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Archives pour la catégorie ‘Côte d’ivoire’

Le secteur minier Ivoirien en plein essor

20/04/2012 un commentaire

Alassane Ouattara mise sur le dynamisme du secteur minier Ivoirien

Pendant de nombreuses années le secteur des mines a été le parent pauvre de l’économie Ivoirienne. Malgré la présence de pétrole au large du golf de guinée et une variété non négligeable de minerais dans son sous-sol, la Côte d’Ivoire n’a véritablement pas bénéficié des retombés du secteur minier. Le secteur n’occupait que 12.000 à 15.000 actifs dans le pays avec des exploitations traditionnelles ou semi-artisanales. Aujourd’hui avec l’exécution du programme de développement du Président Alassane Ouattara, le secteur minier est de nouveau sur la sellette avec l’arrivée de grands groupes dans le pays qui exploitent déjà des mines d’or ou explorent d’autres régions riches en fer et en manganèse. Le secteur minier est donc en plein essor en Côte d’Ivoire avec des découvertes très importantes de mine d’or et de gisements de pétrole en mer. Bien que depuis l’indépendance le développement de l’activité des mines a donné naissance à des sociétés d’Etat sensées réguler et promouvoir les activités du secteur, c’est seulement en cette année 2012 que des gisements d’or importants pour une exploitation industrielle ont été découverts. « Nous découvrons autant de gisements dans le pays aujourd’hui parce les méthodes que nous utilisions auparavant n’étaient pas les bonnes aussi bien pour l’Or que pour le Pétrole. En 10 ans il y a eu cinq forages or d’Avril à Décembre 2011 nous avons eu cinq forages ! Rien que pour cette année 2012, douze forages sont annoncés » nous explique Adama Toukara, le Ministre Ivoirien des Mines et de l’Energie.

Une ère nouvelle semble donc s’ouvrir pour le secteur des mines en Côte d’Ivoire avec de gros investissements. Des entreprises telles que TATA Steel sont en prospection pour le fer et RANDGOLD a déjà installé des usines pour l’exploitation de l’or. Le gouvernement Ivoirien veille à la dynamique du secteur car il est un gros pourvoyeur d’emploi en cette période de relance économique. « Le secteur minier emploie 30.000 personnes aujourd’hui ce qui est très salutaire pour le pays en cette période post-crise. Nous, je veux parler du ministère et des acteurs du secteur, nous voulons être un grand contributeur à la solution que le Président développe pour résoudre le problème du chômage des jeunes » affirme le Ministre des Mines et de l’Energie. Au-delà des salaires directs qui sont versés aux travailleurs et des impôts perçus par l’Etat, les entreprises qui opèrent dans le secteur des mines contribuent au développement des localités où elles sont implantées par la réalisation d’infrastructures socio-économiques. Avec l’essor du secteur minier et les actions sociales des entreprises, c’est plus de routes et de pistes, plus de centre de santé, plus d’école et plus de médicaments dans les hôpitaux pour les malades. A titre d’exemple nous citerons TATA Steel qui est pour l’instant en prospection et qui a décidé de recruter son personnel à Bangolo et de le former. Ainsi des jeunes filles sélectionnées sont déjà en formation et reviendront servir leur pays. Au-delà, l’entreprise apporte une assistance médicale aux populations et réalise des routes. Les mines apportent un véritable développement dans les régions et l’exemple de TATA Steel ne saurait faire de l’ombre à celui RANDGOLD à Tongon. L’entreprise a redonné vie à la piste pour aéronef, réalisé des barrages pour alimenter les villages en eau potable et soutenir l’agriculture locale sans oublier les écoles qu’elle continue de construire et des centaines d’emplois qu’elle offre aux populations riveraines.

Pour le Ministre Tounkara la belle aventure du secteur minier ne pourra se poursuivre que si les Ivoiriens acceptent de construire un climat de paix et de réconciliation à même de rassurer les investisseurs.

SUY Kahofi

Des mécènes Ivoiriens s’engagent pour la cause des enfants

13/04/2012 Aucun commentaire

 

Pose de la première pierre par la Ministre Jeanne Peuhmond et compagnie du Prof Fassinou Fondateur de Children Hope international

