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Archives pour la catégorie ‘Commerce’

Relance du trafic commercial entre 4 pays membres de l’UEMOA

13/05/2012 Aucun commentaire

Les chargeurs veulent contribuer à la promotion de l'économie sous-régionale

L’épineux dossier du racket sur les routes ouest-africaines ne doit être en aucun cas un frein à la coopération sous régionale. Les chargeurs de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali l’ont comprit et ils ont décidé de s’engager ensemble pour relancer le trafic inter-état. Pour jeter les bases d’une collaboration en vue d’exécuter des projets communs, les chargeurs des quatre pays ont organisé une rencontre cette semaine à Abidjan. « La rencontre s’inscrit dans le cadre de nos ambitions d’intégration de nos économies. Tout ce que nous allons entreprendre le sera pour le bien de la sous région » déclare Koné Fakho le Président du Conseil d’Administration de l’Office Ivoirien des Chargeurs sur le bienfondé des travaux en terre Ivoirienne. L’union fait la force et les chargeurs de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali l’ont comprit si bien qu’au terme de la rencontre les uns et les autres ont vite fait de proposer une série de projets utiles aux quatre pays. « Nous avons décidé de mettre œuvre un système de traçage électronique des camions et des individus qui les conduisent. Ce système sera un projet continu entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’hinterland. La décision a été aussi prise d’aménager surtout au niveau de la Côte d’Ivoire des aires de repos et de stationnement pour les chauffeurs » nous explique Koné Fakho.

La collaboration entre la Côte d’Ivoire, le Niger, le Burkina Faso et le Mali revêt donc une importance capitale dans la mesure où à court terme les projets mis en œuvre pour faciliter le trafic auront un impact positif sur les économies de chaque pays. Baba Laye Dao le Président de l’Office Malien des Chargeurs en est fortement convaincu voici pourquoi il appelle au renouvellement de ce type contact inter-états. « Il faudrait qu’on se rencontre beaucoup plus souvent parce que de toute façon nos économies sont des économies intégrées et aucun pays ne peut se passer de l’autre ! » La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso qui affichent une excellente coopération en matière de trafic inter-état ont présenté à titre d’exemple les points forts et les insuffisances de cette coopération. Les quelques zones d’ombre n’ont pas empêché Traoré Ali le Directeur Général du Conseil Burkinabé des Chargeurs de souligner la montée en puissance des échanges depuis la fin de la crise post-électorale Ivoirienne. « Le Burkina et la Côte d’Ivoire il y a non seulement le corridor routier mais il y a aussi le corridor ferroviaire. Avant la crise le trafic du port d’Abidjan dépassait pratiquement les 65 à 70%. Avec la crise le régime a baissé mais au moment où je vous parle les choses ont changé et la tendance est à la hausse ».

Pour plus d’efficacité dans l’action, le suivi des projets communs sur les corridors routiers de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali sera l’affaire d’un comité technique.

SUY Kahofi

Pièces mutilées…pomme de discorde !

10/04/2012 un commentaire

 

Pièces de monnaie de la BECEAO en vigueur en Côte d'Ivoire

Les pièces de monnaies constituent le moyen d’échange par excellence de nombreux Ivoiriens. Sur les marchés, dans les transports et même dans les grandes surfaces, les pièces permettent d’assurer les paiements et facilitent la monnaie pour des prix généralement affichés avec 25, 50 ou 100 f cfa de majoration. Pourtant les pièces de monnaie sont à l’origine de petits problèmes entre consommateurs et vendeurs car celles-ci ne sont pas présentables souvent. En effet certaines pièces mutilées sont refusées car leur aspect rebute ! On les appelle communément des pièces lisses, finies ou effacées. Personne n’en veut, pourtant elles circulent ! Ils sont rares ceux qui n’ont jamais interpellé un apprenti gbaka (mini car de transport urbain) ou une vendeuse pour une pièce jugée lisse. « L’argent circule et le plus souvent vous recevez ce type de pièces par mégarde. Je peux dire qu’on se débarrasse d’elles pour éviter qu’elles nous reste entre les mains », affirme M. Affeli, client d’un supermarché. On se demande comment la pièce peut ainsi s’effacer. La durée de vie est la première raison et la seconde, les mauvais traitements infligés aux pièces.

