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Archives pour la catégorie ‘NTIC & Hi tech!’

La Radio des Nations Unies (ONUCI Fm) lance un album pour la paix

06/04/2012 Aucun commentaire

 

Fréquences Nationales d’ONUCI Fm, la fréquence de la paix

La radio de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire, ONUCI FM a procédé au lancement, ce vendredi 6 avril 2012, de son album de treize chansons dédiées  à la paix, au siège de la mission onusienne, à Sébroko. Selon Martin Moalli, initiateur du projet « Album de la paix », la musique est le moyen par excellence pour faire passer le message de la cohésion sociale, de la réconciliation et de la paix. « Il fallait trouver des personnes capables de nous aider en cela. Nous avons fait un casting et nous avons sélectionné des artistes et des compositeurs que nous pensions être les meilleurs dans leur catégorie », a soutenu M. Moalli. Une vingtaine d’artistes dont la plus connue est Nash et des paroliers comme Mendoza, de la célèbre émission « Le Kpapkato pressé sur ONUCI FM », ont travaillé à cet album.

« Ça a été un véritable plaisir pour moi de composer des chansons. J’en ai composé treize, dont trois ont été choisis parmi lesquels ‘’l’étranger n’est pas un danger’’. C’était la première fois que j’écrivais des paroles pour des chansons » a indiqué Mendoza. Le projet « Album de la paix », qui avait commencé avant la crise post électorale, a mis une année avant de voir le jour. Les treize titres de l’album sont tous des appels au pardon, à la réconciliation, à la cohésion sociale et à la paix. Il convient de noter que le lancement de cet album s’est fait au cours de  l’émission le « 7-12 », animée par Annie Dago d’ONUCI FM.

Guillaume Soro et ses collaborateurs se forment à la maitrise des réseaux sociaux

02/04/2012 Aucun commentaire

Guillaume Soro et ses collaborateurs en formation

Soucieux de la formation et de l’encadrement de son équipe de communication, le Président  de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Soro Kigbafori Guillaume a initié ce vendredi 30 mars 2012 une séance de formation avec ses collaborateurs sur l’utilisation de l’Internet en général et des réseaux sociaux en particulier.

Rassemblés autour de lui dans une salle climatisée logée au sein d’une villa à la Riviera Golf, une vingtaine d’agents de son service de communication a été formée à la maitrise des réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook, plateforme d’échanges planétaires via internet. Ce sont M. Koné Seydou et Mlle Arthuriane de Abidjan.net qui ont été cooptés par Le Conseiller en Communication, M. Touré Moussa pour cette séance de Formation. Pendant environ 3 heures de temps, ces deux (2) férus d’internet ont expliqué au Président Guillaume Soro et à ses collaborateurs en communication le fonctionnement, la pratique et le bien-fondé de l’utilisation des réseaux sociaux. Et c’est très décontracté et avec plaisir que Guillaume Soro ne s’est pas point gêné pour souvent interrompre ‘’ses professeurs’’ lorsqu’il n’assimilait pas bien une leçon. C’est aussi souvent qu’il le faisait sciemment pour permettre à certains de ses collaborateurs, un peu réservés, vu sa présence, de mieux comprendre. Cette séance a été importante pour lui, car désormais le monde étant un village planétaire, Guillaume Soro a décidé d’échanger et de s’ouvrir au monde vu son aura politique. C’est tout satisfait qu’à la fin de cette séance de formation que le président Soro Kigbafori Soro a souhaité offrir une glace à son service de Communication au Restaurant ‘’Chez Paco’’ au II Plateaux à Cocody. Là aussi, ce fut une atmosphère bonne enfant. L’honorable Guillaume Soro a saisi cette occasion pour raconter des blagues et pour se remémorer des souvenirs avec des anciens camarades qu’il a rencontrés sur les lieux, notamment avec Le journaliste Beugré Joachim.  L’Honorable Guillaume Soro a quitté les lieux sous les ovations des petits badauds et de quelques fans postés sur la voie en face dudit restaurant.

