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France 2012 : ce que je retiens du 1er round

23/04/2012 5 commentaires

Des valeurs au-delà du jeu politique

Ce que je retiens du premier tour de la présidentielle française est loin d’être la haine politique plate que certains Ivoiriens, remontés contre Nicolas Sarkozy, badigeonnent sur leur mur facebook. Ce que je retiens chaque fois qu’une élection se déroule dans une Nation policée, c’est cette valeur intrinsèque du respect du jeu démocratique qui prévaut dans l’arène. Pendant que certains prétendus adversaires africains de Sarkozy appelaient je ne sais qui à voter contre Sarkozy avec des mots orduriers, les premiers concernés par le vote se contentaient d’échanger sur l’avenir de leur pays à travers des débats civilisés. L’avenir du pays, le bien-être du citoyen au-delà des chapelles politiques, le respect de la dignité humaine… Voici autant de valeur que certains Ivoiriens oublient quand ils se rendent aux urnes. Pour eux c’est Gbagbo ou le pays brûle ! Si ce n’est pas Ouattara on casse tout ! Hier dimanche avez-vous entendu chers Ivoiriens une chaîne de radio ou de télé françaises annoncer que des militants du PS et de l’UMP se sont affrontés à la machette dans les rues de Paris ? Avez-vous entendu un membre du bureau politique du PS dire de Sarkozy qu’il est une graine acide pour le sol français ? Avez-vous entendu un chargé de communication de Sarkozy dire de François Hollande qu’il est un assassin ou un bandit de grand chemin ? Pourquoi ce que l’occident nous donne comme bon modèle à suivre passe aussi difficilement ? Au lieu de nous époumoner à Abidjan à critiquer la politique française, nous ferions mieux d’apprendre ce que les autres nous enseignent avec humilité. Ce n’est pas la tête de Sarkozy qui doit être le débat mais la capacité que le peuple français a à organiser des élections sans violence et sans contestations. Là où notre CEI met trois jours pour annoncer des résultats, la France le fait en 1 heure ! Ça, c’est une leçon. Là où nous avons des slogans du genre on gagne ou on gagne, on nous propose des slogans rassembleurs. Ça, c’est une leçon ! Là où on pousse certains jeunes à devenir des Maguy le tocard, on éduque la jeunesse française au choix politique responsable. Ça, c’est une leçon ! Là ou on pousse certains à choisir ADO parce qu’il est dioula ou Gbagbo parce qu’il est bété, on se retrouve avec des candidats qui oublient qu’un tels est juif, roumains, breton…pour prôner un idéal celui de la Nation. Ça, c’est une leçon !

Jeune Ivoirien à qui l’on fait croire jour et nuit que quelque chose va changer si un tels ou un tels devient Président de la France, saches que ton esprit est sous le régime des manipulations politiques qui t’ont conduit dans les rues d’Abidjan kalachnikov en main. Quelque soit le Président qui débarque, la France-Afrique sera toujours là ! Quelque soit celui qui s’emmène Gbagbo restera dans le tourment de la justice qu’elle soit nationale ou internationale ! Quelque soit celui qui s’impose, les intérêts de la France seront toujours préservés ! Le chien ne mange pas la viande du chien comme disent les abidjanais. C’est une manière claire de te dire que rien ne changera. Au PS Gbagbo ‘’ne sentait pas bon’’ il y a longtemps : les mêmes socialistes sur lesquels certains comptent pour un revirement de situation à La Haye sont les mêmes qui ont dit de Gbagbo qu’il est infréquentable. Je n’ai jamais aimé la politique de Laurent Gbagbo mais ce jour là j’ai eu pitié pour lui car même à un animal de compagnie dont on ne veut plus on lui évite ce genre de propos. Jeune Ivoirien les minutes que tu uses à te mêler de la politique française qui ne t’apporte rien, dépense le à rechercher des bourses d’étude sur le web. Le temps que tu perds à injurier Sarkozy, tu peux l’utiliser largement pour chercher un emploi. Chacun son pays, chacun sa politique et les urnes sont bien gardées car au demeurant on aura jamais besoin des hélicoptères Ivoiriens pour sortir Sarkozy d’un bunker à l’Elysée mais c’est plutôt le contraire qui peut se produire a tout moment.

SUY Kahofi

Réconciliation et justice : le paradoxe du discours d’Alassane Ouattara

09/08/2011 un commentaire

 

Que cache l’appel d’Alassane Ouattara ce 7 Août ?