Certaines personnes les marquent à l’aide d’un couteau ou les frottent à même le sol pour espérer les revoir. Pourtant ces pièces qu’on dit lisseslavées ou finies sont bel et bien valables selon des fonctionnaires de la BCEAO (Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest) que nous avons interrogé nous ont donné les raisons qui rendent une pièce invalide.

« Une pièce est dite mutilée et donc sans valeur quand les inscriptions suivantes sont totalement absentes des deux surfaces de la pièce. Les inscriptions faisant référence à la structure émettrice (UEMOA, BCEAO), le silure symbole de la BCEAO et la valeur faciale de la monnaie (50, 25, 100, 250…) ». En d’autres termes, si votre pièce porte toujours une des inscriptions citées, elle est encore valable. Mais où se situe donc le problème ? « Moi je ne peux pas prendre ‘’l’argent lisse’’ parce que  ‘’c’est vilain’’ et puis les clients ne prennent pas ça si tu fais la monnaie avec », affirme Ouédraogo Binta, vendeuse de charbon. C’est donc l’aspect des pièces qui pose problème ! Alors, seule la Banque émettrice peut résoudre le problème en récupérant les pièces mutilées pour les jeter en haute mer et émettre de nouvelles. « Jeter en haute mer des pièces mutilées : quel gâchis », soutient un banquier « on peut bien penser à les recycler ». En effet, aucune méthode de recyclage n’existe pour les pièces pourtant l’alliage ferro-nickelé pourrait servir à fabriquer de nouvelles pièces. En attendant que des pièces neuves ne viennent prendre la place des anciennes sur le marché, consommateurs et vendeurs continueront de refuser les pièces mutilées ou de se débarrasser d’elles en cas d’inattention d’un interlocuteur.

SUY Kahofi

 

Lutte contre la cherté de la vie : un accord sur la baisse du prix du riz

04/04/2012 Aucun commentaire

 

Un accord sur la baisse du prix du riz

La signature d’un protocole d’accord sur le prix de vente maximum des différentes qualités de riz vendues sur le marché Ivoirien a réuni importateurs, grossistes, détaillants, associations et fédérations de consommateurs ainsi que le ministre du Commerce autour de la même table. Ce protocole prévoit une réduction de 10% sur le prix des différentes quantités de riz. Contrairement au précédent accord qui ne concernait que le riz de grande consommation 25% brisures, appelé couramment ‘’Denikachia’’, la nouvelle disposition couvre toutes les qualités de riz à savoir semi luxe et luxe. A    partir 7 avril 2012, les nouvelles dispositions sur le prix du riz seront mis en application de sorte que dans les semaines avenirs les prix soient respectés par les commerçants sur les marchés. Le ministre Dagobert Banzio a tenu personnellement à remercier tous les acteurs qui ont participé à l’aboutissement de ce nouveau protocole. Pour le ministre, cette signature de protocole d’accord entre dans le cadre de la lutte contre la vie chère qui a fait objet de communication gouvernementale. Le premier responsable du Commerce en Côte d’Ivoire a ajouté que des mesures d’ordre structurel sont en cours et seront annoncées au fur et à mesure en vue d’une baisse du coût de la vie en Côte d’Ivoire. Il a en outre appelé les signataires de l’accord à se conformer à cet engagement. A ce sujet il a mis en garde les commerçants véreux qui seraient tenté de pratiquer les prix qu’ils souhaitent. Il a brandit le spectre de l’application stricte de la loi pour que ces prix soient respectés. Pour ne plus gruger les consommateurs, les commerçants auront l’obligation d’afficher les prix et de délivrer des factures normalisées si le client en fait la demande. Une campagne de sensibilisation et d’information des consommateurs sur les nouveaux prix est en vue. Dans le cadre du protocole d’accord, le kilogramme du riz 25 % de brisure aura un prix qui oscille entre 297 FCFA et 317 FCFA. Celui du sémi-luxe sera désormais vendu au kilogramme entre 362 FCFA et 543,11 FCFA. Quant au riz de luxe, le kilogramme se discutera entre 710 FCFA et 760 FCFA.

