Catégorie : Région

L’ONUCI initie un séminaire sur la réconciliation nationale

 

L'ONUCI soutien le processus de paix en Côte d’Ivoire

L’Opération des Nations Unies en Cote d’ivoire (ONUCI), poursuit  ses actions en faveur de la consolidation de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire. Dans ce cadre, s’est ouvert lundi  20 juin 2011, à Grand Bassam (20km d ‘Abidjan) un séminaire régional des leaders d’opinion des régions des Lagunes et du Sud-Comoé sur « l’engagement de la société civile et des médias  en faveur  du renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale ». Au nom du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Cote d’Ivoire, YJ. Choi , le Chef  de la délégation de l’ONUCI, Hamadoun Touré, Chef de la Division de l’Information Publique  a rappelé que ce séminaire  était  un moment spécial,  pour l’ONUCI et pour  les participants  de se retrouver  afin de  continuer le travail qui avait commencé et qui avait été suspendu en raison de la crise post électorale. Il s’agit, selon M. Touré, d’écrire une nouvelle page sur l’engagement des participants quant  au but recherché par ce séminaire. « La cohésion sociale  et la réconciliation nationale  sont des besoins pressants et immédiats en cette période post crise. Il était donc important pour l’ONUCI de l’initier avec  des faiseurs et des leaders d’opinion. C’est une harmonieuse alliance que nous faisons  entre les médias  qui donnent et font l’information et la société civile qui explicite l’information », a-t-il dit.

Pour le chef de la délégation, ces échanges entre ces groupes cibles, segments fondamentaux de toute société, visent à mieux préparer les populations sur les taches urgentes à réaliser pour un retour définitif de la paix. « La réconciliation va être  l’attitude  à avoir dans les jours, les semaines, les mois et  les années à venir, parce que l’avenir de la Côte d’Ivoire dépendra de la capacité des Ivoiriens à se réconcilier les uns  avec les autres » a précisé M Touré. Cette expérience qui sera étendue aux leaders d’autres régions du pays vise selon M Touré, à accompagner les Ivoiriens afin que la cohésion sociale soit une réalité et permette de relever les défis futurs. « Nous avons plusieurs échéances, politique, sécuritaire, sociale, militaire, législatives et cela nous interpelle en urgence afin que les Ivoiriens puissent  recoudre et consolider le tissu social », a-t-il indiqué avant de rassurer sur la disponibilité de l’ONUCI et de la communauté internationale  à accompagner les Ivoiriens dans leurs efforts pour relever ces défis. Pour sa part, le Préfet de Grand Bassam, Gninnia Doubou Bernard, s’est félicité de la tenue de ce séminaire à un moment où la Côte d’Ivoire  éprouve un besoin urgent de paix et est en quête d’une réconciliation entre différentes composantes éprouvées par  les différents conflits et crises. « Il faut atteindre une cohésion et une réconciliation nationale capable d’instaurer une paix  durable dans  nos villes, communes et villages, entre nos fils et filles, hommes et femmes. Cet idéal ne peut s’acquérir qu’en fédérant nos énergies », a-t-il soutenu.

Avant de souhaiter que ces travaux  aboutissent à l’instauration d’un climat post électoral apaisé, M. Gninnia avait souhaité au nom du maire de la ville, la bienvenue au x participants. Les travaux qui vont se dérouler sur deux jours vont permettre entre autres d’évoquer pour la journée,  des sous-thèmes comme, « éducation et culture de la paix, « rôle et responsabilité des leaders d’opinion », « médias et  cohésion sociale », « techniques de communication pour le changement  de comportement  pour la cohésion sociale et la réconciliation ». A terme, les échanges devraient aboutir sur des  recommandations  en faveur du renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale.



