Archive

Archives pour la catégorie ‘Non classé’

Lutte contre la fuite des noix de cajou

17/04/2012 Aucun commentaire

 

Noix de cajou

L’anacarde est aujourd’hui l’or vert pour de nombreux paysans du nord de la Côte d’Ivoire et cette culture faire vivre un nombre important de famille. Malheureusement les revenus des paysans sont en chute libre et la côté part revenant à l’Etat en termes de recette à l’exportation est tout aussi menacé par le phénomène de l’exportation illégale des noix de cajou. L’ARECA, l’Autorité de Régulation du Coton et de l’Anacarde a décidé de stopper ce phénomène en mobilisant paysans et autorités autour du problème.

Le gouvernement ivoirien a décidé d’aller en guerre contre les exportations frauduleuses de noix de cajou vers les pays frontaliers qui ont atteint au cours de la campagne écoulée un record de plus de 100.000 tonnes représentant le quart de la production nationale. Les stratégies de lutte ont été examinées lors d’un atelier de trois jours à Bondoukou, dans l’est du pays, sur le thème « Porosité des frontières et exploitations frauduleuses des noix de cajou ». Selon Bamba Mamadou président du conseil d’administration de l’Autorité de régulation du coton et de l’anacarde ARECA, la région de Bondoukou est non seulement l’une des plus importantes zone de production de l’anacarde en Côte d’Ivoire, mais également la plus grande porte de sortie frauduleuse des noix de cajou vers le Ghana, particulièrement, à cause de la porosité des frontières. « La situation inquiète l’Etat », a-t-il indiqué relevant qu’en 2011 moins de 280.000 tonnes de noix de cajou avaient été enregistrées au port d’Abidjan pendant que le Ghana dont la production nationale est estimée à 25.000 tonnes a transformé au plan local environ 17.000 tonnes et exporté près de 125.000 tonnes de noix de cajou. L’atelier, qui a été initié à la faveur du lancement officiel de la campagne de commercialisation de la noix de cajou au titre de l’année 2012, a permis de réfléchir sur les stratégies à mettre en place en vue mettre fin au phénomène de fuite des noix. L’atelier a également permis de faire un diagnostic objectif des causes de fuite des noix de cajou vers les pays frontaliers, notamment le Ghana, d’identifier les mesures adéquates permettant de lutter efficacement contre le phénomène, de sensibiliser les acteurs de la filière sur les bonnes pratiques en matière de qualité et de sensibiliser les autorités sur les dispositions réglementaires mises en place pour encadrer la campagne 2012. La Côte d’Ivoire est le premier pays africain producteur de noix de cajou et deuxième au plan mondial après le Vietnam.

SUY Kahofi

Paix et stabilité au sein de l’Union du Fleuve Mano

27/03/2012 un commentaire

 

Table de séance lors de la cérémonie d’ouverture de la rencontre d’Abidjan

Abidjan abrite du 26 au 28 mars 2012 une rencontre dédié au droit de l’homme et à paix en Afrique de l’ouest particulièrement au sein de l’Union du Fleuve Mano. L’UFM regroupe la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Ce séminaire a pour objectif de renforcer la participation de la société civile dans le domaine de la paix, de la stabilité et des droits de l’Homme au sein de l’Union du Fleuve Mano (UFM). Une cinquantaine d’experts issus de la société civile de l’UFM présents à Abidjan se pencheront sur les défis à la stabilité politique tels que l’organisation d’élections libres et paisibles, le maintien de la cohésion sociale et l’administration de la justice de manière équitable. Ce séminaire de haut niveau des Experts de la société civile de l’Union du Fleuve Mano (UFM) sur le thème « Paix et Stabilité au Sein de l’Union du Fleuve Mano », s’est ouvert lundi 26 mars 2012 à Abidjan en présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest Said Djinnit, du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan et du Représentant de la Secrétaire générale de l’Union du Fleuve Mano.

