La marée orange s’empare d’Abidjan

Les ivoiriens partagés entre le patriotisme et les réalités du football

Les ivoiriens partagés entre le patriotisme et les réalités du football

A quelques heures du premier match des Eléphants footballeurs, la marée orange monte à Abidjan. Les tee-shirts OBV (Orange Blanc et Vert) rangé pour certains depuis la dernière CAN ont été dépoussiéré et lavé malgré la pluie qui tombe par intermittence sur la ville d’Abidjan. Chaque ivoirien en arborant son tee-shirt veut montrer son attachement à l’équipe nationale de Côte d’Ivoire mais aussi à son pays. Lire la suite

Sabri Lamouchi, le mal aimé ?

Sabri Lamouchi ne rassure toujours pas ! (levuvuzela.net)

Sabri Lamouchi ne rassure toujours pas ! (levuvuzela.net)

Malgré un parcours à la limite sans faute lors des éliminatoires et une qualification pour le mondial, Sabri Lamouchi l’entraîneur des Eléphants reste un homme contesté par de nombreux supporteurs ivoiriens.

On l’appelle avec une certaine ironie le célèbre coach stagiaire titulaire ; Sabri Lamouchi qu’on croyait sur le point du départ accompagne finalement les Eléphants footballeurs au pays du roi Pelé. Rien qu’à le voir à la télévision ou à la une d’un quotidien, Etienne Koffi ne peut s’empêcher d’exprimer son mécontentement face à un sélectionneur qu’il juge « ne pas être à sa place ».

« J’aurais bien voulu que la F.I.F rappelle François ZAHUI ou même qu’on « ressuscite » YEO Martial le coach victorieux de Sénégal 92. Loin d’un choix judicieux c’est un stagiaire qu’on nous envoie pour coacher nos joueurs » soutient révolté le jeune étudiant.

Pour lui Lamouchi aura contribué à faire baisser le niveau de jeu des Eléphants par des sélections hasardeuses. En témoigne les 23 sélectionnés pour le mondial où figurent de véritables fossiles sur gazon ! Des athlètes qui ont à peine joué en club et qui à la surprise général se retrouvent parmi les pachydermes qui iront défendre le drapeau.

« L’entêtement de Sidi et sa manie de faire la sourde oreille va nous coûter cher.  C’est un peu comme si on demandait à un éducateur de la maternelle de dispenser des cours à l’Université ! Quelle expérience a-t-il en qualité de joueur et d’entraîneur ? Aucune. Comparez le CV de Lamouchi à celui des entraîneurs locaux et vous verrez que les ivoiriens ont largement le droit de se plaindre de son choix » affirme Seydou Diabaté.

Apprécier ou ne pas apprécier Sabri Lamouchi, là n’est pas la question. Pour Dadié Brice, bibliothécaire, les dirigeants du foot ivoirien ont imposé un sélectionneur et le peuple doit respecter ce choix. L’heure n’est plus aux querelles autour de la personne de Lamouchi : il faut penser au drapeau et surtout à aux joueurs sur le terrain.

« On peut avoir le plus mauvais entraîneur du monde mais si nos joueurs sur le terrain se donnent à fond ils pourront faire une prestation honorable » soutient Brice.

Des joueurs mobilisés et compétents sur le terrain mais il faut bien derrière un staff et un entraîneur qualifié pour les accompagner soutient Etienne Koffi qui reste convaincu que Lamouchi n’est pas l’homme qu’il faut pour diriger l’équipe nationale ivoirienne. En marche vers le mondial avec un entraîneur contesté par les populations et surtout des groupes d’activistes web qui ne démordent pas ! Les pages les plus célèbres sur Facebook sont : Virer Lamouchi maintenantVirer Lamouchi maintenant pendant qu’il est encore tempsVirer Lamouchi on va quitter ici… Quant aux partisans du sélectionneur franco-tunisien des Ivoiriens, ils peinent depuis toujours à mobiliser via la page Nous on veut Lamouchi.

SUY Kahofi

Un nouvel opus pour dire non au SIDA

« Donnons un KO au SIDA » est la nouvelle composition musicale qui invite les populations ivoiriennes à dire stop à la pandémie du siècle. Ce tempo social est une initiative du PEPFAR avec la voix d’artistes locaux engagés telle que Nash, Christian, El Djaba, Noël, Carla… Des volontaires réunis autour du célèbre rappeur congolais Didjak Munya qui réside désormais dans la capitale économique ivoirienne. Cette chanson interprétée dans les langues locales (dioula, baoulé…) a été produit grâce à l’Ambassade des Etats Unis qui veut en faire une œuvre à but non lucrative diffusée pour sensibiliser les populations sur le danger que représente le SIDA. A ce niveau, il est important de préciser que l’œuvre peut être utilisée par les radiodiffuseurs, les chaînes de télévision, les ONG et autre acteurs du domaine de la lutte contre le SIDA sans aucune obligation de reverser des droits d’auteurs. D’ailleurs « Donnons un KO au SIDA » est déjà diffusé sur les antennes de la RTI lors de l’émission Spotlight SIDA. L’Ambassade des Etats Unis travaille à rendre ce refrain musical accessible aux stations de radio. Pour le moment « Donnons un KO au SIDA » est disponible en open source en format vidéo via You tube et en mp3 pour le format audio sur Sound Cloud. Au compteur des activités prévues pour la promotion de cette composition musicale auprès du public figure une initiative qui sera conduite conjointement par le PEPFAR, la RTI et La Voix de l’Amérique. L’objectif sera de mettre en lumière le projet musical et ses acteurs toujours dans un élan de sensibilisation grâce à l’émission Spotlight SIDA.