SUY Kahofi

La Côte d’Ivoire pense à améliorer son climat des affaires

28/02/2012 Aucun commentaire

 

La justice doit pouvoir rassurer les investisseurs

La Côte d’Ivoire sort de crise et elle veut se repositionner comme un hub de développement économique pour toute la sous-région ouest africaine. Pour y arriver elle doit penser très sérieusement à assainir son milieu des affaires et cela passe bien évidemment par des reformes qui rassurent les investisseurs. Les premières reformes doivent se faire dans le domaine juridique car le diagnostic de la justice Ivoirienne, fait sans complaisance n’est pas du tout reluisant. « Premièrement il y a une mauvaise distribution de la carte judiciaire en ce sens que l’essentiel des activités des tribunaux se passent à Abidjan. Le deuxième problème est l’engorgement de nos tribunaux et les lourdeurs dans les procédures judiciaires. Troisièmement il y a toutes les lois et toutes les conventions Internationales dont la Côte d’Ivoire est signataire et dont la mise en œuvre pose problème. Il y a enfin et surtout cet aspect moral qui est le délitement moral : c’est absence de morale, de valeur et de rigueur des agents judicaires » affirme Fernand Gauze, membre de la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).

Le Gouvernement Ivoirien dit être conscient de l’existence de ces problèmes et pour y remédier il a pris en conseil des ministres un décret portant création des tribunaux spéciaux de commerce. Leur mise en place pourra contribuer nettement à l’amélioration du climat des affaires selon le Magistrat Kouassi Kouadio, Directeur de la législation. « Il faut noter que le droit commercial qui à l’époque était mis en œuvre par les tribunaux de droit commun sera désormais dévolue aux tribunaux de commerce. Ces tribunaux seront composés de juges de carrière, de juges tirés du milieu des affaires, de commerçants et de responsables d’entreprises pour permettre à ces juridictions d’avoir un regard éclairé du monde des affaires lui-même sur les prises de décision ». Le processus d’amélioration du climat des affaires ne pourra jamais porter des fruits tant que la corruption continuera de gangréner les sphères de décision. L’amélioration du milieu des affaires passe également par la lutte contre la corruption qui doit se matérialiser par la fin de l’impunité. « Les réflexions que nous menons pour améliorer le climat des affaires ne peuvent aboutir que s’il y a un mécanisme très rigoureux qui frappe les indélicats et qui promeut les excellents pour que nous puissions aboutir à une société de mérite » nous explique Malan Ehounou président de l’ONG Transparancy Justice Côte d’Ivoire. La société civile Ivoirienne préconise dans le processus d’assainissement du climat des affaires qu’un observatoire de la justice soit mis sur pied pour veiller à la saine application des décisions de justice.

SUY Kahofi

Dette Intérieure : le gouvernement Ivoirien n’a pas respecté ses engagements

09/01/2012 3 commentaires

 

Charles Koffi Diby, ministre Ivoirien de l’économie et de finance

Depuis le 19 décembre 2011 le gouvernement Ivoirien avait annoncé le règlement anticipé des salaires et le paiement d’une partie de la dette intérieure pour soulager les fournisseurs de l’Etat. Si la première mesure a été respectée, force est de constater que la seconde n’a pas été tenue selon le SYNAFECI (Syndicat National des Fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire). Les 15 milliards annoncé par le gouvernement pour régler les fournisseurs de l’Etat semblent n’avoir jamais atterris dans les coffres du Trésor Ivoirien ! Faustin Gré le Président du SYNAFECI est monté au créneau pour dénoncer le non paiement des factures des fournisseurs de l’Etat qui depuis la prise du pouvoir par Alassane Ouattara ne cessent de se battre pour entrer en possession de leur dû.