« Rentrez de votre exile il ne vous arrivera rien. Je m’engage à garantir la sécurité de chaque Ivoirien ». Cette phrase les Ivoiriens l’entendent depuis le 11 avril 2011 mais loin de les rassurer elle plonge le peuple dans une peur totale. Pendant qu’Alassane Ouattara appelle au retour des exilés il crée en Côte d’Ivoire le lit de la répression et de la vengeance justicière. Comment peut-on appeler d’une même bouche à la réconciliation, au pardon, à l’unité et utiliser cette même bouche pour sévir ? Difficile pour de nombreux Ivoiriens pro-gbagbo ou pro-ouattara de comprendre l’esprit de cette réconciliation voulu par le Chef de l’Etat ! Hermann Aboua journaliste Ivoirien dans les geôles de la gendarmerie nationale était bien en exile. Prenant pour argent comptant les déclarations du chef de l’Etat il est revenu de sa cavale. Le sort qui l’attendait était digne d’un pays qui veut aller à l’unité. Le jeune homme s’est retrouvé en prison ! Peut-être bien que c’est là que le Président Ouattara pourra lui assurer une meilleure sécurité : qui sait ? S’il faut appeler au retour et jeter les uns et les autres en prison cela ne vaut pas la peine de retourner en Côte d’Ivoire. Pire pendant que la Côte d’Ivoire célèbre le 51ème anniversaire de son indépendance avec un discours plein d’assurance à l’endroit de l’opposition, des mandats d’arrêt sont lancé contre les anciens caciques du régime de la refondation.

Ces mandats d’arrêt sont relatifs aux infractions économiques et viennent s’ajouter à ceux adressés aux autorités judiciaires des pays membres de la CEDEAO, de la France, du Canada, de la Suisse, du Brésil, d’Israël et de l’Italie. Comme ces derniers cités, ces mandats d’arrêts internationaux sont accompagnés de commissions rogatoires avec pour objet d’identifier les biens, meubles et immeubles appartenant aux personnes mises en cause dans l’enquête, rendre indisponible lesdits biens et geler les avoirs des personnes indexées. Quand on n’a pas d’argent en exile certainement que notre processus de retour s’accélère mais quand on a une épée de Damoclès qui plane sur la tête on n’est pas vraiment pressé de rentrer au pays. Soit on laisse de côté la réconciliation pour juger tout le monde, soit on se réconcilie et on laisse de côté la vengeance justicière ! Le Président Ouattara a sans doute trouvé une formule correcte pour dire « rentrer de votre exile pour que je vous mette en prison ? » mais au fond elle passe mal surtout quand on se veut héritier de BOIGNY. En ce qui concerne les infractions relatives à la sureté de l’Etat, le procureur Simplice Kouadio a annoncé qu’un mandat d’arrêt a été lancé au plan national contre KONE Malachie, ce fameux pasteur dont les prétendues prophéties sèment le trouble au sein de la population. Au chapitre des crimes de sang, une équipe de médecins légistes séjourne depuis le 3 août dans la ville de Daoukro au centre-est du pays pour examiner les corps de 6 personnes tuées pendant les évènements. Une équipe d’enquête composée de magistrats du Parquet et d’officier de Police judiciaire, des services de Gendarmerie et de Police se rendra incessamment dans cette locale symbole de la contestation contre le régime de Laurent Gbagbo en vu d’entendre les ayants-droits des personnes décédées et de procéder également à l’identification et à l’audition des autres victimes, des éventuels mis en cause et de tout autres sachant a indiqué le Procureur de la République. Concernant la cellule spéciale d’enquête, il a indiqué qu’à la date du jeudi 4 juin 201, 405 personnes ont été reçues et entendues.

La vie de la Côte d’Ivoire est rythmée par un appel hypocrite à la réconciliation en surface et un sentiment de vengeance en dessous qui représente malheureusement la masse la plus importante de cet iceberg de rancune amassé en trois mois de crise. Si en Afrique du Sud pendant que Nelson Mandela parlait de paix et de réconciliation entre Blancs et Noirs il avait fait appel au CPI pour juger les crimes des oppresseurs blancs, il est fort probable que son pays aurait consacré une autre forme d’apartheid celle des noirs sur les blancs : tâchons d’y réfléchir.

SUY Kahofi

Voici le rêve qu’ils nous vendent

23/04/2011 3 commentaires

 

L'Afrique victime de ses propres dirigeants

Il n’y a pas plus fin menteur que les politiciens et ils sont encore plus dangereux quand ils sont africains mais surtout terrible quand ils sont Président de la République. Les Présidents d’Afrique : francophones, lusophones, arabophones ou anglophones partagent la même devise celle de vendre le rêve au peuple et de se sucrer sur son dos.