Yamoussoukro : la résidence de Nanan Boigny transformée en poudrière

 

La résidence de Houphouët Boigny à Yamoussoukro transformée en poudrière

A beau convoiter le harem de votre père de son vivant, vous ne pouvez en aucun cas transformer sa dernière demeure en crachoir dit le proverbe turque. En d’autres termes même quand on n’aime pas un homme de son vivant, à sa mort on évite de le vilipender ou de ternir son image. Malheureusement l’ancien président ivoirien à savoir Laurent Gbagbo n’a certainement jamais su ce que ce proverbe signifiait. Félix Houphouët Boigny, que tous les Ivoiriens respectaient et respectent encore ne jouissait auprès de la refondation que d’un statut de personnalité de seconde zone sinon comment expliquer que la résidence du père de la Nation Ivoirienne ait été transformée  en poudrière ? Depuis plusieurs mois les membres de la famille Boigny et les patriarches de la tribu akouê (tribu baoulé de Yamoussoukro) ont demandé au Préfet Dakoury et aux autorités militaires d’épargner à la mémoire du vieux une telle humiliation mais personne n’a levé le petit doigt. Pire la résidence servait à loger les mercenaires angolais et libériens et quand besoin se faisait sentir devenait un camp d’entrainement commando pour miliciens ! Laurent Gbagbo avait une drôle de manière d’agir pour quelqu’un qui se taguait d’être Houphouétistes et seul héritier digne du Père.

La chute de la ville a donné la possibilité aux FRCI de découvrir dans les sous-sol de la résidence des Boigny et de la résidence des hôtes (résidence des chefs d’Etat en visite), d’importante quantité d’armes. Cet armement est composé essentiellement de caisses de munition de différents calibres, de grenades, de roquettes pour hélicoptères de combat, de missiles, de mortiers 120 mn et leurs obus ainsi que d’autres équipements militaires des FDS transférés depuis 2002 des camps militaires vers ce lieu plein de symbole pour les Ivoiriens. Pour le commandant Chérif Ousmane c’est une situation inadmissible surtout qu’il s’agit d’un lieu où le Père de la Nation a vécu et où de nombreux chefs d’Etats de pays amis et frères sont logés quand ils sont en Côte d’Ivoire. « Quand vous regardez toutes ces armes stockées ici vous vous rendez compte que le Président Houphouët Boigny est vraiment mort ». « Ce palais pour moi n’est pas une simple poudrière mais une véritable dynamite qui peut sauter à la moindre étincelle » déclare Nanan Boigny III, le chef de village de Yamoussoukro. Pour lui c’est une grande satisfaction pour tout le peuple akouê mais également pour tous les Ivoiriens car le Palais qui fait la fierté de la Côte d’Ivoire sera libéré de ces engins de mort. La Côte d’Ivoire doit se résigner à vivre encore au rythme des découvertes macabres et surtout celles des caches d’armes car on est bien loin de s’imaginer la quantité de munition et d’armes disséminées par le régime de la refondation en Côte d’Ivoire.

Suy Kahofi (correspondance particulière de Yamoussoukro)



Le vent de la relance souffle aussi sur San-pédro

 

eburnietoday.mondoblog.org

Le vent de la relance souffle aussi sur San-pédro

La capitale de l’extrême ouest Ivoirien est en plein dans le mouvement de relance économique et de reprise des activités au plan socio-administratif. Le premier indice de cette reprise est le retour des navires marchand dans le port de la ville. En effet San-pédro abrite le premier port d’exportation de cacao au monde et la relance des activités sur cette plate forme économique signifie clairement la relance de toute l’économie de l’ouest Ivoirien mais surtout l’industrie cacaoyère de Côte d’Ivoire. Guy Manoir est le Directeur Commercial du PAS (Port Autonome de San-pédro) et pour lui le port vit de nouveau. « Nous sommes à une phase de reprise au niveau des activités du port de San-pédro. Nous recevons un premier navire aujourd’hui cela donne espoir, demain il y a un second qui arrive. Ils viennent débarquer des conteneurs vides afin de préparer la relance effective des exportations de cacao. C’est un soulagement lorsque nous voyons ces activités démarrer ce jour ».