Pour le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, cette initiative des Experts de la société civile de l’Union du Fleuve Mano sur le triptyque, paix- stabilité-développement vient à point nommé. « Elle porte sans conteste  le témoignage  des vertus d’une politique saine d’intégration des Etats  et de la vision  prospective d’une société civile qui tient à jouer son rôle », a-t-il fait remarquer en ouvrant les travaux. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest Said Djinnit, a souligné la fragilité de la paix et de la stabilité dans la sous-région ouest-africaine avec les différentes crises des 10 dernières années, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali récemment, au Libéria et même au Sénégal qui a cependant connu un dénouement heureux avec la présidentielle du 25 mars 2012. « Au-delà du rôle des gouvernements et des différentes parties prenantes aux crises dans la sous-région, la société civile a joué et doit continuer de jouer un rôle dynamique dans la promotion, la préservation et la consolidation de la paix et de la démocratie. En tant que responsable africain, je n’oublierai jamais le rôle clé joué par la société civile de la région du Fleuve Mano, notamment les femmes du Fleuve Mano, dans les efforts courageux déployés par les dirigeants de la sous-région dans le dénouement des conflits fratricides au Libéria et en Sierra Leone », s’est-il félicité. Au nom de Mme Saran Darba Kaba, Secrétaire générale de l’Union du Fleuve Mano, son Représentant en Côte d’Ivoire, Assouakon Angui a rappelé que cette rencontre s’avèrait importante car le rôle de la société civile n’est pas toujours clairement perçu dans les États de l’UFM tant par les concernés que par les politiques qui entendent les utiliser pour parvenir à leurs objectifs de conquête ou de conservation du pouvoir. « Le présent atelier vient répondre à l’une des questions cruciales sur le rôle que la société civile doit jouer dans la quête et le maintien de ces valeurs fondamentales », a estimé M Angui. Pour sa part, Mme Afia Asantewa Asaré-Kyei d’OSIWA, a indiqué que son groupe visait les mêmes objectifs que l’Union du Fleuve Mano et attendait les conclusions du présent séminaire pour déterminer son implication et la nature de son appui aux différentes initiatives qui seront prises dans ce sens.

A la fin de la rencontre ces experts formuleront des recommandations pratiques et novatrices pour renforcer les contributions de la société civile aux efforts de l’Union du Fleuve Mano et de ses Etats membres en faveur de la paix, de l’égalité du genre et du respect des droits de tous les citoyens. Le séminaire est organisé sous l’égide du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) en collaboration avec le Secrétariat de l’Union du Fleuve Mano, Initiatives pour une Société Ouverte en Afrique de l’Ouest (OSIWA) et l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).

SUY Kahofi

Abdoulaye WADE loin du complexe de la défaite

26/03/2012 Aucun commentaire

 

MACKY SALL le nouvel homme fort de Dakar

Contrairement à certains qui s’accrochent au pouvoir au point de conduire leur peuple à la guerre civile après les élections, Maître Abdoulaye Wade bien que contesté par le Sénégal est sorti non pas par la petite porte mais par la grande. A 85 ans, même s’il a perdu le soutien politique du peuple, il lui reste au moins la lucidité d’un homme sage qui aura fait l’économie de pertes inutiles en vies humaines. « Nous garderons notre maturité politique jusqu’à la fin et contrairement à ce que certains pensent le schéma Ivoirien ne se reproduira pas au Sénégal » m’avait signifié Demba Dia un ressortissant sénégalais lors des élections. Le Sénégal, exemple de démocratie ne recul donc pas bien au contraire. L’esprit d’alternance qui souffle sur le pays depuis Senghor continue de souffler sur le pays avec l’arrivé de Macky Sall aux affaires. En dépit des craintes suscitées par la nouvelle candidature du président Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007, la victoire acceptée de son ancien ministre et Premier ministre qu’il appelait son « apprenti », est le signe de la vitalité démocratique du Sénégal ! « Mes chers compatriotes, à l’issue du second tour de scrutin de dimanche, les résultats en cours indiquent que M. Macky Sall a remporté la victoire », a déclaré le président Wade, selon un communiqué diffusé dans la soirée par la présidence. « Comme je l’avais toujours promis, je l’ai donc appelé dès la soirée du 25 mars au téléphone pour le féliciter », a expliqué le chef de l’Etat sortant. « Vous avez été nombreux (…) à vous rendre aux urnes et à voter librement, dans le calme et la sérénité », et « je vous félicite tous et toutes pour la part déterminante que chacun de vous a jouée dans ce processus », a-t-il ajouté. Dans un premier communiqué, la présidence avait fait état du coup de fil du président Wade à son challenger, confirmant l’information diffusée par les médias publics (agence de presse et télévision). En Côte d’Ivoire, les représentants du PDS que nous avons pu joindre étaient certes déçus mais ont hautement apprécié le geste de Maître WADE.

