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Archives pour la catégorie ‘AFRIQUE’

Le GIABA renforce la lutte contre le blanchiment d’argent

07/05/2012 Aucun commentaire

L'argent sale plombe les économies sous-régionale

Le GIABA, le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest a débuté depuis le 2 mai sa 17ème commission technique et réunion plénière à Abidjan capitale économique de la Côte d’Ivoire. L’objectif premier est de partager les expériences de lutte, de faire des recommandations pour freiner l’avancée du fléau et surtout d’analyser les rapports par pays pour relever les insuffisances et conseiller au mieux les Etats membres.

Un fléau pour les économies sous régionales

Au jour 2 des échanges, Mme Elisabeth N’dèye Diaw Directrice Général adjointe du GIABA a tenu à souligner la nocivité du blanchiment sur les économies ouest-africaines. « Une fois l’argent du blanchiment sur place il fait l’objet d’un virement soudent vers d’autres marchés financiers dans le cadre de l’empilage ou de la dissimulation des ressources d’où un risque systémique bancaire si le blanchiment est pratiqué à grande échelle dans le système financier d’un pays donné. Les commerces locaux et les entreprises locales ne peuvent plus suivre la concurrence face aux sociétés écrans ou de façades crées pour blanchir des fonds par des blanchisseurs qui pratiquent des prix en dessous des prix du marché car leur objectif n’est pas de faire du profit mais de dissimuler l’argent du crime ». Le blanchiment  constitue donc un risque réel pour la stabilité du système financier ouest-africain et annihile tous les efforts pour booster les efforts de développement économique du pays. Au plan politique les blanchisseurs risquent de s’emparer des rennes du pouvoir ou de positionner leurs hommes de main au cœur du pouvoir. Par l’argent sale il fausse le jeu démocratique, intimident les journalistes, les éliminent quand ils n’arrivent pas à la corrompre.

11ème réunion ministérielle et recommandations

Les travaux de la 11ème réunion ministérielle des Etats membres du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest GIABA se sont achevés ce samedi 05 mai à Abidjan. Face aux ministres et représentants des délégations gouvernementales le plaidoyer du Docteur Abdullahi Shebu, Directeur Général du GIABA s’est fait en faveur d’un appui plus important des gouvernements aux structures nationales de lutte contre le blanchiment d’argent et une meilleure coopération inter-état pour freiner le fléau. Au terme d’un huis clos pour analyser les recommandations issues des 3 jours d’échange des experts lors des assises de la 17ème commission technique, les ministres se sont engagés au nom de leurs pays respectifs à tout mettre en œuvre pour appliquer les dispositifs des lois LBC/FT – Blanchiment et lutte contre le financement du terrorisme – en vigueur au sein de la CEDEAO. Un engagement a été aussi pris d’appuyer les cellules nationales du renseignement financier à travers des formations pour le personnel et un appui technique pour optimiser les méthodes de recherche de données. Un souffle nouveau sera donné à la lutte contre la corruption et l’action judiciaire aura une place prépondérante dans la lutte contre le blanchiment. Autres mesures les transferts de fond dans l’anonymat porte ouverte à la dissimulation des capitaux seront combattus au même titre que la criminalité transfrontalière. Le ministre de l’intérieur Ivoirien, Hamed Bakayoko a appelé ses pairs à promouvoir l’approche intégrée sous-régionale de lutte à travers une meilleure mutualisation des expériences. Il a par ailleurs précisé que l’espace CEDEAO bien qu’étant à la recherche de capitaux frais pour financer son économie doit tout faire pour ne pas être une porte d’entrer à l’argent sale dans l’économie africaine. L’instabilité politique que plusieurs pays de la sous-région connaisse les rend vulnérable au fléau du blanchiment mais cela ne doit pas être un frein à la lutte à pour sa part précisée Giancarlo Del Bufalo Président du GAFI, le Groupe d’Action Financière.

SUY Kahofi 

Point humanitaire frontière ivoiro-malienne

09/04/2012 Aucun commentaire

 

N'dolamb N'gokwey Coordonnateur humanitaire en Côte d'Ivoire

A la suite du coup d’Etat militaire au Mali pays frontalier à la Cote d’Ivoire, des informations récurrentes ont fait cas de mouvement de population Malienne vers la frontière Ivoirienne. Afin de vérifier les faits, une mission  a été effectuée le 3 Mars 2012 à la frontière  Ivoirienne (POGO) et Malienne (ZEGOUA). L’objectif de la mission humanitaire était de vérifier la présence de populations réfugiées sur les deux frontières et l’état du trafic (marchandises, hommes, véhicules) entre les deux pays.

