Catégorie : Région

Fin de la 61ème session du comité régional de l’OMS

 

L’OMS Afrique s’engage pour l’amélioration de la santé des populations

Les lampions se sont éteints à Yamoussoukro sur la 61ème session du Comité Régional de l’OMS Afrique ce Vendredi 2 septembre. Cette rencontre en terre Ivoirienne a permis de dégager des orientations pratiques pour l’amélioration de la santé des populations africaines. Elimination de la rougeole d’ici 2020, éradication de la poliomyélite et adoption d’un fond africain pour les urgences de santé publique…telles sont entre autre les recommandations de cette session du comité régional de l’OMS.

Le Docteur Luis Sambo, Directeur Régional Afrique de l’OMS revient ici sur quelques résultats de cette rencontre. « Le fond Africain pour les urgences en santé publique : nous avons déjà franchi un premier pas grâce à l’approbation des Etats membres à contribuer volontairement et annuellement à un montant minimal de 50 million de dollars. Les discutions sur le financement de la santé ont mis un accent particulier sur l’importance des fonds domestiques des Etats membres comme mesures fondamentales du financement pour le développement sanitaire ». Le Docteur Luis Sambo s’est aussi félicité que pour la première fois l’OMS Afrique a pu réunir dans un même espace d’échange les ministres en charge des dossiers de l’économie et des finances et ceux de la santé. Pour le Professeur N’Dri Yoman Thérèse Ministre Ivoirien de la santé les principales questions liées à l’amélioration de la santé des populations africaines sont désormais élucidés. « Nos travaux ont dégagé des orientations pertinentes et pratiques pour l’amélioration de la santé des population de la zone Afrique de l’OMS. Ils ont porté sur des questions fondamentales comme le renforcement des systèmes de santé, l’accès aux soins pour les couches les plus défavorisées et la nécessité d’éradiquer les pandémies qui ralentissent la croissance du continent ». Elle a plaidé auprès des Ministres de l’économie et des finances africains venus à cette rencontre de l’OMS d’appuyer les ministres de la santé de leur pays respectifs pour que les résolutions prises lors de cette 61ème session puissent s’appliquer effectivement sur le terrain.

Les professionnels africains de la santé après la rencontre de Yamoussoukro ont décidé de se donner rendez-vous pour la 62ème session régionale de l’OMS Afrique à Luanda capitale de l’Angola.

SUY Kahofi



Bouaké : Les prérogatives de la Mairie sur les taxes en cours d’application

La Mairie de Bouaké veut percevoir désormais ses taxes

Bouaké la capitale du centre Ivoirien renoue petit à petit avec la normalité sur le plan des taxes et autres impositions. Le service financier de la Mairie de ladite ville vient d’organiser une rencontre avec les représentants des commerçants pour aborder la question du paiement des taxes municipales. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’application effective de la mesure de rétrocession des prérogatives des Mairies des ex-zones CNO par les Forces Nouvelles. C’est d’ailleurs cette mesure que confirme Bêma Fofana sous-directeur des finances à la Mairie de Bouaké. « Avec la nouvelle situation, nous avons signifié aux commerçants que c’est désormais la Mairie qui s’occupe du recouvrement des taxes. Avant la crise nous avions instauré des taxes qui n’étaient pas appliqué sur le terrain et cette rencontre a permis de les rappeler et surtout d’envisager leur application ».

Bêma Fofana a également rappelé que les agents des Mairies des zones CNO totalisent près de 102 mois d’arriérés de salaire et que ces taxes pourraient contribuer à la normalisation de leur situation. Malgré la bonne volonté affichée des nouvelles autorités Ivoiriennes la réalité de la collecte des taxes sur le marché se heurte encore au refus de certains éléments des Forces Nouvelles qui semblent ne pas se reconnaître dans la décision de leur hiérarchie ; Bêma Fofana s’explique. « Ces éléments en arme harcèlent nos collecteurs sur le marché et harcèlent même des commerçants. C’est vrai qu’aujourd’hui il n’y a plus de barrages sur nos routes mais les pratiques sont demeurées les mêmes. Il y a encore des individus à des corridors qui perçoivent encore des taxes et certains font encore les rondes journalières pour toucher encore un pécule ».

Les commerçants de la ville de Bouaké disent ne pas s’opposer au paiement des taxes mais demandent juste un peu de temps pour des raisons d’organisation liée à la fin de la crise et surtout des délais de livraisons. Sylla Mamadou, président des commerçants grossistes de Bouaké nous en dit un peu plus. « Nous les commerçants grossistes de Bouaké avons lancé des commandes à l’extérieur et je dois vous signifier que ces commandes mettent souvent trois à quatre mois avant d’arriver. Fort de cette situation qui est indépendante de notre volonté, nous demandons une période transitoire pour nous permettre de faire rentrer ces marchandises conformément à l’ancien système des taxes et impositions avant que la municipalité nous soumette à la nouvelle réglementation ». Sylla Mamadou souligne que cette requête s’adresse également aux autorités locales de la Douane et des Impôts.

SUY Kahofi



Yamoussoukro : l’O.J.A.U.D s’engage pour la paix et le développement

 

Le bureau exécutif de l’OJAUD

L’OJAUD, entendez l’Observatoire de la Jeunesse Africaine Unie pour le Développement vient de lancer officiellement ces activités ce vendredi 12 août à Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d’Ivoire. Cet observatoire réunissant plusieurs jeunes et doyens d’âge a organisé une cérémonie de présentation aux autorités politiques, administratives et religieuses de la cité des lacs. Le jour choisi par l’OJAUD pour lancer ses activités revêt un caractère particulier dans la mesure où le 12 août marque la Journée Internationale de la Jeunesse. Cette cérémonie suivie d’un cocktail s’est tenue sous la présence de Madame le Sous-préfet représentant le Préfet de la  Région des Lacs.

C’est à partir de 10 heures précise que la cérémonie marquant le démarrage officiel des activités de l’OJAUD à destination des jeunes Ivoiriens et Africains commencé avec le mot de bienvenu du Président Georges Zouhindé. Dans son allocution le Président de l’observatoire a souligné les problèmes qui minent le développement de l’Afrique depuis son indépendance et s’est attardé notamment sur les conflits qui divisent le continent noir. Il n’a pas manqué de préciser l’importance de la promotion du dialogue, de l’unité et de la paix comme facteur de développement de l’Afrique. A sa suite la Commission NTIC de l’OJAUD a animé l’étape la plus importante de cette cérémonie de présentation en proposant aux invités une diapositive de belle facture. Celle-ci met principalement en lumière les objectifs de l’observatoire qui, ont peut le dire sont nobles. L’OJAUD veut promouvoir une jeunesse africaine libre et entreprenante par des actions de lutte contre la pauvreté. Initier des campagnes de lutte contre la violence sous toutes ces formes notamment celles contre les femmes et les filles. L’Observatoire veut également promouvoir la protection de l’environnement, la santé et l’éducation pour tous par des actions ciblées vers les milieux défavorisés et les couches sociales à faible revenu.

Les autorités politiques, administratives et religieuses de Yamoussoukro fières qu’une telle initiative prenne vie dans leur localité ont marqué leur adhésion à la vision de l’OJAUD. Madame Sous-préfet qui représentait le Préfet de région a affirmé le soutien de l’administration locale à ce groupe de jeunes ambitieux qui entendent à partir de la Côte d’Ivoire promouvoir une action d’éclat pour le réveil de la jeunesse africaine. A la suite de Madame le Sous-préfet, le 3ème adjoint au Maire en père de famille avisé a prodigué de sages conseils aux membres de l’Observatoire afin que ceux-ci fassent au sein même des instances dirigeantes la promotion d’un esprit d’unité. C’est dans l’unité que l’Afrique sera forte et développé voici pourquoi l’OJAUD entend Penser pour Panser l’Afrique.

SUY Kahofi



L’ONUCI sensibilise les élèves du lycée des jeunes filles de Bouaké aux droits de l’homme

 

Bouaké la capitale du centre au rythme des droits de l’homme

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a animé le 3 août 2011, une séance d’information et de sensibilisation sur les droits de l’homme à l’attention des élèves du Lycée des Jeunes filles à Bouaké. Selon Flora Touali du bureau des Droits de l’Homme, cette sensibilisation a pour objectif de permettre aux jeunes filles de connaitre les notions de bases des droits  de l’homme. « Ces notions doivent se transformer en attitudes et reflexes. D’où la nécessité de les promouvoir particulièrement en milieu scolaire », a-t-elle indiqué. Pour Mme Touali, l’apprentissage des droits de l’Homme va inciter les jeunes filles à une meilleure prise de conscience et un plus grand sens de responsabilité.

Au cours de son exposé, elle a expliqué aux participantes que, l’homme et la femme ont les même les droits. Ce sont entres autres le droit à la liberté d’expression, d’être protégés contre les violences physiques et mentales, l’égalité des chances. « Les filles ont la responsabilité de travailler à l’école pour participer à la vie de leur pays comme les hommes, car de par son traitement spécifique parfois défavorable, la femme devient vulnérable. Osez, restez déterminées, studieuses pour que votre rêve devienne réalité…. car c’est  par le travail que tout devient possible pour les être humains »,  a-t-elle souligné S’exprimant sur le thème « Femmes et Droits de l’Homme »  Florence Addi, élève en classe de 1ère D et responsable du Club des droits de l’Homme a estimé que la connaissance de leurs droits les aidera ses camarades et elle à être les porte-étendards de la société de demain. « C’est pourquoi nous avons invité l’ONUCI pour nous éclairer sur les notions de droits de l’Homme », a-t-elle déclaré. Quant au proviseur du Lycée Baly Sita Coulibaly, elle a exprimé la reconnaissance et la gratitude du personnel éducatif et des élèves à l’ONUCI, qui pour elle, reste un partenaire privilégié. « Je suis persuadée que nous profiterons tous, élèves et éducateurs de cet enseignement », a-t-elle soutenu. Gbele Koné, censeur a, pour sa part,  plaidé pour que ce genre de séance d’information soit multiplié pour l’éveil des jeunes filles et surtout pour compléter leurs formations. « Lorsque la femme se porte bien, l’homme vit mieux  », dira t-il à la fin de la séance.

SUY Kahofi



72 heures de réflexion sur l’avenir de l’armée Ivoirienne

 

Pour la Côte d'Ivoire une armée digne!

« …c’est sur  ces mots que je déclare ouvert l’atelier de réflexion sur le thème quelle armée pour la Côte d’Ivoire nouvelle je vous remercie » Fin de discours et applaudissements ce mercredi 22 juin pour le Ministre Ivoirien délégué à la Défense. Pendant trois jours, Paul Koffi Koffi a supervisé à Grand-Bassam la cité balnéaire, un moment d’échange entre militaires et pouvoir sur l’avenir de la grande muette qui au fil des années est devenue un peu trop bavarde. Une reforme interne s’impose et dans son discours d’introduction le Ministre avait souligné déjà les enjeux de cet atelier de réflexion. « Nous sommes ici pour faire l’état des lieux au plan humain, matériel, logistique et financier en vu de construire notre nouvelle armée sur les bases les plus solides. Ils nous a été donné de mesurer l’état de délabrement avancé, le niveau de destruction et de pillage des locaux ainsi que de leurs équipements. Les archives ayant été détruites, l’armée doit reconstruire sa mémoire […] »

Au cœur de cette réforme, un point culminant qui attire toute l’attention du gouvernement, du Premier Ministre Guillaume SORO et de l’Etat major Ivoirien. Il s’agit du redressement des grades dans l’armée Ivoirienne et à ce sujet voici les explications de Soumaïla Bakayoko le cema des FAFN. « La Commission de redressement des grades va recevoir les réclamations portées par tous les militaires et gendarmes qui estiment qu’ils ont été l’objet d’injustice dans leur carrière. Fort de cela la commission va analyser et faire des propositions ». De son côté le cema des ex-FDS, Phillip Mangou espère pour son pays une armée digne. « Avant même la crise post-électorale nous avons travaillé ardemment à la réunification de notre armée et aujourd’hui c’est chose faite. Nous saluons donc cette réunification. Il s’agira de voir ce qui ne va pas pour avoir une armée digne de la Côte d’Ivoire ».

En ce moment où l’armée Ivoirienne fait son monitoring, il sera ingrat de ne pas se rappeler qu’à l’origine de ce mouvement de réunification des hommes en armes était l’accord complémentaire IV de Ouagadougou. Le Burkina Faso n’entend donc pas se mettre à l’écart et veut continuer d’accompagner le processus de paix en Côte d’Ivoire. Bourahima Baldini est le représentant spécial du facilitateur Blaise Compaoré. « L’armée nouvelle est l’un des accord qui est l’accord complémentaire IV de Ouagadougou. Le Burkina Faso va continuer d’accompagner la Côte d’Ivoire dans la mise en place et la consolidation de cette armée nouvelle ».

Au terme de cet atelier de réflexion des décisions importantes ont été prises. La première et la plus importante concerne les ex-combattants des FAFN. En effet 8700 d’entre eux seront reversés dans la nouvelle armée et 2300 volontaires associés aux FRCI le seront également. Deuxième décision importante, la Côte d’Ivoire ouvrira bientôt des postes d’attaché de défense auprès de la CEDEAO et de l’Union Africaine. D’importantes décisions ont également été prises concernant le code de la fonction militaire, la reforme de la justice militaire, le respect des droits de l’homme dans la conduite des opérations militaires et la lutte contre le racket. Toutes ces décisions et recommandations seront reversées au Chef de l’Etat et au Premier Ministre pour adoption.

Suy Kahofi