1 milliard pour une fréquence télé en Côte d’Ivoire !

07/03/2012 un commentaire

 

Ibrahim SY Savané Président de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle

Les professionnels des médias sont impatients de voir la loi sur l’audiovisuelle de 2004 porter très rapidement ses fruits surtout au niveau du processus de libéralisation de l’espace audiovisuel. Sur ce dossier les choses avancent plutôt bien et la HACA (Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle) est aujourd’hui à même d’avancer certains chiffres liés au processus. A titre d’exemple les dispositions techniques de la Côte d’Ivoire lui permettent d’autoriser 5 nouvelles fréquences pour les télévisions. Il y a six mois environ la caution pour le dossier de demande de fréquence était à 500 millions, aujourd’hui il est passé à 1 milliard de CFA ! Les autorités Ivoiriennes veulent avoir la certitude que les demandeurs réuniront les moyens techniques et financiers pour pouvoir pérenniser la vie des télévisions qui seront créées. Pour le Président de la HACA, la Côte d’Ivoire a besoin de médias performants et concurrentiels capables de soutenir son développement économique et culturel. L’Etat Ivoirien ne veut donc pas se lancer dans une aventure sans lendemain mais bien au contraire il veut se donner tous les moyens de réussir sa libéralisation. « Nous sommes en train de recenser les fréquences ensuite nous allons préparer des dossiers d’appel d’offre et une commission de neuf membres va se réunir pour le dépouillement et l’attribution des fréquences. Les promoteurs seront des entrepreneurs audiovisuels à la tête de sociétés bien structurées capables de produire des émissions en adéquation avec les besoins de la population » nous explique Ibrahim SY Savané Président du HACA.

Si le HACA a déjà une idée de ce que doivent être les futures télévisions privées Ivoiriennes, elle n’est toujours pas capable de donner une date précise à laquelle les nouvelles chaînes pourront être visibles sur le petit écran. La raison est toute simple, un certain nombre de décisions administratives qui doivent être prises pour que la libéralisation soit effective n’ont pas totalement abouti. Les décrets ont déjà été signés par le Président de la République mais la commission d’attribution des fréquences n’a pas encore été mise sur pied. « Je ne peux pas vous donner une date précise à laquelle la commission d’attribution des fréquences pourra siéger mais je peux vous garantir que toutes les parties-prenantes dans le processus sont à pied d’œuvre pour que cette commission soit opérationnelle » soutien SY Savané.

Les demandes affluent depuis plusieurs mois au siège de la HACA mais le nombre de ces demandes va certainement s’amenuiser au fur et à mesure que les conditions d’obtention des fréquences seront rendues publiques. Celles qui sont déjà connues sont les suivantes : le demandeur doit être une société de droit Ivoirien, avoir un cautionnement d’un milliard, être capable de payer des redevances annuelles qui avoisinent les 100 millions voir plus…La décision consolidant ces mesures a été déjà prise en Conseil des Ministres et tout promoteur qui frappera désormais à la porte du HACA évoluera en terrain connu. La grogne se fait déjà entendre au sein de la classe des professionnels des médias, certains estiment qu’il s’agit d’une loi faite pour proposer une libéralisation sur papier et vicier l’esprit de libre concurrence qui est sensé prévaloir dans l’univers de la communication.

SUY Kahofi

L’ONUCI forme les medias et la société civile au renforcement de la cohésion sociale

01/03/2012 Aucun commentaire

Les médias ont un rôle important à jouer pour l’instauration d’une paix durable

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), a entamé mardi 28 février 2012 à Duékoué (502 km d’Abidjan), un atelier de formation en faveur des médias et des membres de la société civile des régions du Guémon  et du Cavally. Prévu sur deux jours,  cet atelier dont le thème est ‘’La contribution des médias et de la société civile au renforcement de la cohésion sociale, de la réconciliation nationale, de la reconstruction et du développement locale ‘’, a été animé par Ladji Sidibé de l’Unité médias et développement et Michèle Wabo de la Section des Affaires civiles de l’ONUCI, tous  deux, experts en la matière de la mission.

