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Côte d’Ivoire : manque de financement pour l’action humanitaire

01/05/2012 Aucun commentaire

Ndolamb Ngokwey et le représentant du Comité national de coordination de l’action humanitaire

Une rencontre entre les acteurs humanitaires et les bailleurs de fonds s’est tenue à Abidjan ce 30 avril 2012, dans la salle de conférence du Bureau International du travail (BIT). La rencontre, organisée par le Coordonnateur Humanitaire en Côte d’Ivoire, M. Ndolamb Ngokwey, en collaboration avec les Ministres d’Etat, Ministre du Plan et du Développement, M. Albert Mabri Toikeuse, représenté par son Directeur du Cabinet, M. Diaby Lanciné et Ministre de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Solidarité, M. Gilbert Kafana Koné, avait pour objectif d’attirer l’attention des bailleurs de fonds sur le sous financement de l’action humanitaire en Côte d’Ivoire et ses conséquences sur les populations vulnérables. Lors de son intervention, le Coordonnateur Humanitaire, M. Ndolamb Ngokwey, a souligné l’importance et la nécessité d’une action soutenue en faveur des populations affectées par la crise post-électorale. « Si la stabilité politique a permis un retour important de nombreux réfugiés et déplacés internes dans leurs zones d’origine, assurer une intégration durable demande une assistance conséquente », a déclaré M. Ndolamb Ngokwey. « Cette assistance, tant nécessaire, risque d’être compromise par le manque de financement », a-t-il ajouté.

Les présentations faites par M. Ndolamb Ngokwey et le représentant du Comité national de coordination de l’action humanitaire (CNCAH), ont dressé un état des besoins non-couverts. Selon M. Ndolamb Ngokwey, un financement inadéquat pourrait priver 400.000 personnes d’accès à l’eau potable à l’ouest du pays. De même, 5.000 abris ou maisons doivent être réhabilités ou construits pour permettre un retour durable. Environ 2 millions de personnes, dont 80.000 femmes enceintes et plus de 300.000 enfants de moins de cinq (5) ans seraient privés d’accès à des soins de santé de qualité. L’Appel Consolidé dit CAP 2012 pour la Côte d’Ivoire, lancé le 16 janvier dernier à Abidjan, n’est financé à ce jour qu’à hauteur de 18 pour cent, soit 31,2 millions de dollars US sur une requête initiale de 173 millions de dollars US.

SUY Kahofi

Lundi rouge pour des cartons rouges à la violence !

18/03/2012 3 commentaires

 

Des milliers de femmes ont marché pour dire non aux violences faites aux femmes et aux enfants

Des milliers de femmes et d’enfants vêtus de rouge, ont marché ce samedi à Bassam pour condamner les violences subies par le couple « femme – enfant », en Côte d’Ivoire et dans le monde. Une initiative de la Fondation Ahikpolé qui a lancé ce même jour, le concept « Lundi Rouge ». «… Nous les enfants, nous ne voulons pas être battus, violés, torturés, et enrôlés de force. S’il vous plait. Chers parents. Tous les lundis, n’oubliez pas de mettre sur notre tenue un petit tissu rouge. Pour que nous marquions notre solidarité à nos mamans et à nos amis victimes des violences », s’est exprimée Djereké pascaline, 7 ans. Cette cérémonie a eu lieu dans l’enceinte de la salle du Centre Culturel Devant un auditoire, composé d’autorités administratives, d’ONG, et de membres de la Société Civile.

Un acte symbolique

Elles étaient des milliers de femmes et d’enfants vêtus de rouge, à se réunir sur la place de la Paix, à Bassam. Objectif, poser un acte symbolique pour dénoncer les violences faites aux femmes et aux enfants. Une vaste campagne de sensibilisation sur la responsabilité de chacun dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. La ville de Bassam était rouge pourrait on dire. Les femmes et les enfants soutenues par des ONG de défense des droits de l’enfant et de la femme, ont voulu « en finir » avec les violences perpétrées à leur endroit. Elles ont marché tout le long de la rue de la Victoire, traversées le pont de la Victoire, pour aller ensuite remettre un document aux Autorités administratives de la ville. Un acte hautement symbolique. Dame Salimata Porquet, participante à cette marche explique la symbolique de ce geste : « en 1949, les femmes marchèrent pour exiger la libération de leurs époux. Elles avaient été brimées, violentées… Nous marchons aujourd’hui pour dire Non aux violences subies par les femmes… Non aux violences subies par les enfants et enfin… Non à la violence sur toutes ses formes… ». Les femmes ont remis un document aux autorités administratives de Grand Bassam pour qu’ils le remettent ensuite à « qui de droit ». Un document qui veut que les autorités de Bassam ainsi que celles de toutes la Côte d’Ivoire s’engagent à bannir ce fléau.