Sur les deux axes à l’allé comme au retour, aucun  mouvement de population en masse n’a  été observé : seulement des circulations ordinaires de véhicules et de motos. Que ce soit sur  l’axe de Korhogo-ZEGOUA en passant par NIELLE, la circulation est normale. Pas de changement observé  au niveau des villes, des routes principales et secondaires. Les populations vaquent à leurs occupations habituelles. A POGO, la mission a pu observer une soixantaine de camions  et une dizaine de petites voitures en provenance du Mali  qui sont  en attente de régularisation des documents afin de descendre vers  la Cote d’Ivoire. Pour le chef de poste de la douane ivoirienne, c’est le trafic habituel qu’ils ont l’habitude de gérer au niveau du poste. De la cote de la frontière malienne à ZEGOUA (village malien), c’est le calme plat, le trafic est normal. La mission a observé une dizaine de camions en stationnement du côté du poste de la douane malienne et en régularisation des documents. Pas de présence de population en déplacement pas d’engorgement de la frontière. Sur l’axe de retour soit POGO, OUANGOLO, FERKE, KORHOGO, le trafic ordinaire de camions et de véhicules particuliers, transportant les marchandises et des personnes, pas de convois observés, pas  de  groupes de personnes observés.

Des échanges avec la police à Pogo, il ressort que la frontière avait été fermée à la suite des instructions reçues  de la hiérarchie depuis la semaine du 26 au 31 Mars 2012. Des renforts  ont été envoyés au niveau des FRCI, de la gendarmerie et de la police afin de sécuriser la frontière. Les forces Onusiennes sont venues par la suite pour apporter un appui. Pendant le temps qu’a duré la fermeture de la frontière, aucun mouvement de population n’a été observé. Les populations en voyage changeaient seulement de véhicule et poursuivaient le voyage de part et d’autre de la frontière. Les véhicules de transport de marchandises et de produit pétrolier sont restés en stationnement. Les cargaisons de denrées périssables comme la banane, les légumes  se sont dégradées contraignant les propriétaires à les brader. Au niveau de la Douane de POGO, les mêmes informations ont été recueillies. Le Chef de poste,  nous a fait savoir que la frontière est ouverte depuis le Dimanche 1er Avril 2012 et la circulation a repris. Les longs fils d’attente  de véhicules ont régularisé leur situation et le poste s’est désengorgé progressivement. Pour lui la fermeture a eu un impact, économique  sur les deux pays en raison du trafic transfrontalier qui existe. Ils sont dans l’attente d’une nouvelle décision de fermeture de la frontière à cause  des sanctions décidées par la CEDEAO contre le pouvoir  militaire en place au Mali. Pour eux l’application des sanctions induirait la fermeture de la frontière à nouveau. Ils sont donc en attente de l’ordre. Mais pour le moment rien n’est décidé.

Dans l’ensemble, sur les deux axes de la mission, la situation est calme. Le trafic est normal et les populations vaquent à leurs occupations des deux côtés de la frontière Ivoiro-Malienne. Toutefois le développement de l’actualité politique et militaire peut à tout moment modifier la situation et occasionner des mouvements de population. C’est pourquoi les acteurs humanitaires et de l’Etat doivent observer la situation  et penser à d’éventuelles réponses urgentes a de probable arrivée massive de population en Côte d’Ivoire.

L’ONUCI renforce ses patrouilles à la frontière Ivoiro-malienne

30/03/2012 Aucun commentaire

 

L’ONUCI renforce ses patrouilles à la frontière Ivoiro-malienne

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a renforcé ses patrouilles terrestres et aériennes à la frontière ivoiro-malienne suite au coup d’état survenu le 22 mars au Mali, a annoncé jeudi le Porte-parole de la Mission, Hamadoun Touré. Pour l’instant, la situation est sous contrôle et le flux des personnes et des biens est normal, a-t-il indiqué lors du point de presse hebdomadaire de l’ONUCI, ajoutant que la surveillance demeurait et que la vigilance serait de mise jusqu’à nouvel ordre. M. Touré a, dans le même esprit, rappelé la participation du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Said Djinnit, au travaux du sommet extraordinaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation au Mali « La présence d’un représentant de l’ONU à la réunion d’Abidjan signifie que nous suivons attentivement la situation », a-t-il fait savoir. Dans le même cadre et dans l’exécution de leur mandat de protection des populations, a poursuivi le porte-parole, les contingents de l’ONUCI ont effectué 1556 patrouilles terrestres et aériennes au cours de la semaine écoulée et poursuivi leurs patrouilles à la frontière ivoiro-libérienne pour contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire dans tout le pays. Au cours de la semaine passée, les différents bataillons de  la Force de l’ONUCI ont  offert des soins gratuits à 2721 patients sur l’ensemble du territoire ivoirien et distribué 77 000 litres d’eau potable aux populations nécessiteuses, a-t-il ajouté.