Le représentant de l’ONUCI, Alpha Kabiné Dioubaté, Conseiller électoral, est revenu sur le bien fondé de cet atelier et rappelé que les travaux visent à familiariser les participants aux outils favorisant la paix, la cohésion sociale, la réconciliation nationale, la reconstruction et le développement local. « C’est dans l’esprit des hommes que naissent les conflits et donc, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever le sens de la paix. Je voudrais que la paix et le renforcement de la cohésion sociale vous habite »,  a recommandé M. Dioubaté. Pour Mme Kadidia Ledron, chef de l’Unité Medias et Développement de la Division de l’Information publique de l’ONUCI, cet atelier vise à renforcer le ciment de la cohésion sociale, la réconciliation nationale et favoriser les conditions d’une reconstruction rapide dans les régions du Cavally et du Guémon, à travers la mise en place de nouvelles passerelles entre médias et société civile. « Cet atelier est la 11ème étape d’un programme, qui a démarré à Bouna. Il a couvert aujourd’hui tout le pays. Il vise selon Mme Ledron, à créer les conditions optimales pour que les radios de proximité et la presse écrite deviennent des acteurs clé dans ce processus. « La cohésion sociale constitue le second pilier nécessaire pour consolider les acquis sur le terrain du renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale », expliquera-t-elle.

Pour le préfet de Duékoué, Benjamin Effoly, cet atelier est essentiel pour le renforcement de la cohésion sociale, car il se tient dans un contexte où la ville sort des élections législatives partielles avec toutes les rumeurs, les échos qui avaient contribué à exacerber l’anxiété des populations. Il a ainsi appelé la presse à plus de sincérité et à écrire des faits tels qu’ils ont été dits ou vécus. Il a souhaité que les résolutions issues de cet atelier les aider à mieux faire leur travail.  A l’endroit de la société civile, il a adressé les recommandations suivantes. « Jouez le rôle d’arbitre et non de diviseur. Votre rôle est important, vous devriez faire en sorte que l’intérêt de notre pays soit privilégié », a-t-il dit en espérant que « les résolutions de cet atelier permettent au  département de faire un pas en plus » a-t-il poursuivi. Pour le 5ème Adjoint au maire, Denis Badouon, il s’agit de la énième opportunité que leur offre l’ONUCI de renforcer leurs capacités en matière de cohésion sociale, de réconciliation, de reconstruction et de développement local. « Sans paix ; il n’y a pas de développement et sans développement, il n’y a pas de paix » a-t-il indiqué. Selon M. Badouon, les médias demeurent incontournables dans le processus de réconciliation de la société ivoirienne. Il a souhaité que cet atelier accouche des résolutions pertinentes, d’utilité locale, voire nationale pour le retour définitif de la paix dans le Cavally et le Guémon.

Cybercriminalité : la marche vers une juridiction commune pour l’Afrique

24/02/2012 Aucun commentaire

 

L’Afrique doit avoir des textes de loi sur la cybercriminalité

Trois jours ont permis aux experts africains de réfléchir sur la mise en place d’un texte commun de lutte contre la cybercriminalité. L’atelier qui a débuté à Abidjan le 20 février et s’est achevé le 22 février avec la rédaction d’un projet. Ce texte qui se présente sous la forme d’une convention a été rédigé après un atelier à Abidjan et celui-ci doit faire l’objet d’étude dans chaque pays africain en vue de son adoption par l’Union Africaine. Il servira alors de support de lutte contre la cybercriminalité pour tous les Etats Africains signataires. Le choix d’Abidjan pour abriter cet atelier n’est pas fortuit, la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le premier eldorado de la cybercriminalité en Afrique et l’expérience de la lutte contre ce fléau dans le pays peut bien servir à toute l’Afrique.

