les propos d’Affi N’guessan. Bruno Nabané Koné le porte-parole du gouvernement affirme donc à la une du Nouveau Réveil que « Affi responsable de ce qu’il dit ! ».