Les populations de la cité portuaire sont heureuses de cette reprise dans la mesure où le port fournit environ 40% des emplois direct aux habitants de la ville. Le seul problème comme d’ailleurs partout en Côte d’Ivoire c’est la sécurité. A ce niveau le commandant des FRCI dans la région du Bas-Sassandra Coulibaly Djoman veut rassurer les habitants. « Nous sommes en train de faire notre travail de ratissage, récupérer les armes que les gens ont abandonné ça et là mais à côté de ça les activités ont repris. Nous demandons donc à tout le monde de s’inscrire dans cette logique parce que nous voulons redémarrer l’économie de la Côte d’Ivoire et nous avons besoin de tous les fils de ce pays pour le faire ». Le Commandant Coulibaly Djoman s’est aussi félicité de la reprise des  activités du port et dans l’administration. Il a noté une bonne entente entre FRCI et le personnel administratif de la ville, les responsables du port, les douaniers et la population de façon générale.

La Côte d’Ivoire, Premier pays exportateur de cacao au monde peut dire qu’avec la reprise des activités au Port Autonome de San-pédro c’est la vie économique qui est véritablement relancée. Les coopératives exportatrices quant à elles espèrent que les cours mondiaux des fèves brunes pourront permettre aux paysans de tirer profil des ventes après quatre mois passés à attendre. L’espoir de meilleures rentes dans la vente du café et cacao habite chaque Ivoirien car le fruit de la vente du binôme agricole fait tourner tout le pays.

Suy Kahofi (correspondance particulière de San-pédro)



Bouaké : reprise des cours ce lundi 28

La capitale du nord s’animera du mouvement des élèves

Bouaké, la capitale du nord de la Côte d’Ivoire a accueilli le Ministre de l’Education Nationale du gouvernement Soro, Mme Kandia Camara. Au cœur de sa visite la mise route d’une opération visant à relancer l’école dans les zones CNO. En effet en l’absence d’une école qui fonctionne correctement, des milliers d’enfants livrés à eux-mêmes risquaient de tomber dans la délinquance. Des écoliers, qui au lieu de rallier l’école comme chaque matin étaient obligés de s’adonner à des petits métiers comme charretiers, cireurs, vendeurs à la sauvette… Certains enseignants comme plusieurs autres fonctionnaires qui se disaient en danger ont quitté la zone CNO malgré l’appel du Premier Ministre Guillaume Soro à rester à leurs postes. Il faut ajouter à cela la violence qui s’empare de toutes les villes de Côte d’Ivoire et qui a poussé les plus optimistes à ne plus croire au sauvetage d’une année scolaire. Il faut dire que cette visite était attendue car l’école en zone CNO est confrontée à des difficultés comme le souligne Mr Kékémo Daniel directeur régional de l’éducation Bouaké 1. « L’insuffisance et le délabrement des structures d’accueil, les effectifs pléthoriques et l’indiscipline des apprenants, le déficit chronique du personnel enseignant et d’encadrement, l’absence d’une politique rigoureuse de formation continue et des résultats aux examens de fin d’année peu flatteur sont les problèmes majeurs de l’école » a-t-il souligné.