Ahikpolé International lance le concept « Lundi Rouge »

La Fondation Ahikpolé International, initiatrice de cette marche lance l’opération « Lundi Rouge ». Cette opération est une invite à chacun, pour affirmer son engagement à lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Par le port systématique et symbolique, tous les lundis, d’un vêtement ou d’un objet de couleur rouge, l’on prouve son adhésion à lutter contre les violences subies par les femmes et les enfants dans le monde. Pour Ahikpolé International ce geste est une sorte d’éveil de conscience qui vise à graver dans l’esprit de chacun, l’existence de ce fléau et surtout sa contribution pour l’éradiquer. Le choix du rouge pour dire Stop. Autrement dit, quand il y a le rouge, il y a un danger. Aussi faudra t- il s’arrêter. Le rouge aussi pour symboliser la vie de ces nombreuses femmes et enfants qui ont succombé aux violences. À l’instar d’Amina Filali, une adolescente marocaine de 16 ans qui s’est suicidée, par ce qu’elle a été contrainte d’épouser son violeur.
Ahikpolé de Chantale, présidente de la Fondation a lancé un appel au parrain de cette cérémonie, Aka Sayé Lazare, Directeur Géneral de la Radiodiffusion ivoirienne (RTI), pour qu’il l’aide à faire la promotion de cette opération. Un appel bien reçu par le DG qui a invité « toutes les bonnes volontés à s’approprier ce concept, à l’instar du ruban rouge pour le sida ».

Les urgentistes bientôt à l’assaut de l’information

12/03/2012 Aucun commentaire

 

Urgence-ci.net : l’info santé en un clic !

Le site Ivoirien consacré à la santé urgences-ci.net vient de lancer un concours de recrutement. Ce concours se donne pour mission de voir émerger un journalisme de proximité au service des populations. Un journalisme citoyen à travers lequel chacun aurait son mot à dire par l’information et par l’écoute de la population. Les ‘’urgentistes’’ (rédacteurs web du site de santé urgences-ci.net) relateront le quotidien sanitaire de leur communauté. Le projet urgences s’étendra à tout le continent Africain à travers la plateforme du Burkina Faso qui sera lancé prochainement. Le projet d’Abidjan aura pour mission première de recruter des correspondants dans chacune des communes de la capitale économique Ivoirienne. Le projet Urgences-ci a pour but d’offrir la possibilité à tous les internautes ivoiriens d’avoir dans un premier temps des informations sanitaires qu’ils vivent au quotidien. La plate forme pourra aussi mettre à la disposition des internautes des renseignements utiles sur les établissements sanitaires et les différents services disponibles dans ces établissements.

Ce projet permet de réduire les barrières qui existent entre les services sanitaires et la population. Ainsi toute personne disposant d’une connexion internet à la possibilité d’avoir les informations sanitaires du pays et de bénéficier des différents services offerts en ligne. Né en 2007, le projet Urgences entend apporter une aide, sous toutes ses formes selon les besoins et ses possibilités, aux membres économiquement faible dans la prise en charge de leur besoin sanitaire. Ceci pour encourager la population à briser toutes barrières entre le monde de la santé et elle. Longtemps resté dans l’ombre parce qu’étant très incompris, notre soucis est à travers ce concours de permettre à des jeunes ivoiriens de raconter le quotidien sanitaire de l’ivoirien.

Dossier sur le recrutement de correspondants à Abidjan

Les correspondants, issus des différentes communes d’Abidjan, auront pour mission de soumettre régulièrement des articles et des photos sur tous les sujets qui ont trait à la santé et celui de leur communauté entre Février 2012 et décembre 2012. Ce concours est ouvert à des jeunes qui résident en Côte d’Ivoire, motivés et âgés entre 18 et 30 ans.

Après le concours les correspondants (urgentistes) sélectionnés bénéficieront :

1. D’une formation :

Les candidats sélectionnés recevront une formation sur les techniques d’écriture web adapté au domaine de la santé, la prise d’images et la publication sur Internet à Abidjan. Ils bénéficieront d’un encadrement éditorial pendant toute la durée de la collaboration.

2. D’un soutien matériel :
Les correspondants (urgentistes) sélectionnés recevront :

  • un appareil photo numérique au départ du projet
  • un ordinateur portable au bout d’un an (pour les trois premiers d’entre eux qui se seront distingué par la publication régulière et la qualité des articles durant 12 mois)

3. D’un défraiement

Le projet est basé sur du bénévolat. Ainsi les candidats sélectionnés ne recevront pas de salaire. Néanmoins un défraiement forfaitaire leur sera versé en guise au départ du projet d’encouragement.

4. D’un stage

Tous les correspondants bénéficieront d’un stage dans une rédaction (Radio, presse écrite et web) à Abidjan et/ ou dans la sous-région où urgences est aussi implanté.

Les Dossiers de candidature :

  • Un formulaire de candidature rempli (disponible sur le site www.urgences-ci.net )
  • Un article de 2500 signe maximum accompagné d’une photo se rapportant à un sujet de la vie quotidienne dans votre environnement, votre quartier, dans votre commune ou ville.
  • Un curriculum vitae
  • Une copie de la pièce d’identité (CNI, passeport, permis de conduire, carte d’étudiant etc.)