« Ce (dimanche) soir, un résultat est sorti des urnes, le grand vainqueur reste le peuple sénégalais », a déclaré de son côté M. Sall lors d’une conférence de presse dans la nuit dans un grand hôtel de la capitale. « Je serai le président de tous les Sénégalais », a-t-il promis, remerciant notamment le président Wade pour son appel téléphonique. « Ce soir une ère nouvelle commence pour le Sénégal », s’est félicité le vainqueur du scrutin, qui lui aussi a salué la maturité des électeurs et de la démocratie sénégalaise. « L’ampleur de cette victoire aux allures de plébiscite exprime l’immensité des attentes de la population, j’en prends toute la mesure. Ensemble, nous allons nous atteler au travail », a-t-il conclu. « C’est encore une preuve de la maturité du peuple sénégalais et de la classe politique », a commenté le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargée de superviser le scrutin. Les premiers résultats officiels sont attendus pour mardi ou mercredi, mais les chiffres égrenés depuis la fermeture des bureaux de vote à 18 h 00 GMT par les médias sénégalais et ceux de l’extérieur donnaient M. Sall, 50 ans, en tête dans la plupart d’entre eux. Avant même l’annonce de sa victoire, des milliers de personnes se sont rassemblées devant le siège de campagne à Dakar de Macky Sall, aux cris de « Macky président », « Cette fois ça y est! » ou « On a gagné » et en dansant au son d’une musique rythmée poussée à fond par une puissante sonorisation. Des scènes de liesse similaires ont eu lieu toute la soirée dans plusieurs quartiers de Dakar, y compris au cœur de la ville, Place de l’Indépendance, proche du palais présidentiel. Hormis l’action d’hommes armés qui ont perturbé le vote dans quelques bureaux en Casamance (sud), région en proie à une rébellion indépendantiste depuis trente ans, aucun incident grave n’a été signalé lors du scrutin dans le reste du pays. Le Sénégal est souvent cité comme l’un des rares exemples de démocratie en Afrique, en particulier en Afrique de l’Ouest régulièrement secouée par des violences politico-militaires, comme en témoigne le coup d’Etat qui a renversé jeudi au Mali voisin le président Amadou Toumani Touré. La campagne a donné lieu à quelques incidents entre partisans des deux candidats, sans commune mesure toutefois avec les manifestations et les violences avant le premier tour du 26 février et qui avaient fait entre 6 et 15 morts selon les sources, et au moins 150 blessés. Au total, quelque 300 observateurs étrangers ont surveillé le vote, notamment de l’Union africaine (UA), de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union européenne (UE).

SUY Kahofi

Le CAP-2012 pour la Côte d’Ivoire est lancé !

16/01/2012 Aucun commentaire

 

Camp de réfugiers dans l'ouest de la Côte d'Ivoire

La question des réfugiers en Côte d’Ivoire demeure toujours préoccupante neuf mois après la fin de la crise post-électorale. C’est pour trouver une réponse immédiate et surtout durable à cette situation que le Bureau de Coordination de l’Action Humanitaire des Nations Unies OCHA, le Ministère Ivoirien en charge des affaires sociale et leurs partenaires se sont réunis ce 16 janvier à la salle de conférence du ministère des affaires étrangères pour procéder au lancement du Processus d’Appel Consolidé pour la Côte d’Ivoire. Ce projet humanitaire aura une durée d’un an et devra au bas mot mobilisé des ressources à hauteur de 173.089.333 dollars US. Cette somme doit répondre aux besoins de 186.000 personnes déplacées Internes et 161.061 réfugiers Ivoiriens dont 135.208 au Libéria.

Le lancement du CAP 2012

La cérémonie de lancement du CAP 2012 pour la Côte d’Ivoire a eu lieu ce lundi 16 janvier sous la présence effective de Mr Gilbert Kafana Koné ministre d’Etat, ministre de l’emploi, de la solidarité et des affaires sociales et de Mme Catherine Bragg la Sous-secrétaire Générale aux Affaires Humanitaires des Nations Unies et Coordinatrice Adjointe des Secours d’Urgence. Cette cérémonie a réunit les agences spécialisées des Nations Unies opérant en Côte d’Ivoire et les Ministères techniques Ivoiriens. Au cours de la série des allocutions, Gilbert Kafana Koné ministre d’Etat, ministre de l’emploi, de la solidarité et des affaires sociales a remercié les humanitaires et les ONG pour leurs actions divers en faveur des réfugiers et déplacés Ivoiriens. Il a surtout souligné la nécessité d’agir conjointement (Agences des Nations Unies-ONG-Etat de Côte d’Ivoire) pour être plus efficace sur le terrain. Il n’a pas manqué de situer le contexte dans lequel le CAP-2012 est lancé. « Le processus d’appel consolidé 2012, élément de planification stratégique et de mobilisation de ressources intervient dans un contexte d’amélioration significative de la situation humanitaire. Au titre des mouvements de population il convient de noter une légère baisse du nombre de personnes déplacées internes présents dans les sites d’accueil ainsi que celui des sites eux-mêmes. Il est à souligner des retours massifs organisés et spontanés de ces personnes dans leur milieu d’origine ». Malgré ces quelques embellies d’énormes problèmes sanitaires et socio-économiques persistent ! Le CAP-2012 se donc présente comme une réponse à ces besoins. N’Dolamb N’gokwe le Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire après un exposé global de la situation humanitaire en Côte d’Ivoire n’a pas manqué de souligner les missions du CAP-2012. « Il s’agit d’abord d’identifier et de soutenir des solutions durables pour le retour volontaire des déplacés et des réfugiers, d’améliorer les conditions de vie et de protection des populations les plus vulnérables et finalement de réduire les risques de toute nouvelle crise ». Mme Catherine Bragg a précisé le contexte de sa mission non sans prendre le soin de souligné la nécessité de redoubler d’effort pour répondre aux besoins des réfugiers.