Depuis mai 2011 jusqu’à ce jour aucune promesse faite aux fournisseurs de l’Etat n’a été tenue. « Comme tout le monde le sait le Ministre de l’économie et des finances, Charles Koffi Diby avait annoncé que les fournisseurs de l’Etat devaient être payés avant le 22 décembre 2011 mais jusqu’aujourd’hui rien n’a été fait ! Les paiements proposés aux guichets du Trésor sont insignifiants voir dérisoires » souligne Faustin Gré. A titre d’exemple celui à qui l’Etat doit 10 millions f CFA doit se contenter de 900.000 et celui à qui l’Etat doit 1 million doit accepter 90.000 f CFA ! « C’est une insulte à tous les opérateurs économiques de Côte d’Ivoire et de surcroit l’Etat nous demande de payer les impôts ! » martèle Faustin Gré. Le Trésor Public de Côte d’Ivoire fait certainement face à des problèmes de trésorerie lié aux nombres importants de priorités de la reconstruction du pays. Cette situation pourrait sans doute expliquer ces quelques difficultés pour solder la facture de la dette intérieure. Qu’à cela ne tienne, les fournisseurs de l’Etat réunis au sein du SYNAFECI sont conscients que « le Président Ouattara a pris le pouvoir dans des conditions assez difficile mais cela ne doit pas justifier » ces reports inexpliqués du règlement de la dette. « S’il n’y a pas d’argent qu’on nous appelle et qu’on nous le signifie : c’est ce que nous demandons au Directeur Général du Trésor » plaide le président du SYNAFECI. Concernant « le dialogue direct » entre le SYNAFECI et le Ministre Charles Koffi Diby engagé depuis Juin 2011, celui-ci semble être au point mort ! Les nombreux courriers déposés au cabinet de l’argentier Ivoirien sont restés sans suite. De son côté le Directeur Général du Trésor a décidé d’opter pour la politique du sourd : depuis les assises de Juin 2011 il refuse de discuter et même de recevoir les membres du SYNAFECI.

Pendant que ce « bras de fer » se poursuit entre le SYNAFECI et le Trésor, de nombreuses entreprises sont en train de mettre la clé sous le paillasson, celles qui tiennent la barre doivent se séparer d’une partie de leurs effectifs quand les chefs d’entreprises eux-mêmes doivent lutter pour scolariser leurs enfants et vivre décemment.

SUY Kahofi

 

Café-Cacao : la Côte d’Ivoire consacre la vente anticipée à la moyenne en 2012

28/12/2011 Aucun commentaire

 

Le cacao sera vendu 1 an avant la récolte!

Après la dissolution des nombreuses structures de gestion de la filaire café-cacao en Côte d’Ivoire, le gouvernement Ivoirien est au point d’achèvement de la reforme dans la filière café-cacao pour ce qui est des axes prioritaires à exécuter en 2012. Au compteur des principales décisions à appliquer dès janvier 2012 à l’ouverture de la grande saison de récolte figure l’instauration d’un prix bord champ unique et obligatoire que tous les acheteurs doivent respecter sous peine de sanctions. Jusqu’à ce jour, les différents prix bord champ fixés ne sont nullement respectés par les acheteurs qui sur le terrain spéculent en fonction des paysans. Le prix de 1000 francs CFA officiel est revu à la baisse et déprécié de 30 à 45% dans certaines zones de production de l’est et de l’ouest du pays. Mamadou Sangafoa Coulibaly le Ministre Ivoirien de l’agriculture souligne que de telles pratiques seront un vieux souvenir à partir de 2012 et rassure que l’efficacité des reformes permettra aux paysans de toucher au moins 60% du prix CAF.