Les candidatures doivent être envoyées avant le 15 avril 2012 par mail à l’adresse info@afriktek.com

Les articles envoyés doivent êtres originaux et les candidats doivent certifier en être les auteurs.

Sources Urgence-ci.net

Camp de déplacés de Nahibly : difficile accès à l’eau potable

29/02/2012 Aucun commentaire

 

Camp de déplacés de Nahibly

Face aux affrontements armés nés de la crise post-électorale de Décembre 2010, des populations en provenance des villes et localités de Bangolo, Duékoué, Bloléquin, Toulepleu, Guiglo…se sont retrouvés à la Mission Catholique de Duékoué afin d’y trouver protection et assistance. La promiscuité, les difficultés d’accès à la nourriture et aux soins ainsi que les décès quasi quotidien ont poussé les humanitaires et les autorités Ivoiriennes à trouver un site de replie répondant aux normes Internationales pour reloger les déplacés. Voici donc 8 mois environ que les déplacés de la Mission Catholique ont trouvé refuge sur ce site protégé par le bataillon marocain de l’ONUCI (MORBATT) et qui regroupe 907 ménages de 4557 personnes dont 386 femmes chefs de famille.

« Nous sommes obligés de nous rabattre sur les puits »

Si l’accès aux soins de base et à la nourriture sont en constantes amélioration, l’accès à l’eau potable reste difficile pour les familles du camp de Nahibly. L’absence d’une politique durable de gestion des questions d’eau et d’électricité sur le camp oblige les déplacés à rester des jours entiers sans eau potable. Kaha Martine est mère et chef de famille. Elle a une dizaine de personnes à sa charge et elle souligne que le manque d’eau potable rend difficile les corvées quotidiennes. « Nous pouvons rester des semaines entières sur le camp sans une seule goutte d’eau potable ! Il est difficile de boire, de faire la cuisine, de se laver…Regardez » nous dit la mère de famille en indiquant de dispositif de fûts servant de citerne au camp « voici trois jours cette semaine que le bladder est vide et nous sommes obligés de nous rabattre sur les puits et les mares qui entourent le camp ». Les propos de Kaha Martine sont consolidés par ce témoignage de Yéhé Nathalie une autre ménagère du camp. « Nous n’avons pas d’eau et nous sommes souvent obligés de consommer l’eau des puits or les médecins du camp nous disent que cette eau est très dangereuse pour notre santé. Nous en sommes également conscients mais que faire quand nos jerricanes sont vides ? » s’interroge la jeune femme.

Des problèmes d’ordre techniques et financiers

L’eau potable consommée dans le camp de déplacé de Nahibly vient de la ville voisine de Duékoué. Bien que le camp soit relié au système d’adduction en eau potable de la SODECI (Société de Distribution d’Eau de Côte d’Ivoire), des problèmes d’ordre financier et technique rendent difficile le ravitaillement du camp. Le premier obstacle est d’ordre climatique : les cours d’eau du département sont saisonniers. Les rares qui résistent à la saison sèche peuvent à peine couvrir les besoins des abonnés et pour y arriver l’eau ne doit pas transiter par le château d’eau ! « Au-delà du fait que les cours d’eau sont saisonniers, il y a le fait que la station d’épuration d’eau et le château construit depuis 30 ans ne peuvent plus répondre aux besoins de la population actuelle. Il y a eu très peu de projets d’extension de la station d’épuration or la population n’a cessée d’augmenter » nous explique SERY Dréféba, Chef de Centre de la SODECI de Duékoué. Le gouvernement Ivoirienne grâce au programme PPU (Programme Présidentiel d’Urgence) est en train de réaliser une nouvelle station d’épuration à Duékoué pour soulager les populations de tout le département. Malheureusement il faut attendre la fin du premier semestre 2012 pour la fin des travaux ; une situation qui n’est nullement faite pour arranger les nombreuses familles du camp de déplacés de Nahibly. Les problèmes techniques ne peuvent en aucun cas masquer la dette de l’Etat Ivoirien face à la SODECI. Le Gouvernement avait promis régler la consommation d’eau du camp de déplacés de Nahibly mais rien n’a été fait ! Pour une dette estimée à 4.799.659 f CFA soit moins de 10.000 $ US, des menaces de coupure totale d’eau par la SODECI plane sur le camp !

Les solutions à court et long terme

En attendant que des solutions ne soient trouvées à ces problèmes, le cluster WASH du camp dirigé par l’UNICEF tente d’approvisionner le camp en eau. Un système de water traking a été mis en place pour convoyer l’eau potable par camion citerne depuis une fontaine de la SODECI jusqu’au camp. Ce système reste très couteux mais reste la seule alternative pendant des mois entiers ! Le bataillon Marocain de l’ONUCI qui assure la sécurité du camp vient à la rescousse des populations en fournissant 10 m³ (10.000 l) d’eau/jour aux 4557 personnes qui occupent le camp ; un geste certes appréciable mais qui reste en dessous des besoins du camp. Les déplacés du camp ont eux-mêmes creusés trois puits autour du camp et l’eau recueilli est chlorée, débarrassée des germes fécaux et désinfectée par l’UNICEF mais elle est ne doit servir qu’aux bains, lessives et vaisselles. Le cluster WASH du camp de Nahibly plaide auprès des humanitaires pour que des forages soient réalisés sur le site afin que l’eau des nattes plus saine puisse servir aux déplacés avant leur retour. Ce projet est à l’étude puisse que le site sur lequel le camp est positionné appartient à un particulier. Son accord est nécessaire pour le début des travaux de forage. Certains humanitaires vont plus loin et demande que le site du camp de Nahibly soit officiellement récupéré il érigé en site de cantonnement national en cas de sinistre. Les forages ne seront plus un investissement à perte comme le pensent déjà certains experts nationaux.

SUY Kahofi

Photographe : Chronologie d’une profession passionnante mais en perte de vitesse

26/02/2012 un commentaire

Les photographes pourront-ils résister au numérique ?

L’époque où les jeunes photographes assis fièrement sur leurs vélos et cyclomoteurs faisaient le tour des villages et quartiers pour déposer les belles images semble être révolue. Le métier de photographe tel que nous l’avons connu en Côte d’Ivoire il y a quelques années est en train de disparaitre.

Malgré la chaleur Guillaume reste à l’intérieur du laboratoire photo pour faire tourner la développeuse. Les commandes arrivent au compte goûte et les rares clients discutent longuement les prix avant de déposer les travaux. Il n’y a que de rares évènements qui poussent aujourd’hui les Ivoiriens à solliciter des photographes. Il n’y a que les mariages qui permettent aux photographes d’arrondir leur fin de mois, dans une certaine proportion les funérailles et très rarement les quelques cérémonies à caractère administratif ou politique. On ne demande plus vraiment la photo papier car aujourd’hui le numérique a pris le dessus!

Les causes de la décadence

« Aujourd’hui beaucoup de personnes pensent que c’est le numérique qui a sonné le top départ de la chute de notre métier. Erreur ! Bien avant l’arrivée des appareils numériques nos problèmes avaient déjà commencé » soutien Kadom N’guessan. En effet avant les années 1990, les premiers asiatiques (coréens et chinois) avaient porté un coup dur aux photographes Ivoiriens. En faisant chuter le prix d’une photo, les asiatiques avaient commencé ‘’à gâter’’ le marché. De 1000 f CFA, la photo couleur est passée à 700 f puis 500 f. Aujourd’hui après une cérémonie si vous en avez trop le prix peut descendre jusqu’à 350 voir 250 CFA ! Dans la foulée le blanc et noir a aussi perdu de sa valeur grâce aux prix abordables des solutions de développement pour studio. En plus de faire chuter les prix, le marché a été inondé de petits appareils photo produits en série en Corée. Tout le monde pouvait faire désormais des photos avec un peu de coaching de la part d’un pro. Les clubs photo des lycées et collèges ont eux aussi fait la concurrence aux photographes car en pleine rentrée scolaire au lieu de faire appel à des professionnels, la direction avait recourt au club photo. Cela faisait des économies mais causait le malheur des photographes. Le coup de grâce est enfin porté à la profession par le numérique : avec le téléphone portable et des appareils de plus en plus petits tout le monde fait des photos, les développe et même les transforme !

Quelques passionnés résistent

Malgré ce sombre tableau et les nombreuses difficultés liés à leur profession certains passionnés s’accrochent. « Nous sommes obligés de basculer dans l’univers du numérique pour joindre les deux bouts, ce n’est pas du tout facile » soutien Jean-Louis N’goran avant de conclure « aujourd’hui avec un appareil photo et une imprimante on peut se passer d’un labo comme le mien ». Face à un métier de moins en moins rentable on pense à une reconversion. A défaut de changer radicalement, certains pensent proposer leurs services aux organisations Internationales, ambassades ou aux organes de presse écrite.

SUY Kahofi

La concubine privée de tous ses droits !

22/02/2012 Comments off

 

La violence est le quotidien de nombreuses femmes !

Elles sont nombreuses en Côte d’Ivoire ces femmes à qui des hommes ont fait miroiter monts et merveilles pour les appâter en vue de les attirer dans une vie de couple où il existait déjà une autre relation. Elles vivent depuis plusieurs années en concubinage une forme d’union que les lois Ivoiriennes ne reconnaissent pas. Privées de tous leurs droits elles vivent le calvaire à l’image d’Aïcha une jeune mère. Son homme moins âgé que la première concubine était soumis aux caprices de cette dernière. Résultats : la violence au quotidien malgré que la pauvre Aïcha attendait un enfant ! Par chance elle n’a vécu qu’une seule année de concubinage mais ce moment de sa vie fut marquée par l’angoisse, la tristesse et l’amertume. « Je vivais avec ce dernier qui avait déjà une copine : j’ignorais tout de cette relation. Il m’avait fait croire qu’ils avaient des problèmes et qu’ils envisageaient se séparer. Une fois que je suis arrivée chez lui j’ai constaté que ‘’l’autre’’ était toujours là ! Il me frappait, me maltraitait, il faisait des sorties nocturnes et quand je me plaignais il me battait. Il me demandait tout le temps de retourner chez moi » soutien Aïcha.