L’harmonisation des législations en matière de lutte contre cybercriminalité a été au cœur de cet atelier pan-africain qui vient de s’achever à Abidjan. L’objectif des délégués venus de tout le continent est de mettre sur pied une politique juridique commune pour contrer cette nouvelle forme de criminalité. « Au niveau de la CEDEAO nous avions déjà un cadre communautaire sur la cybersécurité et l’Union Africaine a estimé que cette initiative devait être élargit à tout le continent Africain. Je dois vous signifier que le cybercriminel n’est pas dans l’impunité, il est sous l’empire du droit pénal en attendant l’intégration de nouvelles infractions qui vont encore le punir plus sévèrement » nous explique Sévérin Guibésongui président de l’atelier de réflexion d’Abidjan.

En matière de politique nationale de lutte contre la cybercriminalité, l’exemple de lutte et de répression de la Côte d’Ivoire a été salué par les experts africains. L’expérience Ivoirienne et les méthodes utilisées n’ont pas manqué d’orienter les experts sur les politiques possibles à ficeler pour asseoir un système de lutte commun à l’échelle Africaine. Abraham DJEKOU coordonnateur national Côte d’Ivoire pour la lutte contre la cybercriminalité fait le point de l’expérience Ivoirienne. « Depuis 2009 jusqu’à aujourd’hui il y a plus de 155 cyberescrocs qui ont été jeté en prison et je dois reconnaitre que les peines privatives de liberté ne sont pas suffisamment fortes parce que l’infraction est qualifiée comme escroquerie via Internet. Avec la nouvelle loi qui entrera en vigueur les sanctions seront plus fortes ». Au terme de l’atelier d’Abidjan un projet de convention africaine sur la lutte contre la cybercriminalité a été remis aux experts. Son adoption après étude sera un grand pas pour l’Afrique dans sa politique global de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. « Aujourd’hui, le principal problème de la cybercriminalité c’est l’impunité ! Vous volez à quelqu’un ses données sur une clé USB, vous escroquer quelqu’un en ligne, vous avez des personnes qui s’attaquent à des systèmes d’information, on peut par exemple pirater un compte bancaire…mais imaginez-vous que vous soyez dans un Etat où il n’y a pas de texte ? Je soutiens donc que cette convention permettra aux Etats d’avoir des textes juridiques sur lesquels ils pourront s’appuyer pour lutter contre ce fléau » affirme le Professeur Cissé ABDOULAH, chargé du projet de convention.

SUY Kahofi

Quelle attitude face à la presse ?

16/02/2012 Aucun commentaire

 

Que font-ils ? Ils s’informent à travers les titres !

« Je regarde le journal à la télévision pour m’informer et je lis aussi les journaux ou plutôt je fait le titrologue. Lorsque je vois les titres et je lis le contenu je me rends compte qu’il  a une différence » affirme Francine K. « Je parcoure les journaux quand j’ai le temps mais j’écoute aussi la radio. Je marque que pour le même fait les journalistes donnent plusieurs versions en fonction que le quotidien soit bleu ou vert » soutien Koffi E. A l’image de ces deux Ivoiriens interrogés nombreuses sont les personnes en Côte d’Ivoire qui émettent de sérieux doutes sur le contenu de l’information distillée par les organes de presses nationaux. L’avènement du multipartisme autour des années 1990 a occasionné une floraison de journaux dont certains sont adossés à des chapelles politiques. Le même fait est commenté d’une parution à l’autre avec une telle passion et avec des titres incendiaires qu’ils jettent le plus souvent la psychose au sein de la population. Alors quand la presse Ivoirienne passe son temps à déformer les faits pour des raisons politiques, le peuple préfère ne plus croire aux journalistes ! « Croire aux commentaires ? Pas vraiment il y a tellement d’informations que je n’arrive plus vraiment à croire ! J’émets des doutes sur ce qui est dis par les journaux et les titres sont si alarmants que souvent je me dis que le pays est en danger et que nous vivons dans une situation de guerre latente » nous explique Syvain O. un huissier de justice. « Nous sommes obligés de lire les journaux parque que sans eux nous ne savons pas ce qui se passe dans le pays. Quand vous ne les lisez pas vous êtes moins inquiet mais quand vous avez le premier titre entre les mains vous êtes automatiquement affolé ! A force d’être dans le doute d’un titre à l’autre vous n’arrive plus à savoir qui dis la vérité » soutien Francine K avant de nous dire qu’elle n’a plus confiance aux journalistes.

