Les jeunes ivoiriens sensibilisés sur les dangers de la migration clandestine

La migration clandestine expliquée par Grégoire Déniau et Guillaume Martin

La migration clandestine expliquée par Grégoire Déniau et Guillaume Martin

Une conférence autour de la question de la migration irrégulière a eu lieu ce 24 mars à l’initiative de la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur du Ministère de l’intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur. Une rencontre qui a permis de présenter les dangers que doivent affronter les volontaires au départ.

Choisir de partir loin de sa terre natale pour des raisons économiques, politiques ou pour des besoins de formation n’est pas en soi une mauvaise chose. Cependant, c’est la voie que choisi le volontaire au départ qui pose par moment problème. Partir pour l’Europe, les Etats-Unis ou le Canada est devenu une obsession pour de nombreux jeunes africains qui n’hésitent pas à choisir la voie de la clandestinité pour réaliser leur rêve. Les dangers qu’ils courent sur les routes de la migration irrégulière sont importants et il était bon que la jeunesse ivoirienne puisse le savoir. C’est la raison pour laquelle la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur et son partenaire la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté ont réuni les jeunes autour du thème : « les dangers de la migration irrégulière et le mythe du transit« .

La conférence publique qui s’est tenue à la maison des entreprises (CGECI) au Plateau a enregistré également la participation du Ministère de la promotion de la jeunesse, de l’emploi des jeunes et du service civique (MPJEJSC), de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), du Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD) et du Conseil de la communauté marocaine de l’étranger (CCME). La méthodologie de cette conférence a consisté à présenter au public venu nombreux une production intitulée « Traversée clandestine ». Il s’agit du film des journalistes Grégoire Déniau et Guillaume Martin dans l’enfer des migrants sur la route de l’Europe. Un témoignage vivant qui montre combien de fois des hommes et des femmes perdent toute leur humanité dans leur marche vers un autre monde, présenté comme un eldorado. Cette marche est aussi celle des trafics de toute sorte, des filières clandestines de migration et de voyages incertains. En effet pour 10 migrants qui réussissent à atteindre l’Europe et à avoir un titre de séjour, il faut compter plusieurs centaines qui perdent également la vie a souligné Guillaume Martin. Au-delà, Grégoire Déniau a indiqué que même cette migration clandestine a un coût. Un droit de passage vers l’Europe sur une petite pirogue peut grimper jusqu’à 20.000 euro (13 millions de f CFA), une somme souvent mobilisé par des communautés entières. Même avec ce montant versé aux passeurs, rien ne dit que le migrant clandestin verra l’Europe d’où l’appel d’Issiaka Konaté à la jeunesse ivoirienne à renoncer à cette voie. En sa qualité de directeur de la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur, il a encouragé la jeunesse ivoirienne à se former et à se tourner vers les structures étatiques de promotion de l’emploi pour s’insérer dans la vie active. Car en réalité en choisissant de migrer « rien ne vous assure que votre vie sera meilleure sous d’autres cieux » a conclu Issiaka Konaté.

Le choix de migrer étant une décision basée sur le libre arbitre de chaque individu, Sophie Konaté, la chargé de programme de la Fondation Friedrich Naumann a invité les jeunes à bien se préparer avant de partir. Les questions liées à l’emploi, au logement, à la formation et même aux conditions de retour au pays doivent être scrutés de près avant de se lancer. L’Etat de Côte d’Ivoire conscient du danger que représente la migration clandestine pour la jeunesse ivoirienne a décidé de mettre sur pied des structures et des projets pour favoriser l’emploi et l’auto-emploi des jeunes. Des mécanismes qui ont été largement expliqué par le représentant du Ministère de la promotion de la jeunesse, de l’emploi des jeunes et du service civique.

Suy Kahofi

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Suy
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.