Au chapitre du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réintégration (DDR), M Touré a annoncé de nouvelles opérations de remise d’armes volontaire menées par la Commission Nationale de lutte contre la prolifération illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC) avec le soutien de l’ONUCI les 3 et 4 avril au Foyer des Jeunes d’Attecoubé et  les 5 et 6 avril à la mairie d’Abobo. « La semaine dernière, ces opérations avaient eu lieu à  Yopougon et à Yamoussoukro », a rappelé le porte-parole.  Sur ce chapitre, M Touré a déploré le faible taux d’armes collectées « nous souhaiterions un chiffre meilleur en terme de dépôt d’armes et surtout en terme de munitions », a noté le Porte-parole. Sur ce point, M Touré a indiqué que la Division DDR de l’ONUCI, en collaboration avec la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC), organisaient depuis mardi une session de sensibilisation consacrée au dépôt volontaire d’armes au profit des leaders de communautés de Grand Béréby, près de San Pedro. « Il y aura prochainement des comités locaux pour le DDR à Grand-Béréby, à San-Pedro, à Sassandra et à Méagui dans la région du Bas Sassandra dans le cadre d’une vaste opération de sensibilisation sur la collecte des armes et le retour des réfugiés ivoiriens actuellement présents dans les pays voisins », a-t-il annoncé. S’agissant  des droits de l’homme, l’ONUCI déplore que des militaires ivoiriens aient lancé une expédition punitive contre des habitants du quartier Yopougon-Selmer à Abidjan suite à la bastonnade d’un militaire par des jeunes de ce quartier, a affirmé M Touré, soulignant qu’une personne au moins avait été tuée et quatre autres avaient été blessées suite à cette action. « L’ONUCI ne fait pas que déplorer ou condamner, elle contribue aussi à améliorer le comportement des soldats en matière de respect des droits de l’homme », a-t-il indiqué, précisant que la Mission, dans ce cadre, organisait depuis mardi,  à Korhogo, une formation de quatre jours, à l’attention d’une centaine de militaires des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) déployés dans la région du Poro, sur les droits et la protection des enfants. « Cette formation vise une meilleure compréhension du concept de l’enfant, les normes et standards internationaux de la protection de l’enfance, l’impact des conflits armés sur les enfants et permettra de promouvoir et de veiller aux droits des enfants », a expliqué le porte-parole.

M. Touré a annoncé la poursuite des activités de sensibilisation de l’ONUCI à travers tout le pays pour le renforcement de la cohésion sociale et la réconciliation nationale, en vue d’aider la Côte d’Ivoire à renforcer ses acquis et à relever les différents défis avec la contribution de différentes cibles. Interrogé sur la situation sécuritaire à l’ouest, M Touré a estimé que bien qu’elle s’améliore au fil des jours, des défis restaient à relever. « Il faut rassurer les populations qui hésitent encore à revenir », a soutenu le porte-parole qui a indiqué que celles-ci évoquent principalement trois raisons notamment la sécurité, les moyens de retrouver leurs biens et aussi la question de mener librement des activités politiques. Il a, par ailleurs, souligné qu’il était heureux de constater que l’on n’assistait pas à des affrontements intercommunautaires. « Nous devons travailler pour faire revenir davantage de personnes, pour créer les conditions de vie en communauté, aider l’administration territoriale moyens appropriés conformément a leur mandat et aux attentes des populations », a-t-il indiqué.

CEDEAO : le bâton et la carotte dans le dossier malien

28/03/2012 Aucun commentaire

 

Sommet extraordinaire de la CEDEAO à Abidjan

Une délégation de 4 chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) conduite par Alassane Ouattara et Boni Yayi va se rendre dans 48 heures à Bamako pour une mission de bon office au Mali pour convaincre la junte militaire de rendre le pouvoir au président Amadou Toumani Touré, à l’issue du sommet extraordinaire du bloc sous régionale sur le putsch au Mali.