Il n’ ya pas que les journalistes qui tordent le cou à l’information. Ils se contentent d’écrire dirons-nous mais le danger permanant dans ce circuit de l’information viciée est le Titrologue ! Ce mot désigne ces personnes qui en Côte d’Ivoire se contentent de lire les titres sans jamais s’attarder sur le contenu. Pire ils alimentent la rumeur par leurs propres commentaires qui le plus souvent contribue à accroitre les craintes des populations. Mr Bognon est professeur de lettre moderne il s’insurge contre cette pratique. « Je déplore l’attitude de ces personnes parce que le lecteur se doit d’être réellement informé. Ce que je demande à ces personnes c’est lorsqu’elles sont marquées par un titre, elles doivent s’efforcer d’acheter le journal pour le lire. C’est à ce moment seulement qu’elles seront utiles à ceux à qui elles veulent porter l’information. Si vous vous basez sur les titres en disant simplement « j’ai entendu dire » ou « j’aurais appris que » vous donnez dans la désinformation et c’est dangereux ». Les titrologues sont aussi des acteurs clés du réseau des rumeurs car au-delà du titre ils inventent toute une série de commentaires personnels. Ces commentaires loin de la réalité transmise par le journaliste jettent le discrédit sur le quotidien.

Alors face aux titrologues, à la rumeur, au manque de confiance aux journalistes et au contenu des quotidiens comment se rapprocher de la vérité ? Le Chercheur et Sociologue Rodrigue Koné du CERAP, le Centre de Recherche et d’Action pour la Paix et Responsable de la Recherche de l’Institut de la Dignité et des Droits Humains propose ici une piste de solution. « Pour avoir une bonne information il faut voir le contenu du journal avant de donner un point de vue. Prendre le journal et voir son contenu ne suffit pas car il ne faut pas se limiter à un seul journal. Il faut se référer à plusieurs journaux pour arriver à se faire une opinion et je dirais que cela revêt du bon sens ! Si vous vous attardez sur un seul titre vous vous inscrivez dans une logique de confortation de vos propres idées et vous serez en ce moment dans une logique idéologique de la recherche de l’information et non dans la logique citoyenne ». Une recherche crédible de l’information par le peuple passe aussi par un toilettage de la presse et surtout un journalisme de qualité basé sur le respect scrupuleux des règles de déontologie de ce métier noble. Voici pourquoi Mam Camara le Président de l’UNJCI (l’Union des Journalistes de Côte d’Ivoire) ne cesse d’appeler ses confères à plus de professionnalisme. « J’invite chacun pour cette année 2012 à un strict respect des faits : contentez vous en temps que journaliste de décrire les faits et laissez de côté les commentaires personnels. Soyez responsable, corporatistes afin que la presse soit réconcilié avec le peuple » recommande Mam Camara.

SUY Kahofi

Les radios privées non commerciales s’impliquent pour la cohésion sociale et le développement local

14/02/2012 Aucun commentaire

 

Les animateurs des radios non-commerciales du nord

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a débuté ce mardi 14 février 2012, à Korhogo, à 600 km au Nord d’Abidjan, un séminaire de trois jours, à l’attention de trente cinq (35) radios privées non commerciales, des régions  du Poro, du Tchologo, du Bounkani, de la Bagoué, du Guemon, du Tonkpi, du Haut Sassandra et du Bêré, sur le thème : « La contribution des radios privées non commerciales à la cohésion sociale et au développement local ». Au nom de la délégation de l’ONUCI, Munda Baruti, de la Division de l’Assistance Electorale, a remercié les participants pour leur disponibilité et mobilisation à cette session de formation qui vise non seulement à renforcer les capacités des animateurs et des journalistes des radios locales mais également leurs contributions au processus de réconciliation nationale et au renforcement de la cohésion sociale après la crise postélectorale.