Ce fameux rêve qu’ils vendent à leur peuple depuis l’avènement du multipartisme n’est rien d’autre que l’Indépendance économique de l’Afrique, sa souveraineté, sa vrai liberté ! 20 ans que nos dictateurs, tripatouilleurs de constitution et chefs de guerre nous répètent les mêmes choses et personne ne voit l’aube de cette indépendance économique. Autour de ce rêve utopique gravite des doctrines tribales, xénophobes et religieuses qui ont au contraire divisé les populations.
Malheureusement, les jeunes africains sont ceux qui tête baissée suivent ces discours qui font office de disque rayé dans la collection. « Nous allons chasser les français et contrôler la vente du cacao » et des jeunes endoctrinés dans la foule hurlent « vive monsieur le président ». Pourtant ce même Monsieur le Président a fait 10 ans au pouvoir sans jamais bitumer une seule route ! « L’Union Européenne et les USA complotent pour déstabiliser mon régime : j’appelle la jeunesse à se faire enrôler dans l’armée ! » et des jeunes endoctrinés dans la foule hurlent « vive monsieur le président ». Pourtant ce même Monsieur le Président a utilisé les membres de son groupe ethnique pour massacrer des habitants de village entier ! « Nous allons créer 200.000 emplois pour notre prochain mandat » et des jeunes endoctrinés dans la foule hurlent « longue vie au président ». Pourtant Monsieur le Président en un mandat de 5 ans n’a pas pu créer une seule PME là où sa fortune personnelle quadruplait !

L’indépendance économique de l’Afrique, l’opium d’une jeunesse malmenée par le chômage, la pauvreté, le SIDA et les mensonges politiques. Quand ils ont accumulé les gaffes, les frasques sexuelles, les fausses promesses, les détournements de fonds et les massacres, c’est au soir de leur mandat qu’ils se rappellent tous qu’ils ont pour mission de libérer l’Afrique du néocolonialisme. Quand ils perdent des élections et qu’ils refusent de rendre le pouvoir, quand ils arment des jeunes contre d’autres jeunes et que la Communauté International menace d’intervenir, c’est là qu’ils se rappellent tous qu’ils doivent lutter pour la souveraineté de l’Afrique.

Jeunes Africains arrêtons de croire que les barrons de la France-Afrique veulent l’indépendance de ce continent ; leur objectif est de s’enrichir en nous mettant la grosse cagoule des fausses doctrines sur la tête ! Les vrais voleurs de notre continent ne sont pas les consortiums américains ou européens, les vrais voleurs c’est ceux qui dirigent l’Afrique ! Jeunes Africains arrêtons de nous faire tuer dans des guerres inutiles car pendant qu’ils nous sacrifient sur l’autel de leur orgueil politique, leurs enfants se rendent à Paris III en Porche. Ils détournent des milliards, s’enrichissent illégalement sur le dos du peuple, le martyrise, l’affame et lorsque mécontent une frange prendra les armes, Messieurs les Présidents crieront au complot international.

Les Pères Fondateurs qui nous ont conduits à l’Indépendance Politique n’ont pas lutté en se disant « combien de million vais-je amasser après ma lutte ? » Ce qui manque à ces hommes qui nous mentent à longueur de journée c’est le sens du sacrifice vrai pour l’Afrique. Non pas un sacrifice de faux martyre qui après un hold-up électoral veut s’immoler dans un bunker présidentiel mais un sacrifice qui consiste à gérer les biens du pays pour les populations. La bonne gouvernance c’est bien ce que nous voulons de la part de nos dirigeants et pas un rêve et des doctrines qu’on nous sert depuis des années.

Suy Kahofi

RUSSIE : L’Etat délinquant du conseil de sécurité ?

23/04/2011 4 commentaires

 

Vladimir Poutine le patron tout puissant de la Russie

Les membres du big five du Conseil de Sécurité de l’ONU sensés organiser et ordonner la marche du monde sont souvent divisés au moment du vote de certaines résolutions. D’un côté trois pays qui soutiennent selon eux les valeurs démocratiques (France, Grande-Bretagne et USA) et de l’autre deux qui disent de façon claire « pas d’ingérence dans les problèmes internes des Etats membres » : il s’agit de la Chine et la Russie. La Russie parlons-en ! Voici un Etat qui se veut le défenseur de la liberté des Etats membres de l’ONU mais au fond tout le monde sait que la Russie est le porte-voix des Etats voyous et des dictateurs au sein du Conseil de Sécurité. Elle ne défend que ces pays où chaque jour des chefs d’Etat tuent et agressent leur propre peuple, elle n’utilise son droit de véto que lorsque qu’il s’agit de défendre ceux qui passent des commandes de kalachnikov, de MI 24, de T40…La Russie, depuis la fin de la guerre froide et avec l’échec de la relance de son économie qu’elle voulait semblable à celle de l’URSS, prospère dans la vente d’arme. Plus il y a de dictateurs, plus elle s’enrichit alors pourquoi ne pas les soutenir quand l’occasion se présente ? La Russie si prompt à condamner l’appui militaire de la Licorne à l’ONUCI, si prompt à condamner la destruction de ses chars vendus à Gbagbo par la Licorne semble oublier qu’elle est intervenue d’une façon plus barbare en Géorgie, un de ses anciens satellites. Prétextant du pseudo-massacre d’un peuple russophone elle est intervenue pour punir la Géorgie d’avoir accepté le déploiement d’un bouclier anti-missile des USA sur son sol. Voici l’Etat qui prétend ne pas s’ingérer dans les affaires internes des pays membres de l’ONU. Que dire de son fiasco en Afghanistan ou de son soutien direct à Jonas Savimbi et plusieurs autres bandits de grand chemin qui se présentaient en libérateur de leur pays ?