Aïcha n’a pas vraiment choisi cette vie. Son père trouvait qu’à 27 ans il était impératif pour elle de se trouver un homme. Enceinte, elle profite de sa grossesse pour s’incruster dans la vie de l’homme qu’elle croyait être le sien. Portant une grossesse presqu’à son terme et malmené par son homme elle décide de se tirer de cet enfer. Elle soutire la somme de 300.000 f CFA à son ‘’conjoint’’ et s’enfuit de la maison. « J’ai pris cet argent parce que je ne supportais plus de vivre sous le poids des coups et des bastonnades au quotidien. Il me demandait de retourner en famille et moi je lui demandais de me donner de l’argent pour que je puisse le quitter. Il n’a jamais voulu me donner quoi que ce soit et si j’ai pris cette somme de 300.000 c’est parce que je voulais surtout avoir quelque chose pour accoucher dans de bonnes conditions ! » nous explique la jeune femme. Aïcha part de la maison de son homme où elle n’avait aucun droit pour trouver refuge chez une amie mais sa cavale ne fut que de courte durée puisse que son homme décide de porter plainte dans un commissariat de Police. La convocation loin d’être au nom d’Aïcha est adressée à sa jeune camarade qui l’héberge : elle est accusée de complicité de vol ! Aïcha refusant de voir son amie payer pour son acte se rend à la Police. « J’ai confirmé à l’officier que j’avais bien pris la somme de 300.000 mais lorsque j’ai pris cet argent je l’ai informé. L’officier m’a tout simplement dit que c’est un vol. Mon ‘’conjoint’’ a aussitôt demandé que je sois mise en prison si je refusais de rendre son argent ! ». Aïcha passera 30 minutes avec sa grossesse de 7 mois derrière les barreaux, une éternité pour elle, le moment le plus triste de sa vie nous dira la jeune maman.

Son homme furieux débarque au poste de Police avec l’autre concubine : il retire sa plainte mais se désengage de la grossesse. Aïcha désormais toute seule utilisera les 300.000 f CFA pour ses soins médicaux jusqu’à l’accouchement. Jusqu’à ce jour sa petite fille n’a pas un extrait d’acte de naissance : le père refusant de s’occuper de sa progéniture. « Lorsque que j’ai accouché il m’a appelé un jour pour connaître le sexe de l’enfant. Depuis qu’il a su qu’il s’agissait d’une fille il ne m’a plus rappelé ! » nous confie Aïcha. Il nous dira par la suite qu’un ami de son ‘’conjoint’’ a tenté une médiation secrète pour que le père puisse reconnaître l’enfant. Aïcha s’oppose et soutient que si tout ce passe en cachette le père pourra tôt ou tard se désengager une nouvelle fois. Aïcha, à moins d’un sursaut d’orgueil de la part de son ex-conjoint ne pourra jamais saisir la justice pour obtenir une pension alimentaire pour sa fille. Sa petite fille n’ayant pas été reconnue par son père, sera aussi privé de tous ces droits. Le père d’Aïcha conscient d’avoir poussé sa fille à l’erreur en l’obligeant à vivre avec un homme a décidé de l’accueillir de nouveau sous son toit !

SUY Kahofi

 

Il faut sauver d’urgence la lagune Ebrié

20/02/2012 Aucun commentaire

 

La pollution de la lagune Ebrié par Polman (www.caric-actu.com)

La lagune Ebrié au cœur d’un important trafic lagunaire va-t-elle disparaître sous le poids de la pollution ? C’est ce qui inquiète les habitants de la capitale économique ivoirienne, Abidjan. Chaque jour qui passe, la quantité d’ordure ménagère augmente sur les berges de l’étendue d’eau. Les eaux usées de toute la capitale se déversent dans la lagune. Les herbes envahissent de plus en plus la surface de la lagune. A la moindre pluie, une odeur nauséabonde envahit les quartiers à proximité. Difficile de dire si la lagune est aujourd’hui une poubelle géante, un puit perdu pour WC et toilette ou une décharge a ciel ouvert ! Si les crocodiles ont vite fait de s’approprier la surface de la lagune qui est aujourd’hui semblable à la terre ferme, quand est-il des autres espèces ? Les crabes, fossoyeurs traditionnels des fonds marins et lagunaires meurent de façon étrange : nous avons pu observer plusieurs espèces gisantes (étouffées certainement) sur le bord de lagune. La pollution est tellement importante à certains endroits qu’il est possible pour un être humain de rester débout sur l’amas d’ordure qui s’entremêle aux herbes sans qu’ils ne s’affaissent !