« En devenant des acteurs clefs du maintien et de la consolidation de la cohésion sociale et du développement local, en faisant connaitre les défis du développement local de vos régions respectives, en diffusant des informations fiables et crédibles, vous susciterez l’intérêt des organisations de développement à travailler avec vos stations radios », a-t-il déclaré. Ce séminaire a été marqué par quatre communications suivies d’échanges qui ont porté sur les modules suivants :  »Prévention, gestion et règlement des conflits : Principes et dynamiques » ; « Les radios privées non commerciales et le développement local » ; « Les techniques de production radiophonique : Les formats ou genre radio » et « L’écriture radiophonique ». Ces modules ont été  respectivement animés par Eba Tanoh, de la section des Affaires Civiles, Karamoko Bamba, président de l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire (URPCI) et Ladji Sidibé, de l’Unité Développement des Medias de la Division de l’Information Publique. Des échanges, des travaux en plénière et des exercices pratiques permettront aux participants des radios de proximité de comprendre amplement les différents sujets abordés afin d’accomplir aisément leur mission dans ce processus de réconciliation et de reconstruction nationale.

Radios Communautaires et paix en Côte d’Ivoire

14/02/2012 Aucun commentaire

La radio au service de la paix

A l’occasion de la première journée mondiale de la radio je suis allé à la rencontre des professionnels qui animent l’univers des radios communautaire en Côte d’Ivoire pour savoir ces radios pouvaient contribuer à asseoir un climat de paix en plein processus électoral.

Les radios communautaires sont celles qui sont les plus proches des populations. Elles constituent donc un moyen privilégié pour les autorités locales et nationales de se rapprocher des populations. La Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette règle mais dans le contexte de sortie de crise qui marque l’actualité du pays, les autorités veillent à ce qu’il n’y ait pas de dérives susceptibles de mettre à mal la cohésion sociale. Les craintes de autorités Ivoiriennes sont fondées dans la mesure où certaines radios communautaires ont été utilisées pour relayer des propos haineux lors de la crise post-électorale issue de la présidentielle. D’autres élections, cette fois-ci locales sont programmées pour se tenir avant la fin de l’année et les professionnels des radios communautaires veulent se mettre résolument au service de la paix et de la cohésion sociale pour des élections apaisées.

Les radios communautaires ou de proximité

En Côte d’Ivoire c’est sous l’appellation radio de proximité que les chaînes de radios communautaires sont connues. A la faveur du premier mouvement de libéralisation de l’espace audio-visuel, plusieurs fréquences en FM ont été attribuées à des particuliers, des Mairies, des Conseil Généraux et des Communautés villageoises pour mettre en onde des émissions sensées soutenir le développement socio-économique des localités où les stations rayonnent et surtout promouvoir la cohésion sociale. Konan Konan Sylvain est le Directeur de programme de NOBEL Fm la radio de proximité de la commune de Djébonoua. Il a décidé pour le cas particulier de sa station de promouvoir le dialogue entre jeune pour rapprocher les communautés. Il nous explique comment les radios de proximité peuvent contribuer à consolider la paix. « En véhiculant des messages de paix, en couvrant des activités de règlement de conflit et en donnant la parole à toutes les couches sociales et ethniques d’une cité, la radio peut contribuer à la cohésion sociale. La communication est le fondement des échanges entre les être humain et pour le cas de Nobel Fm nous avons décidé d’utiliser la radio pour regrouper les jeunes qui sont les premiers à être sacrifié sur l’autel de l’orgueil politique. Les jeunes sont eux-mêmes les promoteurs de l’émission qui les rapproche par les ondes ». Les professionnels des radios de proximité sont conscients du rôle qu’ils ont à jouer pour promouvoir la paix mais il arrive que dans un contexte de crise des dérives puissent être signalées. L’évolution des médias aidant, les radios de proximité ont eu le droit de traiter l’information et donc de travailler avec des journalistes professionnels. C’est à ce niveau que le plus souvent les patrons de ces radios de proximité sont interpellés pour des propos ou des émissions qui attisent des haines tribales ou communautaires. La Côte d’Ivoire étant en plein processus électorale après les violences de la présidentielle de novembre 2011, il est important pour ces journalistes de jouer la carte de l’apaisement. Karamoko Bamba est le Président de l’URPCI, l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire il nous explique quelle doit être l’attitude du journaliste en période électorale si celui-ci veut préserver un climat de paix. « Le journaliste doit pouvoir tendre son micro à tous les partis, il doit traiter l’information de façon impartiale, il doit traiter l’information qui lui parvient avec responsabilité car en période électorale les rumeurs sont omniprésentes et il doit vérifier la source de l’information avant de la diffuser. C’est sur ces notions de base que nous insistons auprès de nos collaborateurs ».