La mission humanitaire de Madame Bragg

Pour piloter le projet CAP-2012 et pour booster l’action humanitaire et remobiliser le gotha des donateurs et des partenaires au développement, Mme Catherine Bragg la Sous-secrétaire Générale aux Affaires Humanitaires des Nations Unies et Coordinatrice Adjointe des Secours d’Urgence séjourne en ce moment en Côte d’Ivoire. Elle aura un programme chargé fait d’échange avec les représentants des agences de l’ONU opérant en Côte d’Ivoire, les Ambassadeurs et surtout les autorités Ivoiriennes qui ont le leadership de l’action humanitaire en Côte d’Ivoire. « L’objectif de cette visite est d’évaluer la situation humanitaire neuf mois après la fin de la crise post-électorale, de sensibiliser les donateurs et le public sur les besoins et les défis restants ainsi que sur la nécessité d’un financement conséquent tout au long de l’année afin de permettre d’instaurer une réponse humanitaire solide qui contribuera à la stabilisation ». Mme Bragg durant son séjour effectuera une mission ce 17 janvier à Guiglo dans l’ouest de la Côte d’Ivoire avant d’achever sa visite le mercredi 18.

SUY Kahofi

 

Côte d’Ivoire : la traque des fonctionnaires fictifs se poursuit

05/01/2012 Aucun commentaire

 

Gnamien Konan, Ministre de la Fonction publique et de la reforme administrative

Le recensement des fonctionnaires et agents de l’Etat pour réduire la masse salariale Ivoirienne et la mettre en conformité avec les exigences de l’UEMOA est l’un des chantiers les plus importants du gouvernement d’Alassane Ouattara. Ce recensement porte sur 132.729 personnes qui émargeaient théoriquement au budget de l’Etat à l’exclusion des personnels régis par des statuts particuliers que sont entre autre les militaires, les magistrats et les policiers.

Sur le chiffre initial de 132.729 fonctionnaires, 3.540 fonctionnaires et agents de l’Etat manquaient à l’appel. Instruction a donc été donné au service général des soldes pour suspendre les salaires de ces derniers jusqu’à ce qu’ils régularisent leur situation. 779 fonctionnaires avaient été suspendus auparavant par les services de la solde durant les cinq mois qu’a durée le recensement. Au total donc 2.761 fonctionnaires ou prétendus tels ne figurent plus sur la liste de solde du budget Ivoirien ce qui représente un gain mensuel de 861.402.499 f CFA pour l’Etat de Côte d’Ivoire soit plus de 10 milliards de recette par an ! Sur les 2.761 fonctionnaires 502 ont tenté un recours pour être réintroduit sur la liste de solde grâce à des documents plutôt douteux que les services du Ministère de la Fonction publique ont très vite détecté. Le recensement étant achevé place désormais au contrôle physique des agents car tous ceux qui se sont fait recensés doivent donner la preuve qu’ils travaillent effectivement ! Cette phase de la cure d’amaigrissement de la masse salarial Ivoirienne a commencé ce 3 janvier. L’objectif de cette autre opération est de dénicher les fameux fonctionnaires homonymes au nombre de 772. Il s’agit d’un même agent ou fonctionnaire de l’Etat qui utilise son nom et sa date de naissance sous deux matricules différents pour toucher deux salaires distincts ou encore les agents doubles qui perçoivent un salaire à la fonction publique et un autre dans le privé.

Le processus de recensement des fonctionnaires et agents de l’Etat est une opération dynamique qui selon le Ministre Gnamien Konan en charge du porte-feuille de la Fonction publique et de la reforme administrative doit aboutir d’ici la mi-2012 à la consolidation d’un fichier de la fonction publique propre et sans incohérences. Le processus sera mené jusqu’à son terme soutient avec force le Ministre Gnamien Konan, objectif se conformer à la norme communautaire UEMOA qui impose aux autorités de ne pas aller au-delà de 35% de leurs recettes fiscales pour évacuer les salaires.

SUY Kahofi

 

Categories: Non classé Tags:

Attribution de la bourse Fulbright de recherche aux Etats-Unis à trois enseignants chercheurs Ivoiriens

07/09/2011 Aucun commentaire

 

Les trois boursiers avec Monsieur Schiebel Russell, Ministre Conseiller par intérim, à l’Ambassade des Etats-Unis

L’Ambassade des Etats-Unis  à Abidjan vient d’annoncer la participation de trois enseignants chercheurs Ivoiriens au programme Fulbright African Senior Research Scholar 2011-2012. Il s’agit du Docteur Thomas Jean Patrice Diaco, chercheur au Département de chimie de l’Université Cocody qui part à l’Université de New York, Docteur Jose Carlos Assi Kimou, Attaché de recherche à la faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’université de Cocody et au Centre Ivoirien de Recherches Economiques et Sociales/CIRES qui effectuera ses  recherches à l’Université de la Floride du Sud, Docteur Koffi Kouakou, professeur agrégé et chercheur au laboratoire d’endocrinologie et de biologie reproductive à la faculté des biosciences de l’université de Cocody qui part à l’Université d’Etat du Montana. La bourse Fulbright, est le programme phare d’échange international du Gouvernement des États-Unis, conçu pour promouvoir la compréhension mutuelle entre le peuple des États-Unis et ceux des autres pays. La bourse Fulbright offre aux participants — choisis pour leur mérite académique et leur potentiel de leadership — l’opportunité d’étudier, d’enseigner ou d’effectuer des recherches, d’échanger des idées et de contribuer à trouver des solutions aux préoccupations internationales communes. Environ 310 000 « Fulbrighters » ont participé au programme depuis sa création, il y a plus de soixante ans. Le programme Fulbright attribue environ 8 000 bourses chaque année.

Fondée en 1847, l’Université de New York est la plus grande université urbaine des Etats-Unis, composée de 23 unités universitaires. Elle accueille plus de 260 000 étudiants dans des programmes académiques et 273 000 en formation continue et formation professionnelle et dispose de campus dans les cinq arrondissements de la ville de New York. L’université de New York accueille des étudiants originaires de 205 différents pays. L’Université de la Floride du Sud est située à Tampa, en Floride. Fondée en 1956, elle est la neuvième plus grande université des Etats-Unis et la troisième plus grande de l’Etat de Floride avec 47 000 étudiants inscrits. Elle dispose de 89 formation de premier cycle, 139 de cycles supérieurs, de spécialisation et programmes doctorat dont une filière médicale. L’université d’Etat du Montana est située à Bozeman et dispose de programmes de maîtrise dans 51 domaines, 41 de DEA et 18 de doctorat repartis dans 9 unités universitaires. Cette Université d’Etat accueille plus de 13 500 étudiants, d’environ 700 enseignants exerçant à plein temps et 420 enseignants vacataires.

MACA : la case des mineurs opérationnelle

01/09/2011 Aucun commentaire

 

Les mineurs pourront aussi purger leurs peines en toute sécurité

Le Centre d’Observation des Mineurs de la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan) est opérationnelle depuis ce 31 Août. Après des travaux de réhabilitation et de rééquipement exécutés par la Fondation AMIGO le centre a été officiellement remis aux autorités judiciaires de Côte d’Ivoire. Ce centre a également bénéficié du soutien de l’ONUCI dans le cadre de ses projets à impact rapide. Les bâtiments ont donc été repeints, les cellules et les ateliers réhabilités ou rééquipés et l’objectif est d’assurer aux mineurs en situation de détention un cadre adapté à leur rééducation. Le délégué de la fondation AMIGO satisfait des travaux de réhabilitation nous explique pourquoi la fondation a choisi d’exécuter ce projet. « Après la crise nous nous sommes rendu compte qu’il était nécessaire de réunir les conditions pour que les enfants soient bien accueillis. Nous avons donc décidé de mettre l’équipement nécessaire à la disposition du centre pour que les enfants qui arrivent déjà soient bien traités et surtout protégés par les agents qui viennent travailler ici » souligne Hervincent Miguel.