Il faut donc agir pour sauver l’école. Kandia Camara le Ministre de l’Education Nationale du gouvernement Soro à donc annoncé la réouverture de l’école pour ce lundi 28 mars non sans prendre le soin de présenter aux partenaires de l’éducation les mesures prises pour sauver l’école d’une année blanche.  « Nous avons décidé de la réduction des congés de pâques, le découpage de l’année académique en deux semestres, le report de la date des examens de la session 2011, l’organisation des examens dans le courant du mois de septembre et octobre ». Madame la Ministre a appelé les acteurs de l’éducation à s’armer de courage pour la réussite de cette opération de relance. Cette réouverture de l’école pourrait être très bénéfique aux autres enfants qui fuyant les violences à Abidjan se retrouvent aujourd’hui dans la zone CNO. Ils pourront grâce aux établissements relais retrouver une salle de classe pour continuer leur année. Notons qu’en 2002 lors de l’éclatement de la crise, les populations se sont déplacées en masse du nord vers le sud. Aujourd’hui malgré la propagande du camp Gbagbo visant à rassurer l’opinion nationale et internationale, c’est une migration qui se fait dans le sens contraire. La réouverture de l’école peut donc aider plusieurs enfants. Les acteurs mais également les partenaires de l’école en zone CNO conscients de la mission qui est la leur ont réaffirmé leur détermination à éviter aux élèves une année blanche. Notons qu’en ce jour l’école pourra reprendre également dans tout le pays à l’exception d’Abidjan.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


57 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi



Guiglo : le pillage en règle avant l’assaut des FRCI

 

Guiglo sous le régime de la terreur

Guiglo, localité située dans l’ouest de la Côte d’Ivoire est en ce moment le théâtre de toutes sortes de violences perpétrées par des miliciens et mercenaires envers les populations civiles. La ville, dans le collimateur des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) est encore sous le contrôle des FDS fidèles à Laurent Gbagbo et ces derniers ont voulu faire croire que les actes de pillages et de violence étaient à mettre à l’actif des éléments des FRCI. Après plusieurs jours de tergiversations et de guerre des communiqués, l’ennemi de l’ombre des populations innocentes de Guiglo a un visage. Les mercenaires libériens et les jeunes miliciens qui suppléent les FDS sont à la base des violences. Au compteur de leurs nombreux viols, actes qu’ils utilisent comme arme de guerre, les mercenaires libériens et les jeunes miliciens sillonnent la campagne pour arracher qui un vélo à un paysan non sans prendre le soin de le brimer, qui des vivres aux villageois qui sont menacés de voir leurs villages incendier, qui de l’argent en échange d’un enfant ou d’une femme enlevé. Plus grave, ils ont décidé de sévir également en pleine ville en s’attaquant aux humanitaires : deux agents de Save The Children ont été violenté et leur véhicule emporté. Ils ont aussi saccagé et pillé l’entrepôt du HCR non sans prendre le soin de repartir avec des véhicules de type 4×4. Toujours dans la région de Guiglo, des rapports font état de la disparition (assassinat ciblé) de 200 ressortissants de l’espace CEDEAO : il s’agit par ordre de Burkinabés, de Maliens, Guinéens, Togolais, Mauritaniens et Béninois.

Devant autant d’actes visant à créer la psychose au sein des populations ont se demande bien que font les FDS qui disent être dans la légalité face des ‘’rebelles’’ qui de leur côté tentent de rassurer les populations. Au demeurant, sachez que le Droit International stipule clairement que « toute force contrôlant de fait ou de facto une aire géographique se doit de protéger les populations se trouvant sous sa tutelle ». Aussi la protection de la ville de Guiglo revient aux FDS fidèles à Laurent Gbagbo et ils ne doivent pas fermer les yeux sur les violences faites aux populations. Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire n’attendent pas rester inactif et projettent même de prendre le contrôle de la ville pour sécuriser les populations c’est du moins le message du Général Gueu Michel, premier responsable du fuseau ouest des FRCI. « Nous avons chaque jour des parents et des amis qui nous appellent pour dénoncer des actes de violences et même des tueries, des témoignages qui font état d’atrocités de la part des miliciens et mercenaires. Il faut que cela cesse et nous attendons les ordres pour agir » a souligné le Général Gueu. Pour Mara Lanciné le porte parole militaire des FAFN à Man « aucun élément des FRCI ne se trouve à Guiglo et donc tout acte de violence est à mettre à l’actif des troupes de Laurent Gbagbo qui en sera le seul comptable devant les juridictions nationales et internationales ».

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


55 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi