Football pour la paix avec le RASALAO-CI

La prolifération des armes légères constitue un problème de sécurité

Le Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’Ouest, section Côte d’Ivoire (RASALAO-CI) et son partenaire financier à savoir l’organisme Allemand GIZ (agence de coopération allemande) viennent de lancer un projet pilote pour la réconciliation. Il s’agit d’un séminaire de formation doublé d’une activité sportive baptisé « Football pour la paix« . Cette activité s’étendra sur toute la semaine du 15 au 21 octobre dans la localité de Bonoua. Ce projet est conduit également avec le soutien de la COMNAT-ALPC (Commission Nationale de Lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres). « Football pour la paix » vise à contribuer à la consolidation du processus de paix, à la réconciliation nationale et au rétablissement de la sécurité en Côte d’Ivoire par le désarmement civil. Selon Aka Victorien le Coordonnateur des points focaux du RASALAO-CI « la question de la circulation des armes légères et de petits calibres reste une problématique d’actualité car un nombre important de ces outils de mort sont encore en circulation en Côte d’Ivoire ». « Une arme n’est pas un « instrument » qui doit se retrouver entre les mains d’un civil. Aussi le RASALAO-CI, qui a hérité des activités de sensibilisation sur les armes légères de la part de la COMNAT-ALPC, met un point d’honneur à le faire comprendre aux populations » a ajouté Aka Victorien.

« Football pour la paix » est aussi une occasion de renforcer les capacités des points focaux du RASALAO-CI en vue de leur participation au désarmement civil. Deux formateurs venus du Rwanda aideront à la sensibilisation des jeunes. Il s’agit de Victor Emmanuel SEWABANA et Jean de DIEU KARERA respectivement Secrétaire exécutif et chargé de communication de l’ONG ESEPERANCE Rwanda. ESEPERANCE Rwanda a déjà une expérience dans l’utilisation du sport, particulièrement le football, comme moteur de sensibilisation. « Le football est aujourd’hui bien plus qu’un sport : il est un véritable outil de promotion des causes humanitaire. Aussi je crois que le RASALAO-CI peut réussir la mission de la sensibilisation sur les armes légères auprès des jeunes Ivoiriens à travers le football » soutient Jean de DIEU KARERA. Cette conviction dans le pouvoir du football est aussi partagée par KOFFI Phinées Casimir, secrétaire à la communication du RASALAO-CI. « Le choix du football n’est pas fortuit. Il a été fait à cause de l’amour que les Ivoiriens portent à ce sport. A travers ce projet nous organiseront des rencontres entre différentes composantes de la société pour décrisper l’atmosphère et établir un climat de confiance ».

Pour cette première de « Football pour la paix », un match opposera les jeunes de la cité de Bonoua aux éléments des Forces Républicaine de Côte d’Ivoire. Objectif, jeter les bases d’une franche collaboration entre les jeunes et les hommes en uniforme afin que les besoins sécuritaires de la ville soient jugulés par une compréhension réciproque de ces deux couches.

SUY Kahofi

Timide retour des populations dans l’ouest Ivoirien

Distribution de vivres par le Danish Refugees Council

Plus de sécurité pour un retour massif, voici le plaidoyer des populations de l’ouest Ivoirien qui petit à petit se remettent des dernières attaques qui ont endeuillé plusieurs familles. Dans les localités de Sakré, Taï et Para, l’heure est toujours à l’assistance humanitaire et au retour mais l’inquiétude de se retrouver nez à nez avec un mercenaire ou un dozo est grande.

Dix jours environs après les attaques de Para ayant entrainé des morts et d’important déplacement de population civile, le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires a diligenté une mission dans l’ouest du pays pour toucher du doigt les défis de la prise en charge des personnes déplacés. Il ressort des entretiens avec les autorités administratives, militaires et surtout les populations que l’heure est au retour malgré les inquiétudes sécuritaires. « Le retour vers les villages d’origine est une bonne chose puisse que c’est ce que les populations déplacées elles mêmes souhaitent mais ce retour doit s’effectuer dans certaines conditions. Il faut que le retour soit volontaire, dans des conditions de sécurité et dans la dignité c’est-à-dire lorsque ces personnes retourneront chez elles qu’elles puissent trouver à manger et se loger » soutient Ndolamb Ngokwey Coordinateur Humanitaire des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire. Sur la question de la prise en charge des personnes déplacées du fait des récentes violences, les humanitaires apportent un soutien direct aux populations qui n’ont pas fait l’objet d’un cantonnement sous la forme d’un camp. Des familles d’accueil reçoivent les déplacés qui bénéficie de vivre de la part du Danish Refugees Council. « Tout d’abord nous avons fait une assistance en biens non-alimentaires essentiels et nous l’avons fait depuis le 14 juin. Nous l’avons fait pour 1204 personnes parmi les plus vulnérables surtout celles venues de très loin. Ensuite nous avons réévalué la situation des déplacés dans leurs familles d’accueil ici à Taï et nous avons décidé d’appuyer ces familles d’accueil qui nous ont signifié leurs difficultés. Le 19 juin nous avons assisté 716 ménages et 2738 personnes ; aujourd’hui (20 juin NDLR) nous assistons 51 autres familles. Sur les deux jours nous avons déplacé 29,9 tonnes de vivre respectivement pour Taï, à Dahoubly et à Zaïpoubly juste pour aider la famille à tenir un mois » nous explique Jocelyn Brousseau est le coordonateur terrain ouest pour le DRC.

En l’espace d’une semaine la population de Taï estimé à 6.000 âmes est passée à 11.000 à cause du flux important de déplacés. S’exprimant au nom des autorités municipales, le deuxième adjoint au Maire Dézaï Joseph a souligné que plus de la moitié des déplacés ont regagné leurs villages. Bien que des inquiétudes liées à la sécurité demeurent les populations de Sakré et Para particulièrement aspirent dans l’ensemble au retour. « Je suis arrivé à Taï après l’attaque de Para et je veux me retourner chez moi sauf que j’ai peur. Les casques bleus de l’ONUCI que nous considérons comme nos protecteurs ont été tué : que dire de nous simple civils ? Nous voulons bien rentrer mais que nous réserve ces dozos qui lors de notre fuite nous ont empêché d’avancer » affirme craintif Blo Tary Sylvain un jeune homme venu de Para. Les dozos cités par ce déplacé auraient commis des exactions en représailles aux attaques de Para perpétrés selon certains villageois par des mercenaires libériens appuyés par des autochtones. Si d’un côté certains déplacés dénoncent la vendetta des FRCI et des dozos, l’autre partie des déplacés pointent du doigt des éléments non-identifiés se réclamant proche de l’ex-président Laurent Gbagbo. « Ceux qui attaquent disent qu’ils veulent le retour de Gbagbo et que sans lui il n’y aura pas de paix or moi je le rends responsable de ce qui nous arrive. Il a promis spolier les terres des allogènes pour les remettre aux autochtones et pendant dix ans les populations ont passé tout le temps à se bagarrer. Aujourd’hui ces mercenaires tuent à la machette pour éviter d’alerter les casques bleus et les FRCI avec leurs armes à feu. Nous dormons la peur au ventre car des rumeurs font état de miliciens formés dans un camp au Libéria et prêts à attaquer » souligne inquiet Kéïta Mamadou.

Pourtant de gauche comme de droite, autochtones ou allogènes, tous ont un même plaidoyer celui d’une meilleur sécurisation des hameaux disséminés dans la forêt de l’ouest. « Si l’ONUCI a été attaqué c’est qu’aujourd’hui c’est le monde entier qui est touché ! Que le monde se mobilise aux côté de la Côte d’Ivoire pour mettre fin aux agissements de ces hommes en armes qui attaquent depuis cette forêt dense du Libéria » plaide Kéïta Mamadou quand Koffi Kouablan Martine appelle le Président de la République à donner un sens à ses promesses en « assurant la sécurité des populations de l’ouest par un déploiement militaire plus dissuasif ». Pour faire face aux nouveaux défis humanitaires de l’ouest les besoins des clusters du GAP 2012 estimé à 173 millions de dollar sont en train d’être réévalués car à ce jour seul 42,7 million ont été réunis par les donateurs.