Les agents du centre sont plutôt satisfaits dans l’ensemble car depuis 1980 que le Centre d’Observation des Mineurs de la MACA a ouvert ses portes c’est la première fois qu’il est réhabilité de la sorte. Ils précisent dans l’ensemble que le nouvel équipement pourra leur permettre de mieux encadrer les enfants. Les autorités judiciaires du pays étaient représentées à cette cérémonie de remise des locaux par le Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice qui a saisi l’opportunité pour dire merci à la Fondation AMIGO et à l’ONUCI avant de faire cette doléance. « Nous souhaitons non seulement que ce centre soit en dehors de la prison mais qu’il y ait beaucoup d’autres centres pour accueillir ces enfant » a demandé Kodjo Foto. Le souhait du Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice est réalisable mais devra s’inscrire dans le cadre d’un partenariat a estimé N’Dolam N’Gokoué codonateur humanitaire du système des Nations Unies en Côte d’Ivoire. « Je crois que dans ce type de projet on devait plutôt parler de partenariat à impact rapide parce que rien de tout cette action de réhabilitation n’aurait été possible sans ce partenariat rapide et efficace entre le Gouvernement, la Fondation AMIGO et le système des Nations Unies en Côte d’Ivoire. Ce projet a été financé à plus de 10 millions de francs CFA par l’ONUCI.

SUY Kahofi

Côte d’Ivoire: Premier rapport National sur les droits de l’homme

23/08/2011 3 commentaires

 

Eric SEMIEN Président de l'APDH

L’APDH a osé le faire diraient certains, le premier rapport National sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Pourtant il a fallu de l’abnégation et un certain temps pour qu’enfin une ONG Ivoirienne s’aventure sur un terrain tenu par les organisations Internationales et l’ONUCI. Action pour la Protection des Droits de l’Homme (APDH) vient de rendre public son rapport sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire couvrant la période de la crise post-électorale. L’objectif d’un tel rapport est de présenter à la Communauté Nationale et Internationale le point de vu et la vision d’acteurs nationaux des droits humains sur la question des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

Dès les premières lignes du rapport on se rend compte que l’APDH sans faux-fuyant incrimine formellement les deux protagonistes du conflit. « Les pro-gbagbo avec les FDS et leurs supplétifs mercenaires et miliciens et les pro-ouattara avec les FRCI et leurs groupes armés et supplétifs sont tous coupables de ce qui est arrivé. Des exactions ont été commises de part et d’autre » soutien le Président de l’APDH Eric-Aimé SEMIEN. « Depuis l’arrestation de Monsieur Gbagbo les exactions des FRCI se poursuivent et c’est vraiment dommage pour notre pays » précise Eric-Aimé SEMIEN. Le titre du rapport est Haro sur l’Etat de non droit. La Côte d’Ivoire, malgré les propos rassurants du Président Alassane Ouattara et de son gouvernement est loin du compte en matière de lutte contre l’impunité et de respect des droits de l’homme. Dans un pays où l’on parle de justice et de recherche de la vérité, les services de police judiciaire, les tribunaux et la gendarmerie ne mènent aucune activité ! Dans un Etat de droit la fiabilité d’un système judicaire est la garantie des libertés individuelles, or il n’en est rien en Côte d’Ivoire. « Malgré tous les efforts verbaux que le gouvernement fait il n’y a pas d’impacts réels sur le terrain. Des éléments des FRCI se comportent de façon outrageante et outrageuse envers les populations et personne n’ose lever le petit doit ! » s’indigne le Président de l’APDH. Les autorités ont reçu le rapport par l’entremise du Ministère des droits de l’homme qui s’est réjouis de la démarche d’une ONG Nationale.

Au-delà de ce rapport l’APDH s’indigne de la sortie du Procureur de la République qui face aux caméras de la télévision nationale a semblé légitimer les exactions des FRCI. En temps qu’homme de loi, sensé rechercher la vérité et écrouer les coupables, sa prise de position est ‘’une sortie de route’’ que l’ONG condamne. Le Procureur de la Républiques estime que se serait trop lui demander de juger ceux qu’ils qualifient de sauveurs du pays. Sauveurs du pays ou pas l’APDH estime qu’ils doivent être jugés. « Nous voulons savoir : dans l’acte de sauvetage des FRCI, y a-t-il eu violation des droits de l’homme ou pas ? Ce n’est pas au procureur de dire qu’un tel ou un tel est sauveur de la Côte d’Ivoire. Son attitude laisse planer un doute sérieux sur la volonté des autorités de lutter contre l’impunité » conclu le Président de l’APDH.