Pour un Etat qui dit soutenir l’indépendance des pays membres de l’ONU elle le fait d’une drôle de manière ! Vendre des armes prohibées depuis 1945 à Laurent Gbagbo pour qu’il tue sans retenu d’autres Ivoiriens c’est ça la logique de la Russie. C’est bien malheureux que Poutine et ses anarchistes ne comprennent pas que l’époque où le crime et la guerre était un fond commerce est belle et bien révolu. La Russie gagnerait plus à contribuer à la paix en Afrique car elle s’enrichirait plus à exploiter du Pétrole, construire des routes ou lancer des entreprises sur le continent. Malheureusement c’est la Russie et cela n’est pas possible car en Russie on est nostalgique de l’époque où l’URSS exposait ses missiles et régnait sur une partie du monde. La Russie en plein 21ème siècle préfère encore jouer les marchands de mort et préfère largement les bénéfices de la destruction à ceux de la construction. Le monde a changé et la Russie doit comprendre que rien ne doit être au dessus du respect des droits de l’homme.

Suy Kahofi

A chacun son Président Fondateur

16/04/2011 7 commentaires

 

Mamane le présentateur officiel de la République du Gondwana

Vous connaissez tous le Gondwana certainement, la République très très Démocratique où un certain Président Fondateur règne sans partage. La République très très Démocratique Gondwana et le Président Fondateur, deux réalités nées dans l’esprit du célèbre humoriste d’origine nigérien Mamane et qui sont au cœur de sa lecture du monde. Nombreux sont ceux qui le retrouve sur RFI mais aussi dans Plus d’Afrique sur Canal+ pour rire des frasques de notre bien aimé Président Fondateur. Si le Gondwana se présente comme une République imaginaire, il est souvent très facile de trouver une forte ressemblance entre l’actualité du Gondwana et celle de plusieurs pays du monde notamment Africains. C’est vrai Mamane ne dit pas le nom d’un dirigeant en particulier, il ne dit pas non plus le nom d’un pays en particulier mais chacun peut trouver qui campe le personnage du Président Fondateur après une chronique.
Cette manière subtile et très loquasse de traiter l’actualité nous permet au fond de comprendre que chaque pays du monde est un potentiel Gondwana et que chaque Président est un potentiel Président Fondateur. Voici 15 ans que dans ce pays d’Afrique Centrale le Président Fondateur trouve toujours la parade pour se faire élire dans des élections dont les résultats sont connus d’avance. Dans un pays d’Afrique de l’ouest c’est plutôt la femme du Président Fondateur qui portait la culotte politique et se présentait comme une des premières Dames les plus sanguinaires d’Afrique. Dans ce pays d’Afrique de l’ouest c’est plutôt le fils junior du Président Fondateur qui s’apprête à succéder à son papa comme dans une monarchie. Au fait dans ce même pays le Président Fondateur malgré son âge avancé veut encore diriger ! Que dire de cet autre Président Fondateur d’Afrique australe qui après 25 ans de guerre civile trouve encore des ressources pour semer des guerres dans d’autres pays. Chaque pays du monde a son Président Fondateur et visiblement nous sommes tous logés à la même enseigne dans la mesure où tous nos Présidents Fondateurs se réunissent au sein de l’Organisation des Nations Inutiles. Et vous, dans votre pays quelles sont les frasques de votre Président Fondateur ? Oui je sais que toi le gondwana lambda tu refuses de dire tout haut ce que tu penses tout bas dans ton salon car la Police sécrète du Président Fondateur se trouve partout.
Tu te contentes alors au petit matin de répéter la pensée du jour de ton Président Fondateur mais le monde change et tôt ou tard tu devras te décider à tourner la triste page de ton Président Fondateur. Malgré la Police dans les rues, les brigades anti-émeute, les snippers qui répriment à coup de balles les manifestations tu devras tôt ou tard pensé à te débarrasser de ton Président Fondateur car l’œuvre du Président Fondateur comme l’a toujours dit Mamane ne doit être perpétuée.
Suy Kahofi

Mercenaires, miliciens…des plaies qui menacent toute l’Afrique de l’Ouest

25/03/2011 2 commentaires

 

Enfants soldats, drames familiaux, morts innombrables...le trise bilan des groupes armés

Leur présence est vieille comme les indépendances des Etats d’Afrique de l’ouest et ils contribuent jusqu’à ce jour à déstabiliser de nombreux Etats. Libéria, Sierra Léone, Guinée Bissau, Sénégal, Côte d’Ivoire, Niger…là où les crises politiques et militaires éclatent ils sont toujours prêts à la bagarre à condition que les chefs rebelles ou les présidents fassent grincer le tiroir-caisse. Les mercenaires et miliciens ont transformé l’Afrique de l’ouest en une véritable poudrière. Il serait bien difficile d’établir un nombre officiel de ces acteurs de la mort mais leurs actes sont connus et certains groupes ont fait parler d’eux au sens négatif du terme. Ils composaient  à 80% les effectifs de bandes armées telles que le National Patrioctic Front of Liberia du « vénéré » Charles Taylor, l’Indépendant National Patriotic Front of Liberia de son poulain Prince Johnson avec un millier de dissidents, le RUF du caporal Fodé Sanko et son business d’enfants soldats, les West side boys de Fodey Kaley…  »L’emblématique » Sam Boukri qui était le mercenaire supra-national par excellence appartenait à tous ceux qui pouvaient payer ses services. Les mercenaires les plus cotés de la bourse du crime en Afrique de l’ouest sont les Angolais fiers de 25 ans de guerre civile, suivent les Libériens avec 14 ans, les sierra-léonais avec 11 ans et les burkinabés qui selon certains observateurs militaires sont des mercenaires de luxe rompus aux maniements des armes et très bien entrainés.

Nature ou espèce, je suis partant !

La guerre n’est pas seulement un jeu d’appel au patriotisme mais avant tout une histoire d’argent et beaucoup d’argent même. Les mercenaires et autres miliciens ne se nourrissent pas d’appels au panafricanisme ou d’indépendance économique ; leur préoccupation est tout autre : « qu’est ce que je gagne dans cette guerre ? ». Ces commerçants du meurtre sont souvent mieux payés que les soldats des forces régulières : ils ne vouent pas de respect à un idéal ou un drapeau mais à celui qui paye ! A défaut de recevoir une liasse de dollars, ils peuvent également accepter le paiement en nature et c’est là où les problèmes commencent. Les pillages de villages et de villes dont ils prennent le contrôle, l’exploitation des ressources naturelles comme les durty stones du Libéria et de Sierra Léone, la supervision du trafic de matières premières brutes comme le cacao en Côte d’ Ivoire…Ce type de comportements débouche directement sur des actes de violation des droits de l’homme.

Des atrocités inimaginables

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, demain ailleurs mais ils laissent derrière eux des souvenirs difficiles à effacer des mémoires. On se demande certains jours de calme plat comment des êtres humains normalement constitués peuvent commettre des actes aussi ignobles. Ces mercenaires sans foi ni loi qui font preuve d’une cruauté extrême envers les populations. Sam Boukary qui se plaisait à couper la main ou le bras de ses victimes, Fodey Kaley qu’on disait cruel au point de faire sortir les intestins d’un homme en vie par une petite poche qu’il réalisait sur le ventre, les guerres psychotiques de Taylor qu’il menait en envoyant aux troupes ennemis des têtes fraîchement coupées, les scarifications faites sur les bras d’enfants pour qu’ils n’oublient jamais le visage du bad boy…Que dire alors des pauvres et innocentes femmes et fillettes violées à maintes reprises par des groupes armés et souvent même éventrées alors qu’elles portent encore des enfants ! Les mercenaires ont également à leur actif d’innombrables villages incendiés et des exécutions de tout genre.

Peut-on vaincre la bête ?

Mettre fin au règne de la terreur et du mercenariat en Afrique de l’ouest est possible mais sans la volonté de chaque chef d’Etat cela serait une véritable utopie. Jeter en prison le petit dealer du quartier ne met pas fin au trafic de drogue, seule l’arrestation du parrain du cartel est une solution. Tant que des chefs d’Etat, des ministres, des politiciens ou leader d’opinion continueront d’utiliser leur position pour couvrir des activités terroristes ou équiper des miliciens, l’Afrique de l’ouest continuera de souffrir. Nos frontières poreuses et peu surveillées son un passage idéal pour ces marchants de mort qui peuvent partir sans être inquiétés de la Côte d’Ivoire et se retrouver dans le maquis casamançais. Aussi le respect de l’alternance politique, la mise sur pied d’institutions fortes dans nos pays peuvent contribuer à leur stabilité. Après les guerres d’indépendance, il est temps que l’Afrique trouve d’autres méthodes de contestation que celui qui consiste à faire crépiter les armes.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Message de soutien et d’encouragement à nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) arbitrairement détenus à la MACA pour atteinte à la sureté de l’Etat.

En ce 54ème jour de détention nous ne les oublions pas et nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

 

Suy Kahofi

Pourquoi Laurent Gbagbo ne lâche pas l’affaire ?

22/02/2011 9 commentaires

 

Pourquoi Laurent Gbagbo ne lâche pas l’affaire?

Que personne ne soit tenté de se voiler la face, la présence du panel des chefs d’Etats africains à Abidjan ne fera pas un miracle car humainement toutes les cartes pouvant conduire à une sortie pacifique de la crise ont été jetées. Le miracle que les Ivoiriens attendent est plutôt d’origine divine car voir un Laurent Gbagbo ouvrir le feu sur une population qu’il prétend gouverner grâce à un choix librement exprimé par les urnes, on se demande bien qui pourra le convaincre de céder son fauteuil. Laurent Gbagbo ne veut pas partir et son clan qui le pousse à s’accrocher sait pourquoi le départ du woody sera fatal pour le clan de pilleurs que représente la refondation. A la lumière de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire on peut facilement comprendre que les caciques du régime sortant auront du mal à justifier leurs nombreux détournements de fonds, les crimes contre l’humanité dont ils pourraient être accusés et écroués par le TPI, les assassinats ciblés dont ils sont accusés et l’ouverture de nombreux comptes fictifs au nom de l’Etat de Côte d’Ivoire. Les africains ne veulent plus des clans de voleurs à la tête de leurs pays et ils entendent déposséder les ex-voleurs de la République des fonds publics. Qui dans l’entourage de Laurent Gbagbo n’a pas peur que la loi Duvalier s’applique à sa petite fortune surtout quand on sait que l’ancien banquier qu’est le Docteur Alassane Ouattara n’aura aucun mal à dénicher les comptes les plus cachés.

Un nombre important d’ivoiriens sont convaincus que si Laurent Gbagbo ne cède pas, c’est parce qu’il est lui-même l’otage de son propre clan. En cédant pacifiquement le pouvoir son statut d’ancien chef d’Etat le protège avec sa famille or cela n’est pas le cas pour les 400 brouteurs et nouveaux riches à sa solde. Alors chaque matin les mêmes conseillers qui ont conduit le Président Henri Konan Bédié à la chute, viennent bercer Gbagbo du chant du nationalisme, du panafricanisme et surtout de la nouvelle formule de l’ivoirité qui commence à faire son effet sur les populations acquises à la cause de la haine de l’étranger. Laurent Gbagbo s’accroche visiblement pour protéger ses amis car il est difficile de comprendre comment un homme qui s’est toujours présenté comme un pacifiste notoire puisse être aussi sourd à l’appel de la communauté international et insensible aux nombreux morts de la crise post-électorale. A voir le système répressif qu’il a mis sur pied, on se demande si le schéma dans lequel Laurent Gbagbo s’inscrit n’est pas celui de la Lybie de Mouammar Kadhafi. Face au mécontentement des populations, il leurs sert sur un plateau d’argent des bombes lacrymogène et des balles de kalachnikov en réponse à l’appel au respect du vote du peuple. A force d’être un dictateur à la tête d’un Etat comme Ben Ali ou Moubarak on fini au soir de son règne par développer un minimum de valeurs démocratiques. On fini par comprendre que tôt ou tard la démocratie s’impose. Face à la rue qui grouille de monde, le peu de dignité qui vous reste vous oblige à partir ! Or ce n’est visiblement pas le cas pour Kadhafi et son admirateur de frère Laurent Gbagbo.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 24 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas !

Suy Kahofi

Sommet de l’Union Africaine : rendez-vous historique entre l’Afrique et la Démocratie

29/01/2011 Aucun commentaire

L'Union Afrique joue toute sa crédibilité dans le dossier Ivoirien

Addis-Abeba capitale de l’Ethiopie et haut lieu du panafricanisme abritera le Sommet de l’Union africaine (UA). Sur l’agenda des échanges figure les crises que vit le continent : Tunisie, Algérie, Egypte et surtout la Côte d’ivoire dont la crise post-électorale menace toute la sous région. La question à laquelle les chefs d’Etats auront à répondre est toute simple : que faut-il faire pour que Laurent Gbagbo quitte le pouvoir ? Deux blocs seront donc opposés : les pro-gbagbo tiré du bout du nez par l’Angola et les pro-ouattara mené par la CEDEAO.

Tous les chefs d’Etats africains ont été unanimes sur le fait qu’il faut trouver une solution négociée et surtout pacifique à la crise ivoirienne. Mais après plusieurs médiations le président sortant ivoirien battu aux dernières élections refuse de céder le fauteuil à son rival. Tous les médiateurs de l’Union africaine ont échoué ! De Thabo Mbéki à Raila Odinga, en passant par le président de la commission, Jean Ping. Faut-il encore parler de médiation face à un régime qui ignore tout du mot médiation, paix, droit de l’homme et démocratie ? N’est-il pas temps de s’aligner sur la position du Nigeria pour éviter encore des morts ? Pendant que les Chefs d’Etats tergiversent l’étau de la dictature se resserre sur le peuple. Le rapport de Human Rigth Watch confirme le caractère répressif des forces militaires et des milices fidèles à Laurent Gbagbo : viols, vols, meurtres, enlèvements, bastonnades…sont le quotidien des Ivoiriens qui ont le malheur d’être opposé au régime de Laurent Gbagbo. Les violations des droits de l’homme s’accentuent avec des privations générales d’eau et d’électricité de toute la zone CNO sous contrôle des Forces Nouvelles. Qu’espèrent donc les Chefs d’Etats africains d’un tel régime qui brime son peuple ? On lui a envoyé des émissaires, on l’a menacé d’une intervention militaire et il est toujours là : certainement qu’il s’agit d’une manière de dire que « seule la force me fera partir ! » Certains appellent à un soulèvement comme en Tunisie : je répond à ces derniers qu’ils ne connaissent pas l’armée et les milices de Laurent Gbagbo suréquipés grâce à la bénédiction de l’Angola et de la Biélorussie. Descendre dans la rue c’est s’offrir en objectif de tir à balle réelle pour une armée qui a choisi d’être contre le peuple ! La gangrène du régime déchu contamine aussi toute la CEDEAO : la banque centrale est nationalisée et ses coffres pillés. Les ressortissants de la CEDEAO vivants en Côte d’Ivoire sont brimés et rançonnés. Le laxisme des chefs d’Etats fait qu’aujourd’hui Alassane Ouattara est présenté comme l’ennemi du peuple par le clan Laurent Gbagbo : « c’est lui qui ne veut pas qu’on vende le cacao, Ouattara a asséché les banques, il veut affamer les paysans et appauvrir les fonctionnaires ». Plus la Communauté Internationale se refuse à appliquer une solution radicale au problème Ivoirien, plus le gouvernement illégitime de Laurent Gbagbo gagne en notoriété ! Ruiner la Côte d’Ivoire, déstabiliser la CEDEAO, instaurer l’anarchie et la division au sein de la Communauté Internationale voici l’exploit que le clan Gbagbo veut réaliser avant de couler définitivement.

Le peuple Ivoirien a décidé de confier son avenir à l’Union Africaine parce qu’elle croit en un idéal démocratique africain. Pour une fois dans l’histoire de ce continent il faut que les choses changent ! L’Afrique ne doit pas manquer ce rendez-vous historique avec la démocratie. Nous devons montrer que nous sommes capable de présenter une autre image de notre continent au monde. L’ONU, l’UA, la CEDEAO en somme la Communauté Internationale joue toute sa crédibilité dans le dossier Ivoirien. L’Afrique devra faire un choix : rester dans l’air des dictatures et des partis uniques ou adopter après cinquante ans d’indépendance des valeurs démocratiques. La jeunesse Ivoirienne et africaine en général tourne donc son regard vers la terre natale du Négus.

Suy Kahofi

L’étranger n’est pas un ennemi

25/01/2011 7 commentaires

La Côte d’Ivoire est-elle encore une terre d’hospitalité ?

« Les ennemis de l’Afrique se sont les africains ». Cette phrase extraite d’un des tubes à succès du pape du reggae africain, Alpha Blondy m’a toujours séduit dans la mesure où elle met le peuple africain devant ces responsabilités. L’africain aime bien accuser l’occident lorsqu’il a des problèmes : c’est toujours l’autre et jamais lui ! L’africain ne se remet jamais en cause : se sont les blancs qui ne veulent pas de son bien, la France lui apporte la guerre, les USA colportent les génocides, Dieu lui-même ne veut pas de son bien car nous avons la peau noire et nous sommes donc les descendants maudits de Noé. A force d’accuser l’occident, l’étranger ou le blanc, l’africain a fini par développer un pseudo panafricanisme qui a muté vers une xénophobie sans égale ! C’est malheureusement sur cette fibre ultra-nationaliste que nos chers dictateurs et dirigeants corrompus jouent pour endoctriner le peuple ! Même entre nous africain nous nous rejetons la pierre de nos échecs.

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, l’échec né du second tour de l’élection présidentielle qui a débouché sur une crise post-électorale est imputé à l’étranger. La France, les USA, le Burkina Faso, le Mali…bref la CEDEAO, L’ONU, l’UA pour ne pas dire que le monde entier est ennemis du peuple Ivoirien. Avant d’accuser et de menacer les étrangers vivants en Côte d’Ivoire, j’aimerais que la jeunesse de mon pays comprenne que nous sommes à l’origine de nos problèmes. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu un malien, un burkinabé, un togolais ou un béninois aller aux urnes : se sont les Ivoiriens qui sont allés aux urnes et donc s’il y a un problème c’est d’abord eux. Alors pourquoi les ressortissants étrangers vivants en Côte d’Ivoire doivent-ils cueillir des propos xénophobes du simple fait que l’ECOMOG décide d’intervenir en Côte d’ivoire ? Pourquoi des ressortissants français sont intimidés quand ils circulent en voiture ? Les étrangers vivants en Côte d’Ivoire ne sont pas allés chercher l’ONU, se sont les Ivoiriens qui ont fait venir la mission. Avant de s’en prendre donc au pauvre vendeur de garba nigérien, au charretier burkinabé, au maçon togolais et aux boucher nigérian qui savent à peine ce que signifie CEDEAO, les Ivoiriens doivent comprendre qu’ils sont à la base de leur problème. Il faut commencer par cette étape avant de penser à trouver des voies pour une sortie de crise. De grâce chers Ivoiriens vous devez comprendre que la politique extérieur de Nicolas Sarkozy n’a rien en commun avec les français vivants en Côte d’Ivoire. La politique extérieur de Blaise Compaoré n’engage pas les burkinabés vivants en Côte d’Ivoire. « Après la crise chacun rentre chez lui » triste d’entendre ce genre de réflexion au moment où la Côte d’Ivoire dit prier pour la paix. La Bible et le Coran n’attestent-ils pas que l’étranger est une source de bénédiction ? Chacun chez lui : nous mettons les 17.000 français dehors et Sarkozy nous rapatrie les 50.000 Ivoiriens résidents en France sans compter le nombre incalculable de sans papiers ? De même qu’un Libanais est étranger en Côte d’Ivoire, un Ivoirien est aussi étranger en Afrique du Sud et même plus proche de nous au Burkina. Arrêtons de nous intoxiquer à la sève de la haine de l’étranger et pensons à résoudre nos problèmes.

Suy Kahofi

FIFA Ballon d’Or : Et si après Georges Weah l’Afrique remettait le couvert ?

11/01/2011 Aucun commentaire

A quand le retour du ballon d'or FIFA en Afrique?

Les joueurs de talent on les compte par dizaine sur le continent africain et personne ne me dira le contraire. De Samuel Et’o fils à Didier Drogba en passant par Assamoah et les autres l’Afrique semble être le premier fournisseur de tibias frais du football Européen ! Ces jeunes gens brillent sous les projecteurs des grands stades mais doivent revenir à chaque fois sur le continent pour recevoir leurs distinctions. Trophées Africains du meilleur joueur de l’année décernés par la CAF  et puis c’est tout ! Je ne dis pas que célébrer ces joueurs sur le continent est une mauvaise chose mais je crois qu’il est temps pour les joueurs africains d’honorer le continent comme Georges Weah l’a fait. « Il y a plus de fierté à ramener des trophées sur le continent qu’à recevoir des trophées du continent ». Qu’est ce qui cloche entre les joueurs africains et le Ballon d’Or FIFA ? Le jury est trop sévère envers l’Afrique ? Pas si sûr puisse que Georges Weah l’a déjà reçu. Pour les quelques analystes que j’ai pu écouter ou lire au fil des années, les performances en dent de scie des joueurs africains sont à l’origine de leur échec. « Difficile de trouver un joueur africain à même d’enchaîner deux bonnes saisons deux années de suite » s’inquiétait un journaliste sportif Ivoirien. Si le joueur brille en club, il est un fantôme sur le terrain en équipe nationale. Georges Weah ne fut ni le plus célèbre joueur africain de son temps, ni le meilleur joueur de sa génération pourtant sa vie peut inspirer ceux qui sont avides de gloire et de grandeur dans le foot. On reconnaîtra, en parcourant les lignes de sa carrière qu’il fut discret mais efficace sur l’aire de jeu, qu’il a brillé non pas par ses frasques en dehors du terrain mais par sa combativité ! Il a certainement à son actif moins de coup de poing et de coup de tête que nos stars d’aujourd’hui ! Et si au fond ce qui a fait la différence avec Georges Weah est ce qui manque aux joueurs africains aujourd’hui ? C’est vrai qu’un joueur vous dira qu’il joue pour son plaisir et le reste (l’argent et les distinctions) viennent après. Mais en toute sincérité un joueur c’est aussi un palmarès et la consécration planétaire par les trophées et distinctions qui glane. Si Samuel Et’o et Didier Drogba arrêtaient de jouer au foot ce matin le CV du premier sera plus garni que celui du second et chacun sait pourquoi ! Alors un Ballon d’Or a toute son importance dans une carrière et laisse également une marque dans toute l’histoire d’un pays et même d’un continent !

Suy Kahofi