L’ONG panafricaine Children Hope international vient de se lancer dans un ambitieux mais noble projet celui de mobiliser des mécènes Ivoiriens pour bâtir le premier centre de prise en charge totale des enfants en difficultés. Il s’agit de ceux rendus vulnérable du fait du VIH, des orphelins de la guerre mais aussi ceux en difficultés abandonnés dans les rues. Le projet aura un coût total de 2 milliards 116 millions de franc CFA entièrement financé par l’ONG et des partenaires tous Ivoiriens. Le complexe dont la première pierre vient d’être posée sera composé d’un hôpital moderne, d’une école, d’une pouponnière et d’un centre agro-pastoral. Ce projet s’inscrit dans le cadre des actions de l’Etat pour la prise en charge des OEV mais de l’action de chaque Ivoirien pour le bien être des enfants. « L’orphelinat aura une capacité de 200 lits, le centre médico-social 150 lits et un atelier d’apprentissage et une école. Le complexe agro-pastoral aura une superficie de 15 hectare et son objectif sera d’assurer aux pensionnaires une auto-suffisance alimentaire » affirme Professeur Fassinou, fondateur de l’ONG Children’s Hope International. La mobilisation d’un mécénat 100% Ivoirien était à l’origine un projet que d’aucun trouvait surréaliste au début de la conception du projet. Malgré cette appréhension, les Chefs d’entreprise Ivoiriens ont répondu favorablement à l’appel du Professeur Fassinou. Parmi ces mécènes nous pourrons citer SETACI, la CDCI, les Studio Fifty Four, Flash Intervention, SOTACI, Carré d’or… Le groupe d’assurance NSIA, filiale de la BIAO fait parti de ces entreprises. Madame Diby Directeur du développement du groupe nous explique pourquoi son entreprise s’engage pour la cause des enfants. « L’assurance à tout de même un côté social et c’est un peu dans ce cadre que nous intervenons aux côtés de Children Hope International. Dans notre organisation la plupart des Directeurs sont des femmes et en nous engageant dans ce projet c’est une manière de contribuer au développement social des enfants et par ricochet de la femme ».

Croire au potentiel de l’Afrique certains le disent, d’autre y croient et c’est cette dernière frange qui s’engage pour que le sud puisse se mobiliser pour trouver des solutions aux besoins du sud. Le mécénat ne signifie pas obligatoirement tendre la main à l’occident mais il peut aussi se faire grâce à l’engagement de chaque Ivoirien pour le bien être de ses concitoyens quelque soit ses ressources. Mr Chaudron patron du groupe SETACI représentant le constructeur KIA Motors estime « qu’un tels projet pour les jeunes est une opportunité que les entreprises Ivoiriennes doivent saisir pour accompagner le projet en vue de le voir émerger. La jeunesse Ivoirienne a souffert durant ces dix dernière années et elle a le droit de croire en un avenir radieux, en un avenir fait d’espoir ». La Côte d’Ivoire attend beaucoup de ce complexe dédié à l’enfant car il sera aussi un centre d’accueil pour d’autres besoins d’urgence tels que les cas d’accident pour lesquels les blessés doivent être convoyés du nord vers d’autres régions. Pour que ce projet puisse véritablement avancer, l’ONG Children Hope International a sollicité Dr Ibrahim RAAD en qualité de coordonnateur National. Notons qu’il assure déjà la coordination des activités de l’ONG au Sénégal. Dr RAAD a accepté d’accompagné la Côte d’Ivoire dans ce projet non sans reconnaître en toute modestie que la tache sera immense mais pas impossible à surmonter. Dans 18 mois ou tout au plus 24 le complexe dédié à l’enfant sera opérationnel mais avant la date d’inauguration des bâtisses, les populations de N’Zokossou (département de Sakasou) où sera logé le centre ne cachent pas leur joie. Serons-nous spectateurs lorsque des enfants meurent ? A cette question les partenaires de l’ONG Children Hope International répondent NON et s’engagent pour que le Centre N’Nafissou soit une réalité.

SUY Kahofi

Le Chef suprême des armées à la défense!

14/03/2012 5 commentaires

 

Osera-t-il devenir un jour son propre Chef d'Etat Major?

Bizarrerie indescriptible pour les uns, fantaisie pour les autres, volonté toujours manifeste de ‘’se faire voir’’ ou de créer le buzz…les mots ne manquent pas pour décrire l’atterrissage d’Alassane Ouattara le Président Ivoirien au poste de ministre de la défense. Il s’agit depuis l’indépendance de la Côte d’Ivoire d’un cumul de poste au sommet de l’Etat très étrange pour les Ivoiriens. L’homme alors parton du Rassemblement Des Républicains (RDR) avait souligné en lettre d’or que les cumuls de postes et de fonctions serait un vieux souvenir le jour où il mettrait les pieds à la Présidence. Drôle de manière de donner vie à un vieux vœu si cher au cœur de l’opposant rejeté !