SUY Kahofi

Drame sur le pont Houphouët Boigny : les premières victimes remontées (actualisé)

05/08/2011 10 commentaires

 

Les victimes du drame remontées une à une

DERNIER BILAN (actualisé) : 37 morts, 1 rescapés et 10 évacués

L’actualité de ce vendredi 5 août est marquée par cet accident de bus sur le pont Félix Houphouët Boigny, l’un des deux ponts reliant Abidjan nord et Abidjan sud. Le bus 19 de la SOTRA reliant le quartier portuaire de vridi et le quartier marchant d’Adjamé a sombré dans les eaux tumultueuses de la lagune Ebrié ! 37 corps et 10 survivants, voici le dernier bilan provisoire de l’accident du bus n° 19 de la SOTRA. Le Directeur Central de la SOTRA Ahibot Koffi vient de confirmer ce bilan mais également situé l’opinion nationale sur les causes de l’accident. Un témoin direct de l’accident confirme qu’il s’agit d’une manœuvre visant à éviter un taxi communal qui a occasionné la chute du bus articulé dans la lagune. Le chauffeur du bus s’étend déporté sur sa gauche a heurté un véhicule de type toyota Yaris avant de finir sa course dans la lagune ! Le bilan de 37 morts pourrait sans doute s’alourdir vu que le bus n’a pas encore été remonté et même les corps à l’intérieur repêchés. La SOTRA par contre ne peut pas dire combien de personnes étaient à l’intérieur du bus mais les témoins font état d’un bus bourré de monde. Mr Ahibo Koffi le Directeur Central de la SOTRA a affirmé qu’il ne pouvait pas dire si des personnes étaient encore vivantes. Cette question trouve pourtant sa réponse avec un médecin chef de l’ONUCI qui a requit l’anonymat. Il précise que vu la température de l’eau au moment de l’accident et la durée des corps dans celle-ci, retrouver des survivants serait un miracle.

Un deuil national de trois jours vient d’être décrété en Côte d’Ivoire à partir de ce 6 août en hommage aux victimes du bus 19 de la SOTRA. Le Président Alassane Ouattara a pris cette décision à l’issu de la réunion de crise qu’il a tenu ce matin avec son gouvernement. Il a instruit les services de secours pour que les survivants et les blessés soit conduit dans les cliniques et centre hospitaliers les plus équipées de la capitale Ivoirienne. Sur le lieu du drame la SOTRA a mobilisé une grue de 200 tonnes pour remonter le bus. La fête d’indépendance de la Côte d’Ivoire qui se tient ce 7 août aura un goût amer pour les Ivoiriens avec ce drame. Les éléments des sapeurs pompiers militaires d’Abidjan, ceux de l’ONUCI et de la Licorne recherchent toujours des corps. Le président Alassane Ouattara, le Premier Ministre Guillaume Soro et certains Ministres du gouvernement étaient sur le lieu du drame ce matin. Et si comme le drame de ce matin ne suffisait pas, deux autres bus de la SOTRA sont entrés en collision au niveau du carrefour de l’Indénié occasionnant 35 blessés légers et 1 blessé lourd.

Notons que c’est le deuxième accident d’un bus de la SOTRA en moins de deux semaines, le premier ayant fait la semaine dernière un mort et plusieurs blessés sur le boulevard lagunaire dans le quartier de Treichville.

SUY Kahofi

Editorial de S.E. Monsieur Phillip CARTER III Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à l’occasion de la fête de l’Indépendance des Etats-Unis le 4 Juillet 2011

04/07/2011 Aucun commentaire

S.E. Monsieur Phillip CARTER III Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique

L’indépendance n’était que le premier pas vers la liberté

Le 4 juillet est un jour férié exceptionnel aux Etats-Unis, le jour les américains célèbrent l’indépendance que nous avions obtenue il y a plus de  235 ans et qui aujourd’hui encore nous passionne. Nous la célébrons à travers des défilés, des pique-niques, des feux d’artifice et de la musique patriotique. Nous nous réunissons dans nos parcs et nos espaces publics, sur nos plages et au bord des rivières, dans nos centres communautaires et nos maisons pour commémorer la Déclaration d’Indépendance du 4 juillet 1776. La Déclaration d’Indépendance fut un évènement historique important et plein de symboles. Cependant, elle ne garantissait pas en soi l’indépendance de ce nouveau pays qu’étaient les États-Unis d’Amérique.  L’indépendance fut véritablement acquise après cinq années supplémentaires de guerre, suivie de deux autres années de négociations de paix, des Français d’Amérique et les alliés espagnols. Même après la mise en place de la nouvelle république, le pays  a dû faire face à de graves difficultés financières et à des conflits régionaux ainsi qu’à un gouvernement central faible qui n’a pas pu diriger un pays en expansion avec une population d’origine diverse.