A partir de 2012 la Côte d’Ivoire consacre également un programme de vente anticipée à la moyenne. Il s’agit de vendre à des prix attractifs la production nationale un an avant la récolte sous le format d’une commande passée à l’international. Ce type d’opération permettra de stabiliser à l’avance les prix et sur la base de ce marché global garantir un prix unique d’achat. Ce prix sera connu des paysans et des acheteurs avant le début de la livraison des fèves brunes. Le programme de vente anticipée à la moyenne implique que la qualité du cacao Ivoirien soit de bonne qualité d’où cet appel du Ministre Mamadou Sangafoa Coulibaly aux paysans afin que ces derniers puissent adopter les bons gestes de production et de stockage des fèves. La reforme de la filière café-cacao était l’une des promesses de campagne du candidat Alassane Ouattara et les paysans de leurs côtés espèrent que cette promesse se transformera en réalité pour qu’après tant d’année de souffrance ils puissent enfin vivre du fruit de leur labeur.

SUY Kahofi

Eaux minérales, la bataille des marques

26/12/2011 un commentaire

Barons et nouveaux prétendants se disputent le marché

Chaque jour, des milliers de bouteilles d’eau minérale quittent les rayons des grandes surfaces et des boutiques de quartier de la capitale Ivoirienne. Si à l’origine les Ivoiriens n’avaient qu’une seule marque d’eau embouteillée, aujourd’hui le marché en est inondé.

Awa®, ce nom était il y a une dizaine d’années encore la seule marque d’eau minérale connue des Ivoiriens. Dans les années 90, les concurrents ont petit à petit pris place à ses côtés. Les Barons de l’eau étaient nés. Nouveaux prétendants et dangereux rivaux : les marques d’eau en sachet et leurs appels du pied au grand public.

Pour une place au soleil

Dans la bataille farouche que se livrent les marques d’eaux, la publicité occupe une position stratégique. Pour se faire une place au soleil, toutes les tactiques sont bonnes : publi-reportage, spot télé et radio, sponsoring d’émissions et d’évènements surtout d’activités sportives. Dans les rues d’Abidjan, les jeunes équipes de promotion s’affrontent tous les jours dans des combats sans merci. Pour tenir les rangs, le marketing est mis à contribution. Après les classiques bouteilles de 0,5 et 1 litre, apparaissent les bouteilles de 1,8 litres et les bonbonnes de 5 litres. Les marques étrangères d’habitude discrètes, car réservées à l’élite, désormais partent elles aussi à l’assaut du marché de masse. Les états-majors s’organisent et  le battage publicitaire se renforce  à mesure que progresse le camp adverse.

Maman, cette eau n’est pas intéressante!

Pendant ce temps, au rayon eaux, les consommateurs ne savent plus à quelle marque se vouer. On pourrait dire, « pourquoi choisir une marque puisque l’eau c’est l’eau ? Mais lorsque vous goûtez l’eau minérale, votre corps épouse une telle ou une telle marque du simple fait de sa composition. Taux de sodium, calcium ou potassium : il faut bien lire l’étiquette avant de faire un choix« , soutient Mme Moustapha. « Souvent quand vous donnez une eau minérale à vos enfants, ils peuvent se retrouver avec des troubles digestifs. Pour éviter tout ça on essaie plusieurs marques et on garde la bonne. Les enfants eux-mêmes nous interpellent souvent. Ils nous disent maman cette eau n’est pas intéressante !« , précise Mme Koffi.

Consommateurs avertis

Le regard pointilleux de ces mères de famille montre  l’importance qu’accordent les Ivoiriens au choix de leurs bouteilles d’eau. Certains vont jusqu’à se renseigner sur l’entreprise de conditionnement et même sur le site d’exploitation. Il faut dire que des rumeurs avaient laissé entendre qu’une célèbre marque d’eau minérale exploitait une nappe phréatique située en dessous d’un cimetière !