Pour certains Ivoiriens qui sont encore médusés par ce surprenant cumul de poste, les interrogations ne manquent pas. « Moi la question que je me pose est de savoir si la constitution Ivoirienne autorise le Chef de l’Etat à devenir son propre ministre de la défense ? » se demande Konan Charlotte. De son côté Casimir B. pousse le bouchon au-delà des simples interrogations pour souligner « le manque d’expérience du chef de l’Etat dans le dossier sécuritaire ». « Je ne comprend pas pourquoi il décide de cumuler ces deux fonctions ? Que sait-il de l’armée ? RIEN ! Il peut à peine s’imposer aux Com-zones, il n’a pas une carrière de militaire, il n’a jamais été ministre de la défense…sincèrement je ne le vois pas réussir la restructuration de l’armée et restaurer l’ordre social » conclu le jeune homme. Et Loukou K. de renchérir en ces termes : « l’insécurité est tellement grande que pour moi le Président doit confier le dossier à quelqu’un de plus apte. Personnellement je voyais à ce poste des messieurs comme Gaston Wassénan Koné, l’homme de métier Boniface Konan ou même l’ancien CEMA Philippe Mangou ou encore Michèle Gueu. Hélas rien de tout ça ! » se lamente notre interlocuteur.

Si certains Ivoiriens sont surpris par l’arrivée du chef de l’Etat au poste de ministre de la défense nombreux sont ceux également qui estime qu’il s’agit là d’un gage pour la restauration de l’ordre. « Sincèrement je l’ai toujours voulu à ce poste parce que personne d’autre que lui ne pourra mener à bien cette mission de sécurisation du pays. Il hérite d’une situation chaotique sur le volet sécuritaire et s’il n’y prend garde ses partenaires au développement risquent de lui tourner le dos. Il doit prendre ses responsabilités pour rassurer l’opinion internationale » soutien Jean Eude. Les partisans du RDR que nous avons interrogé estiment que personne ne naît ministre de la défense et que le Président pourra tirer son épingle du jeu à condition que des mains obscures ne viennent encore manipuler les hommes en armes.

Le gouvernement Ivoirien dans son ensemble ne change pas mais les défis de la reconstruction demeurent les mêmes et se résument en la restauration d’un climat sécuritaire, à la réouverture des Universités, la baisse du prix des denrées alimentaires et la baisse du chômage.

SUY Kahofi

Un secteur privé dynamique pour la paix et la relance économique en Côte d’Ivoire

06/03/2012 Aucun commentaire

 

Le Dr Albert Toikeusse Mabri, Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement

« Le Secteur privé, de par sa place prépondérante dans le développement de l’économie nationale, la création de richesses et le résorption du chômage, en particulier du chômage des jeunes, constitue un facteur important de promotion de  la paix et de la cohésion sociale dans notre pays », a estimé lundi  05 mars 2012 à Abidjan, le Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement, le Dr Albert Toikeusse Mabri. Procédant à l’ouverture du forum organisé par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) avec les opérateurs économiques de Côte d’Ivoire sur le thème : ‘’Contribution du secteur privé dans la consolidation de la paix et la relance économique en Côte d’Ivoire’’, le Dr. Mabri a rappelé que cet échange intervenait dans un contexte difficile consécutif à une crise post électorale qui a considérablement ébranlé le contexte économique ivoirien. Le Ministre du Plan, reconnaissant que le rôle du secteur privé sera important dans la relance de l’économie ivoirienne, a rassuré que le Gouvernement a pris  des mesures à travers le Plan National de Développement 2012-2015 pour favoriser un environnement économique attractif et sécurisé. Il s’agira, entre autres, de « l’amélioration de l’environnement des affaires, de l’assainissement du cadre macro-économique et du soutien direct au secteur privé par la poursuite de l’apurement des arriérés intérieurs, la création d’une brigade anti- corruption, l’amélioration des indicateurs Doing Business et la mise en place d’un guichet  unique pour la création des entreprises », a dit le Dr Mabri.