Les charognards doivent bien se régaler de cette situation de pollution généralisée. Les hérons se baladent sur une flaque gluante à la surface de l’eau. Ils ne sont pas les seuls à vivre de la charogne de plus en plus abondante à la surface de l’eau. Les corbeaux et les vautours survolent la lagune Ebrié à la recherche des cadavres de rongeurs, de poissons et de reptiles biens visibles à la surface de l’eau. Si le règne animal s’accommode de cette situation, les riverains eux ne supportent plus cette lagune aux odeurs nauséabondes ! Félix est vigile sur le boulevard lagunaire au Plateau, il en sait quelque chose lorsque la lagune se déchaine. « Vers midi – 13 heures ce n’est plus possible de rester sur place : l’odeur de la lagune devient insupportable ! Ça ressemble un peu à l’odeur des déchets toxiques qui ont été déversé à Abidjan. Quand vous avez le malheur de respirer, vous avez mal à la tête et souvent même le vertige » nous confie l’homme. Traoré est chauffeur de taxi sur la ligne de woro-woro Treichville – Cocody saint jean et il confirme les dire de Félix. « Quand vous longez la boulevard il arrive que les clients montent les vitres et je dois dire que l’odeur n’est pas du tout agréable. Je pense que les autorités doivent faire quelque chose ».

Il faut agir pour sauver cette étendue d’eau ! Les ONG de protection de l’environnement multiplient les actions pour assainir cette lagune mais le combat semble ne pas émouvoir les autorités de tutelles qui passent juste à côté de cette lagune puante les vitres montées pour accueillir leurs illustres invités. En cette période où la Côte d’Ivoire est courtisée parce qu’elle renoue avec le ‘’calme’’, ne serait-il pas judicieux de nettoyer cette lagune qui jouxte le quartier des affaires ? Il s’agit bien sûr d’une opération titanesque et si pour certains il faut draguer la surface de la lagune pour d’autres il faut apprendre aux Ivoiriens à être propres car c’est le véritable problème de la lagune. « La surface sera nettoyée mais pour combien de temps ? » se demande Aminata Bamba stagiaire dans une entreprise d’assurance au Plateau. « Il faut en amont moins d’ordure dans la lagune pour que le nettoyage de la surface puisse être utile. Je le souligne encore une fois, le problème c’est d’inviter les Ivoiriens à être moins pollueurs eux-mêmes » conclu la jeune femme.

SUY Kahofi

Déclaration de l’OFACI à l’occasion de la journée internationale contre les mutilations génitales féminines

08/02/2012 Aucun commentaire

 

Les mutilations génitales menacent la vie de nombreuses femmes à travers le monde

Le 11 juillet 2003, à l’occasion du sommet de Maputo en Mozambique, 53 Etats de l’union africaine montrent leur volonté de faire face aux différentes discriminations basées sur le genre, par la prise en compte dans leur modèle de gouvernance des droits de la femme. Cette volonté manifeste s’est traduite par l’adoption du  Protocole à la Charte africaine des Droits Humains et des Peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, mieux connu sous l’appellation de Protocole de Maputo. Depuis cette date, de nombreux efforts ont été fait dans ce sens, cependant  beaucoup reste à faire au vu  malheureusement  de la persistance de telles pratiques notamment en Afrique,  en Asie et en Europe en raison du flux migratoire.  Cette année, le thème retenu par la communauté internationale « Tolérance zéro Excision ou Mutilations Génitales Féminines » confirme de fait le combat que l’on se doit de mener pour l’éradication définitive  de ce fléau.

Cette  éradication est d’autant plus urgente  que selon les Nations Unies, les mutilations génitales et plus précisément l’excision touchent entre 100 et 140 millions de filles et de femmes à travers le monde et environ 3 millions courent ce risque chaque année. En Côte d’ivoire près de 36 %  des femmes sont excisées selon le ministère de la famille, de la femme et de l’enfant. Au vu des conséquences négatives enregistrées sur tous le territoire ivoirien, la prise de conscience de l’importance de ce fléau, contribuera le plus tôt possible au respect de la loi 98/757 du 23 décembre 1998, interdisant la pratique de l’excision en Côte d’Ivoire. En effet, il faut noter que :

  • Les Mutilations génitales féminines violent les droits des femmes

La pratique des   mutilations génitales féminines est une violation des droits des femmes car elle contribue à la position inégale des femmes dans la société et à la discrimination dont elles font l’objet. Ces mutilations visent dans leur finalité à exercer un   contrôle sur  la sexualité des femmes d’une part  et d’autre part à renforcer les stéréotypes qui dénigrent la position des femmes dans la société.

  • Les Mutilations génitales féminines  constituent une torture et un    traitement cruel, inhumain et dégradant

Les mutilations génitales, outre qu’elles constituent une atteinte aux droits fondamentaux des femmes et un obstacle à l’exercice de leurs libertés, empêchent les femmes de se réaliser et de participer pleinement à la vie de la société, en raison de leurs conséquences douloureuses à court et long terme sur la santé.