La fumée blanche tant attendue par les organisations continentales et internationales, la communauté malienne vivant en Côte d’Ivoire, les observateurs politiques et les journalistes s’est afin échappée du building principal de l’Hôtel Ivoire d’Abidjan où pendant 7 heures les chefs d’Etats de la CEDEAO ont tenté de concilier leur position sur la crise malienne. Prévu pour s’achever à 16 heures, s’est finalement à 19 h 30 heure que le communiqué final a été rendu public car concomitamment à la rencontre des chefs d’état, les chefs d’État major de la CEDEAO se réunissaient également pour faire des recommandations en vue de trouver une solution idoine à la crise malienne. On retiendra du conclave en terre ivoirienne que la CEDEAO décide de mener la politique du bâton et de la carotte. Elle mènera dans un premier temps une première une mission de bon office au Mali dans 48 heures pour convaincre la junte. La mission de haut niveau sera composée des Présidents Alassane Ouattara, président en exercice de la CEDEAO, Blaise Compaoré (Burkina Faso) qui devient officiellement le médiateur de la crise Malienne, Bony Yayi (Bénin), d’Helen Serleaf Johson (Liberia) et Mamadou Issouffou  du Niger. La CEDEAO sans le cacher active par la même occasion le groupe de Contact Militaire ECOMOG qui pourrait intervenir au Mali en cas de refus de la junte de rendre le pouvoir au régime démocratiquement élu d’ATT. En cas d’échec l’intervention de L’ECOMOG aura la double mission de renverser la junte et de marcher sur la rébellion au nord. Dans le même temps la CEDEAO appel a un cessé le feu dans tout le Mali et demande aux militaires de libérer tous les détenus politiques et les membres du gouvernement sans condition. Les Chefs d’état major de la CEDEAO auront aussi pour mission de convaincre leurs collègues de la junte en leur présentant les décisions prises par la CEDEAO pour aider le Mali à retrouver l’ordre constitutionnel.

Dans 48 heures et en cas d’échec de la mission des chefs d’État de la CEDEAO au Mali, les membres de la junte seront privés de tous mouvement dans l’espace CEDEAO et L’ECOMOG dont la mobilisation des troupes monte en puissance selon les termes du Président de la Commission de la CEDEAO aura la main libre pour intervenir dans le pays et ramener ATT au pouvoir par sa puissance de feu.

SUY Kahofi

Présidentielle Sénégalaise : la diaspora Ivoirienne a voté dans le calme

26/02/2012 Aucun commentaire

 

SEYDOU Kaloga Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire

Le Consulat Général du Sénégal avait fort à faire ce 26 février pour l’organisation de la présidentielle en Côte d’Ivoire. En plus de la diaspora Sénégalaise vivant en Côte d’Ivoire, le Consulat avait la lourde tâche de coordonner les opérations de vote de Niamey au Niger. Forte de plus de 700.000 membres, la communauté sénégalaise a obligé les autorités en charge de l’organisation des élections à mobiliser 76 bureaux de vote. « La seule ville d’Abidjan compte 42 bureaux de vote et à l’intérieur nous avons 34 bureaux y compris celui de Niamey au Niger qui est couvert par le consulat du Sénégal » nous explique DIA Demba coordinateur des élections du 26 février pour Abidjan Sud. Depuis 7 heures les agents commis à la supervision du vote ont commencé à déployer le matériel et à aménager les bureaux pour accueillir les premiers votants. C’est véritablement autour de 7 h 45, 8 h ou 8 h 30 mn par endroit que les opérations de vote ont véritablement commencé. Ces opérations de vote ont timidement commencé vers 8 h 30 comme le confirme NIANG Daïrou président du bureau de vote 11 du groupe scolaire Pont à Treichville. « Bien que le bureau soit ouvert depuis 7 h nous avons commencé à enregistrer les premiers votants à partir de 8 h 45 mn. Je dois reconnaitre que c’est timide côté affluence mais les votants viennent petit à petit ».

Cette opération de vote a été surtout un moment de retrouvaille pour plusieurs ressortissants sénégalais vivants en Côte d’Ivoire et l’ambiance bonne enfant qui pouvait se voir en dehors des centres de vote a été aussi présente dans les bureaux de vote. « L’ambiance est bonne entre les représentants des 14 partis politiques et le personnel du bureau de vote et tout se passe bien. Il n’y a pas d’irrégularités dans l’ensemble mais nous veillons au bon déroulement des élections » affirme Lwélé Binta représentante du PDS (Parti Démocratique Sénégalais) du candidat Président Maître Abdoulaye Wade. Aucun membre de la communauté sénégalaise n’a voulu se faire compter ce jour de vote et les jeunes ont été les premiers à se manifester. L’argument de la fibre patriotique et du devoir citoyen ont motivé le déplacement. « J’ai décidé de participer aux opérations de vote parce que je suis un citoyen sénégalais, c’est un devoir pour moi de voter et je suis là pour accomplir cet acte citoyen. Je demande également aux ressortissants sénégalais vivant en Côte d’Ivoire de se déplacer pour voter dans le calme et la tranquillité » affirme Lamine NIANG. Comme tous ces concitoyens, l’Ambassadeur du Sénégal à Abidjan ne s’est pas laissé influencer par la canicule. A bord de son véhicule de service il a sillonné les différents bureaux de vote avec une intention affichée de rassurer la communauté sénégalaise prenant part au vote. Lors de ses escales il n’a pas manqué de régler quelques petites incompréhensions liées à l’interprétation de la loi électorale et de répondre aux questions des responsables des bureaux de vote. « J’ai trouvé en Côte d’Ivoire une communauté sénégalaise très organisée, regroupée en association et qui a abattu un travail formidable qui a facilité mon travail ainsi que celui de mes collaborateurs dans l’organisation de ces élections. Je n’ai eu, depuis que je suis là, aucune difficulté et je m’investi totalement avec le consul général dans ce processus électoral. Je n’ai aucune inquiétude et nous n’avons eu à déplorer aucun incident » rassure SEYDOU Kaloga Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire. Au moment ou nous publions ce post il est 18 h 13 mn ce 26 février et les bureaux de vote ont déjà fermé leurs portes.

Les autorités Ivoiriennes ont été également des ‘’intervenants’’ dans le processus électorale de la Présidentielle en Côte d’Ivoire par le biais du Ministère de l’Intérieur qui a déployé des éléments de la Police Nationale pour sécuriser les centres de vote. Notons que ce dimanche était également jour de vote au plan national pour les Ivoiriens eux-mêmes. Il s’agissait des élections législatives partielles qui sont le fruit des contestations des résultats des législatives du 11 décembre 2011 validée par le Conseil Constitutionnel. Elles se sont tenues dans 12 circonscriptions électorales principalement dans le nord, dans l’ouest du pays et au Sud.

SUY Kahofi

La diaspora sénégalaise en Côte d’Ivoire ‘’fiers du vieux’’ WADE !

30/01/2012 Aucun commentaire

 

Maître Abdoulaye Wade, président du Sénégal

Si l’élection présidentielle sénégalaise se tenait ce dimanche 29 janvier, il est clair que malgré les critiques de l’opposition Maître Abdoulaye Wade aurait été plébiscité par la diaspora sénégalaise à Abidjan. Ma tournée dominicale dans les quartiers d’Abidjan m’a permis de constater que nombreux sont les sénégalais vivant en Côte d’Ivoire qui ‘’sont fiers’’ de la politique du Sopi.

Ici on présente le vieux comme l’homme providentiel pour le Sénégal, le baptiseur d’un pays qui chaque jour bascule un peu plus vers la modernité. « C’est vrai que Wade c’est un vieux gars mais il a trop fait pour le Sénégal ! Ce qu’il a fait même les Senghor, les Diouf n’ont pas pu faire la moitié. Tout le tohu-bohu autour de sa candidature n’est que pure jalousie et ceux qui racontent que Wade veut instaurer une monarchie en cédant le fauteuil à son fils Karim sont tous des incapables ! Je vous jure que si on leur confie le Sénégal ils ne pourront même pas faire sortir une seule brique de terre » soutien avec force Birahim A. Vieux mais très efficace, voici l’image que la majorité des sénégalais que j’ai croisé à Adjamé, Treichville, Abobo et Yopougon ont de leur Président. A l’image de Birahim, Sek T. soutien l’action de Wade mais préfère jouer la carte de l’unité nationale. « Maître Abdoulaye Wade est un sénégalais comme les autres. Même moi le simple bijoutier j’ai le droit d’être candidat alors je pense qu’il faut laisser chaque sénégalais participer au débat politique ». Kane H. en fervent défenseur du PDS ne botte pas en touche pour soutenir son candidat et se lancer dans une interprétation de la constitution sénégalaise. « Wade mérite son deuxième mandat car c’est seulement au cours du premier qu’il a fait changer cette constitution. Son premier mandat n’est donc pas touché par les nouvelles dispositions de la constitution. Qu’on le laisse finir les grands chantiers qu’il a commencé car je ne vois personne finir tout ce qu’il a commencé ».

Attention au syndrome Ivoirien

Sur le continent africain à chaque fois qu’une élection suscite des contestations chacun se rappelle automatiquement de la bêtise Ivoirienne qui a conduit à la mort de 3000 personnes. Bien que cet exemple parle de lui-même le Gabon et la République Démocratique du Congo ont connu le ridicule de l’unique fauteuil présidentiel convoité par deux candidats. La diaspora sénégalaise témoin du cas Ivoirien appelle la classe politique et le peuple sénégalais à la retenue non sans prendre le soin de souligner qu’un tel scénario est impossible au Sénégal. « La Côte d’Ivoire et le Sénégal sont deux pays très différents. Les sénégalais sont mûrs et ils ne pousseront jamais la bêtise au point de détruire un héritage construit depuis 1960. Au-delà le Sénégal est un pays fortement marqué par les traditions religieuses et lorsque les guides religieux appellent au calme tout le monde suit le mouvement. Il n’y aura pas de violence j’en suis sûr » affirme le vieux O. Tall. Sek T. reconnait certes que le Sénégal a une forte tradition religieuse mais ne cache pas son inquiétude. « Moi je ne dirais pas que la violence ne peux pas s’emparer du Sénégal. Je suis en Côte d’Ivoire depuis plusieurs années et ce que les sénégalais disent aujourd’hui c’est ce que les Ivoire disaient il y a quelques années : ‘’nous sommes matures, il n’y aura jamais la guerre….et la suite on la connait ! Je lance un appel à chaque sénégalais et à chaque sénégalaise : la violence on sait quand elle commence mais on ne sait pas quand elle s’achève ! Je demande à chacun de se calmer, de cultiver le respect de l’autre et en cas de problème de privilégier le dialogue. Si nous agissons ainsi nous pourrons sauvegarder la paix in’cha Allah » !

SUY Kahofi

 

Audace Institut Afrique souffle sa deuxième bougie !

19/11/2011 Aucun commentaire

 

Le Professeur Mamadou Coulibaly fondateur de AIA

Un think tank sur les bords de la lagune Ebrié voici un bien curieux défi que le Professeur Mamadou Coulibaly, économiste et homme politique éclairé a réussi à relever avec brio. L’organisation qu’il fonde a pour nom Audace Institut Afrique (AIA), un think tank libéral basé en Côte d’Ivoire qui milite en faveur d’un noble objectif pour les africains : LA LIBERTE pour tous. Ce samedi 19 novembre le think tank souffle sa deuxième bougie après un parcours fait de formations, de séminaires et d’Université libérale auprès des populations et des personnes cibles que sont entre autres les étudiants, les journalistes, les économistes et les politiques. AIA est une organisation indépendante à but non lucratif qui fait la promotion de la liberté en Afrique mais surtout pense à promouvoir des idées nouvelles qui change et changeront profondément la Côte d’Ivoire et toute l’Afrique. Pourquoi donc créer une organisation qui fait la promotion d’idée nouvelle quand pour beaucoup l’idée ‘’n’est pas quelque chose de palpable’’ ? Le Professeur Mamadou Coulibaly ne botte pas en touche pour répondre à cette question. « Tout part d’une idée et sachez que les grands penseurs qui ont changé le monde l’ont fait à partir d’une idée. A une certaine époque ils n’ont pas été compris par leurs contemporains mais un jour vient où des personnes qui ont un pouvoir de décision acceptent d’appliquer ces idées et de cet acte parte de grande révolution. J’en veux pour preuve le libéralisme prêché par des économistes pendant des décennies et qui à peine adopté par des Nations fait d’elles des puissances aujourd’hui ».

L’index de la liberté économique dans le monde montre clairement que le recul de la pauvreté est intimement lié à la liberté. Ce n’est donc pas un combat vain quand on connait le degré de pauvreté des populations sur le continent. Pauvreté qui ne cesse d’ailleurs de croitre depuis les indépendances ce qui prouve l’échec des programmes appliqués jusqu’à ce jour. Liberté économique, liberté politique, appel au changement dans les sphères de décision étatiques, changement de constitution pour un meilleur avenir de l’Afrique son également des thèmes qui reviennent le plus souvent lors des colloques et séminaire de formation d’Audace Institut Afrique. Même si ces principes semblent tout droit sorti d’un programme de gouvernement sachez à toute fin utile que AIA n’est pas un parti politique : c’est un groupe de réflexion comme il en existe beaucoup dans le monde ! Ses objectifs sont d’éveiller les consciences africaines à l’intérêt du libéralisme ; de rompre avec les idées reçues qui tendent à dire que le libéralisme serait un problème et non une solution ; de former des jeunes étudiants ivoiriens à ces idées ; de stimuler le débat public en Côte d’Ivoire et en Afrique par la proposition de réformes reposant essentiellement sur le libre-échange, l’Etat de droit, la formalisation et la protection de la propriété privée, la libre entreprise et les libertés individuelles.

A l’institut, les étudiants ivoiriens de tous bords politiques partagent les mêmes bancs, échangent sur les idées, argumentent, débattent, créent des liens amicaux. AIA est une véritable plate forme d’échange ouverte propice à la réconciliation car dans la sphère des idées, seul l’intérêt des populations compte et le nom des leaders politiques s’effacent pour laisser place aux solutions pour un avenir paisible et meilleur. Malgré le contexte de crise difficile de cette année 2011, AIA poursuit avec détermination son chemin sur la voie de la liberté en Afrique.

SUY Kahofi/Audace Institut Afrique

 

3ème Université libérale autour du thème Afrique et Liberté

02/11/2011 Aucun commentaire

 

Atelier de réflexion lors de l'Université libérale

La cité balnéaire de Grand-Bassam a abrité du 25 au 27 octobre 2011 la 3ème Université libérale autour du thème Afrique et Liberté. A l’image de plusieurs autres pays africains qui font la promotion d’un esprit libérale autour des réalités économiques et institutionnelles, l’université libérale de Côte d’Ivoire est pilotée par le premier think tank Ivoirien à savoir Audace Institut Afrique. Gisèle Dutheuil Directrice d’Audace Institut Afrique nous explique la notion d’universités libérales. « C’est une rencontre qui est organisée depuis trois ans par Audace Institut Afrique en partenariat avec Un Monde Libre et la Fondation en recherche économique Atlas et qui a pour objectif de promouvoir les idées libérales, de faire tomber les idées reçues sur le libéralisme qu’on accuse d’être à la base des problèmes de l’Afrique […] Quand on voit que dans le monde les pays les plus riches sont les plus libres, on pense qu’en Afrique aussi on a le droit d’avoir accès à ces idées ». La rencontre réunit une quarantaine de participants d’origine et de fonction diverses.

Pour cette 3ème édition de l’Université libérale, la Côte d’Ivoire a le plaisir d’accueillir le Professeur émérite à l’Université Paris – Dauphine et Docteur en sciences économiques Pascal Salin, le Docteur és sciences économiques et Directeur du projet Un Monde Libre Emmanuel Martin sans oublier la présence du Professeur Mamadou Coulibaly. Libre échange ou protectionnisme ? Pourquoi la liberté ? Les origines institutionnelles du développement ou encore la concurrence monétaire sont autant de thèmes que les intervenant ont développé. Les notions de liberté et d’indépendance de l’Afrique étaient omniprésentes lors des échanges. Le Professeur Mamadou Coulibaly nous explique ici pourquoi le thème Afrique et Liberté a été choisi. « La conjonction de coordination entre Afrique et Liberté pour montrer très bien que Afrique tout court ne suffit plus sans la liberté. Afrique noire, Afrique sub-saharienne, Afrique pauvre…la solution se trouve selon nous dans la liberté c’est pourquoi nous avons fait le choix de ce thème. Il ne faut pas non plus croire que cette université est organisée seulement à Abidjan avec Audace Institut Afrique, c’est un réseau de think tank africains qui travaillent sur le thème. L’objectif est de promouvoir les libertés sur le continent pour que nous puissions aller à la paix, vaincre la pauvreté et les peurs ». Les libéraux du monde entier multiplient leurs actions auprès des couches estudiantines, étatiques et sociales pour promouvoir leurs idées qui malheureusement sont souvent mal comprises. Leurs théories sont le plus souvent assimilées à la promotion d’un capitalisme sauvage se qui inquiète des économies en construction comme celles d’Afrique. Dans cet ordre d’idées reçues ou mal compris l’Afrique a-t-elle le droit d’avoir peur du Libéralisme économique ? Le Docteur en sciences économiques Pascal Salin pense que NON. « L’Afrique ne doit surtout pas avoir peur du libéralisme économique parce qu’on a bien souvent donné une fausse image du libéralisme. On prétend par exemple que le libéralisme c’est la défense des forts contre les faibles, des riches contre les pauvres…ceci totalement faux ! Le libéralisme consiste à donner la chance à chacun de réaliser son propre projet humain, pas seulement les projets économiques mais ses propres projets humains, d’entrer en contact avec qui il veut. Je crois qu’il s’agit là d’un bien précieux qu’il faut offrir à tout les hommes sur cette terre et particulièrement aux Africains ».

Promouvoir une nouvelle Afrique libre de toutes contraintes politiques et d’obstacles à la réalisation des Individus, voici le credo d’Audace Institut Afrique et des libéraux qui séjournent fréquemment en Côte d’Ivoire pour renforcer cet idéal de liberté dans l’esprit des jeunes Ivoiriens.

SUY Kahofi

 

Le RASALAO plaide pour une action coordonnée sur les armes légères

26/10/2011 Aucun commentaire

 

Michèle Pépé Présidente du RASALAO-CI

Selon les rapports du Réseau d’Action sur les Armes Légères en Afrique de l’Ouest en abrégé RASALAO la situation sur la prolifération des armes légères et de petits calibres est devenue plus qu’inquiétante en Côte d’Ivoire. « La situation était préoccupante avant la crise et maintenant je dois reconnaitre qu’elle est TRES préoccupante » déclare d’entrée de jeu Mme Michèle Pépé présidente de RASALAO Côte d’Ivoire. Cette circulation des armes légères et le manque de structure de contrôle fait planer sur la Côte d’Ivoire une réelle menace. « Il est évident qu’il existe un lien avéré entre la circulation des armes légères et le fort taux de criminalité dans le pays. Les prisons ont été toutes ouvertes à l’occasion de la crise : des prisonniers se sont retrouvés avec des armes et en uniforme aussi bien du côté des FRCI que des groupes armés incontrôlés » nous explique Michèle Pépé. Les armes se retrouvent donc entre les mains des personnes peu recommandables et cela menace aussi bien la sécurité des personnes mais également la stabilité même du pays.

Depuis la fin de la crise, le RASALAO a fait un constat très amer celui d’un manque de coordination dans la politique nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres. « Chacun collecte des armes : l’ONUCI, les FRCI, les communautés…tout le monde collecte ce qu’il peut or c’est ce qui rend difficile le contrôle sur ces armes » soutien Michèle Pépé. Le RASALAO-CI estime que pour mettre un point final au climat d’insécurité dans le pays il faut militer en faveur d’un triptyque entre la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération et la Circulation Illicite des Armes Légères en Côte d’Ivoire (COM NAT-CI), le RASALAO et l’Etat de Côte d’Ivoire appuyé par ses partenaires au développement. « La CEDEAO dont la Côte d’Ivoire est membre peut se venter d’avoir produit un instrument contraignant et certainement le mieux fournit au monde sur la question de la circulation des armes légères. Il faut donc que la CEDEAO demande aux Etats membres d’appliquer ces textes » souligne Michèle Pépé. Selon les textes de la CEDEAO les activités de collecte des armes légères doivent être piloté par les Commissions Nationales de Lutte contre la Prolifération et la Circulation Illicite des Armes Légères de chaque pays or ce n’est pas le cas en Côte d’Ivoire. Michèle Pépé estime que la Commission Nationale doit être outillée et mis à contribution pour pouvoir jouer pleinement le rôle qui est le sien. La situation de la circulation des armes légères en Côte d’Ivoire est inquiétante dans la mesure où en basculant dans la violence le pays vient agrandir l’espace au sein de la CEDEAO menacé par les armes légères. Cet espace s’étant désormais de la zone sud du Sénégal (Casamance) à la frontière est de la Côte d’Ivoire. La présence des armes légères fragilise le retour à la paix en Côte d’Ivoire notamment dans l’ouest où des bandes armées sont encore actives.

Les organisations sous régionales doivent se bouger sur la question de la circulation des armes légères car avec la fin de la crise en Lybie se sont plusieurs tonnes d’armes et de munition appartenant aux ex-combattants libyens et autres mercenaires qui sont déjà dans l’espace CEDEAO.

SUY Kahofi

Obama rétablit l’éligibilité de la Côte d’Ivoire à l’AGOA

26/10/2011 un commentaire

 

Obama rétablit l’éligibilité de la Côte d’Ivoire à l’AGOA

Le Président Barack Obama a annoncé ce 25 octobre 2011 que l’éligibilité de la Côte d’Ivoire aux préférences commerciales et autres avantages liés à la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (African Growth and Opportunity Act ou AGOA) a été rétablit. La décision du Président Obama est une reconnaissance des progrès que la Côte d’Ivoire a accomplis dans le rétablissement de la démocratie, l’amélioration de l’environnement des affaires et la lutte contre la corruption. L’annonce fait suite à  l’engagement  de la Côte d’Ivoire à respecter les  critères d’éligibilité à l’AGOA ; notamment la mise en place d’une économie de marché, la promotion de l’état de droit, des politiques économiques permettant de réduire la pauvreté, le respect  du droit international du travail et les efforts visant à combattre la corruption. L’éligibilité de la Côte d’Ivoire à l’AGOA a été retirée en 2005 après cinq ans d’instabilité politique et de conflit armé.

Pour l’Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Phillip Carter III, « la décision du Président Obama est la reconnaissance du pas important que la Côte d’Ivoire a fait dans le rétablissement de la démocratie et de l’état de droit. L’éligibilité à l’AGOA va stimuler des relations étroites entre les Etats-Unis et la Côte d’Ivoire et remettre la Côte d’Ivoire sur les rails en vue de lui permettre de retrouver sa place de locomotive économique de l’Afrique de l’Ouest ». La Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (African Growth and Opportunity Act ou AGOA) a été signée par le Président Clinton en mai 2000 dans le but d’accroître le commerce et l’investissement entre les Etats-Unis et l’Afrique sub-saharienne, de stimuler la croissance économique, de promouvoir un dialogue de haut niveau sur les questions relatives au commerce et à l’investissement, d’encourager l’intégration économique et de faciliter l’intégration de l’Afrique sub-saharienne dans l’économie mondiale.  Les préférences commerciales considérables ainsi que celles relatives au Système Généralisé de Préférences et au Traitement Tarifaire de la Nation la Plus Favorisée constituent les principaux avantages de l’AGOA, lesquels permettent aux marchandises produites dans les pays éligibles à l’AGOA d’entrer sur le marché américain sans paiement de taxe. Le Président Obama a également rétablit l’éligibilité de la Guinée et du Niger à l’AGOA suite aux élections présidentielles de 2010 qui ont été qualifiées d’élections libres et transparentes.