Pour sa part, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, M. Ndolamb Ngokwey a indiqué que les Nations Unies accordent une place importante à la relance économique de la Côte d’Ivoire. Selon M. Ngokwey, « sans la sécurité, il ne saurait y avoir de reconstruction et de relance économique possible. Les Nations Unies présentes en Côte d’Ivoire – l’ONUCI, les agences, fonds et programmes – sont disposés à soutenir et à appuyer le Gouvernement dans ses efforts en vue du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration des anciens combattants  de la réforme  du secteur, de la liberté et circulation des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire », a indiqué M. Ngokwey. Le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, Jean-Louis Billon, a souligné que le secteur privé a joué sa partition, tout au long de la crise ivoirienne, en permettant au pays de ne pas sombrer dans la faillite malgré les nombreuses pressions subies. Selon M. Billon, outre la crise, qui a mis le pays au ban de la communauté internationale en la privant d’aide extérieure, le secteur privé a subi la pression d’une fiscalité qui avait augmenté au fil des années, d’un environnement sociopolitique et économique hostile, de pillages, de barrages entravant la libre circulation des biens et des personnes et du racket. « Si le rôle du secteur privé dans la relance économique apparait comme une évidence, car étant le moteur  de la  croissance, sa contribution  à la paix est par contre moins visible et pose la problématique de la responsabilité sociétale de l’entreprise », a expliqué M. Billon. « La seule chose qu’il demande à l’Etat, c’est de créer les conditions pour un meilleur exercice de l’activité économique », a-t-il ajouté. Présentant les objectifs du forum, le Porte parole adjoint de l’ONUCI, Kenneth Blackman, a indiqué qu’il s’agissait pour les participants de  partager leurs idées sur la question en vue de contribuer à la reconstruction post-crise.  « L’objectif  sera de sortir d’ici avec des recommandations consensuelles pour une implication optimale de tout un chacun dans le processus de reconstruction et dans la consolidation de la paix », a-t-il dit. « Des recommandations dont pourront de servir les opérateurs économiques, l’état, l’ONU et les autres instances supranationales pour le bien-être de la Côte d’Ivoire ».

Le forum est structuré autour de quatre sous-thèmes : initiatives nationales en matière de relance économique et de reconstruction post-crise -défis et perspectives et quelle synergie avec la communauté internationale ; la contribution des acteurs économiques dans le processus de reconstruction en Côte d’Ivoire ; environnement sécuritaire et développement des affaires dans le contexte de la relance économique ;  bonne gouvernance et lutte contre la corruption.  Cette activité a également enregistré la participation du corps diplomatique, du Ministre de L’Industrie et de la Promotion du Secteur Privé, Moussa Doso, et du Président du Conseil Economique et Social, Marcel Zadi Kessy.

L’ONUCI forme les medias et la société civile au renforcement de la cohésion sociale

01/03/2012 Aucun commentaire

Les médias ont un rôle important à jouer pour l’instauration d’une paix durable

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), a entamé mardi 28 février 2012 à Duékoué (502 km d’Abidjan), un atelier de formation en faveur des médias et des membres de la société civile des régions du Guémon  et du Cavally. Prévu sur deux jours,  cet atelier dont le thème est ‘’La contribution des médias et de la société civile au renforcement de la cohésion sociale, de la réconciliation nationale, de la reconstruction et du développement locale ‘’, a été animé par Ladji Sidibé de l’Unité médias et développement et Michèle Wabo de la Section des Affaires civiles de l’ONUCI, tous  deux, experts en la matière de la mission.

Le représentant de l’ONUCI, Alpha Kabiné Dioubaté, Conseiller électoral, est revenu sur le bien fondé de cet atelier et rappelé que les travaux visent à familiariser les participants aux outils favorisant la paix, la cohésion sociale, la réconciliation nationale, la reconstruction et le développement local. « C’est dans l’esprit des hommes que naissent les conflits et donc, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever le sens de la paix. Je voudrais que la paix et le renforcement de la cohésion sociale vous habite »,  a recommandé M. Dioubaté. Pour Mme Kadidia Ledron, chef de l’Unité Medias et Développement de la Division de l’Information publique de l’ONUCI, cet atelier vise à renforcer le ciment de la cohésion sociale, la réconciliation nationale et favoriser les conditions d’une reconstruction rapide dans les régions du Cavally et du Guémon, à travers la mise en place de nouvelles passerelles entre médias et société civile. « Cet atelier est la 11ème étape d’un programme, qui a démarré à Bouna. Il a couvert aujourd’hui tout le pays. Il vise selon Mme Ledron, à créer les conditions optimales pour que les radios de proximité et la presse écrite deviennent des acteurs clé dans ce processus. « La cohésion sociale constitue le second pilier nécessaire pour consolider les acquis sur le terrain du renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale », expliquera-t-elle.

