Catégorie : Chronique

Mercenaires, miliciens…des plaies qui menacent toute l’Afrique de l’Ouest

 

Enfants soldats, drames familiaux, morts innombrables...le trise bilan des groupes armés

Leur présence est vieille comme les indépendances des Etats d’Afrique de l’ouest et ils contribuent jusqu’à ce jour à déstabiliser de nombreux Etats. Libéria, Sierra Léone, Guinée Bissau, Sénégal, Côte d’Ivoire, Niger…là où les crises politiques et militaires éclatent ils sont toujours prêts à la bagarre à condition que les chefs rebelles ou les présidents fassent grincer le tiroir-caisse. Les mercenaires et miliciens ont transformé l’Afrique de l’ouest en une véritable poudrière. Il serait bien difficile d’établir un nombre officiel de ces acteurs de la mort mais leurs actes sont connus et certains groupes ont fait parler d’eux au sens négatif du terme. Ils composaient  à 80% les effectifs de bandes armées telles que le National Patrioctic Front of Liberia du « vénéré » Charles Taylor, l’Indépendant National Patriotic Front of Liberia de son poulain Prince Johnson avec un millier de dissidents, le RUF du caporal Fodé Sanko et son business d’enfants soldats, les West side boys de Fodey Kaley… « L’emblématique » Sam Boukri qui était le mercenaire supra-national par excellence appartenait à tous ceux qui pouvaient payer ses services. Les mercenaires les plus cotés de la bourse du crime en Afrique de l’ouest sont les Angolais fiers de 25 ans de guerre civile, suivent les Libériens avec 14 ans, les sierra-léonais avec 11 ans et les burkinabés qui selon certains observateurs militaires sont des mercenaires de luxe rompus aux maniements des armes et très bien entrainés.

Nature ou espèce, je suis partant !

La guerre n’est pas seulement un jeu d’appel au patriotisme mais avant tout une histoire d’argent et beaucoup d’argent même. Les mercenaires et autres miliciens ne se nourrissent pas d’appels au panafricanisme ou d’indépendance économique ; leur préoccupation est tout autre : « qu’est ce que je gagne dans cette guerre ? ». Ces commerçants du meurtre sont souvent mieux payés que les soldats des forces régulières : ils ne vouent pas de respect à un idéal ou un drapeau mais à celui qui paye ! A défaut de recevoir une liasse de dollars, ils peuvent également accepter le paiement en nature et c’est là où les problèmes commencent. Les pillages de villages et de villes dont ils prennent le contrôle, l’exploitation des ressources naturelles comme les durty stones du Libéria et de Sierra Léone, la supervision du trafic de matières premières brutes comme le cacao en Côte d’ Ivoire…Ce type de comportements débouche directement sur des actes de violation des droits de l’homme.

Des atrocités inimaginables

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, demain ailleurs mais ils laissent derrière eux des souvenirs difficiles à effacer des mémoires. On se demande certains jours de calme plat comment des êtres humains normalement constitués peuvent commettre des actes aussi ignobles. Ces mercenaires sans foi ni loi qui font preuve d’une cruauté extrême envers les populations. Sam Boukary qui se plaisait à couper la main ou le bras de ses victimes, Fodey Kaley qu’on disait cruel au point de faire sortir les intestins d’un homme en vie par une petite poche qu’il réalisait sur le ventre, les guerres psychotiques de Taylor qu’il menait en envoyant aux troupes ennemis des têtes fraîchement coupées, les scarifications faites sur les bras d’enfants pour qu’ils n’oublient jamais le visage du bad boy…Que dire alors des pauvres et innocentes femmes et fillettes violées à maintes reprises par des groupes armés et souvent même éventrées alors qu’elles portent encore des enfants ! Les mercenaires ont également à leur actif d’innombrables villages incendiés et des exécutions de tout genre.

Peut-on vaincre la bête ?

Mettre fin au règne de la terreur et du mercenariat en Afrique de l’ouest est possible mais sans la volonté de chaque chef d’Etat cela serait une véritable utopie. Jeter en prison le petit dealer du quartier ne met pas fin au trafic de drogue, seule l’arrestation du parrain du cartel est une solution. Tant que des chefs d’Etat, des ministres, des politiciens ou leader d’opinion continueront d’utiliser leur position pour couvrir des activités terroristes ou équiper des miliciens, l’Afrique de l’ouest continuera de souffrir. Nos frontières poreuses et peu surveillées son un passage idéal pour ces marchants de mort qui peuvent partir sans être inquiétés de la Côte d’Ivoire et se retrouver dans le maquis casamançais. Aussi le respect de l’alternance politique, la mise sur pied d’institutions fortes dans nos pays peuvent contribuer à leur stabilité. Après les guerres d’indépendance, il est temps que l’Afrique trouve d’autres méthodes de contestation que celui qui consiste à faire crépiter les armes.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Message de soutien et d’encouragement à nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) arbitrairement détenus à la MACA pour atteinte à la sureté de l’Etat.