Mais tous les consommateurs ne sont pas aussi pointilleux ou publivores. D’autres ne s’attardent ni sur l’étiquette, ni sur les panneaux publicitaires. « Je n’ai pas d’idée, je bois parce que c’est de l’eau, c’est tout ! », déclare Régina. Elle affirme néanmoins que boire de l’eau minérale conditionnée sous contrôle des autorités assure une protection contre les maladies liées à l’eau.

Vive la loi du marché

Au demeurant, les Ivoiriens sont les premiers à se réjouir de cette bataille entre les marques. La libéralisation et la libre concurrence ont permis une chute considérable des prix. Les eaux minérales et eaux de sources sont désormais plus accessibles à tous. Les prix proposés aux familles pour les achats en gros s’avèrent si attractifs qu’elles n’hésitent pas à faire des provisions en grande quantité. Hier, boire de l’eau minérale ou de l’eau de source était considéré comme un symbole d’aisance. Aujourd’hui, c’est un geste des plus banals.

Prochaine bataille de la guerre des eaux : la récupération et le recyclage des bouteilles et sachets en plastique qui représentent une part importante des ordures ménagères dans les grands centres urbains.

SUY Kahofi

Vendeuse d’eau glacée à Abidjan : Un petit métier à hauts risques

15/11/2011 Aucun commentaire

Attention quand vous buvez de l’eau dans la rue !

« Il y a de l’eau ! Il y a de l’eau ! »  les entend-on crier à tue-tête à longueur de journée sur les différentes gares routières. Les vendeuses d’eau glacée d’Abidjan ont vécu leur période de crise à cause des polémiques nées, à tord ou à raison, de l’apparition – si ce n’est de la recrudescence – des maladies liées à l’eau.

Sous le chaud soleil d’Abidjan elles transportent, toute la journée, des plateaux et des petites bassines remplis de sachets d’eau. Dans les sacs en plastique, de l’eau du robinet. Un petit commerce artisanal, qu’elles managent du robinet au marché. La méthode est toute simple. Elles remplissent d’eau une grande bassine. Puis, grâce à un récipient, souvent un gobelet, les jeunes filles mesurent l’équivalent de 65 cl d’eau qu’elles transvasent dans un sachet. Une fois scellée d’un nœud, la précieuse marchandise est mise au réfrigérateur. Sur les marchés, les sachets « d’eau glacée » seront vendus entre 5 FCFA et 25 FCFA (moins de 0.1 euros).

Maladie façon-façon

Parce que leurs mains sont en contact direct avec la ressource lors du conditionnement, les petits sachets  des jeunes vendeuses ont souvent été indexés comme étant à l’origine d’infections, si ce n’est d’épidémies. « A chaque fois qu’il y a une maladie façon-façon, on demande aux Ivoiriens de ne pas boire l’eau en sachet. C’est monnaie courante ici : il y a eu la diarrhée, le choléra et aujourd’hui la fièvre typhoïde« , soutient Saoré Brigitte. Elles en sont convaincues : une mauvaise publicité leur est faite par la concurrence qui essaie de jeter le discrédit sur leur corporation. Certaines n’hésitent pas à mettre ces accusations au compteur des entreprises productrices d’eaux embouteillées. « On nous a chassées des marché pendant des semaines mais au final les services d’hygiène sont allés chercher la solution à leurs problèmes ailleurs. Ils ont compris que nous n’avions aucun lien avec ces maladies« , souligne Gobo Noëlle.

Aucune propreté corporelle

Aucun lien avec ces maladies ? Pas si sûr selon ce consommateur. « Avez-vous déjà vu les petites filles qui attachent les sachets d’eau ? Aucune propreté corporelle. C’est à peine si elles se lavent les mains et pendant qu’elles s’occupent du conditionnement, elles font autre chose. Dans ces allées et venues entre une vaisselle et une bassine d’eau elles peuvent charrier des bactéries sans le savoir« . D’autres à l’image de Blé Zié Olivier jouent la carte de la prudence. » Je ne peux pas dire que les sachets d’eau sont à l’origine des maladies que nous avons connues mais je soutiens que si les règles d’hygiène ne sont pas appliquées, se désaltérer devient dangereux« . Face à la psychose et malgré le prix très abordable des sachets, beaucoup choisissent des solutions radicales : ne plus boire de l’eau que chez soi.