Pour le préfet de Duékoué, Benjamin Effoly, cet atelier est essentiel pour le renforcement de la cohésion sociale, car il se tient dans un contexte où la ville sort des élections législatives partielles avec toutes les rumeurs, les échos qui avaient contribué à exacerber l’anxiété des populations. Il a ainsi appelé la presse à plus de sincérité et à écrire des faits tels qu’ils ont été dits ou vécus. Il a souhaité que les résolutions issues de cet atelier les aider à mieux faire leur travail.  A l’endroit de la société civile, il a adressé les recommandations suivantes. « Jouez le rôle d’arbitre et non de diviseur. Votre rôle est important, vous devriez faire en sorte que l’intérêt de notre pays soit privilégié », a-t-il dit en espérant que « les résolutions de cet atelier permettent au  département de faire un pas en plus » a-t-il poursuivi. Pour le 5ème Adjoint au maire, Denis Badouon, il s’agit de la énième opportunité que leur offre l’ONUCI de renforcer leurs capacités en matière de cohésion sociale, de réconciliation, de reconstruction et de développement local. « Sans paix ; il n’y a pas de développement et sans développement, il n’y a pas de paix » a-t-il indiqué. Selon M. Badouon, les médias demeurent incontournables dans le processus de réconciliation de la société ivoirienne. Il a souhaité que cet atelier accouche des résolutions pertinentes, d’utilité locale, voire nationale pour le retour définitif de la paix dans le Cavally et le Guémon.

La Côte d’Ivoire pense à améliorer son climat des affaires

28/02/2012 Aucun commentaire

 

La justice doit pouvoir rassurer les investisseurs

La Côte d’Ivoire sort de crise et elle veut se repositionner comme un hub de développement économique pour toute la sous-région ouest africaine. Pour y arriver elle doit penser très sérieusement à assainir son milieu des affaires et cela passe bien évidemment par des reformes qui rassurent les investisseurs. Les premières reformes doivent se faire dans le domaine juridique car le diagnostic de la justice Ivoirienne, fait sans complaisance n’est pas du tout reluisant. « Premièrement il y a une mauvaise distribution de la carte judiciaire en ce sens que l’essentiel des activités des tribunaux se passent à Abidjan. Le deuxième problème est l’engorgement de nos tribunaux et les lourdeurs dans les procédures judiciaires. Troisièmement il y a toutes les lois et toutes les conventions Internationales dont la Côte d’Ivoire est signataire et dont la mise en œuvre pose problème. Il y a enfin et surtout cet aspect moral qui est le délitement moral : c’est absence de morale, de valeur et de rigueur des agents judicaires » affirme Fernand Gauze, membre de la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).

Le Gouvernement Ivoirien dit être conscient de l’existence de ces problèmes et pour y remédier il a pris en conseil des ministres un décret portant création des tribunaux spéciaux de commerce. Leur mise en place pourra contribuer nettement à l’amélioration du climat des affaires selon le Magistrat Kouassi Kouadio, Directeur de la législation. « Il faut noter que le droit commercial qui à l’époque était mis en œuvre par les tribunaux de droit commun sera désormais dévolue aux tribunaux de commerce. Ces tribunaux seront composés de juges de carrière, de juges tirés du milieu des affaires, de commerçants et de responsables d’entreprises pour permettre à ces juridictions d’avoir un regard éclairé du monde des affaires lui-même sur les prises de décision ». Le processus d’amélioration du climat des affaires ne pourra jamais porter des fruits tant que la corruption continuera de gangréner les sphères de décision. L’amélioration du milieu des affaires passe également par la lutte contre la corruption qui doit se matérialiser par la fin de l’impunité. « Les réflexions que nous menons pour améliorer le climat des affaires ne peuvent aboutir que s’il y a un mécanisme très rigoureux qui frappe les indélicats et qui promeut les excellents pour que nous puissions aboutir à une société de mérite » nous explique Malan Ehounou président de l’ONG Transparancy Justice Côte d’Ivoire. La société civile Ivoirienne préconise dans le processus d’assainissement du climat des affaires qu’un observatoire de la justice soit mis sur pied pour veiller à la saine application des décisions de justice.

SUY Kahofi

La SODEFOR au chevet de la forêt Ivoirienne

11/01/2012 un commentaire

 

Forêt du BANCO à Abidjan

Avec un taux d’infiltration de 50% et un état de dégradation très avancé, les dernières aires forestières de la Côte d’Ivoire ont besoin d’être secourues. Depuis près de dix ans, les crises successives que la Côte d’Ivoire a connues n’ont pas permis la mise en place et développement de véritables politiques de protection de la Forêt Ivoirienne. Défrichage anarchique, occupation illégale des forêts classées et braconnage à outrance sont devenus les maux qui gangrènent la forêt Ivoirienne. Il faut vite agir pour sauver ce qui reste du couvert forestier original Ivoirien et qui représente aujourd’hui moins de 25% de la superficie totale du pays.