  • Les  Mutilations génitales féminines  violent le droit à la santé

Les femmes et les filles ayant subi des mutilations  sont exposées à des conséquences à court et long terme sur leur  santé physique, psychologique, sexuelle et reproductive. Or les femmes comme toutes personnes ont le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mental susceptible d’être atteint, de même que du droit  d’exercer le contrôle sur leur santé et leur corps. Les conséquences sur la santé sont d’autant plus importantes qu’elles concernent les capacités de reproduction.

  • Les   Mutilations génitales féminines  violent les droits de l’enfant et plus précisément ceux de la petite fille

Les mutilations génitales constituent  en effet une atteinte à l’épanouissement physique, psychologique et même sociale de la femme et de la petite fille. En effet toute violence physique à l’égard des femmes influe sur la santé et le  bien-être. Le  coût humain de telles pratiques, s’élève à des milliers de morts chaque année dont plus de la moitié sont des petites filles.

Au vu de ce qui précède, L’OFACI en tant qu’organisation qui milite en faveur des droits de la femme propose  pour une  prohibition définitive de toutes les formes de mutilations génitales, que celles-ci soient envisagées en tant que  véritable problème de santé publique. De cette manière elles passeront comme priorité dans les programmes de santé publique au même titre que la lutte contre le VIH / SIDA et le paludisme. Aussi, l’OFACI recommande t-elle :

En amont :

  • La multiplication  des campagnes de sensibilisations dans les régions et zones réputées à risque,
  • La sensibilisation des acteurs religieux  pour la promotion et l’abandon de la pratique de l’excision,
  • La reconversion assistée des matronnes en vue de leur offrir  d’autres formes de revenus,
  • La protection des victimes potentielles et leur sensibilisation sur les risques encourus.

En aval :

  • L’encouragement à la dénonciation anonyme des coupables,
  • Le renforcement   des sanctions sur les coupables par l’adoption de lois plus coercitives,
  • Le soutien  médical,  psychologique et financier des victimes de mutilation génitale.

Fait à Abidjan le 07 février 2012

La Présidente Nationale SANGARE Namizata

 

Violence de Yopougon : L’APDH charge le régime Ouattara

27/01/2012 un commentaire

 

Eric-Aimée SEMIEN Président de l’APDH (en lunette)

Prendre le temps d’enquêter en long et en large sur des faits afin de ne pas tirer des conclusions trop hâtives, voici la vision qui fonde toute l’action de l’APDH, l’ONG Ivoirienne de défense des droits de l’homme. Action pour la Protection des Droits de l’Homme après avoir mené une enquête suite aux violences de Yopougon a produit une déclaration qui pointe clairement du doigt la responsabilité du gouvernement dans les violences survenues lors du meeting du FPI, le parti de l’ex-président Gbagbo Laurent.

Pour l’APDH les violences de Yopougon sont le résultat incontestable de l’impunité qui règne autour des nombreux actes de vandalisme et de brimade signalés depuis les premières tentatives de l’opposition d’organiser ses meetings. « Deux meetings de l’opposition ont déjà été perturbés dans la commune de Yopougon et nous n’avons pas eu de réaction du gouvernement, le meeting du FPI à Koumassi il y a de cela quelques mois a été maté sans aucune réaction, le meeting du FPI à Bonoua a été maté sans aucune réaction…donc nous faisons la remarque qu’un sentiment d’impunité habite certaines personnes et cela les encourage à semer la violence. L’APDH s’inquiète car s’il n’y a pas de réaction après les violences de l’espace FICGAYO cela risque de se répéter » souligne indigné Eric Aimée SEMIEN le président de l’ONG. Sur le fond de l’affaire (NDLR : violences de l’espace FICGAYO), l’APDH fait remarquer que les perturbateurs sont venus en grand nombre d’autres communes, au moyen de minicars de transport en commun ‘’Gbaka’’, et d’autobus de la Sotra. Avant la manifestation, ces derniers ont infiltré la foule et les environs de la manifestation. Ces personnes se sont réclamées proches du parti au pouvoir, mais la Direction de ce parti a indiqué que ces personnes étaient inconnues de son fichier. A la suite de propos qu’ils ont jugé insultants au cours de la manifestation, ils se sont livrés à des actes de violences sur les manifestants. En riposte, les manifestants du FPI, qui s’étaient préparés en conséquence compte tenu des précédents de perturbations de meeting, ont réagi. La situation a dégénéré…

Fort de ce constat qui constitue une entrave à la liberté d’expression, l’APDH note qu’il s’agit d’actes prémédités en vue de tuer dans l’œuf les velléités d’expression de la contradiction politique. En effet de nombreux Ivoiriens encore sous le choc se demande comment comprendre qu’une manifestation autorisée et encadrée par les forces de l’ordre puisse dégénérer à ce point ? De son côté l’APDH rappelle que la liberté de manifestation et d’opinion est un Droit fondamental de l’Homme, et que la démocratie se nourrit de la contradiction, de la diversité et surtout de la tolérance. La diffusion des images de ces violences à travers le monde entier est de nature à donner une image hideuse de l’évolution démocratique en Côte d’Ivoire, et à saper les fondements de la réconciliation, entreprise déjà ardue. Le leadership de l’action démocratique étant l’affaire du gouvernement Ivoirien dirigé par le Président Alassane Ouattara, l’APDH interpelle les autorités pour une prise de responsabilité immédiate afin que cesse la violence à l’égard de l’opposition. L’ONG tout en condamnant ces actes de violence et s’indigne de la réaction timide des autorités ivoiriennes, surtout qu’il y a eu perte en vie humaine. Elle exige qu’une enquête impartiale puisse faire la lumière sur la répétition de ces actes de violence politique, et que les responsables soient punis officiellement. Elle propose au gouvernement de faire des campagnes d’éducation des populations, en particulier des jeunes, à la Citoyenneté Démocratique et aux Droits de l’Homme.

