Que cache le corps sans vie de Colombie ?

L’homme est-il décédé à la suite d’une contamination à Ebola ?

L’homme est-il décédé à la suite d’une contamination à Ebola ? Crédit ph. Daouda Coulibaly

La photo d’un mort circule en ce moment sur les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire. Le sort de l’homme décédé dans des conditions troubles commence à inquiéter plus d’un…

C’est grâce à la promptitude du bloggeur et photographe ivoirien Daouda Coulibaly que l’image du corps sans vie débarque sur internet. La photo prise dans le quartier de Colombie montre un homme couvert de vieux morceaux de tissu. Colombie est un quartier précaire de la commune de Cocody et c’est le lieu que Monsieur X a visiblement choisi pour pousser son dernier soupir.

Ce jeudi 02 Octobre 2014, l’homme débarque dans le quartier plutôt mal en point. Lire la suite

Du «Baygon» contre les «microbes»

La Police Ivoirienne lance la traque aux microbes à Abidjan
La police ivoirienne lance la traque aux « microbes » à Abidjan

Comme les enfants soldats du Liberia ou de la Sierra Leone, les populations d’Abidjan découvrent le visage hideux de la criminalité juvénile précisément celle des mineurs. Il s’agit d’enfants de 9 à 17 ans rompus à l’art du maniement des armes blanches que l’on appelle sur les bords de la lagune Ebrié les « microbes ».

Les « microbes » sont devenus en l’espace d’un an un véritable problème de société, pire un fléau urbain avec des victimes qui se compte par dizaines. La violence de leur mode opératoire laisse encore effrayés tous ceux qui ont eu le malheur de les croiser. Et chacun d’entre eux a une histoire pathétique à raconter. C’est le cas de Yacou Sangaré résident du quartier Marley à Abobo. Ce père de famille est un miraculé ! Lire la suite

Face aux inondations le Gouvernement et la toile se mobilisent

Des habitants qui ont trouvé refuge sur la dalle d’un immeuble

Des habitants qui ont trouvé refuge sur la dalle d’un immeuble (crédit APA news)

Les images de quartiers coupés du reste de la ville, d’immeuble qui s’effondrent et de mères tenant leurs bébés pour éviter la noyade inondent la toile depuis le début du mois de juin. Abidjan est sous les eaux comme au temps du déluge avec des rivières urbaines comme en a vu rarement ces dernières années. On croyait un moment que les dégâts n’allaient toucher que les quartiers précaires situés dans les zones à risque. Hélas, même les quartiers chics de la capitale ivoirienne sont touchés par la furie des pluies diluviennes. Lire la suite

Autoroute du nord, autoroute de la mort ?

L’autoroute du nord est devenue le lieu de tous les excès

L’autoroute du nord est devenue le lieu de tous les excès

C’est début décembre que le Président Ivoirien Alassane Ouattara a procédé à l’inauguration de l’autoroute du nord, un ouvrage qui relie désormais Abidjan la capitale économique à Yamoussoukro la capitale politique de la Côte d’Ivoire. Si les automobilistes attendaient la livraison de cette voie de communication avec impatience, c’est tout simplement parce qu’elle divise par deux le temps mis pour effectuer ce trajet il y a encore un mois. Hélas à peine livrée aux usagers que cette route neuve a commencé à devenir un véritable cimetière asphalté ! En moins d’un mois, 70 personnes ont perdu la vie sur cet axe et les dégâts matériels enregistrés s’élèvent à plusieurs millions de franc CFA.

Les raisons de ces nombreux accidents sont liées à deux principaux facteurs : les excès de vitesse et l’état de vétusté des engins. Prévu pour être pratiqué à une vitesse maximale de 110 km/h, la nouvelle autoroute est devenue pour de nombreux amoureux de la vitesse ou ces fous du volant un circuit où chacun vient s’essayer à jouer au Lewis Hamilton ou au Sebastian Vettel ! Résultat de ce zèle : des sorties de route, des tonneaux ou encore des incendies. Les agents de l’OSER, l’Office de Sécurité Routière ont déjà flashé des véhicules à 140 km/h aux principaux points radar, une situation qui démontre toute l’inconscience de certains automobilistes. Quant aux remorques et autres engins utilitaires, la plupart d’entre eux sont de véritables épaves sur roues ! En plus du fait qu’ils ne répondent plus aux normes en vigueur pour circuler sur les routes ivoiriennes, ces véhicules donnent dans l’accès de charge. Le poids des marchandises transportées ne correspond pas aux caractéristiques techniques de la carrosserie. Cette surcharge occasionne des défaillances mécaniques et des accidents graves où les remorques se détachent pour finir leur courses dans les ravins quand ils ne tombent pas, et c’est souvent le cas sur des véhicule plus petits occasionnant des morts et des blessés.

Les victimes de l’autoroute du nord doivent interpeller les chauffeurs et propriétaires de véhicules de transport ou particulier sur la nécessité du respect du code de la route et de la vie humaine. Ni l’appât du gain en cette fin d’année marquée par les nombreux voyages, ni la volonté de se prendre pour un as du volant ne doivent pousser les usagers de la route à risquer leurs vies et celles de leurs concitoyens.

SUY Kahofi

Abidjan envahi par les « microbes » !

Qui sont ces enfants qui tuent à Abidjan ?

Qui sont ces enfants qui tuent à Abidjan ?

La capitale économique ivoirienne dans la tourmente d’un climat d’insécurité doit aujourd’hui faire face à une nouvelle forme de criminalité. Il s’agit du fléau des « microbes » que les services de sécurité tentent de mieux cerner et de combattre.

Le phénomène des « microbes » est né à Abobo au lendemain de la crise postélectorale et continue de gagner en importance. Les « microbes » se sont ces jeunes délinquants rompus à l’art de l’utilisation des armes blanches et des armes légères. Ils ont généralement entre 10 et 17 ans, se promènent par grappe entière et ont un mode opératoire basé sur la rapidité et la brutalité de leurs crimes. Ils encerclent leurs victimes souvent par des stratagèmes propres aux mendiants, font semblant de quémander une piécette ou de quoi manger puis au moment où on s’y attend le moins on se retrouve nez à nez avec une horde de bambins armés de machettes. Il est hélas trop tard pour réagir ! Tous ceux qui ont eu la malchance de se faire agresser par les microbes portent sur leur corps les stigmates de leur mésaventure s’ils sont encore vivants. Les moins chanceux sont morts sous les nombreux coups de machettes qu’ils ont reçus, car les microbes semblent en plus du vol apprécier particulièrement de voir le sang de leurs victimes couler.

Les gangs de « microbes » ont une solide assise dans le quartier d’Abobo, mais leurs mouvements vers les communes avoisinantes inquiètent de nombreux Abidjanais. A l’allure où vont les choses, c’est toute la capitale ivoirienne qui risque d’être contaminée par ces microbes ! Le CCDO, le Centre de coordination des décisions opérationnelles s’est déjà livré à des traques de microbes mais il faut aller plus loin pour découvrir qui sont les parrains de ces jeunes gens. Et surtout comment reçoivent-ils les armes blanches et les armes légères qu’ils utilisent lors de leurs opérations ? Pour la société civile ivoirienne qui a déjà produit des rapports sur ce nouveau fléau d’insécurité si rien n’est fait ces enfants qui tuent aujourd’hui sous le nom de « microbe » seront demain les virus qui perturberont encore plus la quiétude des Ivoiriens.

SUY Kahofi