La SODEFOR, la Société pour le Développement des Forêts ivoiriennes a décidé de mettre en place un vaste programme de reboisement en vue de reconstituer le couvert forestier ivoirien. Pour Mamadou Sangaré le directeur général de la Société il importe de mener des actions d’envergure pour redonner vie aux forêts qui sont de plus en plus menacées. La SODEFOR plaide pour la valorisation optimale des ressources forestières et cela passe par le respect de la réglementation internationale en matière de gestion forestière. La Côte d’Ivoire dans un premier temps doit se conformer aux conventions sur la protection des forêts qu’elle à signé dans le cadre d’accord sous-régionaux au sein de la CEDEAO, de l’UEMOA et plus largement au plan mondial. La campagne de valorisation du couvert forestier a déjà commencé avec la rétrocession des forêts classées à l’Etat de Côte d’Ivoire marquée par le déguerpissement des populations qui bravant tous les interdits ont fait pousser plantations, opérations immobilières et industries diverses sur les aires protégées ! L’occupation illégale des zones protégées a conduit par endroit à des situations de pollution de la nappe phréatique qui pourtant fournissait de l’eau potable à des milliers d’Ivoiriens. L’exemple le plus frappant est celui de la forêt classée d’Anguédédou dont l’occupation menace l’accès à l’eau potable d’une grande partie d’Abidjan.

La SODEFOR mise sur pied par l’Etat ivoirien depuis le 15 septembre 1966 a en charge la gestion de 231 forêts pour une superficie de plus de quatre millions d’hectares. Elle bénéficie dans son programme de reboisement et de protection des forêts de l’appui de sa tutelle à savoir le Ministère des Eaux et Forêts, qui n’étend plus cautionner l’occupation anarchique de la forêt, un héritage commun à tous les Ivoiriens.

SUY Kahofi

Ce que je retiens de 2011 en Côte d’Ivoire !

02/01/2012 un commentaire

 

La ville d'Abidjan vue du ciel

Une année c’est 365 jours et je pense qu’il fallait attendre le 31 décembre pour dire effectivement que l’année s’est achevée. L’année 2011 étant effectivement un vieux souvenir, qu’il me soit permis de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2012 et que vos vœux les plus chers à vos yeux se réalisent ! DIEU nous bénissent tous et qu’il nous donne santé, paix du cœur, joie, longévité et succès dans nos différentes entreprises.

L’année 2011 s’en est allé : peu importe comment elle a commencé mais le plus important c’est de savoir comment elle a influencé la vie des Ivoiriens à travers son actualité. Cette année que venons de vivre a été marqué par un fait qui a projeté la Côte d’Ivoire sur la scène politique mondiale pendant de très longs mois. Il s’agit de la crise post-électorale Ivoirienne. Laurent Gbagbo prétendait avoir remporté les élections en s’appuyant sur une décision du Conseil Constitutionnel qui l’a proclamé vainqueur au terme d’une élection historique avec un taux de participation à 80% au premier tour ! La Communauté Internationale refuse de lui reconnaitre cette victoire qui est en fait une tentative d’usurper le pouvoir et s’aligne sur la position de la certification de l’ONUCI. Alassane Ouattara devient donc de facto le Président de la République de Côte d’Ivoire mais il doit se réfugier à l’hôtel du golf pour diriger le pays. Dehors les populations doivent désormais vivre au rythme des combats de rue et des bombardements d’Abobo. Chaque jour qui passait au pays d’Houphouët Boigny les morts se comptaient par dizaine. Le vocabulaire de la crise a changé : on parlait de Commando Invisible, de gouvernement fantoche, de création d’une monnaie Ivoirienne…Concernant ce dernier point l’aventure de la MIR (Monnaie Ivoirienne de la Résistance) fut celle d’un mort-né ! Le LMP voulait sans doute intimider la CEDEAO et l’UEMOA mais très vite sa signature ne vaut plus un clou aux yeux des partenaires au développement. Son entêtement et le braquage de la BECEAO pousse Dakar à fermer le robinet ; une situation qui entraine une grave crise de la liquidité. Tout était devenu cher dans Abidjan : une sardine à 1000 f, le kilo de sucre à 2000 par endroit, le prix des légumes ont triplé et la faim avait commencé à faire ses premières victimes. « Il faut libérer le pays » à certainement pensé Alassane Ouattara lorsqu’il met sur pied les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Ces dernier mènent une guerre éclaire et se retrouvent à Abidjan. Ils buttent sur les derniers fidèles de Laurent Gbagbo qui se défendent avec des armes lourdes et leur infligent d’énormes pertes. L’ONUCI et la Licorne évoque la clause onusienne de protection des civils et neutralisent ce qui reste comme soldats à Laurent Gbagbo. Le 11 avril marque la chute du régime de la refondation ! Victoire et joie pour les uns tristesse pour les autres.