Cependant, la Déclaration d’Indépendance a eu le mérite d’avoir posé les jalons de la vision d’une nation radicalement différente et établi un ensemble de principes moraux qui serviront de  guide aux futurs leaders et d’inspiration aux peuples à travers le monde. La Déclaration d’Indépendance était et reste un point de départ et une feuille de route  pour tous ceux qui « garderont les bénédictions de la liberté » pour eux-mêmes et pour les générations futures.

La Déclaration d’Indépendance a servi de point de départ ; en ce sens que son préambule qui stipule que « Tous les hommes sont nés égaux » était une aspiration et non une description de ce qu’était la vie aux États-Unis en 1776. Ceux qui ne possédaient pas de biens n’auront plus à attendre cinquante ans avant d’avoir le droit de vote. L’esclavage ne fut aboli qu’en 1865 après la guerre de Sécession. Les femmes n’eurent le droit de voter qu’en 1919 ; et la plupart des Indiens d’Amérique n’ont obtenu leur citoyenneté qu’en 1924. La ségrégation raciale et la loi interdisant le vote des Afro-américains ne furent supprimées qu’en 1960. Les Latino-américains et autres Américains d’origine asiatique, ainsi que les Juifs, les Catholiques, les homosexuels, les handicapés et autres étaient toujours marginalisés.

Les Américains, sans distinction de genre, de race, de religion, d’origine ou d’orientation sexuelle, peuvent regarder avec fierté les pionniers qui ont fait du  « Rêve américain» une réalité pour tous. Aujourd’hui, les  américains prennent très au sérieux la responsabilité d’assurer que ces libertés soient sauvegardées pour les générations futures. Les Américains ont beaucoup appris des réalisations des héros comme l’abolitionniste Frederick Douglass et Susan B. Anthony, pionnière du combat pour le droit de vote des femmes ainsi que du défenseur des droits civiques, le Dr. Martin Luther King, Jr. Ces figures ont défendu avec passion leurs idéaux. Ils ont bien souvent été victimes de l’intolérance et de la violence mais ont toujours su maintenir leurs valeurs humaines et leur foi en la paix et la justice. Ce sont là des leçons que les Etats-Unis veulent partager avec les pays amis. Les Etats-Unis et la Côte d’Ivoire partagent des valeurs communes. Ils jouissent tous deux d’abondantes ressources naturelles qui leur servent de base pour leur développement et leur prospérité. Ils accueillent tous deux sur leur sol des immigrants en quête d’un nouveau départ dans leur vie et qui sont déterminés à travailler avec acharnement pour leur pays d’adoption. Les deux nations partagent également la passion du sport, de la musique et de l’art. Elles tiennent toutes les deux au respect de la tradition tout en restant ouvertes à l’innovation et au progrès technologique.

Les deux nations ont également été confrontées à des conflits internes et ont dû faire face au défi de la cicatrisation des meurtrissures causées par ces conflits. La réconciliation n’étant pas une chose aisée, elle nécessite de la patience, des compromis et le pardon mutuel. De plus, nous Américains avons réalisé que la construction de la démocratie et de l’Etat de droit est un processus constant. La démocratie peut être comparée à un organisme vivant qui doit être nourri, respecté et protégé. Nous avons, en outre, remarqué que la démocratie ne peut prospérer dans l’autarcie. Elle doit être accompagnée de la justice, des perspectives de progrès économiques, des mesures telles que l’égalité des chances à l’école, l’accès aux soins médicaux et autres services de base.

Tout comme leurs frères et sœurs Américains, les Ivoiriens ont leur rôle à jouer dans la construction d’une société qui pourrait servir de modèle pour les peuples du monde entier. Les défis qui attendent le peuple Ivoirien sont nombreux et les problèmes ne se résoudront pas du jour au lendemain. Cependant, en exploitant le potentiel que représente sa population et ses ressources, et en s’appuyant sur ses partenaires dont les Etats-Unis, la Côte d’Ivoire pourra retrouver son rôle de locomotive de la sous-région et regagner sa place dans le concert des nations démocratiques.

Categories: Non classé Tags: