Revue de la presse sénégalaise du 12 avril 2013

Presse sénégalaise (@kingsuy)

Presse sénégalaise (@kingsuy)

Notre escale dakaroise nous donne l’opportunité de nous familiariser avec la presse sénégalaise. La revue des quotidiens parus au pays de la téranga nous permet de constater que le titre qui est largement commenté est celui qui se rapporte à la position du Gouvernement sénégalais sur l’homosexualité. Sur le sujet Le Soleil, l’organe public d’Etat nous indique très clairement que le Sénégal n’envisage pas la dépénalisation de l’homosexualité. Lorsque Le Populaire barre à sa une « Macky décrète l’homosexualité haram (bannie) », le confrère ne  fait que confirmer cette position tranchée des autorités sénégalaises. Le premier citoyen « exclut totalement toute option de dépénalisation de l’homosexualité au Sénégal ». « Nos valeurs culturelles de base ne peuvent s’accommoder d’une option de dépénalisation de l’homosexualité » affirme le Président dans les colonnes de La Tribune. Selon le quotidien L’AS, le Président sénégalais cède à la pression et maintient sa décision de ne pas dépénaliser l’homosexualité. Au-delà des discussions autour de l’homosexualité, Le Populaire revient sur une grande décision du dernier Conseil des Ministres. Abdoul Aziz Tall a été choisi pour reformer l’âme et la face de l’Etat. Pendant que le Président Sénégalais et son Gouvernement décident des grands axes du développement, au cœur de sa famille politique les choses tournent au vinaigre. C’est du moins le point de vue de L’Observateur quand il écrit : crise politique, Macky dans un cercle de feu ! Le quotidien revient sur la dualité au sommet de l’APR, les remous à Macky2012 et d’une « rébellion » à Benno Bokk Yaakaar. Restons toujours dans les mic-macs de la politique sénégalaise avec la famille Wade qui continue de « rythmer » l’actualité judiciaire au sommet de l’Etat. Pour régler ses comptes avec Macky et défendre Karim, Wade débarque avec armes et bagages barre à sa une La Tribune. « Je vais livrer mon dernier combat » affirme le Sopi qui entend porter plainte contre l’Etat. Et si l’ancien Président a pris cette décision, c’est pour témoigner son soutien à son fils. En effet Karim Wade selon L’Observateur redoute une forclusion. Le confrère croit savoir qu’un véritable flou s’est installé autour de la date butoir pour la réponse à sa mise en demeure. Parlons à présent de politique internationale avec le Mali. Le quotidien Enquête a décidé de tendre son micro Soumaïla Cissé, un candidat à la Présidentielle malienne du 7 juillet. En exclusivité sur une double-page pleine, l’homme propose ses solutions pour sortir le Mali de la crise. Toujours au plan international avec cette fois ci avec SUD Quotidien qui revient sur la polémique autour du retour de Dadis Camara, l’ancien boss de la transition militaire en Guinée. Alors que la vie de son pays est marquée par un blocage politique, le capitaine commence à avoir de nouveau des partisans qui donne de plus en plus de la voix et qui réclament son retour. Achevons cette revue de la presse avec du sport et particulièrement un combat de lutte très attendu. Il s’agit du face à face entre Malick Niang et Sa Thiès. Les deux lutteurs surchauffent le Grand théâtre nous indique La Tribune qui revient dans les moindre détails sur l’empoignade verbal entre les deux lutteurs qui enregistre une série de 9 combats pour autant de victoires. Sa Thiès n’y va pas par le dos de la cuillère dans les colonnes du quotidien Le Soleil et promet une défaite cuisante à son adversaire. Morceau choisi : « si Malick veut la surprise de sa vie, il n’a qu’à imposer la bagarre ». Réponse du berger à la bergère, Malick Niang bien que gêné par le bagou ravageur de son adversaire a affirmé et je cite : « je ne sais pas parler, j’exprime tout en actes » affirme le lutteur chez nos confrères du quotidien Enquête.

A vos journaux et bonne lecture à tous !

Les dakarois au rythme du sport

Des jeunes dakarois à la musculation (crédit photo @kingsuy)

Des jeunes dakarois à la musculation (crédit photo @kingsuy)

J’ai cru un instant qu’il s’agissait d’un phénomène de mode ou d’une convention non écrite comme le « D day »* au Ghana mais en creusant un tout petit peu j’ai compris qu’ils le faisaient par amour !

Le visiteur qui découvre Dakar sera sans doute frappé par l’image de tous ces sénégalais qui le soir venu se mettent à la pratique du sport. Autour des stades, le long des routes, sur les plages ou même des parkings, chacun vient pratiquer qui pour certain de la musculation, qui pour d’autre des exercices physiques pour le sport de haut niveau ou encore faire un petit footing. A les voir transpirer avec ce vent glacial que je supporte très mal, je comprends pourquoi de nombreuses personnes affirment avec conviction que le Sénégal est un pays où on adore le sport. Le profil des hommes et femmes que j’ai croisés dans les rues de Dakar confirme en tout point cette assertion.

A chacun ses raisons

Je croise ici et là des footballeurs, des basketteurs, des aspirants aux compétitions de haut niveau, des lutteurs bien entendu, des étudiants, des chômeurs et des travailleurs. Si tout le monde se met à la pratique du sport, les raisons divergent d’un individu à l’autre. Pour Mr Ba Oumar fonctionnaire en congé, « la pratique du sport est un moyen de garder la forme ». Alors chaque jour il fait du jogging le long de la plage du quartier Fann. 30 minutes suffisent à cet homme d’une quarantaine d’année pour se sentir bien. Il nous explique que chaque dimanche il vient courir avec femme et enfants. Bounama Diakité est chauffeur de taxi et sur la plage il enchaine les exercices avec son ami Issa Coulibaly un vigile. Les deux affirment que le sport est indispensable à leur profession.

« Je suis assis dans mon taxi du matin au soir et je dois vous dire que c’est très épuisant. Les cuisses souffrent énormément donc quand je le peux, je viens pendant une heure faire des exercices. Il faut reconnaître que ça m’aide énormément », soutient Bounama Diakité.

On court ici pour la forme et le bien être mais quelques mètres plus loin on s’entraine pour réaliser un grand rêve. Touré Mbacke étudiant à l’UCAD (Université Cheick Anta Diop) rêve d’intégrer une équipe de box thaïlandaise et pour cela il fait régulièrement de la musculation. Objectif : garder une belle silhouette et surtout avoir des muscles d’acier. N’deye Arame Dieng rêve aussi de faire carrière dans le sport de haut niveau mais son dada à elle c’est le basket-ball. D’ailleurs elle évolue au sein du Dakar Université Basket-ball club. Tous les lundi, mardi et jeudi, elle réalise des exercices d’endurance et de saut à la corde pour préserver son rythme de jeu.

On drague aussi par le sport!

Un autre argument qui pousse certaines jeunes filles à pratiquer le sport est la proximité des hommes. Vêtues d’un ensemble plutôt sexy, elles trottinent généralement non loin des hommes. Ce système est bien connu de Nafissatou Fall une gestionnaire de stock qui étrangement dit ne pas s’intéresser au sport.

« Chaque je vois certaines jeunes filles les cuisses dehors qui « disent » faire du sport. Les traînent sur le long des routes et je vois des hommes qui les abordent » nous explique-t-elle.

Massa Seck confirme cette version des faits. Le jeune homme en quête d’emploi nous explique que le style de ces jeunes filles renseigne sur leurs intentions.

« Elles mettent de petits shorts et des tee-shirts moulant et elles se positionnent toujours devant les jeunes gens qui s’entrainent à la musculation ou pour la lutte ».

Ce phénomène peut bien exister mais Marie Paule N. n’y croit pas vraiment. Elle estime que si certaines jeunes filles mettent leur temps à profit pour faire du jogging c’est simplement parce qu’elles aussi aiment le sport.

SUY Kahofi

*D day : pratique populaire en vogue dans certaines villes du Ghana qui consiste à se mettre en tenue traditionnel ou en pagne africain un jour précis de la semaine.

Le baromètre des médias Africains – Côte d’Ivoire 2012

Les médias ivoiriens en perte de vitesse

Les médias ivoiriens en perte de vitesse

Ce mardi 19 mars le siège de la Fondation Friedrich Ebert sis à Attoban (Cocody, Abidjan) a servi de cadre à la présentation d’un document baptisé « Baromètre des médias africains – COTE D’IVOIRE 2012″. Le Baromètre des médias africains en abrégé AMB est un mécanisme mis sur pied par la section Media de la Fondation Friedrich Ebert (FES) basée en Namibie. L’AMB a pour fonction d’analyser les environnements médiatiques nationaux du continent. Il s’agit d’un outil auto-évaluatif qui répond aux critères locaux résultant des Protocoles et Déclarations africains, ainsi qu’un instrument de pression pour les réformes des médias de façon pratique. Les résultats des AMB sont diffusés au public des pays concernés afin d’améliorer la situation des médias. Bien entendu, les recommandations issues du rapport servent au travail de soutien mené par les bureaux de la FES. Ils peuvent être utilisés par d’autres donateurs et organisations africaines des médias. Mlle Meité Alhima la modératrice de la cérémonie de présentation a tenu à faire une importante précision sur les missions de l’AMB. « Il n’est pas conçu pour justifier les choix politiques du gouvernement mais doit rendre compte d’une auto-analyse critique exécutée par des professionnels des médias et de la perception générale de la société civile sur la situation des médias».

Le contenu du rapport

Le « Baromètre des médias africains – COTE D’IVOIRE 2012″, a été présenté par le journaliste – consultant Zio Moussa. Établit par rapport au manuel de 2009, il ressort une régression globale des critères d’évaluation dans les quatre secteurs concernés. Ces secteurs sont la liberté d’expression, le paysage médiatique, la régulation de la communication audiovisuelle, la pratique des normes professionnelles dans les médias. Soulignant que pour le Baromètre 2012, les critères (2009) ont été révisés, amendés et décalés, M. Zio a noté que sur une échelle de 5.0, l’on trouve dans le secteur 1 une moyenne de 3.8 contre 4.1 en 2009; dans le secteur 2, une moyenne de 2.8 contre 3.4 en 2009; dans le secteur 3, une moyenne de de 2.5 contre 2.9 en 2009 et dans le secteur 4, une moyenne de 2.5 contre 2.9 en 2009. La moyenne générale du Baromètre 2012 est de 2.9 contre 3.3 en 2009. Ce rapport est le fruit de l’analyse de neuf panélistes qui se sont réunis en avril 2012. Comme enseignements, Zio Moussa retient, entre autres, que malgré la révision des critères, il reste toutefois que les pratiques des  diffuseurs publics et privés n’ont pas véritablement évolué. « Le diffuseur public n’est pas encore devenu le service public (…) qui, à défaut d’indépendance, est autonome sur le plan éditorial et s’est affranchi de la connivence avec les pouvoirs publics », a résumé Zio Moussa, notant que la presse privée qui s’est autoproclamée indépendante, porte un masque transparent. Estimant toutefois le Baromètre utile, M. Zio pense qu’il gagnerait à être vulgarisé et à croiser le chemin des universitaires pour encourager un certain nombre de recherches.

SUY Kahofi

Crises sous-régionales : la CEDEAO fait d’importantes recommandations

La CEDEAO rétiaire sa mobilisation pour le Mali et la Guinée Bissau

La CEDEAO rétiaire sa mobilisation pour le Mali et la Guinée Bissau

La 42ème Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO s’est achevée ce jeudi 28 février 2013 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, par la reconduction du président ivoirien Alassane Ouattara à la tête de l’organisation pour un nouveau mandat d’un an. Dans le discours prononcé à la clôture de la session, M. Ouattara s’est dit heureux de cet honneur, qu’il dédie à la Côte d’Ivoire et aux Ivoiriens, estimant qu’il s’agit aussi d’une décision consacrant « les sacrifices et les efforts accomplis avec (ses) pairs pour relever les défis sécuritaires et de développement de notre espace communautaire ». Il s’est engagé à placer son second mandat au service de cette ambition commune consistant à amener la région ouest-africaine à réaliser les meilleurs résultats économiques possibles et à se hisser parmi les ensembles communautaires les plus performants dans le monde. Cette session de la CEDEAO, qui a vu la participation effective de treize chefs d’Etat sur quinze (seuls le Bénin et le Cap-Vert n’ont pas été représentés au plus haut niveau), a enregistré la présence des présidents Idriss Déby Itno du Tchad, Pierre Nkurunziza du Burundi, et Mohamed Ould Abdel Aziz de Mauritanie, ainsi que le Premier ministre du Maroc, M. Abdel-Ilah Benkiran. Le président Ouattara s’est réjoui des «contributions pertinentes» de ces invités spéciaux qui, a-t-il dit, « ont tenu à nous exprimer très clairement la manifestation de leur soutien à nos efforts de stabilisation en cours, notamment au nord du Mali ». Parlant plus spécifiquement des recommandations adoptées par le sommet, Alassane Ouattara a noté, au sujet du processus d’intégration régionale et des questions institutionnelles, que les objectifs et les ambitions demeurent intacts sur l’impérieux besoin d’accélérer l’intégration économique à travers la réalisation d’infrastructures et la mise en œuvre de politiques sectorielles communes au plan national. « Notre objectif à court terme est de renforcer davantage la crédibilité de nos institutions et de relever le niveau de notre démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance dans chacun de nos pays », a-t-il encore dit, soulignant que l’atteinte de cet objectif reste tributaire d’une indispensable appropriation, par les Etats membres, des textes et programmes communautaires.

Evoquant spécifiquement la crise au Mali, le président Ouattara a affirmé la détermination de la région, solidaire du soutien militaire français, à renforcer la normalisation institutionnelle dans ce pays et à poursuivre la mobilisation en faveur d’une sécurisation consolidée du Nord malien. « Pour l’essentiel, nous pouvons affirmer qu’à la lumière des recommandations du Conseil de médiation et de sécurité, nous avons entériné la taille de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali) à 8 000 hommes. Son opérationnalité sur le terrain exige un budget de 950 millions de dollars, dont près de la moitié a été levée lors de la conférence des donateurs en Ethiopie », a-t-il déclaré. Au sujet de la Guinée-Bissau, Alassane Ouattara a salué les efforts menés par les autorités de la transition pour améliorer la situation sociopolitique avant d’encourager le pays à demeurer sur la voie de la normalité institutionnelle et de se féliciter des progrès accomplis dans les négociations menées au niveau interne dans le cadre d’un dialogue inclusif. Le président en exercice de la CEDEAO a salué la convergence de vues que partage son organisation avec la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), l’Union africaine, les Nations unies et l’Union européenne sur la transition en cours en Guinée-Bissau, et estimé que l’heure est venue de soulager le peuple bissau-guinéen en levant les sanctions qui frappent le pays. A la suite du coup d’Etat intervenu le 12 avril 2012 en Guinée-Bissau, l’Union africaine avait suspendu ce pays, avec effet immédiat de toutes ses activités de l’organisation et cela, tant que l’ordre constitutionnel ne serait pas rétabli.  Le président Ouattara a enfin renouvelé les remerciements de l’organisation ouest-africaine à la France et au président François Hollande, mais aussi aux Nations unies, à l’Union européenne, à l’Union africaine ainsi qu’à la communauté internationale en général. Il a confondu dans les mêmes hommages le président du Tchad, Idriss Déby Itno pour sa détermination affichée à accompagner la CEDEAO dans l’éradication du terrorisme au nord du Mali et dans la zone sahélo-saharienne, avant de saluer l’Algérie, la Mauritanie et le Maroc pour leur coopération constructive dans la résolution de la crise malienne. Le 43ème sommet ordinaire de la CEDEAO se tiendra à Abuja, au Nigéria, à une date qui sera fixée ultérieurement.

Les enjeux du 42ème sommet de la CEDEAO

Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO à Yamoussoukro

Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO à Yamoussoukro

Yamoussoukro, la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire abrite depuis ce 27 février 2013 le sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Une rencontre qui s’annonce capitale, car devant décider de la conduite à tenir pour faire face à la menace terroriste et surtout au redéploiement de soldats dans le Nord Mali.

Les journées du 27 et 28 février seront décisives pour les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Ceux-ci devront étudier les stratégies à mettre en place sur le long terme pour que le continent ne soit plus miné par les groupes jihadistes dont la seule présence suffit à terroriser non seulement les populations, mais aussi les touristes et surtout les investisseurs qui redoutent d’être pris en otage. La présence des jihadistes du MUJAO, d’An çar dine et d’AQMI au Mali et de Boko Haram au Nigéria constituent un souci majeur pour les armées de la sous-région et du continent. Ils sont à eux seuls le symbole d’une insécurité transfrontière marquée par des enlèvements, le trafic d’arme, de cigarette et de drogue mais aussi d’êtres humains. Au sommet de Yamoussoukro, les chefs d’Etat et de gouvernement auront donc la tâche de décider de l’avenir de la sous-région mais aussi du continent, sur la base d’engagements fermes pouvant épargner la vie de millions de personnes. Le sommet de la CEDEAO en terre ivoirienne sera donc l’occasion pour les chefs d’Etat d’harmoniser leurs positions dans la lutte contre le fléau des islamistes. A ce propos, ils se pencheront principalement sur la crise au Mali, et feront le bilan des opérations militaires en cours dans ce pays dans le cadre de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA). Au-delà de la déclaration commune qui doit sanctionner le sommet, il sera également question de réussir la mobilisation des fonds nécessaires pour achever la campagne militaire dans le sahel, une campagne soutenu par la France, les Etats Unis et plusieurs autres pays Européens. Cette approche financière dans les débats de Yamoussoukro est indispensable car la guerre contre le terrorisme a un coût. En prélude au sommet de la CEDEAO et en marge des travaux du conseil de paix et de médiation de l’organisation, le ministre d’Etat, ministre ivoirien des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby a estimé les besoins de la crise malienne à 950 millions de dollars soit plus de 475 milliards de FCFA. Les questions liées au retour de l’ordre démocratique avec les élections prochaines au Mali et l’examen du processus parlementaire en Guinée-Bissau seront également à l’ordre du jour. Yamoussoukro sera le rendez-vous pour adopter la feuille de route pour la tenue d’élections libres et transparentes.

SUY Kahofi