Quelques jour après Alassane Ouattara prête serment et 4 semaines plus tard c’est son investiture en grande pompe avec les ‘’amis’’ du monde autour de lui, du jamais vu depuis la mort d’Houphouët Boigny ! Pourtant il doit se rendre compte que les feux d’artifice et les fêtes ne résoudront pas les problèmes des Ivoiriens. Le chantier le plus important étant la réconciliation il crée la CDVR (Commission Dialogue Vérité et Réconciliation) dirigé par Charles Konan Banny. Les reformes socio-économiques sont lancées sous le régime d’un programme du plan d’action stratégique 2012 – 2015. Le gouvernement a désormais sa feuille de route pour faire de la Côte d’Ivoire un pays plus fort que jamais. Pendant que le Président parcourt le monde à la recherche d’argent frais pour reconstruire le pays, se sont les commandant 5 étoile des FRCI qui se prennent pour les nouveaux dieux de la Côte d’Ivoire. Devant les violations des droits de l’homme l’ONUCI et les ONG des droits de l’homme interpellent le gouvernement. Les FRCI se signalent dans des bavures et des tueries chose que le gouvernement ne peut plus digérer. La police militaire est crée et les rues nettoyées des éléments indisciplinés pour qu’Abidjan puisse entrer dans la nouvelle année dans la joie. La capitale Ivoirienne qui retrouve ses belles rues grâce à l’opération pays propre devient Abidjan ville lumière. Des rues éclairées, des sapins géants, des feux d’artifice et des prestations d’artistes ici et là pour que la Côte d’Ivoire puisse entrer dans la nouvelle année avec la joie au cœur. Bonjour 2012 et nous espérons que ton actualité sera moins douloureuse pour des Ivoiriens qui veulent vivre en paix !

SUY Kahofi

Message de fin d’année du représentant spécial du Secrétaire Général des nations unies pour la Cote d’Ivoire

01/01/2012 Aucun commentaire

Bert Koenders Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire

Chères Ivoiriennes, chers Ivoiriens,

Nous voilà arrivés au terme d’une année 2011 au cours de laquelle la Côte d’Ivoire a eu à affronter d’énormes défis. Grâce à vos efforts, votre pays, la Côte d’Ivoire s’est remise sur la voie de la démocratie, de la réconciliation et de la paix. La Communauté Internationale a, tout le long, été å vos cotés et nous sommes tous témoins du retour progressif de la paix en Côte d’Ivoire et de son nouveau rôle dans le concert des nations. Tout ceci a été réalisé au prix de grands sacrifices par la Côte d’Ivoire et vous, son peuple. Toutefois, les deux prochaines années seront critiques car les autres défis à surmonter sont immenses, notamment sur le plan de la sécurité humaine, de la protection des civils, de la réconciliation nationale et du développement. Je voudrais saisir l’occasion des fêtes de fin d’année pour vous dire que l’heure est enfin venue de tourner la page et pour vous réaffirmer la volonté de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire de continuer à s’engager résolument aux côtés des autorités et du peuple ivoirien afin de garantir la consolidation des efforts consentis et la réalisation des nouveaux chantiers. Qu’il s’agisse de la réforme du secteur sécuritaire, de la restauration de l’autorité de l’Etat, de la justice impartiale et de la réconciliation ou plus d’opportunités économiques et sociales pour les plus démunis, perspectives auxquelles aspire le peuple ivoirien, l’ONUCI continuera de fournir tout son appui et d’être à vos côtés.

Chères Ivoiriennes, chers Ivoiriens,

En conclusion, laissez-moi vous dire combien exaltant est d’être appelé à mettre en œuvre les Résolutions du Conseil de Sécurité dans votre beau pays et, étant votre hôte, au nom de la Mission et en mon nom personnel, permettez-moi de vous souhaiter une Année 2012 de paix, de bonheur et de prospérité, à toutes, à tous, à chacune et à chacun.

Bert Koenders

Représentant Spécial du Secrétaire Général ONUCI

Quand la musique défie les armes !

06/12/2011 Aucun commentaire

Pochette du tube humanitaire du CICR

De ‘’So Why’’ au dernier ‘’Refrain Humanitaire’’, le Comité International de la Croix Rouge a utilisé et continuera d’utiliser la musique pour adoucir les cœurs révoltés lors des conflits armés. Histoire d’apporter un peu d’humanité à ceux qui l’ont perdu.

Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d’Ivoire. Dans un petit taxi brousse, un air de reggae s’échappe du vieux poste-radio. La voix qui réclame plus de droit pour les détenus est celle de Don Mike, un jeune artiste ivoirien. L’album interdit à la vente à un nom très évocateur : L’Homme, un Remède pour l’Homme ! Cet album produit en 2002 est le deuxième pamphlet contre la violence édité par le CICR après So Why en 1997.

Un engagement pour la paix

Le Comité International de la Croix Rouge a définitivement décidé d’utiliser la musique pour contrer la violence. Cette expérience musicale est née d’une volonté du CICR mais également d’un engagement de certains artistes pour la paix. A l’image de l’action et des règles de fonctionnement de la Croix Rouge, le bénévolat fut à la base de l’engagement de chaque artiste. Explication avec Simon Pulse, coordonnateur musical du projet : « tous les projets musicaux du CICR sont basés sur le volontariat et le bénévolat des artistes. Personne ne reçoit un cachet pour un album du CICR et les artistes qui nous ont demandé de l’argent avant de s’engager se sont disqualifiés eux-mêmes. Nous en avons sollicité plusieurs mais il n’y a qu’une poignée qui a accepté d’utiliser sa voix et sa notoriété pour la paix ». Ainsi, pour ‘’So Why’’, des monstres sacrés de la musique africaine se sont réunis. Wally Badarou, le Béninois auréolé de sa solide expérience, avec de grands noms de la musique comme Joe Cocker, Mick Jagger, Black Uhuru, Jimmy Cliff, ou encore Salif Keita, a produit et co-écrit l’album. A ses côtés l’on retrouve Youssou N’Dour du Sénégal, Papa Wemba de la République Démocratique du Congo, Jabu du groupe Bayete, Lucky Dube d’Afrique du Sud, Lagbaja du Nigeria et Lourdes Van-Dunem de l’Angola. Après eux, une autre génération d’artistes africains porte le flambeau de la non violence. Sous la baguette de Simon Pulse, Kajeem, Don Mike, Mawa Traoré, Patric Sacko du groupe Espoir 2000 de la Côte d’Ivoire, Sonia Carré d’As du Burkina, Dama Damawuzan du Bénin se donnent la main pour la réalisation de L’Homme, un Remède pour l’Homme. Ils sont tous devenus des ambassadeurs du CICR.

La musique, un langage universel

La diversité des rythmes et des thèmes développés dans les albums du CICR sont à la base de leur succès. Droit des femmes en temps de conflits armés, enfants soldats, prolifération des armes légères, libre accès aux hommes et femmes privées de liberté, sont autant de thèmes abordés par les apôtres de la paix du CICR. Loin d’être une musique pour salons feutrés dans des grandes agglomérations, les épitres musicales du CICR sont des compositions qui parlent au quotidien. Aussi bien appréciée par le travailleur à son bureau que par les soldats sur la ligne de front, cette musique parle aussi aux politiciens, aux hommes des médias, aux citoyens de tous les jours. Elle fait comprendre à quel point la vie humaine est sacrée. « La musique joue un rôle important dans la prise de conscience des masses. C’est un langage universel et son action contribue à faire changer les mentalités. Le combat de la musique face aux armes semble perdu d’avance, mais c’est le contraire qui se produit en réalité ! » déclare Kajeem,  mentor du N’gowa Posse, un artiste engagé pour le CICR.

Les expériences de 1997 et 2002 montrent que la musique peut apporter un peu d’humanité au cœur des conflits. Le CICR a remis le couvert. Afin de relayer ses messages humanitaires de protection et de respect des victimes de la guerre et de la violence interne, la délégation régionale du CICR à Abidjan a choisi la musique comme vecteur de communication. Le projet musical lancé sous forme d’un single en 2010 a pour nom Le Refrain Humanitaire. Produit en 500 exemplaires pour le pré-lancement en Côte d’Ivoire, il a été distribué gratuitement aux médias et est actuellement joué sur les ondes de 22 radios ivoiriennes. Le CD offre trois versions de la chanson : originale, acoustique et instrumentale. Le clip vidéo, diffusé sur les chaînes de la télévision nationale, a reçu un bon accueil de la part du public national. Pour la diva de la musique manding Mawa Traoré, une si passionnante aventure ne saurait s’arrêter car tant que les armes continueront de crépiter, les artistes devront se mobiliser pour dénoncer cette violence. « Grâce au projet du CICR, j’ai croisé et travaillé avec d’autres artistes ivoiriens et africains. Ces contacts ne sont que le début d’une collaboration, aussi bien au plan d’un échange de rythmes que pour la cause des droits de l’homme et du respect des actions de la Croix Rouge en Afrique et dans le monde », affirme Mawa Traoré, la reine du yagba.

SUY Kahofi