En ce 54ème jour de détention nous ne les oublions pas et nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

 

Suy Kahofi



Pourquoi Laurent Gbagbo ne lâche pas l’affaire ?

 

Pourquoi Laurent Gbagbo ne lâche pas l’affaire?

Que personne ne soit tenté de se voiler la face, la présence du panel des chefs d’Etats africains à Abidjan ne fera pas un miracle car humainement toutes les cartes pouvant conduire à une sortie pacifique de la crise ont été jetées. Le miracle que les Ivoiriens attendent est plutôt d’origine divine car voir un Laurent Gbagbo ouvrir le feu sur une population qu’il prétend gouverner grâce à un choix librement exprimé par les urnes, on se demande bien qui pourra le convaincre de céder son fauteuil. Laurent Gbagbo ne veut pas partir et son clan qui le pousse à s’accrocher sait pourquoi le départ du woody sera fatal pour le clan de pilleurs que représente la refondation. A la lumière de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire on peut facilement comprendre que les caciques du régime sortant auront du mal à justifier leurs nombreux détournements de fonds, les crimes contre l’humanité dont ils pourraient être accusés et écroués par le TPI, les assassinats ciblés dont ils sont accusés et l’ouverture de nombreux comptes fictifs au nom de l’Etat de Côte d’Ivoire. Les africains ne veulent plus des clans de voleurs à la tête de leurs pays et ils entendent déposséder les ex-voleurs de la République des fonds publics. Qui dans l’entourage de Laurent Gbagbo n’a pas peur que la loi Duvalier s’applique à sa petite fortune surtout quand on sait que l’ancien banquier qu’est le Docteur Alassane Ouattara n’aura aucun mal à dénicher les comptes les plus cachés.

Un nombre important d’ivoiriens sont convaincus que si Laurent Gbagbo ne cède pas, c’est parce qu’il est lui-même l’otage de son propre clan. En cédant pacifiquement le pouvoir son statut d’ancien chef d’Etat le protège avec sa famille or cela n’est pas le cas pour les 400 brouteurs et nouveaux riches à sa solde. Alors chaque matin les mêmes conseillers qui ont conduit le Président Henri Konan Bédié à la chute, viennent bercer Gbagbo du chant du nationalisme, du panafricanisme et surtout de la nouvelle formule de l’ivoirité qui commence à faire son effet sur les populations acquises à la cause de la haine de l’étranger. Laurent Gbagbo s’accroche visiblement pour protéger ses amis car il est difficile de comprendre comment un homme qui s’est toujours présenté comme un pacifiste notoire puisse être aussi sourd à l’appel de la communauté international et insensible aux nombreux morts de la crise post-électorale. A voir le système répressif qu’il a mis sur pied, on se demande si le schéma dans lequel Laurent Gbagbo s’inscrit n’est pas celui de la Lybie de Mouammar Kadhafi. Face au mécontentement des populations, il leurs sert sur un plateau d’argent des bombes lacrymogène et des balles de kalachnikov en réponse à l’appel au respect du vote du peuple. A force d’être un dictateur à la tête d’un Etat comme Ben Ali ou Moubarak on fini au soir de son règne par développer un minimum de valeurs démocratiques. On fini par comprendre que tôt ou tard la démocratie s’impose. Face à la rue qui grouille de monde, le peu de dignité qui vous reste vous oblige à partir ! Or ce n’est visiblement pas le cas pour Kadhafi et son admirateur de frère Laurent Gbagbo.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 24 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas !

Suy Kahofi



Sommet de l’Union Africaine : rendez-vous historique entre l’Afrique et la Démocratie

L'Union Afrique joue toute sa crédibilité dans le dossier Ivoirien

Addis-Abeba capitale de l’Ethiopie et haut lieu du panafricanisme abritera le Sommet de l’Union africaine (UA). Sur l’agenda des échanges figure les crises que vit le continent : Tunisie, Algérie, Egypte et surtout la Côte d’ivoire dont la crise post-électorale menace toute la sous région. La question à laquelle les chefs d’Etats auront à répondre est toute simple : que faut-il faire pour que Laurent Gbagbo quitte le pouvoir ? Deux blocs seront donc opposés : les pro-gbagbo tiré du bout du nez par l’Angola et les pro-ouattara mené par la CEDEAO.

Tous les chefs d’Etats africains ont été unanimes sur le fait qu’il faut trouver une solution négociée et surtout pacifique à la crise ivoirienne. Mais après plusieurs médiations le président sortant ivoirien battu aux dernières élections refuse de céder le fauteuil à son rival. Tous les médiateurs de l’Union africaine ont échoué ! De Thabo Mbéki à Raila Odinga, en passant par le président de la commission, Jean Ping. Faut-il encore parler de médiation face à un régime qui ignore tout du mot médiation, paix, droit de l’homme et démocratie ? N’est-il pas temps de s’aligner sur la position du Nigeria pour éviter encore des morts ? Pendant que les Chefs d’Etats tergiversent l’étau de la dictature se resserre sur le peuple. Le rapport de Human Rigth Watch confirme le caractère répressif des forces militaires et des milices fidèles à Laurent Gbagbo : viols, vols, meurtres, enlèvements, bastonnades…sont le quotidien des Ivoiriens qui ont le malheur d’être opposé au régime de Laurent Gbagbo. Les violations des droits de l’homme s’accentuent avec des privations générales d’eau et d’électricité de toute la zone CNO sous contrôle des Forces Nouvelles. Qu’espèrent donc les Chefs d’Etats africains d’un tel régime qui brime son peuple ? On lui a envoyé des émissaires, on l’a menacé d’une intervention militaire et il est toujours là : certainement qu’il s’agit d’une manière de dire que « seule la force me fera partir ! » Certains appellent à un soulèvement comme en Tunisie : je répond à ces derniers qu’ils ne connaissent pas l’armée et les milices de Laurent Gbagbo suréquipés grâce à la bénédiction de l’Angola et de la Biélorussie. Descendre dans la rue c’est s’offrir en objectif de tir à balle réelle pour une armée qui a choisi d’être contre le peuple ! La gangrène du régime déchu contamine aussi toute la CEDEAO : la banque centrale est nationalisée et ses coffres pillés. Les ressortissants de la CEDEAO vivants en Côte d’Ivoire sont brimés et rançonnés. Le laxisme des chefs d’Etats fait qu’aujourd’hui Alassane Ouattara est présenté comme l’ennemi du peuple par le clan Laurent Gbagbo : « c’est lui qui ne veut pas qu’on vende le cacao, Ouattara a asséché les banques, il veut affamer les paysans et appauvrir les fonctionnaires ». Plus la Communauté Internationale se refuse à appliquer une solution radicale au problème Ivoirien, plus le gouvernement illégitime de Laurent Gbagbo gagne en notoriété ! Ruiner la Côte d’Ivoire, déstabiliser la CEDEAO, instaurer l’anarchie et la division au sein de la Communauté Internationale voici l’exploit que le clan Gbagbo veut réaliser avant de couler définitivement.

Le peuple Ivoirien a décidé de confier son avenir à l’Union Africaine parce qu’elle croit en un idéal démocratique africain. Pour une fois dans l’histoire de ce continent il faut que les choses changent ! L’Afrique ne doit pas manquer ce rendez-vous historique avec la démocratie. Nous devons montrer que nous sommes capable de présenter une autre image de notre continent au monde. L’ONU, l’UA, la CEDEAO en somme la Communauté Internationale joue toute sa crédibilité dans le dossier Ivoirien. L’Afrique devra faire un choix : rester dans l’air des dictatures et des partis uniques ou adopter après cinquante ans d’indépendance des valeurs démocratiques. La jeunesse Ivoirienne et africaine en général tourne donc son regard vers la terre natale du Négus.

Suy Kahofi



L’étranger n’est pas un ennemi

La Côte d’Ivoire est-elle encore une terre d’hospitalité ?

« Les ennemis de l’Afrique se sont les africains ». Cette phrase extraite d’un des tubes à succès du pape du reggae africain, Alpha Blondy m’a toujours séduit dans la mesure où elle met le peuple africain devant ces responsabilités. L’africain aime bien accuser l’occident lorsqu’il a des problèmes : c’est toujours l’autre et jamais lui ! L’africain ne se remet jamais en cause : se sont les blancs qui ne veulent pas de son bien, la France lui apporte la guerre, les USA colportent les génocides, Dieu lui-même ne veut pas de son bien car nous avons la peau noire et nous sommes donc les descendants maudits de Noé. A force d’accuser l’occident, l’étranger ou le blanc, l’africain a fini par développer un pseudo panafricanisme qui a muté vers une xénophobie sans égale ! C’est malheureusement sur cette fibre ultra-nationaliste que nos chers dictateurs et dirigeants corrompus jouent pour endoctriner le peuple ! Même entre nous africain nous nous rejetons la pierre de nos échecs.

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, l’échec né du second tour de l’élection présidentielle qui a débouché sur une crise post-électorale est imputé à l’étranger. La France, les USA, le Burkina Faso, le Mali…bref la CEDEAO, L’ONU, l’UA pour ne pas dire que le monde entier est ennemis du peuple Ivoirien. Avant d’accuser et de menacer les étrangers vivants en Côte d’Ivoire, j’aimerais que la jeunesse de mon pays comprenne que nous sommes à l’origine de nos problèmes. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu un malien, un burkinabé, un togolais ou un béninois aller aux urnes : se sont les Ivoiriens qui sont allés aux urnes et donc s’il y a un problème c’est d’abord eux. Alors pourquoi les ressortissants étrangers vivants en Côte d’Ivoire doivent-ils cueillir des propos xénophobes du simple fait que l’ECOMOG décide d’intervenir en Côte d’ivoire ? Pourquoi des ressortissants français sont intimidés quand ils circulent en voiture ? Les étrangers vivants en Côte d’Ivoire ne sont pas allés chercher l’ONU, se sont les Ivoiriens qui ont fait venir la mission. Avant de s’en prendre donc au pauvre vendeur de garba nigérien, au charretier burkinabé, au maçon togolais et aux boucher nigérian qui savent à peine ce que signifie CEDEAO, les Ivoiriens doivent comprendre qu’ils sont à la base de leur problème. Il faut commencer par cette étape avant de penser à trouver des voies pour une sortie de crise. De grâce chers Ivoiriens vous devez comprendre que la politique extérieur de Nicolas Sarkozy n’a rien en commun avec les français vivants en Côte d’Ivoire. La politique extérieur de Blaise Compaoré n’engage pas les burkinabés vivants en Côte d’Ivoire. « Après la crise chacun rentre chez lui » triste d’entendre ce genre de réflexion au moment où la Côte d’Ivoire dit prier pour la paix. La Bible et le Coran n’attestent-ils pas que l’étranger est une source de bénédiction ? Chacun chez lui : nous mettons les 17.000 français dehors et Sarkozy nous rapatrie les 50.000 Ivoiriens résidents en France sans compter le nombre incalculable de sans papiers ? De même qu’un Libanais est étranger en Côte d’Ivoire, un Ivoirien est aussi étranger en Afrique du Sud et même plus proche de nous au Burkina. Arrêtons de nous intoxiquer à la sève de la haine de l’étranger et pensons à résoudre nos problèmes.

Suy Kahofi



FIFA Ballon d’Or : Et si après Georges Weah l’Afrique remettait le couvert ?

A quand le retour du ballon d'or FIFA en Afrique?

Les joueurs de talent on les compte par dizaine sur le continent africain et personne ne me dira le contraire. De Samuel Et’o fils à Didier Drogba en passant par Assamoah et les autres l’Afrique semble être le premier fournisseur de tibias frais du football Européen ! Ces jeunes gens brillent sous les projecteurs des grands stades mais doivent revenir à chaque fois sur le continent pour recevoir leurs distinctions. Trophées Africains du meilleur joueur de l’année décernés par la CAF  et puis c’est tout ! Je ne dis pas que célébrer ces joueurs sur le continent est une mauvaise chose mais je crois qu’il est temps pour les joueurs africains d’honorer le continent comme Georges Weah l’a fait. « Il y a plus de fierté à ramener des trophées sur le continent qu’à recevoir des trophées du continent ». Qu’est ce qui cloche entre les joueurs africains et le Ballon d’Or FIFA ? Le jury est trop sévère envers l’Afrique ? Pas si sûr puisse que Georges Weah l’a déjà reçu. Pour les quelques analystes que j’ai pu écouter ou lire au fil des années, les performances en dent de scie des joueurs africains sont à l’origine de leur échec. « Difficile de trouver un joueur africain à même d’enchaîner deux bonnes saisons deux années de suite » s’inquiétait un journaliste sportif Ivoirien. Si le joueur brille en club, il est un fantôme sur le terrain en équipe nationale. Georges Weah ne fut ni le plus célèbre joueur africain de son temps, ni le meilleur joueur de sa génération pourtant sa vie peut inspirer ceux qui sont avides de gloire et de grandeur dans le foot. On reconnaîtra, en parcourant les lignes de sa carrière qu’il fut discret mais efficace sur l’aire de jeu, qu’il a brillé non pas par ses frasques en dehors du terrain mais par sa combativité ! Il a certainement à son actif moins de coup de poing et de coup de tête que nos stars d’aujourd’hui ! Et si au fond ce qui a fait la différence avec Georges Weah est ce qui manque aux joueurs africains aujourd’hui ? C’est vrai qu’un joueur vous dira qu’il joue pour son plaisir et le reste (l’argent et les distinctions) viennent après. Mais en toute sincérité un joueur c’est aussi un palmarès et la consécration planétaire par les trophées et distinctions qui glane. Si Samuel Et’o et Didier Drogba arrêtaient de jouer au foot ce matin le CV du premier sera plus garni que celui du second et chacun sait pourquoi ! Alors un Ballon d’Or a toute son importance dans une carrière et laisse également une marque dans toute l’histoire d’un pays et même d’un continent !

Suy Kahofi