Des radios de proximité citoyennes

Bien qu’étant autorisées à émettre dans un rayon de 100 km à vol d’oiseau, les radios de proximité ont su se faire une place dans l’univers audio-visuel du pays si bien qu’elles sont devenues des moyens de promotion des activités socio-économiques et humanitaires. Pour l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire qui initie des formations pour les hommes de média, les radios de proximité ne doivent pas sous-estimer leur impacte sur la vie social du pays et leur rôle dans l’instauration d’un climat de paix autour du processus électoral. Qu’attend l’ONUCI des radios de proximité pour des élections municipales et régionales apaisées ? Voici l’élément de réponse d’Amadoun Touré, le porte-parole de la mission onusienne. « Nous attendons de ces radios pour les élections avenirs un bon comportement comme à la présidentielle, ne pas annoncer les résultats avant la CEI (Commission Electorale Indépendante), ne pas jeter de l’huile sur le feu, se contenter de faire de l’information citoyenne qui est une information très importante et très noble pour les populations et s’inscrire dans le processus de paix ». Veiller à ce qu’il n’y ait pas de dérives verbales, ethniques ou politiques relayées par les radios de proximité lors des élections avenirs, c’est également l’une des missions de la HACA, la Haute Autorité de la Communication Audio-visuel qui tout en félicitant les radios de proximité pour leur excellente couverture de la Présidentielle et des législatives entend les épauler pour les rendre plus utiles à la Côte d’Ivoire. KONE Siméon est Responsable de la Cellule Juridique de la Haute Autorité de la Communication Audio-visuelle il nous explique comment la HACA entend accompagner les radios de proximité. « Nous allons encadrer ces radios pas seulement attendre des dérives pour aller à la sanction. Leur donner des outils nécessaires par la formation pour qu’elles puissent respecter les textes qui régissent leur existence. Au final c’est surtout les amener à faire de l’information citoyenne et à ne pas donner dans la politique politicienne pour attiser les haines ».

SUY Kahofi

L’ONUCI explore les moyens d’impulser la cohésion sociale avec des journalistes des radios privées non-commerciales

28/01/2012 Aucun commentaire

Studio radio

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a organisé du 25 au 27 janvier 2012, un séminaire sur « la contribution des radios privées non commerciales au renforcement de la cohésion sociale », à Kotobi, localité située à huit kilomètres de Bongouanou et à environ 210 km d’Abidjan.

Ce séminaire, organisé dans le cadre des Journées de l’ONUCI (JDO) de Bongouanou, était destiné aux journalistes et animateurs des radios privées non commerciales de huit régions de l’Est du pays: le Gontougo, le Boukani, l’Indenié-Djuablin, les Perles, les Grands Ponts, l’ Iffou, le N’Zi et le Sud Comoé. S’adressant aux participants à l’ouverture du séminaire, le Directeur par intérim du Bureau de l’information publique de l’ONUCI, Hamadoun Touré, a invité les participants à soutenir les autorités locales à relever les trois défis auxquels elles se trouvent confrontées : la sécurité, la cohésion sociale et la réconciliation nationale. Il les a ensuite invités à appliquer, au quotidien, les principes fondateurs du métier de journalisme et à s’approprier les valeurs éthiques et déontologiques de la profession.