SUY Kahofi

La Direction Exécutive du FSDP rencontre les radios du District de Bouaké

Quelles sont les problèmes des radios de proximité Ivoiriennes?

Le Directeur Exécutif du Fonds de Soutien et de Développement de la Presse (F.S.D.P) Mme N’Guessan Bernise conduit depuis le 21 mai 2012, une « Mission d’analyse situationnelle, de suivi et de contrôle des radios privées non-commerciales du district de la Vallée du Bandama ». Il s’agit d’échanger avec les radios en général, de connaitre leurs conditions de travail, leurs difficultés, de recueillir leurs besoins, de faire le suivi des dons pour celles qui en ont bénéficié, mais également de présenter le F.S.D.P aux entreprises et organisations éligibles, aux autorités locales et aux leaders d’opinion. Le 21 mai 2012 à la Préfecture de Bouaké, la délégation du F.S.D.P a été reçue par le Préfet de la région du Gbèkè, M. Aka Konin. A cette occasion, il a eu à l’endroit de la délégation les mots suivants « Je vous encourage à faire cette mission, car elle permettra de favoriser la restructuration de ces radios et dans le même temps les aider. En effet, ce sont des radios utiles pour le District de Bouaké… je vous y encourage ».

Le jour suivant, c’est-à-dire, le 22 mai, Mme N’Guessan Bernise et son équipe ont eu une séance de travail à leur siège respectif avec les radios de Bouaké ; il s’agit de ‘’Média+’’, ‘’Al Firdaws’’ et Phénix’’. A chaque étape, le Directeur Exécutif du F.S.D.P a pu faire une présentation des textes fondateurs du F.S.D.P ; ses missions ; ses ressources ; ses appuis en faveur du secteur privé, les conditions d’éligibilité et d’accès aux subventions et dons ainsi qu’au cautionnement du FSDP. S’agissant de la radio ‘’Média+’’, c’est le chef d’antenne M. Boli Francis et l’ensemble de ses collaborateurs qui ont reçu la délégation du F.S.D.P. A la suite de la présentation faite par Mme N’Guessan Bernise, il y a eu des échanges constructifs avec les agents de cette radio qui ont reçu des éclairages sur les activités du Fonds. Le Directeur Exécutif et l’ensemble de ses collaborateurs ont ensuite effectué une visite guidée des installations de cette radio. La délégation du F.S.D.P s’est rendu par la suite dans les locaux de la radio ‘’Al Firdaws’’ où son directeur, M. Issa Kourouma et ses adjoints, MM. Adama Traoré et Adama Touré et ses collaborateurs lui ont réservé un accueil chaleureux. Mme N’Guessan Bernise a présenté le FSDP à cette radio confessionnelle. Le F.S.D.P a visité la même journée, la troisième radio de la ville de Bouaké, ‘’Phénix’’. Son directeur général, M. Lassina Sermé et ses collaborateurs ont écouté attentivement la présentation du F.S.D.P faite par la direction exécutive. Il y a eu des échanges avec les agents de cette radio qui étaient visiblement enchantés de cette visite du F.S.D.P. Après cette phase, Mme N’Guessan et ses collaborateurs ont eu l’occasion de visiter les installations de cette radio.

Le 23 mai 2012, la délégation du F.S.D.P s’est rendue à Béoumi, où elle a été reçue par le secrétaire général de la préfecture de ladite localité, M. Kouakou Yao Dinard. Après les civilités présentées à l’autorité préfectorale, la délégation du F.S.D.P a visité les locaux de la radio ‘’Goli Dandy’’. Son Directeur, M. Konan Koffi Germain qui avait à ses cotés ses collaborateurs a expliqué que sa radio a subi les affres de la crise post électorale ce qui a eu pour conséquence, le vol du matériel et le saccage des locaux. M. Konan a ajouté que grâce aux récents appuis du F.S.D.P, sa radio a bénéficié d’équipement en matériel et émet à nouveau. Le 24 mai 2012, la délégation du F.S.D.P était à Dabakala, où elle a présenté ses civilités au préfet, M. Barro Abdou Karim avant de rencontrer le maire résident de la commune de Dabakala, M. Bakary Diaby qui a, au nom du maire Jean Louis Billon souhaité la bienvenue à la délégation du F.S.D.P dans sa circonscription. Le préfet de Dabakala a fait remarquer à la délégation du F.S.D.P à propos de la ‘’radio Sénéyo’’ ceci : « pendant la crise, cette radio nous a énormément aidé. C’est grâce à cette radio que des communiqués appelant à la cohésion sociale et à la paix ont pu être diffusés et cela a eu un impact positif sur les populations, je les félicite. Seulement, ils n’ont pas les moyens pour le fonctionnement de leur radio. La puissance de leur émetteur est faible à tel enseigne que quelque fois d’autres radios les brouillent. Il faut qu’elle soit aidée ».  Le directeur de cette radio, M. Kouassi Christophe dit Christ Kader et ses collaborateurs ont écouté attentivement la présentation du FSDP faite par la direction exécutive. Les agents de cette radio ont eu des échanges avec la délégation du F.S.D.P, afin de mieux comprendre le type de soutien que le F.S.D.P pourrait leur accorder. Le même jour, Mme N’Guessan Bernise et ses collaborateurs ont été reçu par le Préfet de Katiola, M. Bamba Souleymane. Il a félicité le F.S.D.P pour ses appuis en faveur du secteur des médias en Côte d’Ivoire. Il y a eu également une présentation du F.S.D.P aux responsables de ‘’Radio pulsar’’. Le Président du Conseil d’administration de cette radio, M. Traoré Mamadou Franck après la présentation du F.S.D.P a rappelé que grâce aux dons du F.S.D.P, sa radio émet à Katiola. Il a profité de cette rencontre pour exprimer les besoins de sa radio.

Le 25 mai 2012, la délégation du F.S.D.P était dans les locaux de la ‘’radio Tchewy’’ de Tiébissou. Bien avant, Mme N’Guessan et les membres de sa délégation ont été reçu par le préfet de cette circonscription Mme Guettey Bernadette. Une fois dans les locaux de la ‘’radio Tchewy’’, c’est MM. Djè Kouadio Edmond représentant le président du Conseil Général de Tiebissou (promoteur de ladite radio), Kouadio Konan Patrice, directeur de cette radio et ses collaborateurs qui ont reçu la délégation du F.S.D.P. Après la présentation du Fonds, les responsables de cette radio ont eu des échanges au cours desquels ils ont exposé leurs difficultés et besoins.  La même journée, la délégation du F.S.D.P a été reçue dans les locaux de la ‘’radio Nobel’’ de Djébonoua par son premier responsable, M. Konan Sylvain. A cette étape, le F.S.D.P a été présenté aux agents de cette radio qui ont également eu des échanges avec la délégation pour mieux comprendre les méthodes et les axes d’interventions du FSDP. Il faut faire remarquer qu’à la suite de ces visites, les préoccupations des radios privées de Bouaké , Béoumi, Dabakala, Katiola, Tiebissou et Djébonoua se résument en quatre points essentiels:

  • le besoin de formation des agents de la radio
  • l’équipement en matériels de travail et mobiliers de bureaux
  • le besoin de moyens de mobilité, notamment des motos
  • une subvention de fonctionnement des radios.

Ces radios pour la plupart évoluent dans des conditions difficiles avec souvent des locaux dans un état de décrépitude.  Il faut indiquer par ailleurs que les responsables des différentes radios ont salué l’approche pragmatique de l’appui du F.S.D.P à leur structure respective, ce qui permet d’ailleurs, à la direction exécutive de mieux cerner leurs préoccupations. A la fin des différentes rencontres, les responsables des radios ont dit avoir eu une meilleure compréhension des missions du F.S.D.P.  Restent à visiter pour la délégation du F.S.D.P les radios des localités de Sakassou et M’Bahiakro.

Des mécènes Ivoiriens s’engagent pour la cause des enfants

 

Pose de la première pierre par la Ministre Jeanne Peuhmond et compagnie du Prof Fassinou Fondateur de Children Hope international

L’ONG panafricaine Children Hope international vient de se lancer dans un ambitieux mais noble projet celui de mobiliser des mécènes Ivoiriens pour bâtir le premier centre de prise en charge totale des enfants en difficultés. Il s’agit de ceux rendus vulnérable du fait du VIH, des orphelins de la guerre mais aussi ceux en difficultés abandonnés dans les rues. Le projet aura un coût total de 2 milliards 116 millions de franc CFA entièrement financé par l’ONG et des partenaires tous Ivoiriens. Le complexe dont la première pierre vient d’être posée sera composé d’un hôpital moderne, d’une école, d’une pouponnière et d’un centre agro-pastoral. Ce projet s’inscrit dans le cadre des actions de l’Etat pour la prise en charge des OEV mais de l’action de chaque Ivoirien pour le bien être des enfants. « L’orphelinat aura une capacité de 200 lits, le centre médico-social 150 lits et un atelier d’apprentissage et une école. Le complexe agro-pastoral aura une superficie de 15 hectare et son objectif sera d’assurer aux pensionnaires une auto-suffisance alimentaire » affirme Professeur Fassinou, fondateur de l’ONG Children’s Hope International. La mobilisation d’un mécénat 100% Ivoirien était à l’origine un projet que d’aucun trouvait surréaliste au début de la conception du projet. Malgré cette appréhension, les Chefs d’entreprise Ivoiriens ont répondu favorablement à l’appel du Professeur Fassinou. Parmi ces mécènes nous pourrons citer SETACI, la CDCI, les Studio Fifty Four, Flash Intervention, SOTACI, Carré d’or… Le groupe d’assurance NSIA, filiale de la BIAO fait parti de ces entreprises. Madame Diby Directeur du développement du groupe nous explique pourquoi son entreprise s’engage pour la cause des enfants. « L’assurance à tout de même un côté social et c’est un peu dans ce cadre que nous intervenons aux côtés de Children Hope International. Dans notre organisation la plupart des Directeurs sont des femmes et en nous engageant dans ce projet c’est une manière de contribuer au développement social des enfants et par ricochet de la femme ».

Croire au potentiel de l’Afrique certains le disent, d’autre y croient et c’est cette dernière frange qui s’engage pour que le sud puisse se mobiliser pour trouver des solutions aux besoins du sud. Le mécénat ne signifie pas obligatoirement tendre la main à l’occident mais il peut aussi se faire grâce à l’engagement de chaque Ivoirien pour le bien être de ses concitoyens quelque soit ses ressources. Mr Chaudron patron du groupe SETACI représentant le constructeur KIA Motors estime « qu’un tels projet pour les jeunes est une opportunité que les entreprises Ivoiriennes doivent saisir pour accompagner le projet en vue de le voir émerger. La jeunesse Ivoirienne a souffert durant ces dix dernière années et elle a le droit de croire en un avenir radieux, en un avenir fait d’espoir ». La Côte d’Ivoire attend beaucoup de ce complexe dédié à l’enfant car il sera aussi un centre d’accueil pour d’autres besoins d’urgence tels que les cas d’accident pour lesquels les blessés doivent être convoyés du nord vers d’autres régions. Pour que ce projet puisse véritablement avancer, l’ONG Children Hope International a sollicité Dr Ibrahim RAAD en qualité de coordonnateur National. Notons qu’il assure déjà la coordination des activités de l’ONG au Sénégal. Dr RAAD a accepté d’accompagné la Côte d’Ivoire dans ce projet non sans reconnaître en toute modestie que la tache sera immense mais pas impossible à surmonter. Dans 18 mois ou tout au plus 24 le complexe dédié à l’enfant sera opérationnel mais avant la date d’inauguration des bâtisses, les populations de N’Zokossou (département de Sakasou) où sera logé le centre ne cachent pas leur joie. Serons-nous spectateurs lorsque des enfants meurent ? A cette question les partenaires de l’ONG Children Hope International répondent NON et s’engagent pour que le Centre N’Nafissou soit une réalité.

SUY Kahofi

Lancement de la semaine de l’agriculture durable, initiée par l’ONG OPESEA-VIE a Divo

 

L’agriculture doit s’inscrire dans une logique de développement durable

L’Organisation pour la Prévention de l’Environnement, la Santé, l’Education et l’Agriculture-VIE (OPESEA-VIE) a procédé au lancement officielle de la Semaine de l’agriculture durable,  placée sur le thème ‘’l’agriculture durable, moyen efficace de lutte contre la pauvreté et le chômage’’. L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a pris part ce mercredi 08 février 2012 à la présentation de ce projet. La cérémonie a été présidée par le Sous-préfet Central de Divo, Mathieu Lago Digbeu, en présence du représentant du maire, des responsables administratifs, de la chefferie traditionnelle, des opérateurs de la filière agricole et d’un assez nombreux public. Le représentant du maire, Jean Tekpo Lida a souhaité la bienvenue aux participants et souligné que le thème méritait d’être suivi avec la plus grande attention parce que le domaine de l’agriculture est le plus grand pourvoyeur d’emplois sûrs à la jeunesse. Il a exhorté les acteurs de la filière agricole à s’approprier le concept et à en faire un cheval de bataille, à travers une agriculture saine, débarrassée du travail des enfants. « Cultivez la paix pour que notre pays sorte définitivement de la crise », a-t-il lancé.

Dans son allocution, le Sous-préfet Central, Mathieu Lago Digbeu, a rassuré les organisateurs, sur la disponibilité du gouvernement à les accompagner dans leur quête du bien-être des populations du Lôh Djiboua et de la Côte d’Ivoire. « L’agriculture durable utilise des pratiques limitant l’érosion et la dégradation des sols, réduit l’usage d’intrants pour protéger les ressources en eau. Elle ne porte pas atteinte à l’intégrité des personnes et des êtres vivants », s’est-il réjoui. Faisant un clin d’œil aux changements climatiques, il a suggéré d’adapter l’agriculture aux aléas climatiques et de produire en fonction du temps. « Aujourd’hui, avec une population galopante, les terres cultivables sont devenues rares, rendant la cohabitation de plus en plus difficile entre les différentes communautés. Il nous faut donc adopter les comportements nouveaux, en faisant siennes les valeurs de l’agriculture durable, si nous voulons préserver notre avenir et garantir celui des générations futures », a-t-il estimé. Le Représentant de l’ONUCI, Idrissa Koné a, quant à lui, justifié la présence de la mission à cette cérémonie comme s’inscrivant dans le cadre des initiatives de la mission, qui visent à accompagner les autorités et toutes les populations ivoiriennes, dans leurs efforts pour une sortie de crise effective. Il s’agit selon lui  de se conformer au triptyque sécurité-renforcement de la cohésion sociale-développement, qui constitue une priorité pour l’ONUCI et la communauté internationale.

Rappelant à l’assistance que chaque fille et fils de la Côte d’Ivoire avait un rôle à jouer dans ce processus, M. Koné a réitéré la disponibilité de l’ONUCI à poursuivre son appui aux autorités et au peuple ivoirien pour une sortie de crise effective et pour la réussite de ce processus de la reconstruction de la paix et de la relance du développement. Les responsables de la Direction départementale de l’agriculture, de la Direction Régionale de la promotion de la Jeunesse et du Service civique, du Conseil général, sont intervenus pour apporter leur caution et soutien à cette initiative. Enfin, le Commissaire Général, Vazoumana Koné a pour sa part, présenté le contenu, les objectifs et les résultats attendus à l’occasion de cette semaine, avant de se prêter aux questions des opérateurs de la filière agricole et des populations. Un point de presse a mis fin au lancement de cette semaine de l’agriculture durable à Divo.