Vigilance

Si la majorité des vendeuses s’assure que les règles d’hygiène soient respectées, difficile d’oublier les autres, même minoritaires. A leur attention, M.Coulibaly de l’antenne INHP (Institut Nationale d’Hygiène Publique) du N’zi Comoé tire la sonnette d’alarme non sans manquer de donner quelques conseils aux consommateurs. « Nous n’accusons pas une corporation en vu de la discréditer mais nous soulignons de façon claire que les sachets d’eau peuvent contribuer à la propagation des maladies bactériennes et typhiques ». M.Coulibaly demande donc aux vendeuses d’observer une hygiène corporelle stricte. A savoir, prendre un bain et se laver les mains avant de débuter le conditionnement.

Aux consommateurs assoiffés, il recommande la plus grande vigilance : tout sachet contenant un corps étranger même petit ne doit pas être bu. Pour juger de la qualité de l’eau, une petite astuce. En levant le sachet vers le soleil, ils pourront voir si l’eau est trouble et impropre à la consommation. On y voit plus clair sous le chaud soleil d’Abidjan.

Une nouvelle dynamique au sein de l’Union du Fleuve Mano

19/10/2011 Aucun commentaire

 

Docteur Saran Kaba SG de l’Union du Fleuve Mano et le Ministre Adama Bitogo de l’Intégration africaine

La réunion ministérielle de l’Union du Fleuve Mano s’est achevée tard dans l’après midi de ce Mardi 18 octobre à Abidjan la Capitale Ivoirienne. Cette réunion ministérielle était axée sur les infrastructures et le commerce et devait permettre aux Etats membres d’harmoniser leurs politiques de développement en vue de contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations de cet espace ouest-africain réunissant le Libéria, la Sierra Léone, la Côte d’Ivoire et la Guinée. La réunion qui aura finalement durée 48 heures n’a pas été de tout repos pour les 12 ministres. Ils ont mis leur temps à profil pour faire l’Etat des lieux au niveau des avancées en matière d’infrastructures hydrauliques, ferroviaires et routières. Ils ont également noté les forces et les faiblesses de l’Union au plan du commerce et des questions sécuritaires. Il ressort de ces études que l’Union du Fleuve Mano est une organisation qui regroupe en son sein des pays ayant de réelles ressources au plan agricole, minière et énergétique. Il ne reste plus qu’a trouver une politique commune de développement pour pouvoir profiter de ces richesses. Pour Docteur SARA Kaba Sécrétaire général de l’union du fleuve MANO, « l’organisation après 38 ans d’existence doit pouvoir passer de l’analyse et de la réflexion à la production des programmes de développement utiles aux populations ».

La Côte d’Ivoire se propose donc d’être le berceau de cette nouvelle dynamique au sein de l’Union du Fleuve Mano. Pour le Ministre Ivoirien de l’Intégration Africaine Adama Bitogo, l’Union au-delà de la recherche de solutions aux problèmes économiques doit « être un outil de consolidation de la paix et de rapprochement des peuples vivants dans cet espace ». Les Chefs d’Etats de l’Union instruits du fait que l’intégration des peuples est la pièce maîtresse de toute politique d’harmonisation des programmes de développement, ont décidé de faire des activités de l’Union une réelle priorité. Les conclusions des travaux d’Abidjan seront d’ailleurs remises à chaque Président en commençant par Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire qui a annulé son départ pour Abuja pour avoir la primeur des conclusions. Pour ce qui est des recommandations de la réunion d’Abidjan, notons que les pays membres l’Union du Fleuve Mano s’engagent à harmoniser leurs documents de transport, accroitre la production et la transformation des productions agricoles, faciliter le transfert de fond et harmoniser le système de contrôle bancaire dans la sous région, continuer et améliorer les programmes nationaux de renforcement des infrastructures ferroviaires, routières et hydrauliques. L’Union s’engage également à conserver les protocoles de la CEDEAO sur les échanges et à élaborer une stratégie communautaire pour la promotion du secteur privé et en particulier des PME et PMI.

Les ambitions de l’Union sont certes nobles mais sans sécurité l’application de telles politiques de développement ne seront pas possibles. Voici pourquoi le Ministre Samuel Kofi Woods du Libéria a souligné « que l’histoire récente des pays membres de l’Union marqué par les crises ne doit pas être un frein mais plutôt un questionnement pour tendre vers une meilleure politique de développement ». A ce niveau l’Union s’est pouvoir compter sur les efforts entrepris au plan ouest-africain pour mettre fin à cette instabilité.

SUY Kahofi

Fluidité du négoce de bétail entre la Côte d’Ivoire et les pays de la CEDEAO

28/09/2011 Aucun commentaire

 

Les Ivoiriens n’ont pas souvent le cœur à la viande !

La Côte d’Ivoire malgré les nombreuses politiques de valorisation de la production animale nationale est un pays qui n’est pas encore auto-suffisant en matière de protéine animale. Elle doit encore importer des têtes de bovin des pays membres de l’espace CEDEAO notamment ceux de l’hinterland que sont principalement le Mali, le Niger, le Burkina…pour ravitailler les marchés. Pour faire face à la demande nationale toujours plus croissante les producteurs Ivoiriens ont porté sur les fonds baptismaux une fédération nationale des filières bétails de Côte d’Ivoire qui est membre de la Confédération des Fédérations Nationales de la Filière Bétail et Viande des pays de l’Afrique de l’Ouest COFENABVI-AO. Malgré l’existence de cette structure qui a son siège à Abidjan, la Côte d’Ivoire peine encore à ouvrir son marché et à garantir une réelle fluidité dans le négoce du bétail. Selon Bamba Yacouba vice-président de la Fédération Nationale des Coopératives de la Filière Bétail et Viande de Côte d’Ivoire, les difficultés auxquelles les professionnels de la filière bétail font face en Côte d’Ivoire ont pour nom les coups de convoyage du bétail élevé, les taxes annexes souvent injustifiées sur le bétail et surtout le racket sur les routes du pays.

La COFENABVI-AO pour trouver une solution à ces problèmes mène des politiques de persuasion auprès des autorités Ivoiriennes mais aussi ceux des pays membres de l’espace CEDEAO pour que les taxes et autres charges liés au négoce du bétail puissent chuter. Elle mène aussi des actions pour que les autorités douanières de l’UEMOA et de la CEDEAO puissent garantir la libre circulation des personnes et des biens pour que les pays producteurs puissent satisfaire les demandes des terminaux des pays côtiers. Pour encourager également les producteurs et les aider à couvrir leurs charges d’exportation un système de prêt interne a été mis sur pied. Les professionnels de la filière bétail peuvent ainsi financer plus facilement leurs exportations. Pour le cas spécifique de la Côte d’Ivoire des projets de production à l’échelle nationale sont également encouragés. La Côte d’Ivoire a valorisé l’élevage de la race de bœuf N’dama qui est traditionnellement réservé à des fins de prestige (funérailles, sacrifice) contrairement au Zébu des zones sahélienne prisé pour sa chaire. Selon Bamba Yacouba de la COFENABVI-AO, les éleveurs des pays sahéliens viennent nourrir leur bétail dans le nord de la Côte d’Ivoire et vont les revendre le bétail au Nigéria. « La Côte d’Ivoire a la matière première en abondance reste une petite volonté des autorités Ivoiriennes pour que le projet d’une production à l’échelle nationale soit possible » a-t-il ajouté. Une libre circulation du bétail et une bonne production au plan national pourrait entrainer la chute du prix à l’étalage car pour l’instant vu les prix, les Ivoiriens n’ont pas souvent le cœur à la viande !

SUY Kahofi