SUY Kahofi

Le journalisme parlementaire au cœur d’une formation

Les responsables de l’Assemblée Nationale, de l’Institut PANOS et de l’URPCI à la table de séance

Les responsables de l’Assemblée Nationale, de l’Institut PANOS et de l’URPCI à la table de séance

A l’initiative de l’URPCI et de l’Institut PANOS (Dakar), 10 représentants des médias seront formés sur trois jours (2 au 4 jours) au journalisme parlementaire. Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Femmes et médias, partenaire pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest ». Le projet financé par l’Union Européenne aura une durée de trois ans et s’exécute dans cinq pays de la sous-région.

Selon Libasse Hane, chargé de projet Gouvernance à l’Institut Panos, le présent projet vise à renforcer les synergies inter-pays entre les journalistes et Organisation de la Société Civile, notamment de femme. Le Parlement étant le lieu de la prise d’importantes décisions pour la vie de la Nation et donc de l’amélioration de la gouvernance à tous les niveaux, « il est important que les professionnels des médias puissent découvrir cette Institution pour mieux informer » a souligné Karamoko Bamba, président de l’URPCI pour indiquer l’importance dudit atelier de formation. La mission du journalisme Parlementaire est donc importante et consiste à rendre possible une communication à double sens. Permettre une communication pour faciliter la compréhension des problèmes des populations à la base par les députés et faciliter la compréhension du travail des députés par les populations (améliorer la perception du parlement par les populations).

Pour réussir cette mission d’intérêt public, les journalistes devaient avant tout connaître l’Assemblée Nationale, son origine, ses missions et son fonctionnement. La charge de présenter le Parlement est revenu à Monsieur N’dri Maruis administrateur de l’Assemblée Nationale de présenter l’Institution dirigée par l’honorable Guillaume Soro. En plus de l’historique du Parlement et de son fonctionnement, il a expliqué aux journalistes le processus donnant naissance aux lois et le cadre juridique qui les entoure. Le vocabulaire parlementaire a aussi été revisité. Question préalable, motion préjudicielle, promulgation de loi, explication de vote, session…toutes ces expressions et bien d’autres ont été situé dans leur contexte avec leurs définitions. Grâce à cette ouverture sur le Parlement, les journalistes ont reçu les outils pour éviter tout amalgame lors de leurs écrits ou reportages. Un échange qui a duré 4 heures avec des questions pour mieux découvrir le Parlement mais aussi pour orienter avec efficacité les contenus relatifs aux droits des femmes.

SUY Kahofi

Mondial/Orange : le GEPCI coule des journalistes sportifs !

10 journalistes ivoiriens n’auront pas la chance de couvrir le mondial

10 journalistes ivoiriens n’auront pas la chance de couvrir le mondial

Décidément en Côte d’Ivoire le milieu de presse n’en a pas encore fini avec les magouilles et les messes bases qui n’honorent pas le journalisme. Le comble c’est que ce sont les organisations professionnelles et leurs leaders qui jettent l’opprobre sur la corporation. Ces patrons de presse, ces vieux journalistes qu’on appelle ici « doyens » nagent sans aucun remord dans le bain de corruption et de la mauvaise gestion. Un nouveau scandale vient de salir la presse ivoirienne et au cœur de ce scandale le tout puissant GEPCI, le Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire. Cette organisation gérée par un noyau obscure vient de ruiner les espoirs de 10 journalistes sportifs qui devaient rallier le Brésil pour couvrir le mondial. Je m’en vais vous compter la tentative de vol des patrons du GEPCI qui a conduit à cette situation.

L’opérateur français Orange dans le cadre de sa politique d’appui à la presse a décidé d’accompagner un groupe de journalistes sportifs ivoiriens au Brésil. Une dizaine de confrères choisis sur le mérite et la notoriété de leurs quotidiens. Ce n’est pas la première fois que le Groupe Orange entreprend une telle action. L’opérateur l’a déjà fait pour des éditions précédentes du Mondial ou de la Coupe d’Afrique des Nations. C’est d’ailleurs sur cette bourse d’appui de Orange aux journalistes que le Ministère des sports a voulu aussi aligner sa prise en charge. L’objectif était d’éviter un double emploi pour permettre à un nombre plus important de journalistes de rallier le Brésil. Pour cette édition du Mondial, le Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire, la faitière des grands patrons de la presse ivoirienne, a souhaité gérer le projet de voyage des 10 journalistes. Bonne initiative sauf que les patrons de presse avaient une autre idée derrière la tête ! La prise en charge de chaque journaliste au Brésil s’élève à 8 millions de f CFA. Un petit calcul nous permet de comprendre qu’il s’agit d’un magot de 80 millions ! Un montant trop important pour le déposer dans le porte-monnaie des journalistes sans prélever un éco. Le GEPCI, piqué par le syndrome du vol organisé qui gangrène le journalisme ivoirien a décidé de soutirer 2 millions f CFA sur chacune des prises en charge. Soit 20 millions sur 80 que proposait Orange pour aider les journalistes sportifs. L’opérateur de téléphonie mobile alerté de la manœuvre a décidé d’annuler son aide. Un geste que je regrette certes parce que privant des journalistes d’un évènement sportif majeur mais que je salue. Je pense bien que toute entreprise qui se respecte ne saurait s’accommoder de telle pratique.

La presse ivoirienne se taille de nouveau une réputation d’antre de la gabegie et cette nouvelle situation de corruption et de vol organisé m’amène à me poser deux questions.

  • Que représente le code de déontologie du journalisme pour les responsables des faitières qui au lieu de donner l’exemple sont les apôtres des caisses obscures ?
  • Jusqu’à quand la presse ivoirienne continuera de vivre au rythme de ce type de scandale ?

Après l’UNJCI, le GEPCI…quelle faitière sera la prochaine au cœur d’un autre scandale ?

SUY Kahofi