Le 26 janvier, les vingt-deux (22) journalistes et animateurs se sont engagés devant les autorités administratives, religieuses, coutumières et la population de Bongouanou à accompagner la réconciliation nationale et la cohésion sociale en étant de véritables instruments de paix dans leurs localités respectives. Ils se sont engagés à permettre un accès égal à leurs antennes à toutes les composantes sociales de leurs régions et à produire des émissions de sensibilisation sur la réconciliation à travers une exploitation professionnelle des techniques de production radiophonique. Les journalistes et animateurs ont souligné qu’ils souhaitent contribuer davantage au développement local et soutenir les acteurs du monde rural, et ils se sont également engagés à combattre la rumeur et à bannir tout propos haineux de leurs antennes. Le séminaire était organisé autour de trois modules : Radio et renforcement de la cohésion sociale, les Techniques de production radiophoniques, les Genres et Formats Radio.

 

UNJCI forme les journalistes avec le soutien de l’Ambassade des USA

25/01/2012 Aucun commentaire

 

Journalistes Ivoiriens en formation

L’UNJCI, l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire en partenariat avec l’Ambassade des Etats Unis à Abidjan a initié ce 24 janvier un séminaire de formation à l’attention des journalistes Ivoiriens. Ce séminaire qui s’est tenu toute la journée du 24 (8 h 30 – 17 h), a réuni une vingtaine de journalistes des organes nationaux. Jonathan Cebra en sa qualité de Conseiller de Presse et des Affaires Culturelles de l’Ambassade des USA dans son mot de bienvenu a souligné que « les Etats Unis à travers cette formation entend apporter tout son soutien au processus de démocratisation de la Côte d’Ivoire par une aide à la presse pour promouvoir la liberté d’expression ». Pour coller avec cette vision, trois thèmes ont été retenus : techniques de reportage et code de déontologie en Côte d’Ivoire, rôle des médias dans la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance et le rôle des médias dans la promotion des droits de l’homme.

Le journaliste et juriste Yao Noel, président-fondateur de l’UNJCI et un des rédacteurs du code de déontologie a développé le premier thème du séminaire (techniques de reportage et code de déontologie en Côte d’Ivoire). On retiendra de cette communication que le journaliste doit savoir tourner le dos au pot de vin pour rendre compte de façon objectif de l’évènement qu’il couvre. Il doit savoir se démarquer dans son investigation des méthodes qui s’apparente au vol de document ou a la diffamation. Le code de déontologie étant pour le journaliste ce que le coran est pour le musulman, une copie du ‘’texte sacré’’ a été remis à chaque séminariste. Pour sa part M. Manlan Ehounou le Président de l’ONG Transparency Justice conformément au thème rôle des médias dans la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance, a invité les journalistes eux-mêmes à tourner le dos à la corruption pour mieux lutter contre ce fléau à travers des enquêtes poussé sur la question. L’absence de corruption dans la roue administrative rapproche le contribuable de l’appareil de gestion du pays et instaure un climat de confiance. La culture de la bonne gouvernance se pratiquant à tous les niveaux, c’est depuis leurs organes respectifs que les journalistes doivent être des modèles pour être des donneurs de leçon à la société. La Côte d’Ivoire sort de crise et la question des droits de l’homme n’a pas été oubliée. Comment les médias peuvent-ils contribuer à la promotion des droits l’homme ? L’élément de réponse se trouvait dans l’exposé du Maitre Drissa Traoré, premier vice-président de la CNDHCI. Dans un contexte post-crise assez sensible comme celui de la Côte d’Ivoire, le journaliste ne doit pas se faire l’écho des appels à la haine tribale et doit surtout éviter dans ces écrits les propos subjectifs capables de mettre à mal la cohésion sociale.

Le séminaire de formation s’est achevé par des travaux de groupe suivi de la remise des diplômes. Mam Camara le Président de l’UNJCI a tenu à souligner que durant l’année 2012 un accent particulier sera mis sur la formation et les renforcements de capacité des journalistes pour que les reproches fait à la presse en 2011 ne soient plus qu’un vieux souvenir.

SUY Kahofi