Sur le fond des déclarations qui auraient jeté l’huile sur le feu et qui s’apparentent à une non-reconnaissance d’Alassane Ouattara comme le Président de la République de Côte d’Ivoire, l’APDH tient à faire cette remarque. « Le FPI est libre de reconnaitre ou de ne pas reconnaitre le Chef de l’Etat mais si dans leur volonté de ne pas reconnaitre l’autorité des actes anti-sociaux et anticonstitutionnels sont posés les leaders de se parti seront poursuivi » soutien Aimée SEMIEN le président de l’ONG non sans prendre le soin de souligner que cette attitude consacre de nouveau « une théâtralisation de la scène politique Ivoirienne ».

SUY Kahofi

La Côte d’Ivoire réaffirme son engagement à stopper le travail des enfants

21/01/2012 Aucun commentaire

 

« Nous ferons en sorte que l’enfant soit là où il doit être »

La Côte d’Ivoire vient de se doter d’un nouvel arrêté inter-ministériel portant détermination de la liste des travaux dangereux interdits aux enfants de moins de dix huit ans. Il s’agit de nouvelles dispositions révisant l’arrêté n°2250 du 14 mars 2005 qui déterminait une première liste de travaux interdits aux enfants de moins de dix huit ans. Sont qualifiés de travaux dangereux interdits aux enfants de moins de dix huit ans, les travaux qui par leur nature ou les conditions dans lesquelles ils s’exercent, sont susceptibles de mettre en danger leur vie ! Au-delà il s’agit de tout type de travail pouvant nuire à leur santé, à leur sécurité, à leur moralité, à leur développement physique et mental. A ceux là s’ajoute ceux pouvant leur priver de leur enfance, de leur potentiel, de leur dignité et de leur scolarité.

Le gouvernement Ivoirien résolument engagé à lutter contre la traite des enfants et leur exploitation par le travail a confiné son nouvel arrêté inter-ministériel en quinze articles couvrant plusieurs domaines d’activité. « Ces domaines touchés par l’arrêté sont l’agriculture et la foresterie, l’élevage, la pêche, le secteur domestique, les mines, le commerce, l’industrie et l’artisanat, le transport, le bâtiment et les travaux publics » affirme Mme Kraidy Sandrine Directrice de la protection de l’Enfant au Ministère de la famille, de la femme et de l’enfant. La Côte d’Ivoire étant un pays dont l’économie repose sur l’agricole, les dispositions concernant ce secteur ont été réaffirmé par le nouvel arrêté. Restons avec Kraidy Sandrine pour les connaître. « Sont interdits aux enfants les travaux dangereux tels que l’abattage des arbres, le brûlage des champs, la vente, le transport, la manipulation et l’épandage des produits agro-pharmaceutiques, la chasse, la production du charbon de bois et les travaux de cultures attelées ». Le Ministre d’Etat Gilbert Kafana Koné, Ministre de l’emploi, des affaires sociales et de la solidarité après avoir apposé sa signature sur le nouveau document au nom du gouvernement de Côte d’Ivoire a lancé un appel aux leaders syndicaux, fédérations inter-professionnels et hommes de médias réunis à cette cérémonie de signature de l’arrêté pour que ceux-ci s’engagent à accompagner le gouvernement dans cette lutte. « Nous allons prendre les dispositions pour que les enfants qui sont victimes de ce genre de travaux et qui sont dans des situations de détresse puissent être pris en charge et extrait donc de la portée de ces travaux. Nous allons engager des actions de sensibilisation et des actions de répression pour permettre donc à l’enfant d’être là où il doit être » a souligné le ministre d’Etat Kafana Koné.

Le BIT (Bureau International du Travail) n’a pas manqué de saluer à sa juste valeur cet effort du gouvernement Ivoirien de tout faire pour lutter contre le travail des enfants. « La question de la lutte contre le travail des enfants est une question morale, c’est une question nationale et même internationale. Cette liste des travaux interdits aux enfants de moins de dix huit ans dressée par le gouvernement Ivoirien est vraiment très exhaustive et cela nous réjouit » à affirmé Ben Lapklo représentant pays BIT. Bien que le nouvel arrêté soit signé et prend effet à compté de ce mois de janvier 2012, la liste des types de travaux interdits au moins de dix huit ans sera, au besoin, révisée.

SUY Kahofi